La collection Octave de Duncan Taylor

Fondée en 1938, Duncan Taylor Scotch Whisky Limited est un négociant indépendant spécialisé dans le whisky qui possède l’une des plus grandes collections privées de fûts de whisky écossais single malt et single grain vieillis. Aujourd’hui, la société commercialise ces spiritueux très prisés à travers une gamme impressionnante de marques primées, toutes mises en bouteille à son siège social de Huntly dans le Speyside. Ils sont entre autres connus pour le blended malt Black Bull.

Depuis des décennies, avant même de lancer la collection Octave, Duncan Taylor faisait vieillir des whiskys écossais single malt, blended malt et single grain dans des fûts Octave. La contenance de 63 litres de l’Octave augmente le contact entre le spiritueux et le bois, favorisant ainsi un cycle de vieillissement plus court et plus souple.

Sélectionnés à la main et assemblés à partir de plusieurs essences de chêne, chaque fût Octave offre un profil gustatif séduisant et unique. Mis en bouteille à son degré et à sa couleur naturels, l’Octave restitue toute la singularité du fût d’origine, avec un caractère et une dimension distincte que seuls la nature, le temps et le savoir-faire artisanal peuvent offrir.

Vous trouverez ici les liens vers nos évaluations de ces whiskys.

Zoom sur la distillerie Annandale

La distillerie Annandale est une distillerie de whisky produisant du whisky single malt écossais à Annan, dans le comté de Dumfries et Galloway, dans les Lowlands.

La distillerie originale a été fondée en 1836 par George Donald, puis rachetée par Johnnie Walker and Son en 1893. Elle a fermé ses portes en 1924, mais a été très bien préservée.

En 2007, la distillerie a été rachetée par David Thomson et Teresa Church. En novembre 2014, les premiers fûts ont été distillés. Le premier fût de whisky non tourbé a fait la une des journaux et a été mis en vente pour 1 million de livres sterling.

En juin 2018, la distillerie Annandale a lancé sa première cuvée. Les whiskies single cask et single malt de la distillerie Annandale sont commercialisés sous les noms (non tourbé) Man O’ Words, du nom de Robert Burns, ancien percepteur local à Annan et « poète national de l’Écosse », et (tourbé) Man O’ Sword, du nom du roi Robert Bruce, ancien 7e seigneur d’Annandale et roi des Écossais, qui possédait autrefois un château situé près de la distillerie. Vous trouverez aujourd’hui nos évaluations de ces whiskys…

Macaloney’s Island Distillery

Située à Victoria, au Canada, la distillerie a été fondée par Graeme Macaloney, un passionné de whisky écossais. C’est dès son plus jeune âge, lors d’un job d’été en tant qu’embouteilleur de whisky, qu’il s’est découvert une passion pour « l’eau-de-vie ». Pour monter sa distillerie, il s’est entouré de grands noms du whisky, tels que Mike Nicolson, ancien maître distillateur chez Diageo, et feu Dr Jim Swan, expert renommé en whisky.

Le nom de famille Macaloney – un ancien nom de clan écossais – est synonyme de whisky canadien issu de la tradition écossaise.

La distillerie produit des whiskys non-tourbés et tourbés. Ces derniers sont élaborés à partir d’orge séchée à la tourbe. La tourbe utilisée provient de l’État américain de Washington avec une teneur en fumée de 54 ppm.

En mars 2021, la Scotch Whisky Association (SWA), qui préfère chercher des poux aux distilleries canadiennes au lieu d’encourager ses propres membres à être créatifs, a intenté une action en justice contre la distillerie, nommée alors « Macaloney’s Caledonian », craignant que certaines mentions figurant sur ses produits ne suggèrent une origine écossaise. En avril 2022, les deux parties ont convenu que la distillerie canadienne renommerait ses produits. En conséquence, l’entreprise a également changé de nom pour devenir « Macaloney’s Island Distillery & Twa Dogs Brewery ».

Cliquez ici pour nos évaluations de ces whiskys.

NYBORG DESTILLERI, DANEMARK

Par Patrick

Après avoir visité plusieurs dizaines de distilleries, il m’en faut de plus en plus pour être surpris. Une locomotive dans la distillerie, ça m’a surpris!

Bienvenue à la Nyborg Destilleri sur l’ile de Fionia au Danemark où l’on ne fait rien à moitié! En 2010, lorsque la distillerie s’est sentie à l’étroit dans ses locaux d’origine, elle a misé sur un ancien atelier de réparation de locomotives à quelques pas du centre-ville de Nyborg. Après avoir patienté près de 4 ans pour compléter toutes les paperasses et exigences gouvernementales (j’espère que la RACJ ne verra pas ça comme un modèle à suivre), il leur fallut 3 ans de plus pour remettre en était le bâtiment qui avait été abandonné il y a plus d’une décennie.

Le résultat est spectaculaire et est devenu, avec son restaurant et sa locomotive, l’une des principales attractions touristiques de la ville, qui fût tout de même la capitale originale du Danemark il y a 500 ans.

La qualité de leur single malt aussi est au rendez-vous, avec de nombreux prix gagnés qui en témoignent. Au niveau fabrication, la première étape dans les iles danoises est de filtrer le calcium de l’eau qui non seulement encrasse les équipements, mais ruine aussi souvent la texture en bouche (comme je l’ai constaté à la distillerie Braunstein, aussi au Danemark). Ensuite, les locaux n’étant ni chauffés ni climatisés, le temps de fermentation varie de 3 à 6 jours (il faut dire que la température moyenne en hiver est de 3oC, et de 21oC en été – Oui, je songe à émigrer au Danemark). Ils utilisent aussi deux kits de distillation distincts, chacun composés d’un alambic pot still et d’un alambic à colonne sans plateaux. Le tout produit un new make d’une douceur et d’une texture incomparable.

Je viens de mentionner les locaux qui ne sont ni chauffés, ni climatisés : c’est pareil pour les chais de vieillissement et malgré que le climat à Nyborg soit du style océanique (autrement dit, il pleut tout le temps!), j’ai été surpris qu’en termes de part de anges, et contrairement à l’Écosse où il fait aussi très humide, il s’évapore plus d’eau que d’alcool. Bref, le taux d’alcool tend à s’accroître avec l’âge. Le comptable de la distillerie doit aimer son job.

Oui, ils produisent aussi du whisky fumé. Attention, f-u-m-é, et non tourbé : si l’ensemble de leur malt est « bio » et vient du Danemark, leur malt fumé fait un détour par une malterie belge où il est fumé au bois d’hêtre à un taux de 35ppm. J’a-d-o-r-e le résultat! (Cela étant dit, le site web et les étiquettes parlent de tourbe… Probablement pour ne pas mêler les clients potentiels?)

Mon guide, Steffen Sørensen, m’a fait découvrir la grande diversité de leurs whiskys. Les évaluations paraîtront dans les prochains jours.

Costco présente “A Whisky Tour of Scotland”

par Patrick

Un produit typique de Costco : Très bon rapport qualité-prix de superbe apparence (le coffret est magnifique!), mais pas un produit dont va aller se vanter sur les réseaux sociaux.

La chaine Costco en Alberta (saviez-vous que le système privé albertain est plus rentable pour le gouvernement provincial que la SAQ l’est au Québec?) nous a offert à l’occasion du temps des fêtes 2023 un calendrier de l’Avent à prix modique, présenté dans un superbe coffret de bois, avec 2 verres à dégustation ainsi qu’un magnifique livret en couleur présentant les notions de base du scotch ainsi qu’un journal pour prendre nos notes concernant les 24 fioles offertes.

Il s’agit de la seconde édition du coffret « A Whisky tour of Scotland » conçu par Gravitydrinks, une compagnie qui semble spécialisée dans les embouteillages commémoratifs.

Et maintenant, la vraie question : « Est-ce que le jus est bon ? » Compte tenu qu’il s’agit d’embouteillages uniquement disponibles via ce coffret, je ne voyais pas l’intérêt de monopoliser pendant un mois « la Une » de Québec Whisky pour des whiskys que personne ne pourra trouver ailleurs. Je préfère plutôt vous les présenter d’un trait, afin que vous puissiez savoir l’an prochain s’il sera pertinent d’encombrer vos bagages de ce coffret à votre retour de voyage (rapport que notre monopole d’état n’est pas prêt de nous offrir quelque chose du genre).

Assez de palabres, plongeons!

Jour 1 : Glentauchers 4 ans, 46%, 1st fill Bourbon barrel : 84%; Ca commence bien! Malgré son jeune âge, ce dram est somme toute bien agréable, le genre de dram que je boirais toutefois plus le 1er juillet que le 1er décembre! Nez : Un parfum frais et léger, avec du chêne frais, des agrumes, de discrets fruits tropicaux, voire même floral. Bouche : Frais et vivifiant, marquée par le bois frais, des fruits tropicaux et un plein bouquet de fleurs. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Jour 2 : Tullibardine 7 ans, 46%, Barrel 180-200L : 82%; Un autre bon whisky, mais le nez lui a fait perdre quelques points. Nez : Des fruits mûrs, voire même légèrement pourris, ainsi que quelques agrumes. Bouche : Un beau whisky frais marqué par les fruits tropicaux et les agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et marquée par les agrumes.

Jour 3 : Orkney Undisclosed (Island) 5 ans, 53%, hogshead 225-250L: 89% ; Wow, le genre de whisky que je prendrais une pleine bouteille sans hésiter. Nez : Un beau parfum de bonheur, synonyme d’embruns marins, de volutes de fumée de tourbe, de vanille sucrée et d’une toute petite goutte de caramel. Bouche : Comme avaler une gorgée d’eau de mer qui aurait servie à éteindre un feu de camp fait de tourbe. Le tout est complété par du beau bois sec et épicé ainsi qu’une goutte de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel de mer.

Jour 4 : Port Dundas 15 ans (single grain), 46%, barrel 180-200L : 85% ; Quoique le parfum soit relativement insipide, en bouche, chaque gorgée semble meilleure que la précédente. Bref, les points perdus au nez sont regagnés au niveau « plaisir à boire ». Nez : Les arômes provenant de mon verre sont extrêmement discrets. Et frais. Bouche : Fraiche, fruitée, sucrée, un peu come un bourbon, mais avec l’intensité du chêne en moins. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et fruitée.

Jour 5 : Ardmore 5 ans, 46%, bourbon barrel : 89% Un whisky vraiment intéressant, où la fumée de tourbe s’exprime plutôt vers la finale, ce qui permet entretemps aux autres arômes de briller aussi. Nez : Oh wow, ça sent bon ça! Des fruits frais avec la fumée de tourbe la plus évanescente que j’aie vu! Bouche : Frais, salé et épicé, avec toujours la fumée de tourbe discrète en arrière-plan. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Jour 6 : Tamnavulin 9 ans, 46%, barrel 180-200L : 84% Un whisky tout ce qu’il y a de plus moyen. Bref, c’est bien, mais ça va être rapidement oublié. Nez : Parfum frais marqué par les agrumes. Bouche : Un beau mariage de chaleur venant du chêne et de ses épices, avec la fraicheur des agrumes. Finale : D’une belle longueur, fraiche, sucrée et légèrement épicée.

Jour 7 : Invergordon 15 ans (single grain), 50%, 1st fill bourbon barrel : 89% Ca c’est le genre de single grain que j’aime! Nez : Un parfum peu orthodoxe, avec la guimauve juteuse à saveur d’agrumes. Bouche : Très bien, sucré, avec des fruits tropicaux juteux, du sucre et une petite note boisée. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche, sucrée et fruitée.

Jour 8 : Tormore 5 ans, 46%, barrel 180-200L : 80%; Mouin, un whisky avec plein de bons musiciens mais sans chef d’orchestre. Nez : Un mélange d’arômes qui s’entremêlent de manière un peu confuse. Des fruits, du bois, du caramel… Bouche : Le tout est mieux présenté ici, avec du bois épicé, des fruits des champs, du caramel. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Jour 9 : Glencadam 11 ans, 46%, barrel 180-200L : 84% Un bon whisky présentant un beau mélange de bois et de fruits. Nez : Des fruits frais, sucré et léger, une touche de vanille ainsi qu’une touche florale. Bouche : Du chêne épicé, un mélange de fruits hétéroclite et une petite goutte de caramel. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Jour 10 : Auchroisk 10 ans, 46%, hogshead 225-250L : 85% Un beau whisky savoureux dont l’évolution des saveurs bonbons vers le chêne épicé est très intéressante. Nez : Parfum de bonbons aux fruits recouverts de sucre blanc. Bouche : Les bonbons aux fruits nappés de sucre sont ici servis avec des épices sur un planche de chêne sec. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les bonbons sucrés.

Jour 11 : Caol Ila 4 ans, 46%, hogshead 225-250L : 89% Un très bon Caol Ila, surtout considérant son jeune âge. Impressionnant et savoureux. Nez : De la belle fumée de tourbe intense, bourrée de cendre et une touche maritime. Bouche : Si la fumée de tourbe très intense et la cendre sont au premier plan, il est difficile d’ignorer la tonne de sel présente! Le tout est porté par une surprenante texture pour un whisky si jeune. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Jour 12 : Campbeltown Undisclosed 6 ans (blended malt), 50%, barrel 180-200L: 89% Un beau whisky riche et complexe, présentant un aspect maritime vraiment délicieux. Nez: Saumure et subtile fumée de tourbe huileuse. Alléchant! Bouche : Fumée de tourbe au premier plan sans être particulièrement intense, permettant à la saumure, l’huile et quelques épices de s’exprimer. Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Jour 13 : Girvan 10 ans (single grain), 46%, barrel: 88% Un superbe whisky de grain, d’une intensité surprenante pour la catégorie. Nez : Un beau parfum de fruits frais et sucrés avec de distinctes notes de maïs. Bouche : Le parfum se confirme en bouche, mais présenté sur une planche de chêne épicée. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Jour 14 : Linkwood 5 ans, 46%, barrel : 90% Rarement ai-je goûté un Speyside si jeune et si savoureux. Impressionnant! Nez : Un beau parfum fruité, sucré et discrètement boisé semblant être celui d’un whisky plus âgé. Bouche : Délicieuse, avec un beau mélange de fruits, de bois, de sucre, de caramel et d’épices. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé et de de petits fruits.

Jour 15 : Ballantruan (Tomintoul tourbé) 7 ans , 46%, hogshead : 89% Un whisky qui serait extraordinaire si la texture en bouche avait un peu plus de corps. Ca demeure tout de même très bon! Nez : Belle fumée de tourbe aromatique et subtilement sucrée et poivrée. Bouche : De la belle fumée de tourbe intense, avec des notes poivrées et une discrète note de bois sucré. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Jour 16 : Benrinnes 5 ans, 46%, hogshead : 84% Un whisky avec saveurs légèrement originales dans leur présentation, mais que la texture en bouche, encore une fois, vient diminuer. Nez : Du bois, ou plutôt l’impression de me retrouver dans la « shed à bois » au chalet, avec de l’orge maltée bien beurrée. Bouche : Le bois est toujours bien présent, surtout à l’arrivée en bouche. Le malt prend ensuite plus de place, mais j’y retrouve aussi un mélange particulier d’herbes vertes et d’épices. Le tout est porté par une texture plutôt mince. Finale : D’une longueur moyenne, herbeuse et épicée.

Jour 17 : North British 13 ans (single grain), 46%, barrel: 88% Un très bon whisky de grain, simple et efficace. Nez: Parfum léger et discret, avec la guimauve typique de bien des single grains écossais. Bouche : Bien meilleur que ce le nez laissait présager, avec de la belle guimauve sucrée, un peu de petits fruits des champs et le tout porté par une belle charpente boisée. Finale : D’une longueur moyenne et boisée.

Jour 18 : Deanston 4 ans, 46%, barrel : 77% Un whisky qui aurait gagné à passer quelques années de plus dans un fût de qualité. Nez : Ouf, pénible. Plutôt chimique comme parfum, et compte tenu de la nature du présent exercice, je ne ferai donc pas plus d’efforts pour identifier les arômes. Bouche : Les notes chimiques détectées au nez sont ici adoucies par des notes d’agrumes et de fruits tropicaux bien sucrés. Finale : D’une longueur moyenne et pleine d’agrumes.

Jour 19 : Tomintoul 13 ans, 46%, barrel : 75% Plutôt décevant. Nez : Bwah, chimique et méchant. Bouche : Intense, chimique et marquée par le bois brûlé. Finale : Un peu trop longue à mon goût, avec des notes chimiques et de bois brûlé.

Jour 20 : Strathclyde 14 ans (single grain), 46%, barrel : 88% Un très bon whisky de grain. Nez : Frais, avec des guimauves, des fruits tropicaux, un peu de chêne et du chocolat blanc sucré. Bouche : Délicieuse, avec sensiblement les mêmes saveurs que les parfums détectés au nez et portés par une belle texture. Finale : D’une longueur moyenne, avec du chêne épicé.

Jour 21 : Lowland Undisclosed 7 ans (blended malt), 46%, hogshead: 81% Un bon whisky, sans plus. Nez: Frais, marqué par les fruits tropicaux et les agrumes. Un parfum ensoleillé! Bouche : Une bonne dose de vanille et de chêne à l’arrivée en bouche, puis on y retrouve le agrumes et les fruits tropicaux. Finale : D’une longueur moyenne.

Jour 22 : Miltonduff 11 ans, 46%, hogshead : 79% Un whisky presque bon. Nez : Parfum léger marqué par un chêne évanescent, des fruits tropicaux et des agrumes. Rien de bien excitant ici. Bouche : Boisée, marquée par les agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche.

Jour 23 : Islay Undisclosed 12 ans (blended malt), 46%, hogshead: 85% Un whisky plus salé et maritime que fumé. La texture est aussi un peu mince. Bref, c’est bien, mais pas extraordinaire. Nez: Fumée de tourbe, marquée par le sel de mer et les algues. Bouche : Sel de mer intense, bois sec et fumée de tourbe fraiche et enveloppante. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Jour 24 : Blended 21 ans, 46%, barrel : 90% Un superbe blend présentant un agréable mélange de saveurs fort bien balancées. On finit en beauté! Nez : Un bel arôme assez profond, mais où le whisky de grain prédomine. Bref, un mélange de fruits mûrs et des guimauves du whisky de grain. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par de beaux fruits des champs bien mûrs, de la vanille, du cuir et une très discrète note de fumée. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et savoureuse.

CONCLUSION :
Commençons par analyser les chiffres : Au niveau de l’âge des whiskys, la moyenne est relativement jeune à 9 ans et si nous retirons du calcul les grains et les blended (quand 6 whiskys, soit 25%) nous obtenons une moyenne de seulement 7 ans. Cela étant dit, j’ai souvent goûté d’excellents jeunes whiskys (d’ailleurs, mon favori parmi les 24 présentés ici n’a que 5 ans).

Le chiffre le plus important est toutefois la note moyenne des 24 whiskys, soit 85%, ce qui constitue la limite inférieure de ce que je considère comme un « très bon » whisky.

Bref, un produit typique de Costco : un très bon rapport qualité-prix de superbe apparence (le coffret est magnifique!), mais pas un produit dont va aller se vanter sur les réseaux sociaux (sauf peut-être au Québec, la SAQ gardant la barre aussi basse que possible compte tenu qu’elle n’offre pas ce type de produits).

J.P.Wiser’s Canadian Whisky Blending Kits

Par Martin et Patrick

Ne reculant pas devant le danger, nous avons entrepris de tester non pas un, mais deux kits de création de whisky de J.P. Wiser’s, soit la version « originale » du kit, qui contenait les whiskys suivants:

  • Whisky Spice Oakwood
  • Whisky Canadian Rye
  • Whisky Wine Barrel
  • Whisky de 5 ans
  • Whisky Smoky Oakwood

Le second kit qui est, au moment d’écrire ces lignes, encore disponible à la SAQ, contenait quant à lui les whiskys suivants:

  • Whisky de 10 ans
  • Whisky Spicy & Complex
  • Whisky Nutty & Full Flavoured
  • Whisky Rich & Balanced
  • Whisky Fruity & Sweet

Dans les deux cas, les boites contenaient un cylindre gradué et un bécher afin d’aider à préparer nos « recettes » de manière scientifique. Le kit original contenait aussi quelques recettes ainsi qu’une bouteille vide pour conserver notre recette gagnante.

DÉBUT DE L’EXPÉRIENCE – LE KIT ORIGINAL

Nous avons débuté l’expérience en dégustant chacun des whiskys séparément afin de savoir à quoi nous avions affaire. Martin ayant égaré ses notes après l’expérience, on a au moins celles de Patrick…

Whisky Spice Oakwood – 40%
Patrick 79%
Nez : Épices crémeuses et subtilement fruité. Bouche : Du bois légèrement épicé, de la cassonade et de la vanille. Les saveurs sont bien balancées, mais la texture est aqueuse. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et sèche.

Whisky Canadian Rye – 40%
Patrick 80%
Nez : Fruits du verger et pommes fraîches. A moins que ce ne soit du cidre ou du vin blanc? Après quelques minutes, je sens aussi quelques discrètes épices. Bouche : Ici par contre, les épices sont définitivement plus présentes et craquantes, avec aussi de discrets fruits du verger. Finale : D’une longueur moyenne, épicé avec des fruits du verger.

Whisky Wine Barrel – 40%
Patrick 81%
Nez : Du vin rouge archi-boisé et sans balance. Bouche : Le vin rouge est ici mieux balancé avec le chêne et présente une texture passable. Finale : D’une belle longueur, fruitée et boisée.

Whisky de 5 ans – 40%
Patrick 78%
Nez : Sent l’alcool, un peu le bois avec une subtile touche de cassonade. Bouche : Mieux balancé en bouche, avec un peu de chêne, du sucre et quelques épices chaleureuses. La texture est plus mince. Finale : Plutôt courte, avec un feeling aqueux qui goûte un peu le bois.

Whisky Smoky Oakwood – 40%
Patrick 82%
Nez : Bois brûlé, clou de girofle et quelques noix. Bouche : Du bois fumé et épicé, un peu de tabac et de la cannelle. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

EXPÉRIENCE DE BLENDING #1

Globalement, nous n’avons définitivement pas été impressionnés par les whiskys… Saurons-nous transformer ces vilains petits canards boiteux en Cendrillon? Nous avons donc procédé à quelques tests de recettes. Notre premier test fut celui que trouvions le plus inspirant parmi les recettes fournies avec le kit :

« Pour une belle soirée » (ben oui, c’est comme ça qu’il est nommé)
10 ml – Whisky 5 ans
15 ml – Whisky Wine Barrel
7.5 ml – Whisky Smoky Oakwood
5 ml – Whisky Spice Oakwood

Résultat: Sucré, avec des fruits bien présents. Sans être impressionnant, l’ensemble paraît annuler la plupart des défauts des composantes.

Ensuite, nous avons laissé aller notre créativité :

« Martin’s Blend #1 »
5 ml – Whisky Canadian Rye
10 ml – Whisky Wine Barrel
20 ml – Whisky de 5 ans
5 ml – Whisky Smoky Oakwood

Résultat: Fruité et épicé, avec une bonne dose de bois.

« Patrick’s All Spices »
10 ml – Whisky Spice Oakwood
10 ml – Whisky Canadian Rye
10 ml – Whisky Smoky Oakwood

Résultat: Épices avec une discrète note fumée, du bois et de la vanille sucrée. L’ensemble est chaleureux, sucré et épicé. La force des épices fait qu’on ressent moins le manque de texture.

« Martin’s Blend #2 » – Objectif : Améliorer la texture!
10 ml – Whisky Canadian Rye
10 ml – Whisky Wine Barrel
20 ml – Whisky Smoky Oakwood

Résultat: Le meilleur parfum à date, avec un mélange de seigle et de fruits, une touche de bois et de vanille. En bouche, c’est savoureux, avec du vin rouge, du bois et des épices. L’objectif est rencontré, du moins autant que ce soit possible avec ces ingrédients.

Ce fut aussi la meilleure des 4 expériences réalisées avec le premier kit… Mais rien pour nous donner le goût de lâcher nos jobs et créer des whiskys à temps plein.

SUITE DE L’EXPÉRIENCE – LE NOUVEAU KIT

Un peu dubitatifs, nous nous sommes alors attaqués au deuxième kit. Voici donc notre impression des whiskys de celui-ci:

Whisky Rich & Balanced – Wheat – 40%
Patrick 84%
Nez : Fruité et sucré, avec de la guimauve. Le blé s’exprime avec bonheur. Bouche : A l’arrivée en bouche, je remarque une texture décevante. Le goût est tout de même bien, avec un beau mélange de saveurs composé d’épices, de chêne et de fruits. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, boisée et avec une discrète note de fruitée.

Whisky Nutty & Full Flavoured – Barley – 40%
Patrick 85%
Nez: Des fruits évanescents, du chêne poussiéreux et du caramel. Bouche : Boisée et épicé, avec une touche fruitée (fruits des champs). Vraiment bien balancé au goût, mais la texture laisse à désirer. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée avec de discrètes noisettes. A noter que c’est la première fois de l’expérience que je finis mon verre avec plaisir!

Whisky Spicy & Complex – Rye – 40%
Patrick 87%
Nez Un superbe whisky de seigle, avec des épices, du chêne et les petits fruits rouges que les oiseaux mangent et… Meurent après! Bouche : Délicieux, déborde de saveurs, avec plein d’épices, de bois brûlé, de petits fruits et un peu de sucre. La texture est bien, ce qui est déjà beaucoup mieux que tout ce que nous avons eu à tester à date. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et fruitée.

Whisky Fruity & Sweet – Port Barrel – 40%
Patrick 84%
Nez: Les fruits mûrs intenses et amers typiques du porto, avec aussi un peu de chocolat noir. Après quelques minutes, le tout est adouci par une note fruitée. Bouche : Le porto, du chêne brûlé et un beau mélange de chocolat noir et au lait. Finale : D’une belle longueur, avec un mélange d’amertume du bois brûlé et du sucre du vin de porto.

Whisky Creamy & Smooth – 10 ans – 40%
Patrick 84%
Nez : Un beau mélange de caramel et de petits fruits des champs (dont des bananes vertes). Bouche : Du chêne, des fruits des champs, du sucre brun, de la mélasse, des prunes et des bananes. Belle texture. Finale : D’une belle longueur avec des épices et des petits fruits.

EXPÉRIENCE DE BLENDING #2

L’expérience fut de loin plus encourageante qu’avec le premier kit. Ça donne le goût de continuer l’expérience, alors nous avons donc procédés à quelques tests de recettes de notre création.

« Patrick’s Rich & Complex »
15 ml – Whisky de 10 ans
15 ml – Whisky Spicy & Complex
10 ml – Whisky Fruity & Sweet

Résultat: Des fruits, du caramel. Assez bon, mais la texture laisse à désirer.

« Le Blend de Confiance de Martin »
20 ml – Whisky de 10 ans
10 ml – Whisky Nutty & Full Flavoured
5 ml – Whisky Rich & Balanced
5 ml – Whisky Fruity & Sweet

Résultat: Très fruité, bien sucré, avec de la mélasse et un peu de bois. La texture est au rendez-vous, avec de belles épices, des fruits champs, du caramel. Beau mélange de chaleur, de fruits et d’épices. Le meilleur à date!

« Fuck le porto de Patrick » (désolé pour le gros mot, mais on commence à sentir l’effet de l’alcool, même si on recrache beaucoup)
10 ml – Whisky de 10 ans
15 ml – Whisky Spicy & Complex
5 ml – Whisky Nutty & Full Flavoured
5 ml – Whisky Rich & Balanced

Résultat: Surtout marqué par le seigle. Le fruit est présent, sans être omniprésent. Le blé s’exprime plus que je m’y serais attendu. En bouche, toujours le seigle au premier plan, avec du bois brûlé et des épices. Un petit côté poussiéreux me dérange un peu.

« Martin’s #2 » (faut croire qu’on commençait à manquer d’inspiration pour les noms)
15 ml – Whisky de 10 ans
5 ml – Whisky Spicy & Complex
10 ml – Whisky Nutty & Full Flavoured
10 ml – Whisky Rich & Balanced

Résultat: Sent bon, complexe, sucré, avec des fruits discrets. En bouche, la texture est bien réussie et les saveurs sont complexe avec de belles épices. Miam, dans notre top 2!

EXPÉRIENCE DE BLENDING #3

Rendu à ce point de notre expérimentation, et malgré l’usage abondant du crachoir, l’alcool commence à produire son effet! Mais qu’à cela ne tienne, nous plongeons sans hésiter dans le dernier volet de nos expériences en mélangeant des whiskys provenant des deux kits!

« Patrick’s All In »
20 ml – Whisky de 10 ans
15 ml – Whisky Spicy & Complex
10 ml – Whisky Nutty & Full Flavoured
10 ml – Whisky Rich & Balanced
5 ml – Whisky Fruity & Sweet
5 ml – Whisky Spice Oakwood
5 ml – Whisky Canadian Rye
5 ml – Whisky Wine Barrel
20 ml – Whisky Smoky Oakwood

Résultat: L’arôme est bon, mais manque de profondeur. Le tout est complexe, boisé et épicé. Martin ajoute que c’est comme recevoir en même temps l’impact d’un canon, d’une mitraillette, de plasma et de laser!

« Martin » (ben oui, pas de p’tit nom, même qu’on a de la misère à continuer d’écrire)
25 ml – Whisky de 10 ans
5 ml – Whisky Spicy & Complex
10 ml – Whisky Nutty & Full Flavoured
5 ml – Whisky de 5 ans
5 ml – Whisky Wine Barrel

Résultat: A l’aveugle, j’aurais dit que c’est un rye. Bref, des épices et du sucre chaleureux.

« Patrick’s All Spice #2 »
10 ml – Whisky Spicy & Complex
5 ml – Whisky Nutty & Full Flavoured
5 ml – Whisky Rich & Balanced
15 ml – Whisky Spice Oakwood
10 ml – Whisky Canadian Rye
10 ml – Whisky Smoky Oakwood

Résultat: Au nez, plus fruité et sucré qu’épicé. Après quelques minutes, les épices apparaissent discrètement. Meilleur en bouche, avec des épices, un peu de caramel et du chêne.
En considération pour notre santé, nous avons décidé d’arrêter les frais ici.

CONCLUSION

Premièrement, en termes gustatifs, le nouveau kit présentement disponible en succursale est de qualité nettement supérieure à l’original. D’ailleurs, les notes moyennes des différents whiskys reflètent bien cette réalité, avec 80% en moyenne pour l’original, soit une note à peine passable, et presque 85% pour le nouveau kit, ce qui démontre qu’il s’agit sommes toutes de très bons whiskys.

Conséquemment, nos créations avec le kit plus récent étaient évidemment supérieures. Même qu’aucun de nos blends réunissant les deux kits nous ait franchement impressionné, tellement l’original était ordinaire. Bref, bravo à Wiser’s pour la grande amélioration.

Ce jeu nous a apporté énormément de plaisir. Nous avons découvert qu’il n’était pas si facile de créer un whisky « de compétition » : Au contraire, plusieurs de nos créations (en fait, surtout celles de Patrick!) étaient au premier abord infectes et devaient être corrigées. Ce sont d’ailleurs ces versions corrigées que nous avons publiées ici (y’a un boutte à scrapper une réputation!)

Bref, nous vous recommandons fortement de vous prêter au jeu. Toutefois, si vous n’êtes pas chez vous, prévoyez à l’avance votre transport de retour : il est pratiquement impossible de gérer sa consommation intelligemment avec ce jeu! Aussi, contrairement à Martin qui travaillait à 5h du matin le lendemain, prévoyez une journée légère pour le jour suivant.

Revue Québec Whisky 2020

ANDRÉPATRICK


André
L’année 2020 est finalement derrière nous et c’est une bonne chose. Si celle-ci avait commencé sur les chapeaux de roues avec le retour des dégustations au Pub Le Nelligan et celles avec le club, le mois de mars nous a fait grâce d’un coït interrompu côté whisky. La SAQ se remettait de sa latence habituelle des fêtes en nous présentant quelques nouveautés intéressantes pour aussitôt retomber hiberner pour les 10 mois suivants. Alors que d’autres provinces étaient inondées (au sens propre et figuré) de nouveautés alcoolisées. Avec la pandémie, tout est tombé au point mort et personne ne semble s’en être remis encore.

Une belle façon de poursuivre la découverte fût la création de divers groupes d’échanges d’échantillons de whisky, permettant aux adeptes de s’échanger des bouteilles et quelques pépites que certains voulaient bien partager (on mode respect des conventions bien-sûr). Les dégustations du club n’ont jamais été aussi essentielles à la découverte de nouveautés.

Je remercie grandement l’initiative de mes comparses de passer en mode virtuel pour les dégustations du club. Ils ont permis par leur travail acharné la poursuite des activités du club et garanti une quantité phénoménale de dégustations permettant aux membres de garder le lien d’amitié étroit qui caractérise notre Club de dégustation. Mais… n’eut également été de l’enthousiasme des membres du club, ce feu alimentant cette passion commune pour cet élixir serait frivole. Alors un gros merci à vous tous aussi membres du club. Vos participations aux dégustations virtuelles et surtout aux activités de promotions telles que le Festibière et Bulles & Whisky a fait rayonner la réputation du club au sein de la population d’amateurs curieux.

Côté whisky lui-même, l’année 2020 aura été une année positive (c’est rare que tu pourras crier ’’positif’’ sans créer de panique cette année 😊 ). Mes papilles ont croisé une multitude de produits exceptionnels malheureusement pour la plupart, non disponible ici. C’est pourquoi, je ferai mes ‘’best of’’ en 2 parties. Une partie générale et une partie ‘’must have en SAQ’’.

Je suis conscient de la chance que j’ai d’avoir accès à autant de possibilités de dégustation via divers canaux de contacts. Ceci étant dit, le but premier de la page QuebecWhisky était d’en faire la plus grande référence francophone de notes de dégustation de whisky. Force de constater que ce n’est pas seulement en évaluant les produits disponibles ici que celle-ci serait restée ‘’vivante’’. Comme mot de fin avant mon palmarès, un ÉNORME merci à vous chers lecteurs et amateurs de nous suivre. Vous avez été 700,000 !!! à visiter notre site web afin d’y trouver de l’information et des ressources, preuve que vous ne vous abreuvez pas seulement de whisky mais aussi de bonnes évaluations!

On vise le million de visites dans les prochains mois?

Sur ce, pour la nouvelle année, santé évidemment, de bons moments avec vos proches et de belles découvertes whisky.

Slainte Mhath!

*Whisky of the year
Compass Box The General
La preuve que le blending est une science.

*Scottish whisky of the year
Springbank Local Barley 10 ans 2019
Cette distillerie est loin d’être ma préférée, même moi je ne pensais pas voir un whisky de cette distillerie au Top 1 de mon palmarès un jour. La preuve que 2020 n’aura pas été une année comme les autres. Mentions aux Benriach 38 ans Peated 1976, Caol Ila 35 ans et Laphroaig 25 ans.

*Blended Scotch whisky of the year
Dewar’s 27 ans Double Double Ex-Palo Cortado Sherry Cask
Un whisky de 27 ans à 80$ la bouteille de 375ml… take my money!
Mention honorable au Dewar’s 32 ans de la même série.

*American whisky of the year
Elmer T Lee Single Barrel 100 years tribute
L’expérience d’une vie. Mention honorable au George T Stagg mais pour faire changement cette année, relégué en 2eme place.

*Canadian whisky of the year
Wiser’s 23 ans Cask Strength (disponible en SAQ!)
Cette distillerie aura remis à l’avant-plan la qualité exceptionnelle de nos produits locaux. Mention hautement honorable à Two Brewers au Yukon qui est définitivement en train de devenir ma distillerie de whiskies Canadiens préférée. Produits disponibles en SAQ également, un MUST!

*Irish whisky of the year
Tyrconnel 16 ans Oloroso et Moscatel Finish (disponible en SAQ!)
Preuve que l’Irlande se réinvente elle aussi. À essayer et acheter sans retenue. Mention honorable à TEELING qui demeure encore ma distillerie Irlandaise préférée.

*World whisky of the year
Amrut Greedy Angels 8 ans Chairman’s Reserve 2017
Les cieux, c’est ça…

Mention honorifique au Kavalan Peated…hallucinant.
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Must have et meilleures découvertes qualité prix en SAQ +/-100$

Single Malts
Glenmorangie Original
Glendronach 12 ans Sherry Matured – 79.25$
An Cnoc 12 ans – 80.25$
Laphroaig Quarter Cask – 86.00$
Kilkerran 12 ans – 88.50$
Ardbeg 10 ans – 99.75$
Aberlour A’bunadh – 101.00$

Blended Scotch whisky
Gordon Graham’s Black Bottle – 34.75$
Cutty Sark Prohibition – 36.75$

American whisky
Jim Beam Rye Pre-Prohibition – 29.85$
Jim Beam Bonded – 32.75$
High West Campfire – 79.75$

Canadian whisky
Forty Creek Barrel Select – 25.15$
Lot 40 Cask Strength – 86.25$
JP Wiser’s 23 ans Cask Strength – 138.50$

Irish whisky
Jameson Cask Mates Stout Edition – 40.00$
Redbreast 12 ans Pot Still – 79.00$
Tyrconnell 16 ans Moscatel et Oloroso Finish – 130.00$

World whisky
Armorik Single Malt (France) – 53.75$
Michel Couvreur Overaged – 97.50$


Patrick
2020!
L’année était si bien partie, avec un choix de whisky toujours plus luxuriant, les prix pour les produits réguliers qui commençaient enfin à plafonner et le ciel qui semblait sans nuage. À Québec, le show « Bulles, Whisky et Cie » en février fut encore un mémorable succès qui nous permit de découvrir plein de nouveautés exceptionnelles et de rencontrer des gens tout aussi exceptionnels. Les ambassadeurs se bousculaient aux portes de Québec Whisky, et nous débordions d’idées loufoques d’activités (souvenez vous de la « Soirée du Hockey » de janvier !). Bref, globalement, le monde du whisky se portait vraiment bien et l’avenir s’annonçait radieux comme une journée de vacances au Mexique !

Et là, paf. Sans crier gare, tel un maringouin sur un ruban attrape-mouches, on se retrouve coincé chez nous par une pandémie mondiale comme on n’en avait pas connu depuis un siècle !

Dans notre merveilleux monde du whisky, les conséquences furent nombreuses et essentiellement négatives. La première version de mon texte en faisait d’ailleurs une liste assez exhaustive, jusqu’à ce que Caroline-la-fille-du-CA (ses mots, pas les miens) me fasse réaliser que personne n’a besoin de plus de négativisme, bien au contraire !

Ainsi, certains d’entre nous ont eu beaucoup plus de temps libres, tels les responsables des nouveautés à la SAQ, alors que d’autres ont travaillés d’arrache-pied pour s’occuper de leurs clients, tels leurs équivalents en Alberta. Ces derniers nous ont en effet offerts des nouveautés sur toutes les tablettes à toutes les semaines. Et grâce à cet influx incessant de nouveautés, plusieurs ont trouvés le moyen de se distraire, soit en passant un temps fou sur les réseaux sociaux à nous montrer leurs dernières trouvailles, soit en enviant ces chanceux ou encore, pour ceux qui ont la chance de pouvoir encore voyager entre nos deux provinces, en transportant des tonnes de bouteilles dans leurs bagages!

Pour paraphraser Goscinny: « Nous sommes en 2021 après Jésus-Christ. Tout le Québec est confiné par le virus… Tout ? Non! Un petit groupe d’irréductibles amateurs de whisky résiste encore et toujours. » Québec Whisky, grâce à une équipe du tonnerre avec toutes les compétences et contacts qu’il fallait, s’est viré de bord sur un dix cenne : Une semaine après l’annonce du premier confinement, nous avions déjà mis en place une solution nous permettant de passer en mode 100% virtuel : Notre seul problème fut le succès inattendu de cette formule !!! Nous pouvons donc nous vanter d’avoir été en 2020 le Club de dégustation de whisky le plus actif au pays ! Nous avons tenu plus d’activités que jamais, et nous en avons profité pour avoir des invités (virtuellement) des quatre coins de la planète, du Yukon à l’Argentine, de Pittsburgh à l’Écosse ! Le bon docteur Arruda doit être fier de nous ! Enfin, peut-être pas tant que ça non plus, car nous n’avions plus besoin de faire attention au fameux « 0.08 ».

Personnellement, j’en ai profité pour faire un grand ménage de ma Whisky Room – Fallait bien, elle me sert de background dans mes animations de formations virtuelles. À la quantité de « fonds de bouteilles » que j’ai ainsi vidés, les vidangeurs devaient se dire qu’il y avait un bar clandestin chez nous… J’ai même retrouvé des bouteilles oubliées et presque pleines de Bowmore 1992 et de Balblair 1975 : Ça, c’est mille fois mieux que de retrouver un vieux 20$ dans ses poches de manteau à l’automne !

De plus, ces événements virtuels m’ont permis d’apprendre à connaître des gens avec qui je n’ai jamais le temps de jaser après une activité du Club en « vrai » car je dois nettoyer la salle – j’ai d’ailleurs fini certaines de ces conversations beaucoup trop tard, et j’étais bien content le lendemain matin de pouvoir me lever plus tard en profitant du fait que je n’avais pas à m’habiller et à conduire pour aller travailler. Oui, j’ai été dans le trouble à une couple de reprises quand j’ai réalisé que je commençais certaines de ces journées en vidéo-conférence, mais on finit par apprendre à cadrer la caméra de manière appropriée – ou encore, comme certains de mes collègues, à dire « je ne comprends pas pourquoi vous ne me voyez pas, ma caméra est pourtant bien branchée »…

Enfin, voici donc mes whiskys favoris que j’ai dégustés dans les ~12 derniers mois. Compte tenu de ce que j’ai précédemment laissé entendre au sujet de la SAQ, vous ne serez pas surpris de constater qu’un seul de ceux-ci ait été disponible sur les tablettes de notre monopole d’État favori.

– Licorne de l’année : Lagavulin 19 ans Feis Ile 2019 (Lagavulin étant ma distillerie favorite, il ne faut probablement pas s’étonner ici.)

– Meilleurs single malt scotch (à part le grand gagnant « Licorne de l’année ») : Ex-aequo :
Mannochmore 25 ans Special Release 2016
Jack Wieber’s Classic of Islay #3
Benromach Sherry Cask Matured Peat Smoke 2010-2018

– Meilleur américain : Newport Sea Fog 7 ans (Malheureusement quasi-impossible à trouver à l’extérieur des murs de la distillerie (et encore, faut y aller au bon moment), il s’agit d’un whisky maritime comme je les aime tant !

– Canadian Whisky : Wiser’s 23 ans Cask Strength ** Dispo à la SAQ (Encore une fois, Wiser’s est le gagnant de cette catégorie!)

– Autre pays: Millstone Peated PX Dutch Whisky

– Blended Scotch : Douglas Laing Scallywag 10 ans (J’ai toujours aimé les blends de Douglas Laing (entre autres, Big Peat) – Alors quand une édition spéciale est disponible, il ne faut pas s’étonner que je l’aime bien!)

– Coup de foudre de l’année : Deanston 13 ans 2006 Cream Sherry
(Le gagnant de cette catégorie n’est pas nécessairement un whisky qui a eu la note la plus haute, mais plutôt celui qui m’a laissé une impression la plus magique !)

Bon, la majorité de ces whiskys peuvent vous sembler impossible à trouver, mais j’ai goûté à 5 des 9 whiskys grâce aux activités du Club.

Sur ce, je vous souhaite une superbe année 2021 remplie de belles découvertes!

Lindores Abbey Cask Sampling

Première dégustation publique mondiale.

Le 23 mars dernier, nous avons eu la chance incroyable d’être de la première dégustation publique de la Lindores Abbey Distillery. Ça ne vous dit rien cette distillerie? Et bien, c’est normal, puisque leurs produits ne sont pas encore sur le marché. Leur futur whisky est toujours en vieillissement.

Le distillerie Londores Abbey a un lourd fardeau sur sa tête. Elle est sise à l’endroit que l’on peut baptiser comme étant ‘’le lieu de naissance du whisky Écossais’’. En effet, selon la plus ancienne preuve écrite, l’Exchequer Roll datant de 1494 indique que l’on attribue l’autorisation au Frère John Cor, un moine de Lindores Abbey, 8 bolls de malt qui serviront à produire l’aqua Vitae pour le roi King James IV. Ce malt produira environ 1500 bouteilles… de quoi égayer les partys de la bourgeoisie et de la royauté. Ce texte est reconnu comme étant la plus vieille preuve écrire de la production de whisky en Écosse.

L’abaye de Lindores (Church by the water) fût fondée par les moines Tironésiens venue de Kelso dans les Borders en 1191. Eux-mêmes étaient des moines Bénédictins Français de l’ordre de Tiron. Le site, érigé sur l’estuaire de la Tay River a accueilli nombre de personnages célèbres dont les rois Edward 1er d’Angleterre, John Balliot, David II, James III et IV. Même William Wallace (Braveheart) y trouva refuge avec 300 de ses congénères suivant la bataille de Black Earnside. L’abaye fût malheureusement démolie au 16eme siècle pendant la réforme réligieuse menée par l’infâme John Knox dont vous pouvez toujours visiter la maison sur High Street près de la Royal Miles à Édinburgh. À ce moment, l’horloge de l’Abaye fût même rachetée par le conseil de ville d’Édinburgh.

Ces moines Tironésiens étaient d’habiles menuisiers, brasseurs, maçons, sculpteurs, peintres et même jardiniers… et visiblement d’habiles distillateurs.

523 années plus tard, l’alcool coule de nouveau dans les alambics érigés sur le site de l’Abaye Lindores. On utilise l’eau de la source près de la distillerie, de l’orge du comté de Fife, des Tuns fabriqués par Forsyth de Rothes, des bassins de fermentation de Joseph Brown de Dufftown, trois pot still Forsyth. 18 types de fûts sont présentement utilisés pour la maturation, certains expérimentaux, d’autres plus conventionnels; ex-bourbon, port, sherry, ex-peated, ex-wine cask, etc. Les plans de la distillerie sont de reprendre la culture d’orge sur le site ceinturant la distillerie et de créer un whisky ‘’terroir’’.
On a également trouvé lors d’excavation sur le site, ce que l’on pense être le plus vieux site de distillation en Écosse. Vous vous rappelez peut-être d’avoir vu l’article, sinon voici le lien :
https://scotchwhisky.com/magazine/latest-news/21836/lindores-abbey-dig-unearths-historic-first/

La production mensuelle est présentement d’environ 104 fûts. Le premier embouteillage à voir le jour (environ 1200 bouteilles) sera uniquement vendu aux personnes ayant souscrit à la Société de préservation de la Lindores Abbey. Ce premier embouteillage serait normalement composé de 65% ex-bourbon cask, 25% STR (voir détails plus bas) et de 10% sherry cask.

La maturation se fera sur le site même de la distillerie et 25% des entrepôts seront chauffés afin d’accélérer le processus de maturation. En partenariat avec l’université Heriott-Watt, les gens de la distillerie ont aussi recréé un type de levure du XVeme siècle qui sera utilisée pour la création d’une édition limitée unique de single malt.

Lors de la session de dégustation, le distillery manager Gary Haggart nous a fait le privilège de partager 6 expressions dont 5 en version cask strength cask sample et une bouteille d’Aqua Vitae présentement en vente. En effet, Lindores a plutôt misé sur l’Aqua Vitae plutôt que le Gin afin d’aider à traverser les premières années difficiles sur le plan financier pour toute nouvelle distillerie.

Produire du whisky sur le plus vieux site connu de fabrication de whisky en Écosse, les gens de Lindores n’ont certainement pas froid aux yeux!

Revue Québec Whisky 2018

André:


2018…Chère année 2018.
Année charnière, pour le 10eme anniversaire de fondation du Club, le tout premier au Québec. Il y a près de 20 ans, lorsque nous avons débuté la découverte du monde de ce spiritueux savoureux, nous n’étions pas légende dans le milieu, surtout au Québec. Le catalogue de notre monopole d’état préféré n’était pas aussi bien garni qu’il ne l’est aujourd’hui.

Dix années plus tard, nous avons créé un ‘’monstre’’ qu’il faut nourrir journalièrement car vous en redemandez. Ce qui nous servait comme base de données et compilation de notes de dégustations personnelles est maintenant une (la) référence indépendante dans le domaine. Merci à vous chers lecteurs. Merci aussi à tous les gens de l’industrie qui ont cru en nous. Je les passerai sous silence car de un, il y en a trop et de deux, les personnes concernées se reconnaitront.

3500 whiskies plus tard, je m’étonne de toujours être agréablement surpris par de savoureuses découvertes. Par contre, tout comme les couches de la société, on assiste à une brisure au niveau whisky; des whiskies bas de gamme, une zone intermédiaire qui est de plus en plus désertée au niveau des parutions et du haut de gamme hors de prix, qui ne cesse d’être de plus en plus haut de gamme. La tendance se dessine même du côté des whiskies Américains avec des bourbons sans mention d’âge à 150$ la bouteille… La demande est tellement forte que cela donne lieu à des aberrations ahurissantes. On est loin des années 2000 où l’on devait pousser la machine à marketing afin de vendre ses produits. Maintenant, tout peut se vendre, peu importe le prix, raison de plus pour vous cher consommateur d’avoir de bonnes références avant d’acheter. Notre site web Quebecwhisky.com trouve encore plus sa vocation.

Fascinant aussi de voir la vague sur laquelle surfe une quantité phénoménale de nouveaux adeptes (et parfois des prédicateurs improvisés spécialiste du whisky), cette même vague que nous avons eu la chance de voir éclore voilà environ 10 ans du côté sud de notre poreuse frontière. Côté production, toujours est-il qu’il se trouve des entrepreneurs visionnaires et persistants qui désirent produire des alcools de niche et du terroir Québécois, le tout en ayant à se taper les dédales sans fin de la législation Québécoise. Chapeau les gars (filles).

Cette année au niveau whisky, a été une des meilleures années à vie. J’ai eu la chance d’évaluer des éditions d’exceptions qui, même si elles ne trônent pas au haut du palmarès des meilleurs whisky 2018, sont au top de mes expériences de dégustation. Je repense au whisky McClelland distillé en 1878, Glen Grant 1966, Linkwood 1956, une dizaine de mythique Port Ellen, Ardbeg 21 et 23 ans, Lagavulin 37 ans, et j’en passe. Même si bien de ces whiskies ne sont pas accessible pour la plupart des communs mortels (comme moi d’ailleurs car je n’ai pas le budget pour me payer ces bouteilles), il devient de plus en plus facile de les évaluer car étant détaché de la notion de prix ou de rareté car souvent ce sont des échantillons que j’ai eu via des contacts. Il y a pire comme passe-temps me direz-vous… La passion n’est peut-être pas sous la même forme qu’elle ne l’était à mes débuts, mais un feu intérieur m’anime toujours lorsque je parle de cette boisson emblématique.

Pour terminer j’aimerais remercier des gens qui me sont chers et qui participent, parfois involontairement, à cette folie dont je suis épris; ma femme qui me laisse la priver de précieux temps avec elle lorsque j’évalues ou donne des formations, tout comme mes enfants qui sont témoin de ma passion, des amis passionnés tout comme moi avec qui je partage cette passion et beaucoup d’échantillons, les membres du C.A. du club qui prennent sur leurs épaules de grandes responsabilités et portent avec nous le flambeau de ce beau club qu’est devenu QuebecWhisky. Finalement, mon comparse Patrick, pour l’ensemble de l’œuvre!

N’oubliez pas que le plaisir ultime réside dans la découverte et l’expérience générale que vous tirerez de vos dégustations.
Créez des occasions de partage, et contaminez vos amis avec votre passion, le whisky est une religion contagieuse.

Bonnes découvertes les amis.
André

Meilleur Single Malt… une année fertile avec 7 embouteillages notés 95%
Gordon & Macphail Glen Grant 47 ans 1966
Gordon & Macphail Linkwood 60 ans 1956
Port Ellen 25 ans 1978 4th Release & 24 ans 2nd Release
Bunnahabhain Moine Mhor Brandy
Brora 35 ans 13th release
Ardbeg committee 2006 Uigeadail

Blended Whisky
Collectivum XXVIII Edition 2017

American Whisky
Knob Creek 25th Anniversary, mention spéciale au Old Grand Dad 114 proof à 25$us

Canadian Whisky
Lot 40 Cask Strength 11 ans et Two Brewers Yukon Release 07

Irish Whisky
Teeling 24 ans Sauternes Batch 08/2016


Patrick


2018 fut une année mémorable car il s’agissait du 10ème anniversaire de Québec Whisky, le tout premier club de dégustation de whisky au Québec. Il y a 10 ans, en 2008, nous avions presque l’air d’extra-terrestres avec l’idée de lancer un club de dégustation de whisky ! Moi le premier, j’avais bien de la misère à imaginer pourquoi quelqu’un voudrait bien se joindre à nous ! Aujourd’hui, toutes les grandes villes du Québec (et même certaines moins populeuses, tel que New Richmond et ses 3706 habitants !) ont leur Club. Et que dire de notre présence virtuelle ? Au début, note site web ne servait qu’à conserver nos évaluations de whisky pour notre usage personnel. Aujourd’hui, nous avons près de 600,000 visiteurs par année, notre page Facebook est suivie par plus de 6500 personnes. En fait, il y a tellement de pages web et Facebook sur le whisky au Québec que je n’ai pas le temps d’en suivre la moitié.

Pour la petite histoire, tout a commencé en fait environ 5 ans plus tôt… Une passion partagée par trois amis (André, David et moi) qui ont rapidement fait le tour de ce que notre monopole d’état avait à fournir comme bouteilles et comme informations. Pour remédier à la situation, nous avons commencé à donner des formations pour la SAQ ( !) et surtout, nous avons voyagé. Nous avons vite découvert un foisonnement de festivals et de club de whisky : Il y en avait partout, sauf au Québec ! En particulier, le Festival du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, nous a particulièrement impressionné. Nous nous sommes rapidement mis en tête de recréer un tel festival à Québec… Mais par où commencer ? Nous avons demandé conseil, en particulier à Marc Laverdière, ambassadeur pour Highland Park et Macallan, ainsi qu’à Frank Scott, le président du Festival et du club de whisky de Fredericton. Ceux-ci nous ont recommandé, avant de tenter de lancer un festival, de créer un club de whisky : Nous aurions ainsi des participants potentiels, voir des bénévoles pour notre évènement !

Ceux qui nous connaissent savent toutefois que nous avons une grosse tendance à tout faire à notre tête en ignorant la plupart des conseils. Bref, oui pour un club de whisky (ça semblait plus simple à organiser qu’un festival !), mais pas question d’en faire un regroupement de « vieux pêteux » comme nous avions vu ailleurs. Nous voulions un club dynamique, démocratique, sans but lucratif, en fait plutôt une association de tripeux, de geeks de whisky. Je me souviens encore de la première activité du Club où plusieurs personnes s’attendaient définitivement à autre chose : D’ailleurs, à la fin de notre première année d’opération, je prédisais que le nombre de membres de la 2ème année serait inférieur à celui de la première ! Aujourd’hui, nous avons une liste d’attente pour se joindre au Club qui compte plusieurs centaines de personnes… Faut croire que nous avons visé juste finalement !

Bref, après 10 ans, nous avons organisé des centaines d’activités diverses. Au travers de celles-ci, le Club a accueilli des invités provenant des quatre coins du monde représentant plus de 50 distilleries différentes, dont Jim McEwan, Master Distiller de Bruichladdich, Anthony Wills, fondateur de Kilchoman, John K Hall, fondateur de Forty Creek, Angela D’Orazio, Master Blender de Mackmyra et bien d’autres. Nous sommes devenu une source d’inspiration (et d’envie !) pour tous les autres clubs au Canada !

Malheureusement, seule la SAQ nous ignore encore ostensiblement (l’organisation nous ignore, mais pas leurs employés « de terrain », pour la plupart des gens d’une grande compétence et d’une grande passion envers leur travail, que je salue bien bas), et les lois québécoises concernant l’alcool qui sont toujours aussi arriérées, n’ayant subi que quelques changements cosmétiques dans les dernières années – L’ensemble de la loi date d’il y a plus de 100 ans et n’a plus comme raison d’être que de protéger des « planqués » à la RACJ et au siège social de la SAQ. Et, à mon grand étonnement, de nombreux amateurs de whisky semblent s’accommoder très bien de cette situation. Il leur semble naturel d’obtenir un permis gouvernemental de la RACJ pour une réunion de famille, il leur semble naturel que le gouvernement, via la SAQ, décide de ce qu’ils peuvent boire – j’aime bien l’image des couches de bébé : Compte tenu de l’importance de celles-ci pour la santé de nos bébés, pourquoi celles-ci ne sont-elles pas vendues par un monopole d’état, qui pourrait s’assurer de la qualité du produit, et de collecter le 15% de TPS/TVQ ? Ou encore, la nourriture en général ? Les autos ? Si vous commencez à trouver que ça ressemble à un régime communiste, ben la SAQ, c’est ça.

Pour ce qui est de l’industrie en général, je pourrais presque répéter mot pour mot ce que j’ai écrit l’an dernier : Il y a de plus en plus de diversité, mais en termes de volumes, le scotch domine encore et toujours. Où j’ai constaté un peu de changement, c’est au niveau de l’apparition de nouvelles mention d’âge en remplacement les fameux « NAS » (No Age Statement). Le meilleur exemple étant Macallan, qui commence à remplacer son « strippers range » (Gold, Amber, Sienna et Ruby…) par ses nouveaux 12 ans Double Cask et Triple Cask. Je crois qu’il s’agit d’un premier signe que le prix des bouteilles « moyen de gamme » commence enfin à plafonner. Tout le contraire toutefois du prix des bouteilles « haut de gamme » qui continueront à augmenter tant qu’il y aura quelqu’un prêt à payer !

Enfin, quels sont les whiskys qui m’ont marqué l’an dernier ? Certains sont des nouveautés, d’autres non, mais c’était la première fois que je pouvais y goûter !

Meilleur whisky toute catégorie :
Douglas Laing Glenrothes 25 ans Sherry Cask (toujours disponible à la SAQ!)

Meilleurs single malt scotch (à part les 2 gagnants « toute catégorie ») :
Ex-aequo :
Lagavulin Distillers Edition 2001-2017
Kilchoman 10 ans Single Cask Release pour le 10ème anniversaire de Québec Whisky
Ardbeg 23 ans Twenty Something

Blended Scotch :
Collectivum XXVIII (toujours disponible à la SAQ!)

Whiskey Américain :
Triple Eight Distillery – The Notch 12 ans (cherchez pas, la SAQ est convaincue que personne n’aime le whisky américain)

Canadian Whisky :
Lot 40 Cask Strength 11 ans (toujours disponible à la SAQ!)

Autres pays :
Ex-aequo :
Teeling 24 ans – Batch 08/2016
Midleton Dair Ghaelach – Virgin Irish Oak Collection – Bluebell Forest (toujours disponible à la SAQ!)
Bon, la majorité de ces whiskys peuvent vous sembler inatteignables, mais j’ai goûté à la plupart soit grâce aux activités du Club (4 sur 9), ou encore grâce aux activités et kiosque de dégustation à la SAQ Signature (3 sur 9, l’équipe de la SAQ Signature à Québec fait un travail incroyable !)

Sur ce, je vous souhaite une superbe année 2019 remplie de découvertes !

Patrick

Revue Québec Whisky 2017

André:
J’ai l’esprit festif en cette fin d’année alors je vais y aller sur une note positive plutôt que critique Je boude le côté sombre de la force, comme sur le plan journalistique, l’année 2017 fut vraiment une année de merde et puérile en événements négatifs et pas toujours reluisant pour l’espèce humaine.

L’année 2018 manquera le 10eme anniversaire du Club de scotch whisky de Québec et de QuebecWhisky. Lorsqu’aux environs de 2002, j’ai débuté mon exploration du monde des whiskies avec mes 2 comparses du temps (monde sans fin il va sans dire, c’est comme un Star Trek spiritueux cette affaire-là, on ne cesse d’en repousser les limites), jamais nous n’aurions imaginé l’ampleur que cela allait prendre et que cette contagion allait rejoindre autant de trippeux de partout au Québec (et en Europe).

De débuts modestes mais de rêves incalculables, nous voilà entourés et appuyés de milliers de followers et d’enthousiastes de tout acabit. Je me rappelle le premier mois où nous avions accueillis pour la première fois 100 visiteurs sur le site web, nous nous étions dit à ce moment que c’était tout de même incroyable d’avoir (autant… lol) de curieux et cela nous a poussé à poursuivre en se disant qu’il y avait fort probablement encore plus de gens animés eux-aussi de cette passion (contagieuse) pour le whisky.

Le monstre a grossi et grossi… près de 3000 évaluations, plus d’un demi-million de visiteurs par an, plus de 5000 followers sur Facebook et encore pleins de projets en tête… tout en demeurant complètement indépendants de surcroit. Pas si pire pour des ti-culs de Québec, souvent boudés par l’industrie de par notre approche populiste et peu commune. Faisant fi des critiques, parfois de votre part chers lecteurs, parfois des distributeurs, agences ou de la SAQ lorsque nous démolissons un produit médiocre, le voyage se poursuit sur un terrain parfois hasardeux.

En analysant les résultats de 2017, je peux certifier que la qualité générale des produits est au rendez-vous. Certaines des notes attribuées cette année sont parmi les plus hautes jamais publiées sur le site. Jamais je n’oublie la chance que j’ai de (…devoir) parfois savourer, décortiquer et analyser des produits aussi rares, jamais je n’oublie le chemin parcouru depuis nos débuts lorsque j’ai la chance d’avoir un dram d’une bouteille à 10,000 ou 25,000$.
Je demeure humble car je sais que ce succès, je ne le porte pas seul sur mes épaules, mais que nous le portons tous à bout de bras avec vous chers lecteurs… Ça sonne presque comme un discourt syndical mon affaire alors allons à la revue des meilleurs whiskies de l’année 2017, avant que cela ne dégénère…

Patrick:
2017 fut ma 15ème année de passion envers le whisky, dont 13 à la partager avec vous, d’abord via le Festival Celtique et la SAQ, puis via Québec Whisky – Qui célébrera d’ailleurs son 10ème anniversaire en 2018.

Mon comparse André fut celui qui m’initia à ce savoureux monde il y a 15 ans et encore aujourd’hui, c’est souvent lui qui me déniche les meilleurs échantillons qui soient : De mes 10 whiskys favoris en 2017, la moitié sont des trouvailles à André !

Pour ce qui est de mes réflexions sur le monde du whisky en ce début d’année 2018… Globalement, la qualité va en s’améliorant. Mis à part les « work in progress » des micro-distilleries, je donne de plus en plus rarement des notes sous la barre des 80%, et de plus en plus souvent au-delà des 90%. Et que dire du choix ! S’il y a 15 ans je pouvais espérer pouvoir goûter un jour à TOUS les whiskys sur le marché, il s’agirait aujourd’hui d’une tâche virtuellement impossible, à moins d’accepter d’y laisser ma santé, tant physique que mentale ! Toutefois, ce choix incommensurable a pour impact que les équipes de marketing se doivent de redoubler d’imagination pour trouver des qualifications élogieuses pour des whiskys bien moyens et ce, bien souvent pour des produits de « transition », c’est-à-dire d’ici à ce que les stocks âgés se refassent (ex, Laphroaig Lore qui remplace le 18 ans !).

Enfin, toujours est-il que la domination des scotchs semble toujours assurée à court terme et ce, malgré toutes les nouvelles distilleries qui poussent aux quatre coins de la planète : Les américains recherchent plus l’originalité que la qualité, les japonais ont la qualité mais pas la quantité, les canadiens semblent endormis (exception faite de Wiser’s) et les irlandais se cherchent encore… Il y a bien quelques originaux tels que Kavalan ou Amrut, mais il s’agit d’anecdotes plutôt que d’une véritable vague de fond. Enfin, on verra bien dans quelques années !

Martin:
L’an dernier j’ai parlé de tous les grands qui nous ont quitté en 2016 et je vous ai dit de vous préparer à la même chose en 2017… Et bien j’ai eu tort. Si 2016 a été l’année où tout le monde est mort, 2017 a été l’année où tout le monde s’est sorti le pénis.

Pis tant qu’à plogguer le mot “pénis”, je peux aussi bien plogguer que bien que je n’aie pas 15 ans d’expérience whisky derrière la cravate comme mes deux potes ci-haut, ce mois-ci mon blogue de whisky fête ses 5 ans mine de rien, et il me fait tout autant plaisir d’être complice de belles surprises pour les 10 ans de Québec Whisky.

Du côté de l’industrie, on ne peut que remarquer que la tendance se maintient à bien des égards. Les mentions d’âge disparaissent alors que les stocks ne tiennent plus le coup devant la demande, obligeant chaque compagnie à sortir un “founder reserve”, un “master distiller choice” ou une autre appellation du genre qui ne veut dans le fond rien dire…

J’essaie de me dire qu’on voit aussi du positif, notamment que la sélection en SAQ est loin de ce qu’elle était il y a des années, mais il ne faut pas oublier que les autres n’ont pas arrêté non plus. Ce serait par contre de la mauvaise foi de ma part de dire que nos provinces voisines ont une sélection énormément différente de la nôtre. Le québécois moyen commence de plus en plus à s’intéresser aux spiritueux fins, le mouvement “microbrasserie” étant une belle porte d’entrée. Mea culpa pour mes réquisitoires des années passées à ce sujet.

Sauf une chose: Show Canadian Whisky Some Love. Il faudrait que j’en fasse un macaron. Côté whisky canadien, on fait dur en calvaire. Surtout après une année comme Wiser’s nous a donnée. Est-ce un restant de séparatisme mal placé ou quoi? On a la chance d’avoir le style de whisky le plus versatile au monde et d’avoir des whisky makers avec des doctorats, pis au Québec on est trop orgueilleux pour vendre autre chose que du whisky à 25$, COME ON!

Wow, je me relis encore et j’ai l’impression de chiâler encore sur tout… Bof, on se sert un verre et on oublie 2017!

Bonne et délicieuse année 2018!

Slàinte!


Single Malt Scotch Whisky de l’Année

André: Ex aequo : Lagavulin 25 ans 200th anniversaire & Glenmorangie Pride 1974
Si le prix n’est surtout pas gage de la qualité du liquide dans la bouteille, bien cette année mes whiskies préférés (notés 96%) trônent en haut du palmarès. Deux pépites que bien peu de gens pourront malheureusement se payer (2500$ pour le Laga et 10,000$ pour le Glenmo). Ces deux whiskies, complètement opposés sur l’échiquier de la palette de saveurs, offrent une symphonie de saveurs, textures et d’aromes peu communes. Si ça entre dans votre budget, ce sont 2 ‘’no brainer’’.

Patrick: Ardbeg 1815
J’ai horreur d’avoir choisi un whisky aussi rare et dispendieux en tant que « whisky de l’année », mais c’est tout à fait mérité. A un prix plus raisonnable, les trois dernières versions des Lagavulin Distiller’s Edition se sont méritées de notes de 94, 95 ou 96%, alors il y a en a pour tout le monde !

Martin: SMWS 3.245 Bowmore 17 ans
Je peux comprendre que toutes les distilleries gardent leur bon stock pour diluer dans leurs éditions spéciales dont on nous cache les recettes pour nous vendre un prix de fou, et je peux comprendre aussi qu’ils commencent à slaquer la vente aux embouteilleurs indépendants. Profitez du génie derrière les single casks de la Scotch Malt Whisky Society si vous le pouvez, car soit ils sont appelés à un jour disparaître, soit ils deviennent tout doucement hors de prix, ou pire encore les deux!

Mentions spéciales toutefois pour Glenlivet et son Cipher, ainsi que Glenfiddich pour sa collection expérimentale (XX et IPA), tous deux pour essayer de repousser les limites du whisky tel qu’on le connaît.


Blended Scotch Whisky de l’Année

André: Secret Spirit Shetland Reel Whisky
Une distillerie fondée en 2013 dans les Shetlands… hé oui… Ce qui prouve que la qualité repose définitivement sur le savoir-faire et non seulement sur 200 ans d’histoire. 75$ de pur bonheur, si vous pouvez le trouver…

Patrick: Passport Blended Scotch
Un excellent blend, disponible surtout dans les marchés latinos (Brésil, Mexique, Espagne, Portugal et… Pologne !) et ce, à un prix défiant toute concurrence (environ 30$CAN). Un beau souvenir de voyage !

Martin: Ballantine’s 30 ans
C’est sûr qu’avec un blend de 30 ans il est difficile d’être dans le champ. Le prix peut par contre venir nous mordre dans le fion.


Irish Whiskey de l’Année

André: Redbreast 12yo Cask strength batch 01/2016
Si tout les whiskies Irlandais étaient de cette qualité et à ce prix, les jupes Écossaises auraient de quoi pisser sous leur froques. De la grosse qualité, abordable de surcroit. Je n’ai eu qu’un échantillon et je cherche désespérément une bouteille.

Patrick: Redbreast 12yo Cask strength batch 01/2016
Si vous voulez comprendre le nouveau “buzz” sur les whiskey irlandais de type “pot still”, quelques gouttes de ce nectar sauront vous éclairer!

Martin: Fuck all
Incroyable mais vrai. Mes lèvres n’ont pas touché un seul whiskey irlandais cette année! Oui mais on a pas fait une dégustation Pot Still? Oui mais comme un épais je n’ai pas eu le temps de faire mes notes de dégustation. Note pour l’avenir: diversifier mes sessions.


Canadian Whisky de l’Année

André: L’année Wiser’s
Wiser’s 35 ans, Dissertation, Last Barrel, Union 52, ces 4 whiskies ont obtenu la note globale de 93%. L’année 2017 des whiskies Canadiens, c’est l’année Livermore, c’est l’année Wiser’s. Si le Temple de la renommée du whisky existe, Livermore vient d’y gagner sa place pour lui et sa famille jusqu’à la fin des temps. Du génie liquide ces créations de Livermore. Avec un nom comme ça (Liver = foie), sa destinée était toute tracée…

Patrick: Wiser’s, pour l’ensemble de son œuvre
Wiser’s 35 ans, Dissertation, Last Barrel, Union 52, mais aussi les Lot No.40 cask strength et le Pike Creek 21 ans, quelle année exceptionnelle ! Don Livermore, le génie derrière ces créations, fait mentir tous ceux qui disent que l’industrie canadienne du whisky est endormie (moi le premier, haha !)

Martin: L’expérience Wiser’s
Au risque fort de répéter ce que mes collègues ont dit, un whisky de 35 ans à moins de 200$, un master blender à la fois docteur et savant fou, une visite de leur tout nouveau tout beau visitor’s center, la Northern Border Collection et ses Ray-Ban, toute la gamme Wiser’s, Lot 40, Pike Creek, Gooderham & Worts, le whisky canadien est loin d’être mort. Sauf en SAQ.


American Whisky de l’Année

André: Buffalo Trace Antique Collection William Weller LaRue
67.7% d’alcool et 100% de satisfaction, une expérience en soi, mais un coup de pelle de saveurs et d’alcool que certains amateurs auront du mal à gérer. Dommage que la folie entourant cette production annuelle ternisse le plaisir de vouloir en trouver une bouteille.

Patrick: Égalité : Blood Oath (Pact No.3 2017) et The Notch 12 ans (Batch No.2)
Ces 2 whiskeys m’ont simplement laissé sans voix et avec des notes de 95%, ont passé très proche du titre de « whisky de l’année ». Disponibles uniquement au sud de la frontière, vous aurez plus de chance de les retrouver au Massachussetts ou au New Hampshire. Bonne chasse!

Martin: Buffalo Trace Antique Collection William LaRue Weller
Une autre introuvable rareté qui ne fait que briller dans les mêmes sphères que les Pappy Van Winkle et cie, nous rappelant de bien beaux souvenirs.


World Whisky de l’Année

André: SMWS 119.14 Yamazaki 11 ans
Lorsque que mes chummy Graham et Johanne m’ont versés ça dans un verre – après m’avoir averti de me préparer à toute une expérience – et que j’y ai au départ jeté un coup d’œil pour me perdre dans cette couleur rubis presque irréelle, puis y ai trempé mes lèvres, la première chose que je me suis dit c’est ‘’holy shit… comment j’peux me trouver une caisse de ça?…’’ Bon si vous êtes déjà en train de browser le web, bonne chance. Cette bouteille était définitivement pour la postérité du whisky. Comme on dit : liquid story. Orgasme garanti à chaque gorgée.

Patrick: La Suède, 2.0
Box et Hven, deux micro-distilleries suédoises, m’ont rappelé avec brio qu’il n’y avait pas que Mackmyra en Suède ! Leurs nouveaux whiskys sont simplement excellents et j’attends avec impatience que la SAQ découvre leur existence !

Martin: Kavalan Cask Strength Vinho Barrique
Je dois me plaindre que nous n’avons pas été gâtés au niveau international cette année. La bulle Amrut et Paul John se dégonfle tranquillement, et on jurerait que la SAQ veut nous donner une mauvaise impression des whiskies japonais. Je me rabats alors sur un whisky qui est sorti il y a environ 2 ans mais auquel je n’ai goûté que cette année. Un superbe malt qui vaut la peine d’être recherché si vous êtes à l’étranger. Un superbe malt qui confirme la postion de l’Asie comme un joueur de premier plan.