Bowmore 21 ans Sherry Oak Cask

46.8% alc./vol.
Ce nouveau Bowmore 21 ans a d’abord été élevé en fûts ex-Bourbon et Sherry avant d’être affiné en Sherry PX de premier remplissage.

André 90%
Belle intégration des éléments maritimes et fumés au xérès. Raisins et prunes séchés, fumée de tourbe maritime et légèrement phénolique, bois épicé. La bouche offre des notes prononcées mélangeant des raisins et du cassis, de l’iode, de la fumée de tourbe terreuse bien présente, de l’orange et du chocolat au caramel. La texture est vraiment mieux que bien des dernières éditions produites. J’ai une fine pointe de parma violet en finale de bouche, se mélangeant de petits fruits rouges et d’un mélange de fumée de tourbe crasseuse, maritime et terreuse, sur une sensation de poussière de pierre, le tout de très bonne longueur. La descente aux enfers de la distillerie serait-elle terminée?

Bruichladdich 14 ans Single Private Sherry Hogshead

62.9% alc./vol.
Cask #0220.

André 91%
La première impression du nez m’a rappelé un Kavalan en fût de sherry que j’ai évalué dernièrement. Très thick comme nez, gros caramel aux saveurs de cerises noires, de Coke aux cerises et de cassonade. La texture en bouche séduit par son onctuosité et son aspect gras et huileux. Oranges sanguines, cerises marasquin, terreau d’empotage, sensation poussiéreuse bizarre, dattes dans leur jus, bois caramélisé et une touche de sauce soya et de soufre – bien discrète. En respirant, les notes de caramel deviennent très puissantes. Le taux d’alcool s’est complètement éclipsé, ça se boit – presque – comme de l’eau. Finale tannique et boisée, cerises et dates trempées dans le caramel, sel de mer et cannelle. Unique.

Bruichladdich 8 ans The Laddie Eight

50% alc./vol.
Batch #19/132. Initialement destiné au Travel Retail Market, le Laddie Eight a été créé par le maître distillateur Adam Hannett.

André 83%
Beaucoup de citron et de poires à l’ouverture au nez, sensation maritime et légèrement minérale, fruits tropicaux, miel, zeste d’orange, ananas, herbe verte mouillée. La bouche est plus soutenue; notes de poivre broyé et de chêne, minéralité se mélangeant de sel de mer et d’épices pointues, de gingembre, pommes vertes, poires, citron et oranges. La finale étonne par sa longueur. On remerciera les épices au passage et l’alcool plus apparent, sur les fruits tropicaux et un esprit maritime général. Loin d’être exceptionnel ou singulier.

Bruichladdich Octomore Edition 15.1 Ochdamh-mòr

59.1% alc./vol.
Tourbé à 108,2 PPM et distillé en 2018 à partir d’orge de type Concerto 100 % écossaise, dans une combinaison d’ex fûts de bourbon et d’anciens fûts de bourbon recharred.

André 86%
Nez citronné et parfumé de fruits tropicaux à chair, réglisse noire, crème à la vanille, fumée de tourbe grasse et terreuse. Melon au miel, mangue, compote de bananes, abricots, poires et citron. La bouche est musclée et sèche, gosses notes de gingembre et de poivre avec un retour sur les fruits tropicaux du nez et la vanille. Ça manque un peu de complexité en bouche. La finale est sèche et cendreuse, très fruitée avec une forte rétro-olfaction d’oranges.

Ardbeg Y2K 23 ans

46% alc./vol.
Distillé en 2000, Bottled 2023. Distillé dans l’alambic historique qui a servi Ardbeg pendant 51 ans, avant d’être retiré du service en 2001, le whisky a été élevé dans des fûts de bourbon et de sherry Oloroso. Ce Ardbeg Vintage_Y2K est le premier d’une série d’éditions limitées de whiskies distillés en 2000. Chacune représentera une facette différente de la distillerie et aucun whisky ne se ressemblera, selon les dires des représentants de la distillerie.

André 86%
Plus sur le bourbon cask que le sherry cask. Le nez s’ouvre sur un mélange de poires et de citron dans un nuage de fumée de tourbe terreuse et grasse diaphane, l’herbe verte humide, belle vanille presque florale. La première gorgée m’a laissé plutôt froid, les suivantes étaient de mieux en mieux. La bouche est douce mais manque d’un peu de texture. Citronnelle, sirop de poires, ananas flambés, herbe verte mouillée, fines herbes, menthol et cocottes de pin. Accents maritimes et sensation de minéralité accompagnant la fumée de tourbe cendreuse qui se gonfle au fil des gorgées. Finale forestière et maritime à la fois, très courte en longueur, oscillant entre les forêts de conifère du nord et les arbres fruitiers des tropiques. Cocottes de pin, citron, iode, herbe mentholée et fumée de tourbe. Très bon whisky, décevant vu le prix mais bon, dans le marché prohibitif actuel…

Kilchoman Fèis Ìle 2023

55.3% alc./vol.
La version Fèis Ìle 2023 est un assemblage de trois fûts distillés à partir d’orge Publican cultivée à 100% sur Islay, maltée et distillée à Kilchoman en 2011 et 2012. Le fondateur de Kilchoman, Anthony Wills, a personnellement sélectionné deux fûts de bourbon et un fût de sherry pour être mis en cuve ensemble pour ensuite être mis en bouteille à la force naturelle du fût. Édition limitée de 1159 bouteilles.

André 91%
Superbe nez, à la fois tropical et aussi sur les petits fruits sauvages nordiques. Sirop de poires, compote de bananes, ananas, coconut, zeste de citron, prunes et framboises. La fumée de tourbe évoque la petite fermette, impression agricole. La bouche est grasse et souple, touche minérale accompagnant la fumée de tourbe terreuse et animale, beaucoup d’iode. Les fruits rouges sont plus apparents en bouche qu’au nez. Framboises, raisins secs, zeste de citron, abricots, ananas, bleuets. Bois de chêne plus ressenti également accompagnant des notes de cacao et de caramel. Belle finale saline et maritime, la fumée de tourbe est relativement douce, les fruits poursuivent leur lancée. Très belle expression. Étonné qu’on ait eu ça au Québec mais vu le prix largement exagéré, peut-être que ça ne se vendait pas ailleurs, je ne sais pas trop…

Jack Wieber’s Classic of Islay Cask #409

56.2% alc./vol.
Cask #409, Bottled 2021. Possiblement un Lagavulin Cask Strength.

André 82%
A demandé beaucoup de temps pour s’équilibrer et exprimer ses saveurs. Fumée médicinale persistante coiffant un bol de fruits séchés. Embruns maritimes, caramel, cerises, oranges sanguines. Aspect de fermette et esprit agricole. La bouche offre une texture moelleuse agréable, mais migre rapidement sur des notes plus minérales et de cendre de feu de foyer refroidie, pour ensuite offrir des notes de fruits de mer et de bois brûlé intense. L’ensemble manque de profondeur et de nuances, de délicatesse aussi. Mélange de fumée de tourbe terreuse, grosse minéralité, cendre froide, fruits séchés, charcoal, poivre, caramel brûlé parfumé au sel de mer. Finale amère et un peu plate. Rochers séchés au soleil, fumée crasseuse et sel de mer.

Kim 85%
Nez : Évoque la cire d’abeille, kiwi, épinards poêlés et, oserais-je le dire… du bouillon de poulet (celui en poudre trop jaune). Je n’en reviens pas d’être en train d’écrire ça. Et le pire? Ce mélange hétéroclite ne me déplait pas. Bouche : Tous ces éléments s’amalgament de manière étonnamment cohérente. Même le côté chimique de bouillon de poulet jaune, qui glisse vers le pneu brûlé, a quelque chose de plaisant. Est-ce une merveille? Non. Ais-je du plaisir à la boire? Tout à fait.

Port Charlotte 15 ans « The Queen of the Still Private Cask »

50% alc./vol.
Distilled July 2001, Bottled October 2016 from First Fill Bourbon Cask #270, 214 bottles. Embouteillage du cask privé de Martine Nouet dégusté en sa compagnie à sa maison de Normandie.

André 92%
Nez d’inspiration bourbon cask, très frais et tropical. Citron, abricots, ananas, miel et vanille, la fumée de tourbe et le sel de mer comme toile de fond. La texture est superbe, très huileuse et souple. Avalanche de fruits tropicaux – ananas, poires, mangue, abricots, fumée de tourbe en montée progressive offrant à la fois des tonalités terreuses et minérales. Très longue finale, qui garde le ton de la tourbe et de la mer. Fruits tropicaux, fruits de mer, roches parfumées de sel brûlées par le soleil. Merci Martine pour ce beau moment.

Single Cask Nation Bowmore 11 ans

57.4% alc./vol.
Cask #160490, 1st Oloroso Sherry Hogshead, Distilled January 2013, Bottled March 2024, 307 bottles. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask et affinage de 39 mois en Ex-Oloroso Sherry.

André 89%
Étrangement muet au niveau des saveurs maritimes et tourbées. Fruits macérés et fruits séchés, oranges sanguines, chocolat, caramel et raisins secs, dates. Fumée de tourbe discrète sur fond minéral. Pour le haut taux d’alcool, la texture est hyper moelleuse, l’alcool pleinement intégré, aucun ressenti. Prunes, cerises, raisins de Corinthe, réglisse, fumée de tourbe salée et minérale, chocolat, oranges, ananas et citron. Finale un peu courte, sur un mélange de fruits tropicaux et de fruits rouges séchés, de fumée docile et de sel de mer.

Ardbeg 17 ans Committe Exclusive The Legend Returns

40% alc./vol.
Ardbeg ressuscite son emblématique whisky de 17 ans d’âge du début des années 2000 et discontinuée en 2004. Cette édition limitée est réservée aux membres du comité Ardbeg. L’équipe de création de Ardbeg, composée du Dr Bill Lumsden et de Gillian MacDonald, a suivi de près les éléments qui ont rendu l’original si légendaire auprès des amateurs d’Ardbeg afin de créer cette réplique.

André 86%
Pour avoir eu 2 bouteilles de l’édition originale du début 2000, cette version est loin de l’original, surtout au niveau de la texture en bouche. Embruns maritimes, zeste de citron, melon et miel et ananas flambés sur le feu de plage, pommes vertes, iode, fumée de tourbe herbacée très discrète. Hyper doux en bouche, bien fraiche, la fumée de tourbe apparaitra seulement après quelques secondes en bouche. Beaucoup de fruits tropicaux – ananas, citron, melon au miel – puis les saveurs trahissant l’origine apparaissent; seaspray, anis, fruits de mer, tourbe médicinale feutrée, touche d’eucalyptus accompagné de minéralité. La tourbe se marie ensuite aux fruits tropicaux. La texture est un peu quelconque. Finale un peu courte, avec des notes de tourbe mentholée, l’esprit maritime au menu, une bonne minéralité, des fruits tropicaux omniprésents et des notes de bois brûlé.

Patrick 91%
Un « whisky de semaine » de luxe! Oui, j’ai été amèrement déçu d’apprendre qu’il avait été embouteillé à 40% et filtré à froid : Adieu la texture en bouche! Oui, ça a teinté ma première dégustation qui m’a (un peu) déçue. Mais, il est tellement facile à boire et agréable à boire que je m’en suis procuré une deuxième bouteille. Danger : Le plaisir croit avec l’usage! Nez : Oui, nous sommes sur Islay! Un superbe parfum maritime, salin, avec des fruits de mer, des algues, de la fumée de tourbe terreuse et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Bon, fallait s’y attendre, la texture en bouche est décevante. Mais une fois qu’on en a fait notre deuil, on réalise qu’on a tout de même affaire à un dram de compétition! Du beau sel, de la fumée de tourbe, des fruits tropicaux, tout y est! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.