Elements of Islay CI8

55.2% alc./vol.
Le huitième venu dans la série CI est issu d’un mariage de 5 fûts de bourbon distillés en 2008 et embouteillé en 2017.

André 85%
Belle grosse tarte lime et citron dégustée sur le quai de Port Askaig. Pommes vertes Granny Smith, sel de mer et miel, tourbe organique. L’utilisation du bourbon cask laisse toute la place aux odeurs qui présentent bien la provenance maritime du produit. Le nez est un peu franc, je m’attendais à quelque chose de plus rond et dodu. En bouche, première impression, pour ne pas dire déception, c’est la texture qui offre très peu de rondeur et de texture, le whisky en est presque dilué et supporte peu les saveurs. Citron, vanille, sel de mer, poivre, tourbe terreuse organique parsemée de quelques poignées d’herbes vertes, pommes vertes, poires, miel. Laisser le whisky s’équilibrer une demi-heure dans le verre aide grandement à l’harmonisation des saveurs. Finale moyenne longue, un peu pointue, tourbée, saline.

Kilchoman Am Burach Edition 2020

46% alc./vol.
Am Bùrach, littéralement “le désordre” en gaélique, est un nom bien peu commun pour un Single Malt. C’est pourtant bien le fil rouge de l’histoire derrière ce whisky. En 2014, un des employés de la distillerie mélange par erreur des fûts de l’expression phare Machir Bay avec des fûts de Port Cask Matured. De cet épisode, qualifié par le general manager Islay Heads de “désordre”, est resté le nom mais surtout une délicieuse conséquence, un heureux assemblage. Cette édition unique en son genre et totalement éphémère, a donc un vieillissement compliqué pour ses 9 ans d’âge. Assemblage de distillat vieilli en ex-fûts de Sherry et de Bourbon avec un distillat maturé en fût de Porto, il a ensuite passé 6 ans en ex-fûts de Bourbon avant de bénéficier d’un affinage de 6 mois en ex-fûts de Ruby Port. Édition de 10550 bouteilles.

André 86%
Couleur rouge, rouge, rouge…Étonnant comment la présence du port cask se fait sentir dans les bras fumés de la tourbe terreuse typée. Très fruits rouges, belle intensité des arômes, autant des fruits que de la tourbe; confiture de fruits, aspect maritime, prunes, cerises, sensation cireuse bizarre qui rappelle la cire sur les pommes à l’épicerie, tourbe terreuse, réglisse rouge. Nez très attirant et avec beaucoup de corps! À la première gorgée en bouche, je suis déçu. Avec ce qu’annonçait le nez, je m’attendais à une texture collante presque gluante mais je trouve le whisky plutôt disparate et un peu dilué même… Mélange de sel marin et de poivre, la tourbe terreuse et grasse bien prononcée, mélange de cerises et de prunes, réglisse rouge, framboises, canneberges, fruits secs. Malgré l’intensité des saveurs, la texture nous laisse tout de même sur notre faim. Aux gorgées subséquentes, les notes poivrées se confirment et des notes de chocolat noir émergent. Finale tourbée, cannelle et fruits rouges séchés, sel, poivre, terre mouillée, chocolat et grains de café moulus. Gros points positifs, les arômes et saveurs. Point négatif, définitivement la texture. J’essaie de trouver un autre Kilchoman qui s’approcherait du rendu aromatique de cette édition et je ne trouve pas. Pour ma part, on est définitivement dans la singularité.

Patrick 90%
Un beau gros whisky présentant mon mix de saveur préféré, c’est-à-dire de la grosse fumée de tourbe et de belles notes fruitées et sucrées. Nez : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de fruits, d’agrumes, de sel et de sucre. Bouche : De beaux fruits mûrs enveloppés dans une grosse fumée salée intense. Le tout est accompagné d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, sucrée, salée et surtout fumée.

Martin 88.5%
Nez:Tourbe fruitée, cerises rouges, Kool-Aid à la cerise, confitures, pommes et bouchon de Maker’s Mark. La bouteille est rouge, le whisky est rouge, tout est rouge! Bouche: Tourbe boisée et fruitée. Encore la cerise à l’infini, les épices et le poivre rose. Une dichotomie évidente entre la tourbe et la cerise chimique. Finale: Très tourbée et poivrée, le clash avec les fruits est ultra-évident. Café et cacao en puissance. Pas mauvais quand même. Équilibre: Les saveurs prises individuellement sont très accrocheuses, mais un flagrant déséquilibre de celles-ci me font douter de le pertinence de son prix élevé. J’aime bien, mais j’en attends plus d’un Kilchoman à 180$

Bunnahabhain 2010 Mòine Amontillado Finish – Fèis Ìle 2020

56.9% alc./vol.
Embouteillage Fèis Ìle 2020. 9 ans d’âge. 1658 bouteilles.

André 90%
Pâte de fruits, raisins secs, prunes, figues dans le jus, abricots, chocolat noir, tourbe terreuse docile, anis, gummy bears, quelques cosses d’oranges, cannelle. Bel agencement de saveurs hétéroclites. Superbe texture de bouche, gras de bacon cuit sur le feu de tourbe, le fond du warehouse humide avec le sol de terre, vieux cuir, figues et prunes séchées, cerises noires, chocolat noir amer, poivre, cannelle. La provenance maritime se dévoile un peu plus en finale avec des tonalités de sel de mer discrètes qui s’entremêlent aux fruits rouges épicés et poivrés.

Patrick 93%
Dans la catégorie des whiskys les plus intenses, avec toutes les saveurs que j’aime. Si on vous en offre une bouteille, la seule question est de savoir si vous en avez les moyens, car vous ne regretterez pas votre achat. Nez : Fumée de tourbe intense, huileuse, voire crasseuse (comme on aime), avec une légère touche fruitée et sucrée. Alléchant. Bouche : Oh wow! L’arrivée en bouche est très sucrée et fruitée, puis une grosse vague de fumée de tourbe huileuse vient tout emporter. Finale : D’une superbe longueur, fumée, subtilement fruitée et de plus en plus sucrée à mesure que le temps passe.

Martin 91%
Nez: Malt salé et bacon fumé! Incroyable, allumez le fumoir! Belle tourbe puissante, crottée, huileuse et fumée. J’espère que la texture est au rendez-vous. Fruits rouges en compote. Bouche: Texture juteuse et fruitée, tourbe épicée, bois caramélisé, dattes, raisins bien gorgés. Belle touche de sécheresse et de poussière. Finale: Chaude et longue, supportée par son taux d’alcool adapté. Bois gorgé de xérès, poivre noir et cinq épices. Grosse cuillère de cassonade. Équilibre: Un superbe embouteillage qui, malgré son jeune âge, sait marquer des points où il le faut. Si vous en avez la chance, c’est un achat enivrant.

Bunnahabhain 2002 Madeira Cask Finish – Fèis Ìle 2020

56.9% alc./vol.
Embouteillage Fèis Ìle 2020. Finition de 3 ans en fûts de madère. 17 ans d’âge. 1164 bouteilles.

André 87%
Avalanche de fruits tropicaux, bananes, poires, oranges, cerises, melon au miel, belle vanille onctueuse, miel et caramel chaud. Étrangement encore une fois, le vin doux et sucré de Madère effile un peu le whisky au lieu de l’arrondir. En bouche, on retrouve la même palette aromatique, abricots, poires en canne, miel, melon au miel, oranges, lime et citron, pommes caramel, cerises, pincée de gingembre et de poivre en fond de bouche, bois de chêne sec et une touche minérale également. Le poivre offre beaucoup plus de ferveur et s’accompagne de notes de clou de girofle et de cannelle.

Patrick 87%
Un très bon whisky, dont la douceur du parfum cache l’intensité de l’alcool. Nez : Parfum relativement léger, avec de léger fruits, de la banane, de l’orge, et un peu de bois. Bouche : Oh! C’est ici que ça se passe! Le fruit du vin de Madeire est beaucoup plus présent ici, très mûr et très chaleureux. Le tout est aussi un peu boisé, avec du sucre brun un peu réchauffé et une touche d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, fruitée et surtout boisée.

Martin 88%
Nez: Malt poussiéreux avec une touche de chêne mielleux. Quelques fruits tropicaux, banane, belle légèreté alliée à des arômes que nous ne sommes pas habitués, du moins pas dans un Islay. Bouche: Miel épicé, chêne chauffé, cannelle, poivre blanc et fruits rouges. Caramel et beurre d’érable. Finale: Chaude, longue et bien relevée. Fruits des champs nappés de crème à l’érable. Équilibre: Une belle expérience, un embouteillage qu’il faut saisir dès sa sortie si on veut en profiter, surtout en 2020.

Bowmore Dorus Mor 10 ans Release #2

55.9% alc./vol.
Version américaine de l’édition Tempest à 56% d’alcool. Fruits de 6 First Fill Bourbon Barrels. Édition limitée de 2,400 bouteilles disponible seulement aux États-Unis.

André 87%
Un Bowmore en fût de bourbon permet vraiment à définir l’épine dorsale de la distillerie, un peu à nu, à la différence du sherry cask qui lui ‘’habille’’ le spirit. Caramel fumé et salé, ananas, abricots, fruits à chair et tropicaux, pelure d’oranges, agrumes et citron. La tourbe se dévoile progressivement et c’est assez étonnant de voir comment ce n’est pas cette odeur typique qui prédomine dans les premières minutes dans le verre. Celle-ci s’amalgame étonnamment bien des odeurs de vanille crémeuse et de miel chaud. La bouche est maritime et minérale, tranche d’avec l’onctuosité développée par le nez. Yaourt à la vanille nappé de miel et de citron, fumée finement terreuse, accents maritimes, oranges, melon au miel, mangue, sel de mer, poivre broyé, cendre froide. Le whisky gagne grandement à respirer afin de s’équilibrer. Longue finale, fraichement maritime, tourbée et agrémentée de fruits divers.

Kilchoman Single Cask #766/2011 – Madeira Cask Finish – Alberta Exclusive

56.2% alc./vol.
Kilchoman âgé de 7 ans et 9 mois, vieilli en Ex-Bourbon Casks et affiné pendant 11 mois en Ex-Madeira wine Cask, édition tourbée à 50ppm, la plus élevée produite par la distillerie.

André 85%
Pour un whisky tourbé à 50ppm le nez est plutôt discret. On perçoit vraiment bien les influences apportées par le vin sucré qui se mélange aux arômes de viandée fumée sur le patio. Sensation de cendre de feu de foyer refroidi et de vin licoreux, caramel, jus de salade de fruits. En bouche, c’est incroyablement doux comme texture et le tout s’ouvre sur des céréales maltées bien fumées, cendre froide, jus de salade de fruits en conserve, caramel bien sucré. Ce qui étonne le plus, c’est l’onctuosité apportée par les notes de céréales maltées. Ce qui tranche le plus, ce sont les notes aiguisées apportées par le wine cask, ce qui est paradoxal. Palette aromatique relativement limitée. Finale moyenne-courte, sur la tourbe cendreuse et des notes sucrées. Un bon whisky, mais décevant de la part de Kilchoman.

Patrick 93%
Wow, c’est vraiment superbe! Riche, intense, complexe et équilibré de manière magistrale. Les gens de l’Alberta ont eu la main heureuse. Nez : De la fumée, de la cendre, le tout sur un beau fond fruité. Bouche : De la cendre, du bois brûlé, une touche de sel et de beaux fruits mûrs. Finale : D’une superbe longueur, fruitée, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Tourbe un peu plus discrète que ce à quoi je m’attendais, mais somme toute extrêmement plaisante. Vanille et caramel salé, terre et chêne, malt riche sur un fond cendreux. Superbe! Bouche: Cendres et fruits des champs sur lit d’épices et de poivre blanc. Belle chaleur du cask strength, réglisse rouge, bois et tourbe. Jujubes aux fruits, herbe jaune, vanille et malt sirupeux. Vraiment excellent. Finale: Poivrée et chaude, sa longueur est agréable. Les notes de fruits et de vin rouge s’estompent pour laisser place à des impressions de bois et de cendre. Le feu de camp du lendemain matin. Équilibre: Un beau coup de filet pour le marché de l’Alberta. Un autre vote pour la privatisation du secteur de l’alcool.

Cooper’s Choice Bunnahabhain Sauternes

57% alc./vol.

Patrick 93%
Wow, que c’est superbe! Bunnahabhain, prenez note, les fûts de Sauternes font une job délicieuse avec votre scotch! Oh que j’en prendrais encore et encore de ce jus là! Nez : Oh que ça sent bon ça! De la superbe fumée de tourbe, avec une touche sucrée et des raisins verts. Appétissant! Bouche : Oh que ça goûte bon ça! Toujours la superbe fumée de tourbe sucrée et marquée par des raisins verts, mais avec une balance étonnante et une superbe texture huileuse. Le tout est complété par de belles épices chaleureuses. Finale : Oh que ça donne le goût d’en prendre une autre gorgée ça! D’une belle longueur et tellement savoureuse!

Battlehill Bunnahabhain 9 ans

53% alc./vol.

Patrick 83%
Mouin. Disons que les embouteillages que j’ai goûté venant de la distillerie étaient en général pas mal meilleurs que ça. Bref, c’est bon, mais je vais continuer d’investir sur les embouteillages réguliers. Nez : Orge maltée, un peu de bois et des fruits exotiques. Pas le parfum auquel je m’attendais. Bouche : Le new make n’est pas loin, mais on a tout de même des saveurs boisées, une touche discrète de fumée, des épices et des fleurs. Finale : D’une longueur moyenne pour un whisky à 53% d’alcool, et très boisée.

Bruichladdich Port Charlotte PC9 An Ataireachd Ard

59.2% alc./vol.
Édition limitée de 6000 bouteilles, distillée en 2002, embouteillée en 2011. Tout comme son nom l’indique, le PC9 est âgé de 9 ans et est le fruit d’un asemblage de single malts ayant maturé séparément en fût de xérès et de bourbon.

André 89%
Pas vraiment ce que je m’attendais. Parsemé de fruits rouges déséchés (prunes?) sur un tapis de sel de mer et de sable de plage mouillé près d’un feu brûlant des mottes de tourbe encore humide. Ode à la mer et ses éléments; algues, pierre, sel marin, citron festif. Beaucoup de céréales maltées et séchées au feu de tourbe en bouche, notes de poivre, de jambon fumé et café au bodum, de sherry aussi entremêlé de prunes et de vieilles cerises. Varech, sel de mer et pierre mouillée à l’eau de mer séchée au soleil, huile à moteur de bateau. Le whisky gagne beaucoup à respirer afin d’extirper ses notes d’alcool et laiser cours aux saveurs et arômes. Un peu franc tout de même en bouche, en pleine gueule comme on dit. Aux gorgées subséquentes, grosses notes de cendre de foyer froid et de poivre noir broyé. Longue finale, tannique et franche, tourbée et (très) indéniablement maritime.

Patrick 92%
Oh que c’est bon ça. Riche, intense, savoureux et superbement bâti. C’est tout ce qu’on peut désirer d’un scotch d’Islay. Nez : Fumée de tourbe avec du sel et des algues. Bouche : De la belle fumée de tourbe huileuse, salée, un peu de bois brûlé et une touche fruitée très discrète. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la tourbe et l’huile.

Kilchoman Red Wine Finish Alberta Single Cask 408

58% alc./vol.
Distillé le 5 juillet 2012, embouteillé le 21 août 2018 – Finition en fûts de vin rouge portugais – 256 bouteilles

Patrick 93%
Oh que oui. Du Kilchoman à son meilleur, ce qui n’est pas peu dire. C’est intense, savoureux et riche. Ou plutôt, puissant. En tout cas, j’adore! Nez : Du superbe vin rouge chaleureux, avec de la belle fumée de tourbe, de la cendre et des épices. Alléchant! Bouche : Du vin rouge chaleureux, de la fumée de tourbe intense, du bois brûlé, du cuir, des épices et du sel. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée, salée et subtilement sucrée.

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