Douglas Laing XOP Bowmore 21 ans

52% alc./vol.
Refill Hogshead Cask #DL12812, Distilled July 1997, Bottled August 2018, Bottle #075 of 323

André 91.5%
De la délicatesse offerte sous des saveurs affirmées. Effluves de tourbe terreuse gracieuse et distinguées, sel de mer, céréales maltées trempées de miel, oranges, caramel salé, vanille amoureuse. La bouche affiche bien ses racines avec son fort caractère phénolique et ses saveurs maritimes de caramel salé et de tourbe mouillée. Marmelade d’oranges, peardrop, miel et vanille, le tout offert sur une texture moelleuse et langoureuse. La finale rappelle la cendre froide et le bois encore rempli de spirit, sel de mer et pelletée de terre mouillée. Sensation légèrement poudreuse en rappel, caramel salé et l’alcool qui entre dans la langue comme un clou de 6 pouces frappé agilement au marteau. Du bon jus, mais à plus de 600$ la fiole on n’en attendais pas moins…

Patrick 89%
Un beau Bowmore classique, avec une tonne de sel et de la belle fumée de tourbe. Nez : La mer, un peu de fumée de tourbe, de l’orge… Classique Bowmore en apparence. Bouche : Le beau gros sel typique de Bowmore, de la fumée de tourbe, du poivre. Du beau gros whisky. Finale : D’une belle longueur, intense, salée et fumée.

Martin 92%
Nez: Tourbe discrète, mais on peut aisément y déceler les notes maritimes classiques de Bowmore. Algues, pierre lavée, citron, feu de camp sur le bord du phare par un dimanche après-midi venteux et nuageux. Malt grillé et fleur de sel. Bouche: Tourbe et citron, assez épicé mais rest quand même ton ami. Pierre, bois et vin rouge. Orange et citron, cuir et caramel salé. Vraiment vraiment bon. Finale: La tourbe est magnifique ici, un peu à cheval entre la variété crasseuse et la variéte maritime, ce qui est insolite pour un Bowmore. Équilibre: Incroyablement solide, mais bon, à plus de 600$ je serais plutôt en bout de viarge si ce n’était pas à la hauteur.

Bruichladdich Octomore 12 ans Château Yquem Finish

61% alc./vol.
Cask #2, Distilled 16/12/2005, Transféré en fût d’Yquem le 04/04/2012, Sample from the cask at the distillery warehouse. Maturation initiale de 7 ans en ex-bourbon cask et affinage de 5 ans en fût de Château Yquem.

André 88%
Lorsque deux passions se rencontrent, mais qu’il faudra consommer après beaucoup de patience… un bon 20 minutes dans le verre pour atteindre son apogée sensorielle. Immédiatement au nez, on est plongé dans les effluves de vin licoreux, presque résineux, une onctuosité qui dompte la fougue sauvage du jeune Octomore. La tourbe puissante et brute transperse ce nuage de saveurs opaques. Au départ, on décelle les poires et les abricots, du citron confit, des oranges, puis une tourbe phénolique et maritime version 2×4 avec des clous. Étonnamment, la bouche est beaucoup plus soyeuse que l’on pourrait s’attendre du whisky hyper tourbé version 61% d’alcool, merci à la conjonction sucrée et licoreuse du bourbon cask et du fût de Sauternes. La texture est grasse et huileuse, s’amorce sur les fruits tropicaux et confits, le sirop de poires, les sucres résiduels puis migre vers une traversée épique de champs de tourbe phénolique, médicinale, saline, terreuse et maritime. Belle livraison de céréales mielleuses et citronnées, de vanille et de sucres caramélisés. La finale est pulpeuse sur les saveurs et tranche habilement avec la sensation de cendre refroidie en fond de bouche laissée par la tourbe. Un peu bizarre comme approche mais une expérience qui met à l’épreuve la dégustation.

Martin 90.5%
Nez: Un vieux cuir tanné. Raisins, tabac, la tourbe y est, mais s’efface devant les autres arômes. Vanille et chocolat. Agrumes, viande fumée et vin rouge. Le taux d’alcool élevé semble aussi inoffensif qu’un chaton. Bouche: Raisins secs et chêne, xérès poivré, tourbe gracieuse et pointe de cuir. Un superbe assemblage de la tourbe et des fûts. Wow, c’est déboussolant! Tabac à pipe et cacao, orange et réglisse, chêne et poivre, tourbe, tourbe et tourbe. Le degré d’alcool encore une fois nous laisse une surprenante chance. Finale: Longue, pleine de caractère et affirmée. Chêne et épices bien sûr, mais avec une bonne dose de tourbe à la fois maritime et phénolique. Équilibre: Avec un affinage presque aussi long que la maturation initiale, on a tendance à un peu perdre de vue la ligne entre les deux, quoique ce ne soit pas nécessairement une mauvaise chose. Un grand malt, mais s’attendait-on à moins de la part d’un Octomore? Indétrônable.

Caol Ila 29 ans 1st Fill Oloroso Sherry Cask

56.5% alc./vol.
Cask #985, Sample from the cask at the distillery warehouse.

André 92%
Bloc compact d’arômes et saveurs; pâte de fruits, raisins secs, prunes, cerises macérées, oranges sanguines, sel de mer, puis tourbe industrielle crasseuse bizarre. J’adore la douceur du nez et la tourbe en retrait, le pâteux des fruits. La bouche est punchée, notes de cuir et de terre mouillée, pâte de fruits, prunes, tourbe terreuse salée et maritime, oranges sanguines. Il y a toujours ce côté industriel bizarre en bouche également ainsi qu’une touche camphrée. Longue finale hyper fruitée, tourbée et terreuse, raisins mauves séchés, prunes, cerises noires. Du raffinement avec une touche brute.

Lagavulin 19 ans Sherry Cask Sample

52.4% alc./vol.
Sample from the cask at the distillery warehouse.

André 94%
Coup de Coeur lorsque dégusté sur place… et coup de cœur de retour à la maison. Le nez est juste wow… La tourbe est pleinement intégrée au sherry onctueux légèrement épicé. Gâteau aux fruits fumés, cerises, pommes candy de Beauce Carnaval, tourbe puissante phénolique et finement médicinale, orange, purée de pommes. On perçoit la force latente du whisky sous cet édredon fruité avec passion. En bouche; réglisse rouge, anis, pommes, sherry et tourbe maritime puissante, ressac d’épices. Texture… tellement soyeuse, hallucinante. Finale interminable, tango amoureux de tourbe et de sherry, poivre et oranges. En respirant, le nez change et devient licoreux et colle aux narines. Impressionnant!

Bruichladdich Port Charlotte 13 ans 2004 Single Cask

58.6% alc./vol.
Bourbon cask #30, Mouton Rotschild finish, cask sample

André 79%
Nez onctueux et puissant, un peu musqué, céréales avec une touche agricole, léger fumé et souffre, bois mouillé, fruits rouges et influences définies du wine cask. La bouche est franche sur l’alcool mais douce sur les saveurs… qui sont inusuelles; confit d’oignons rouges au vin rouge, viande fumée encore un peu saignante, petits fruits sauvages, vineux et résineux, encore cette légère touche de souffre, tout de même discrète, bois mouillé, terreux humide. Finale vineuse, poignée de fruits rouges et fine astringence saline et maritime et une tourbe bien dosée avec rétro-olfaction sur les fruits rouges (raisins). J’ai l’impression qu’en voulant ajouter un cask finish singulier qu’on a plutôt gâché la recette avec un fût qui a mal tourné alors que les saveurs de souffre réussissent toujours à remonter à la surface. Dommage…

Kilchoman Sauternes Cask Finish 2018

50% alc./vol.
10000 bouteilles

Patrick 90%
Comme toujours Kilchoman nous présente un superbe scotch présentant un superbe mix d’intensité et de complexité. Une valeur sûre. Nez : Grosse fumée de tourbe sale intense, mais présentant tout de même une certaine fraîcheur et un sucre très subtil. Bouche : Oh, pas pareil en bouche qu’au nez. Beaucoup plus sucré, avec du sirop de fruits du verger, le tout gardant la fumée de tourbe à l’arrière plan, en compagnie des épices du bois. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois brûlé et une fumée évanescente.

Caol Ila 5 ans 2012

60.9% alc./vol.
Refill hodgshead, Cask #320239, Sample from the cask at the distillery warehouse.

André 86.5%
Agrumes citronnées, vanille crémeuse, trace de tourbe, coconut et bananes. Belle texture crémeuse, tarte au citron et meringue, poivre noir moulu, tourbe maritime, banane mûre. Belle morsure d’alcool, en finale, les vagues de phénol sont bien cintrées par l’onctuosité et la rondeur en bouche. La tourbe est subtile et persistante. Pour un whisky de 5 ans d’âge, ce dram offre beaucoup de complexité et une structure remarquable.

Caol Ila 21 ans 1996 1st Fill Sherry Cask

56.4% alc./vol.
Cask #19321, Sample from the cask at the distillery warehouse.

André 88%
Invitant ce nez de fruits sauvages séchés et de tourbe puissante maritime et crasseuse. Le nez emporte le dégustateur dans un champ de fraises après la pluie, une fumée de tourbe industrielle puissante, saline et terreuse flotte dans l’air, pain au raisins, ambiance médicinale, cerises noires et dattes fraiches, reliure de cuir. La bouche est à la fois goulue sur les saveurs et un peu carrée sur la texture avec son édredon de tourbe phénolique médicinale et maritime. Les fruits sont intenses, mélange de framboises, fraises, oranges, raisins secs, dattes, vieux livres dans une librairie, cuir usé, terre battue, huile de machines de l’ère industrielle. En avalant le whisky, de bonnes salves d’épices et de poivre résonnent en bouche de façcon soutenue. Cela assèche la bouche et augmente la sensation générale du taux d’alcool. La finale est très épicée et poivrée mais le whisky y perd beaucoup aussi en texture.

Kilchoman 10 ans Single Cask Release – Kensington Wine Market

56.6% alc./vol.
Cask number 413/2008, type Bourbon – Distillé 21.8.2008 – Embouteillé 21.8.2018, 209 bouteilles.

André 92%
Marmelade de poires et d’ananas fumée, vanille onctueuse, fumée de tourbe camphrée, embruns maritimes salés, salade de fruits avec cerises, oranges, cendres refroidies. Belle onctuosité en bouche apportée par la collade amoureuse du bourbon cask, cosses d’oranges et de marmelade de fruits, cintré d’une fumée terreuse et salée, puis les poires et l’ananas en dés. Malgré une approche robuste, ce Kilchoman est très approchable et d’une douceur incroyable. La finale est longue est fumée, camphrée, bien meublée par la salade de fruits tropicaux bien fraiche. La versatilité de cette distillerie à un si jeune âge est impressionnante.

Patrick 93%
Un scotch grandiose, superbement équilibré et balancé. Tout ce que j’aime dans un whisky d’Islay s’y retrouve et ce, dans les bonnes proportions. J’adore. Nez : Belle fumée intense avec une note maritime très agréable. Bouche : Toujours la superbe fumée de tourbe maritime, avec un peu d’épices boisées, de vanille, de pommes et de fleurs. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 92%
Nez: Tourbe fruitée et maltée, framboises, vanille, caramel et chêne. Tout en douceur, comme les meilleurs cask strengths, qui cachent leur jeu jusqu’à la dernière seconde. Bouche: Doux et mielleux, tourbé et fruité à la fois. Orange, pierre lavée et sel marin. Épices et boos en puissance et en élégance à la fois. Finale: Se termine de façon affirmée et agréable, dans le respect des arômes exprimés précédemment. Équilibre: Encore une fois, des fûts de Kilchoman choisis par le KWM, une alliance qui peut difficilement produire des mauvais résultats.

Game of Thrones House Lannister Lagavulin 9 ans

46% alc./vol.

André 90%
Un Lagavulin hybride, un Laproaigvulin… Le nez est punché et typique; maritime et camphré, savoureux mélange de vanille et de purée de bananes, agrumes citronnées, fumée puissante, sensation de poudre de craie, pommes rouges, poires, caramel salé, esprit maritime indéniable. Belle texture en bouche, les saveurs sont intenses et définies; marmelade de raisins, pommes, poires, bananes, agrumes, fruits tropicaux, oranges, caramel salé, viande fumée, sphaigne, varech, fumée phénolique. Beaucoup d’apports provenant du bourbon cask et une touche provenant de xérès (probablement). La tourbe est puissante, phénolique, bonbons à l’eucalyptus et enbruns maritime. La finale est un peu courte, sèche, camphrée.

Patrick 92%
Lagavulin, tout comme House Lannister, est faite pour régner. Même s’il est ici relativement jeune, on sent dès les premières effluves qu’il s’agit d’un produit qui ne s’adresse pas à la plèbe, mais bien à des gens puissants et intelligents. Nez : L’incomparable fumée de tourbe de Lagavulin avec une petite touche de goudron, du sel discret, du bois et des herbes. Bouche : Le sel, la fumée de tourbe goudronnée, du bois épicé et une petite touche de caramel et de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et subtilement sucrée.

Martin 93%
Nez: Tourbe dans un écrin de sherry, main de fer dans un gant de velours, tout comme la maison Lannister. Tundra, caramel, tourbe maritime et fruits des champs. Jus de pomme-raisin. Fumée enivrante. Bouche: Texture soyeuse et sensuelle, tourbe fruitée, bois de chêne, épices, xérès et orange. Très vineux, tannins, cuir et caramel. Confitures de framboise. Exquis. Finale: Douce et corsée à la fois, sur une longue et ensorcelante période. Chêne gorgé de xérès et d’épices, fumée discrète et salée à la fois. Équilibre: Le grand gagnant de la série. Dans presque toute oeuvre de fiction, le vilain est toujours plus complexe. Ici nous avons droit à un grand Lagavulin, son seul point faible étant que tout comme les Lannisters, nous savions à quoi nous attendre. Tywin doit en avoir des tonneaux et des tonneaux sous les fondations de Casterly Rock.

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