Islay Violets 33 ans

46.2% alc./vol.
Ce single malt d’Islay de 33 ans d’âge est censé être un « malt mystère », mais une seule gorgée suffit pour comprendre qu’il s’agit forcément d’un Bowmore. Il est mis en bouteille à 46,2 % à partir d’un lot de whisky initialement élevé en fûts de chêne américain, puis affiné en fûts ayant contenu du cognac.

Patrick 90%
Wow, j’ai l’impression de retrouver le Bowmore dont j’étais tombé follement amoureux il y a plus de vingt ans! J’adore ce whisky non seulement les souvenirs qu’il m’apporte mais aussi simplement parce qu’il est rudement bon! Nez : Fumée de tourbe florale et maritime, avec une note savonneuse, du cuir, de la lavande et des agrumes. Bouche : Fumée de tourbe florale et maritime typique des Bowmore d’il y a plus de vingt ans, agrumes, caramel, vanille et lavande. Finale: D’une belle longueur, florale et maritime.

Ardbeg Dolce 2026

47.8% alc./vol.
Agé en fûts de bourbon et de vin Marsala de Sicile. Vieilli dans des fûts de vin fortifié Marsala « dolce » (doux). Inspiré par le rythme de vie lent et émouvant de la Sicile et par le charme glamour du cinéma des années 1960.

Patrick 93%
Ardbeg comblera ses fans avec cet embouteillage! Délicieux, d’une complexité rarement vue, j’ai bien fait de m’en prendre deux bouteilles! Nez : Le parfum d’Ardbeg comme je l’aime, avec la fumée de tourbe hyper aromatique terreuse et maritime, admirablement adoucie par les abricots, des raisins secs, des dattes et un peu d’agrumes. Bouche : Menoum! Fumée de tourbe terreuse et maritime, cannelle, anis, pommes cuites, fruits séchées, miel, agrumes, herbes grillées et chocolat noir. Extrêmement complexe, je pourrais écrire encore plusieurs lignes pour décrire chaque saveur que je détecte. Superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, fumée, avec des pommes, du tabac et du sel.

Martin 91%
Nez: Crème brûlée, fumée de tourbe délicate, citron confit, sucre brun, vanille, amandes. Bouche: Une texture crémeuse s’installe rapidement avant de dévoiler caramel salé, braise froide, brioche beurrée, chocolat blanc et zeste de lime, le tout relevé par une pointe de poivre blanc. Finale: Longue, cendrée puis doucement mielleuse, avec des réminiscences de biscuit, de tabac et de chêne toasté. Équilibre: Ça faisait un certain temps que le Ardbeg Day n’avait pas été aussi bien célébré. Un dram exceptionnel, où la gourmandise n’éclipse jamais la fraîcheur fumée. Un contraste séduisant tout en restant remarquablement bien intégré.

Kim 92%
Nez : Je sais pertinemment que je ne dois pas me laisser influencer par le nom d’un whisky, qui relève du marketing, mais tout de même, je perçois une douceur rarement vue chez Ardbeg. J’ai rarement fait des desserts au BBQ et jamais au fumoir, mais c’est l’impression qu’il me laisse. Des pêches grillées, de la guimauve, des abricots séchés, du chocolat au lait, le tout déposé ensuite au fumoir une bonne heure, et servi avec de la crème glacée à la vanille. Bouche : Adieu le dessert, bienvenue la bouchée de pneu en caoutchouc qui aurait commencé à flamber. Bref, du classique Ardbeg! Il faut quelques minutes pour que mes papilles retrouvent la sucrosité ainsi que les fruits à noyau qui m’ont tant séduit au nez. J’ai toujours été fan de l’équilibre entre tourbe et sucrosité, et ici Ardbeg tombe dans mes cordes.

Ardbeg 25 ans

46% alc./vol.
Embouteillé le 28 juin 2021

André 92%
Le fût de bourbon s’est agréablement bien donné sans dominer l’ensemble dans cette édition. Nez hyper tropical et de fumée de tourbe feutrée et maritime. Ananas grillés sur le feu de camp, mangue, crème à la vanille, citron jaune et vert, sel de mer, douce fumée de tourbe un peu crasseuse et industrielle. Ce n’est un whisky de contraste mais plutôt de nuances, alors il faut beaucoup d’attention afin de disséquer le whisky en détails. La bouche évoque le feu de camps sur le bord de la mer, sur fond de minéralité et d’un feeling industriel crasseux, les cordages de bateaux et l’huile à moteur dans la cale dont le plancher est rempli d’eau de mer. Bel amalgame de fruits tropicaux à chair (ananas, poires, mangue). À la seconde gorgée, belle notes mentholées et camphrées, herbacées également et garnies de poivre moulu. La finale regroupe tout ce qui est présenté au nez et bouche ; feu de camps, fruits tropicaux, cendre, poussière de pierre, camphre et iode. Très complexe, tout en nuances et douceurs.

Patrick 94%
Quand on ouvre une telle bouteille (merci Vincent!), les attentes sont évidemment élevées. Et bien, si vous n’aimez pas ce whisky, c’est que vous n’aimez pas les scotchs d’Islay, point final. Nez : La fumée de tourbe est dominée par la créosote et une touche salée. J’y trouve aussi une touche d’agrumes, d’huile et du bois carbonisé. Bouche : En bouche, la première impression est dominée par un délicieux sel de mer. J’y trouve aussi quelques volutes de fumée de tourbe, du chêne épicé, de la vanille, des agrumes et des pommes rouges sucrées. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Bunnahabhain Feis Ile 2023 – Canasta Cask Matured

51.2% alc./vol.
Ce whisky a été entièrement vieilli dans des fûts de sherry William et Humbert Canasta, très rares. Ces fûts contenaient autrefois un mélange de sherrys Oloroso (75 %) et Pedro Ximenez (25 %). L’utilisation de ces fûts Canasta pour faire vieillir ce whisky a permis d’obtenir le meilleur des deux mondes, avec des saveurs complexes : le sherry Oloroso est épicé, tandis que le Pedro Ximenez est beaucoup plus sucré.

Patrick 88%
Très bon, un superbe mélange de chaleur et de douceur. Nez : Parfum de xérès crémeux, avec du nougat et du chocolat au lait. Bouche : Juste assez sucré pour demeurer agréable, avec du chocolat au lait et des fraises nappées de vanille et de miel. Finale : D’une belle longueur, tout en douceur. 

Ardnahoe Bholsa

50% alc./vol.

Patrick 85%
Un bon jeune Islay que j’ai eu du plaisir à boire, mais qui me donne surtout hâte aux prochains embouteillages de la distillerie. Nez : Parfum plus léger que ce à quoi je m’attendais, montrant timidement de la fumée de tourbe aromatique subtilement fruitée. Bouche : Ici, la tourbe présente un niveau d’intensité « normal » pour un Islay. Bref, fumée de tourbe subtilement maritime, avec une pointe de fruits. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée. 

Signatory Vintage Bunnahabhain 12 ans 2013 Staoisha Heavily Peated

63.4% alc./vol.
Embouteillé pour le 20th Victoria Whisky Festival. Un-Chillfiltered Collection – Distillé le 11 septembre 2013, embouteillé le 17 septembre 2025 – 1st use hogshead #900104 – 280 bouteilles.

Patrick 94.5%
Ça, c’est du whisky de compétition, avec de la succulente fumée de tourbe riche et complexe. Du bonheur liquide. Nez : Un beau parfum huileux, avec de la fumée, des fruits bien mûrs mais discrets, et aussi des agrumes et des biscuits sablés. Bouche : Une belle fumée de tourbe riche, aromatique et huileuse, du caramel, de discrets petits fruits mûrs et aussi des fruits tropicaux encore plus discrets. Finale : D’une superbe longueur, fumée, huileuse et subtilement fumée. 

Living Souls Williamson 13 ans Batch 1

46% alc./vol.
Refill Bourbon Barrels – Islay Blended Malt – En fait, un Laphroaig « tea spooné »

Patrick 92%
Un Laphroaig un peu plus léger que les produits réguliers, mais qui compense amplement avec du sel maritime qui est presque divin. Ça donne le feeling de boire du Laphroaig sur la plage devant la distillerie. Nez : Des cendres, du goudron, de la fumée huileuse, du sel et un peu d’agrumes…  Oui, ça doit vraiment être un Laphroaig.  Bouche : De la belle fumée huileuse et salée, une bonne dose de bois brûlé et épicé et un peu de goudron. Finale: D’une belle longueur, boisée, fumée et salée. 

SMWS 3.343 Bowmore 18ans

56.4% alc./vol.
« A Welcome Home Hug », Distilled 16/2/2004, Bottled 2022 from 2nd Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 90%
Nez tropical découlant du bourbon cask. Ananas et sirop de poires, miel chaud de la ruche, fond iodé avec parcimonie et une touche minérale. La bouche est sublime. Nectarines, sirop de poires, jus d’ananas, melon au miel, notes de violette et de gomme savon (typique des vieux Bowmore des années 90), beaucoup de sel de mer et une fumée de tourbe minérale un peu poussiéreuse. La texture est sirupeuse, le taux d’alcool parfaitement intégré. La finale est longue, maritime et tropicale; melon au miel et mangue sur un lit de lavande, gomme savon et fumée de tourbe poivrée. Équilibre et savoir-faire. Un autre fût sauvé de la destruction par les blenders de la distillerie.

Patrick 93%
J’en perd mes mots… Un Bowmore dont on reconnait le style de la distillerie, mais qui est aussi suffisamment original pour m’exciter! J’adore, dommage que la « démocratisation du whisky » pour laquelle j’ai tant travaillé ait eu comme effet pervers de faire en sorte que de tels drams soient rendus aussi difficiles et dispendieux à trouver. Nez: Le parfum est maritime et floral, avec de la lavande et des violettes. Après quelques instants, j’y retrouve aussi du chocolat noir fumé. Pas le parfum typique d’un Bowmore, mais tout de même très agréable. Bouche : Porté par une extraordinaire texture en bouche, j’y retrouve évidemment du sel et de la fumée de tourbe, mais aussi du thé, des fleurs d’oranger et un plateau de fruits de mer qu’on déguste avec un verre de vin blanc. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la mer comme seule Bowmore sait le faire!

Kim 88%
Nez : Balade dans la section des pneus du Costco ou du Canadian Tire. Ça peut sembler étrange, mais c’est une odeur que j’adore. Papaye confite. J’ai vraiment du plaisir à humer ça! Bouche : Les papayes confites sont encore là, avec de l’estragon fraîchement haché, des feuilles mortes bien sèches et bien du plaisir dans ma bouche. 

SMWS 53.477 Caol Ila 13 ans

57.4% alc./vol.
« Faux foie gras », Distilled 01/06/2010 from First Fill Oloroso Sherry Hogshead, 296 bottles. Ce whisky de 13 ans d’âge, originaire d’Islay, a passé 9 ans dans un fût de bourbon avant d’être transféré dans un fût sherry oloroso de premier remplissage.

André 89%
Tourbe industrielle et malpropre, huile à moteur dans le fond de la cale à bateau, figues et prunes, iode, tourbe organique et impression de cendre. Belle texture bien ronde et charnue, fruits noirs séchés, prunes et cerises noires, gras de viande sur les grilles du bbq, sel de mer, huile à moteur crasseuse, cordes de chanvre goudronnées, oranges sanguines. Finale plus relevée, alcool bien ressenti, notes salines omniprésentes accompagné d’un mélange de fruits noirs séchés et de suie bien noire. Je n’avais pas vraiment aimé la première fois que j’y ait gouté mais en y revenant tout seul tranquille à la maison et avec une bonne oxydation dans le verre c’est finalement une belle découverte.

Patrick 83%
Sur papier, tout y est. Mais en bouche, je ne suis pas si certain de réellement apprécier ce dram. Peut-être à cause des mauvais souvenirs de l’huile de foie de morue que ma mère me faisait prendre quand j’étais jeune. Nez : Sucre brun et raisins secs légèrement cramés, avec la fumée qui vient avec et une pincée de sel. Bouche : Fumée de tourbe, xérès et sel pour commencer, puis huile de foie de morue (mouin…) et huile à moteur. Finale : Longue et salée.

Kim 90%
Nez : Tourbe chaleureuse et réconfortante, dans le sens de pas comme de la cendre froide. Côtes levées cuites au fumoir, arrosées de jus de pomme granny smith et bien caramélisées. Bacon maison à l’érable, avec à peine un soupçon de créosote (ouais, mon bacon maison sent le créosote, erreur de débutante). Pommes rôties au four avec de la cassonade, beurre, bref une croustade aux pommes. Un whisky complexe que je porterais volontiers comme parfum. Bouche : Nectar de poire, tarte au citron, gingembre confit, asperges grillées couvertes d’un beurre au citron, crème glacée vanille et caramel, sucre à la crème au bacon. Un délicieux mélange de tourbe et de saveurs gourmandes et riches, miam.

Old Particular The Midnight Series Bunnahabhain 18 ans Vintage 2004

48.4% alc./vol.
Distilled December 2004, Bottled March 2023 from Refill Sherry Butt #DL17162, 588 bottles.

André 87%
Nez complexe et évolutif. Couscous de viande fumée sur le feu assaisonné de dattes et de raisins secs, sensation de poussière de pierre en background, prunes, sel de mer et tourbe cendreuse. Grosses notes de tabac à pipe à l’aération. En bouche;
chocolat noir amer, tabac et cassonade, gras de viande brûlant sur le feu de camps, iode, pincée de poivre. Fumée de tourbe organique et cendreuse. Sensation de minéralité bien présente. La texture est la partie la plus ordinaire malheureusement, plutôt liquide
mais apportant de bonnes épices poivrées et une pincée de cannelle. Finale de longueur moyenne, livrant de bonnes épices et des notes de fruits rougeâtres ainsi que des notes persistantes de fumée de tourbe organique.

Patrick 94%
Un délicieux mélange de sel, de sucre, de fumée, de viande et d’épices. L’un des meilleurs Bunna que j’aie eu, il est extraordinairement complexe et superbement balancé. J’adore! Nez: Saucissons secs poivrés, salés et fumés. Alléchant. Non, appétissant. Bouche : La fumée est ici plus présente, même si elle demeure bien mesurée. J’y trouve toujours un peu de viande, des épices, de l’orge, du miel onctueux et de discrets petits fruits mûrs. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, légèrement poivrée et salée.