SMWS 3.343 Bowmore 18ans

56.4% alc./vol.
« A Welcome Home Hug », Distilled 16/2/2004, Bottled 2022 from 2nd Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 90%
Nez tropical découlant du bourbon cask. Ananas et sirop de poires, miel chaud de la ruche, fond iodé avec parcimonie et une touche minérale. La bouche est sublime. Nectarines, sirop de poires, jus d’ananas, melon au miel, notes de violette et de gomme savon (typique des vieux Bowmore des années 90), beaucoup de sel de mer et une fumée de tourbe minérale un peu poussiéreuse. La texture est sirupeuse, le taux d’alcool parfaitement intégré. La finale est longue, maritime et tropicale; melon au miel et mangue sur un lit de lavande, gomme savon et fumée de tourbe poivrée. Équilibre et savoir-faire. Un autre fût sauvé de la destruction par les blenders de la distillerie.

Patrick 93%
J’en perd mes mots… Un Bowmore dont on reconnait le style de la distillerie, mais qui est aussi suffisamment original pour m’exciter! J’adore, dommage que la « démocratisation du whisky » pour laquelle j’ai tant travaillé ait eu comme effet pervers de faire en sorte que de tels drams soient rendus aussi difficiles et dispendieux à trouver. Nez: Le parfum est maritime et floral, avec de la lavande et des violettes. Après quelques instants, j’y retrouve aussi du chocolat noir fumé. Pas le parfum typique d’un Bowmore, mais tout de même très agréable. Bouche : Porté par une extraordinaire texture en bouche, j’y retrouve évidemment du sel et de la fumée de tourbe, mais aussi du thé, des fleurs d’oranger et un plateau de fruits de mer qu’on déguste avec un verre de vin blanc. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la mer comme seule Bowmore sait le faire!

Kim 88%
Nez : Balade dans la section des pneus du Costco ou du Canadian Tire. Ça peut sembler étrange, mais c’est une odeur que j’adore. Papaye confite. J’ai vraiment du plaisir à humer ça! Bouche : Les papayes confites sont encore là, avec de l’estragon fraîchement haché, des feuilles mortes bien sèches et bien du plaisir dans ma bouche. 

SMWS 53.477 Caol Ila 13 ans

57.4% alc./vol.
« Faux foie gras », Distilled 01/06/2010 from First Fill Oloroso Sherry Hogshead, 296 bottles. Ce whisky de 13 ans d’âge, originaire d’Islay, a passé 9 ans dans un fût de bourbon avant d’être transféré dans un fût sherry oloroso de premier remplissage.

André 89%
Tourbe industrielle et malpropre, huile à moteur dans le fond de la cale à bateau, figues et prunes, iode, tourbe organique et impression de cendre. Belle texture bien ronde et charnue, fruits noirs séchés, prunes et cerises noires, gras de viande sur les grilles du bbq, sel de mer, huile à moteur crasseuse, cordes de chanvre goudronnées, oranges sanguines. Finale plus relevée, alcool bien ressenti, notes salines omniprésentes accompagné d’un mélange de fruits noirs séchés et de suie bien noire. Je n’avais pas vraiment aimé la première fois que j’y ait gouté mais en y revenant tout seul tranquille à la maison et avec une bonne oxydation dans le verre c’est finalement une belle découverte.

Patrick 83%
Sur papier, tout y est. Mais en bouche, je ne suis pas si certain de réellement apprécier ce dram. Peut-être à cause des mauvais souvenirs de l’huile de foie de morue que ma mère me faisait prendre quand j’étais jeune. Nez : Sucre brun et raisins secs légèrement cramés, avec la fumée qui vient avec et une pincée de sel. Bouche : Fumée de tourbe, xérès et sel pour commencer, puis huile de foie de morue (mouin…) et huile à moteur. Finale : Longue et salée.

Kim 90%
Nez : Tourbe chaleureuse et réconfortante, dans le sens de pas comme de la cendre froide. Côtes levées cuites au fumoir, arrosées de jus de pomme granny smith et bien caramélisées. Bacon maison à l’érable, avec à peine un soupçon de créosote (ouais, mon bacon maison sent le créosote, erreur de débutante). Pommes rôties au four avec de la cassonade, beurre, bref une croustade aux pommes. Un whisky complexe que je porterais volontiers comme parfum. Bouche : Nectar de poire, tarte au citron, gingembre confit, asperges grillées couvertes d’un beurre au citron, crème glacée vanille et caramel, sucre à la crème au bacon. Un délicieux mélange de tourbe et de saveurs gourmandes et riches, miam.

Old Particular The Midnight Series Bunnahabhain 18 ans Vintage 2004

48.4% alc./vol.
Distilled December 2004, Bottled March 2023 from Refill Sherry Butt #DL17162, 588 bottles.

André 87%
Nez complexe et évolutif. Couscous de viande fumée sur le feu assaisonné de dattes et de raisins secs, sensation de poussière de pierre en background, prunes, sel de mer et tourbe cendreuse. Grosses notes de tabac à pipe à l’aération. En bouche;
chocolat noir amer, tabac et cassonade, gras de viande brûlant sur le feu de camps, iode, pincée de poivre. Fumée de tourbe organique et cendreuse. Sensation de minéralité bien présente. La texture est la partie la plus ordinaire malheureusement, plutôt liquide
mais apportant de bonnes épices poivrées et une pincée de cannelle. Finale de longueur moyenne, livrant de bonnes épices et des notes de fruits rougeâtres ainsi que des notes persistantes de fumée de tourbe organique.

Patrick 94%
Un délicieux mélange de sel, de sucre, de fumée, de viande et d’épices. L’un des meilleurs Bunna que j’aie eu, il est extraordinairement complexe et superbement balancé. J’adore! Nez: Saucissons secs poivrés, salés et fumés. Alléchant. Non, appétissant. Bouche : La fumée est ici plus présente, même si elle demeure bien mesurée. J’y trouve toujours un peu de viande, des épices, de l’orge, du miel onctueux et de discrets petits fruits mûrs. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, légèrement poivrée et salée.

Duncan Taylor Bunnahabhain 9 ans Peated Sherry Single Cask

55.1% alc./vol.
Peated Sherry Single Cask #3814010808, Distilled 10/2014, Bottled 12/2023, Bottle #652 of 663.

André 83%
Premières impression du nez s’ouvrant sur un mélange de soufre minéral et salin sur un canevas de petits fruits rouges séchés. Iode, camphre et embruns marins, poussière de pierre, fruits secs, oranges, fumée terreuse et grasse. En bouche; carapace de fruits de mer, sel séché sur les galets, terreau humide, oranges sanguines et petits fruits sauvages. Ensemble médicinal qui revient constamment sur un fond soufré mais d’intensité correcte. Finale de cendre froide, bois de chêne plus évident, esprit maritime et fumée grasse et terreuse.

Patrick 88%
Un gros whisky fumé qui, à défaut de complexité, est rudement efficace. Nez : Un peu de fumée, de discrète vanille sucrée, d’un soupçon de caramel et de bois brûlé. Bouche : De la fumée de tourbe, une bonne dose d’épices et beaucoup de bois grillé. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée avec une touche de goudron et beaucoup d’épices et de bois grillé.

Laphroaig Oak Select

40% alc./vol.
Pour la conception de cette édition, la distillerie a sélectionné un éventail de whiskies issus de maturation en différents types de fûts, notamment des fûts de sherry oloroso, du chêne blanc américain, des fûts de type hogshead ayant contenu du Pedro Ximenez, des quarter casks et des fûts de bourbon de premier remplissage.

André 75%
Nez verdâtre et mentholé, grosses notes de bois vert, citron et de fumée de tourbe diluée, tarte au citron et meringue, grosse vanille pas subtile. La bouche ne livre AUCUNE texture, c’est dilué, ennuyeux et sans aucune passion. Coté saveurs, on a droit à du citron vert, des embruns salins, petite touche médicinale, de la tourbe docile et de la menthe, céréales séchées et légèrement fumées, un peu d’agrumes. La finale expose des notes d’anis et de cendre sur fond médicinal et maritime, beaucoup moins verdâtre que le nez.

Signatory Vintage Cask Strength Collection Laphroaig 17 ans 1996

53.7% alc./vol.
Distilled 26/11/1996, Bottled 06/01/2014 from Ex-Bourbon Hogshead cask #8518, Bottle #45 of 296.

André 87%
Maritime à souhait. Lime et citron, sel de mer, poussière de pierre, fond de cendre froide, vanille. La bouche est musclée, gorgée de bois calciné et de réglisse noire, cendre, tourbe organique et terreuse, poires, ananas, poivre concassé, bois de chêne séché, citron et iode. La texture est pointue, donc le whisky gagne grandement à l’aération qui lui donne progressivement un peu plus d’équilibre. Certaines notes tanniques s’accrochent tout de même. La tourbe est puissante, très organique et terreuse. Longue finale, salée et poivrée, légèrement crasseuse, fruits tropicaux à chair, huile animale cramée sur les grilles du bbq, cendre, craie et suie.

Friends of Bruichladdich 21 ans

60% alc./vol.
Distilled 18-12-2001, Bottled 31-01-2023 from Bourbon Cask Matured #975, 258 bottles.

André 93%
Wow, le nez. Citron iodé, feu de plage et cendre froide, fruits de mer, sirop de poires, crème fouettée à la vanille. À l’aveugle, j’aurais misé sur un vieux Ardbeg… à vue de nez… Méga texture en bouche, le 60% d’alcool passe inaperçu. Hyper huileux. Suie de cheminée et goudron, feu de plage mal éteint, citron et lime, vanille, iode, sucre en poudre, bois sec en finale de bouche avec un apport important de gingembre et d’influences maritimes ainsi que de fumée de tourbe organique prononcée, sèche et épicée. Gros mercis à Richard Gaudreau pour l’échantillon.

Patrick 93%
Du pur bonheur en bouteille! Merci mille fois Richard d’avoir partagé ça avec nous! Nez : Agrumes juteux, cendres, fruits de mer et un peu de vanille. Bouche : Texture en bouche exceptionnellement huileuse qui colle agréablement à la bouche. Légère fumée de tourbe et gros bois carbonisé, épices à steak, sel, beaucoup de sel, subtils fruits tropicaux et une touche d’agrumes. C’est gros, c’est intense, et j’aime ça! Finale : D’une très belle longueur, huileuse, fumée et salée.

Kim 86%
Nez : meuble en bois vernis, zeste de pamplemousse, sucre d’orge. Bouche : comme le dit ma mère « ça goûte le vieux », mais pas nécessairement le mauvais vieux. Pierre à fusil, tabac, cuir et encore un peu de meuble vernis. J’ai l’impression d’explorer une maison du village d’antan de Val Jalbert, en version liquide. C’est un peu austère comme profil de saveurs, mais aussi intense et riche. 

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch #TB/07-19-01-2006/25.DP

50.3% alc./vol.
Vieilli en fûts de bourbon et de sherry Oloroso. Prononcez-le comme Tri-Van : il tire son nom d’une plage d’Islay, près de la distillerie.

André 91%
Superbe équilibre et un taux d’alcool juste qui met en valeur toutes les facettes de ce whisky d’exception. Jus de citron, sel de mer, asphalte chaude et charbon, vanille crémeuse, le tout avec une petite touche herbacée. Les notes découlant de l’utilisation des fûts de bourbon sont beaucoup plus importantes que celles du sherry. C’est frais et tropical comme approche. La texture en bouche est divine, c’est crémeux, et dodu et supporte très bien l’alcool. Notes d’eucalyptus, de cendre refroidie, de zeste de citron, lime, orange et cerises, feu de plage, une pincée d’iode et d’herbe verte tout juste coupée. Finale de belle fumée intégrée, fruits tropicaux, feu de plage, eucalyptus. Sublime.

Ardbeg Anthology 15 ans : The Beithir’s Tale

46% alc./vol.
Vieillis pendant 15 ans dans des fûts de bourbon spécialement conçus et carbonisés, ces fûts ont été séchés à l’air, fortement grillés, puis légèrement carbonisés.

André 90%
Retour aux sources et à la simplicité pour cette édition en bourbon cask. Nez herbacé, citronné, tourbé et tropical. Citron, kumquat, tourbe verdâtre, eucalyptus, vanille, pommes vertes, poires, menthol et ananas. Alléchant. La bouche est crémeuse et sucrée, l’ensemble est bien équilibré. Ananas, miel, vanille, tarte au citron, eucalyptus, cocottes de pin, fumée mentholée et notes herbacées verdâtres. Longue finale souple, sur les bonbons au miel, citron et menthol. J’adore !

Patrick 88%
Du gros Ardbeg intense, « full testorones » diraient certains, offrant aussi une belle complexité bien balancée. Nez : De la belle fumée de tourbe maritime typique de ce qu’on attend d’un scotch d’Islay, avec de l’eucalyptus, du menthol, du citron, des pommes vertes et une goutte de vanille. Bouche : Ici aussi, on retrouve au premier plan la fumée de tourbe maritime, avec du menthol et de l’eucalyptus. Ensuite, j’y découvre aussi du citron, du beurre brûlé, des mandarines, du miel, du café terreux, du pin et des herbes fraiches. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et avec une touche d’eucalyptus.

Ardbeg Eureka

52.2% alc./vol.
Ardbeg Eureka! rend hommage à son Comité fidèle et à ses 200 000 membres à l’occasion du 25e anniversaire de sa fondation. Pour créer cette version, Ardbeg a demandé à un groupe restreint (100 membres de 15 pays différents) du Comité de se rendre dans un coin secret de la Distillerie lors de la Journée Ardbeg 2023 et de participer à une expérience baptisée « Opération Écran de Fumée ». Ils y ont dégusté et discuté de cinq whiskys Ardbeg extrêmes (et secrets), dont les résultats ont été transmis au laboratoire sensoriel. Le Dr Bill Lumsden, directeur de la création de whisky chez Ardbeg, et la maître assembleuse Gillian Macdonald ont utilisé ces résultats pour créer une bouteille représentant les multiples préférences du Comité. Après des mois d’expérimentation, le duo a créé un produit fascinant. Ils ont associé du whisky vieilli en fûts de xérès Pedro Ximénez à de l’alcool de malt torréfié vieilli en fût de bourbon.

André 91%
Nez de Glosettes aux raisins, de petits fruits rouges, prunes, chocolat noir, suie de cheminée, pelure de pommes, une touche d’anis poivré et d’iode. Très texturé autant au nez qu’en bouche. Belle bouche ronde et pulpeuse. Raisins de Corinthe trempés dans le chocolat noir, fumée crasseuse et terreuse, anis, petits fruits rouges séchés, grains de café torréfiés le tout sur fond de crème à la vanille crémeuse et de caramel chaud. Gourmand au carré! Superbe texture. Finale de bonne longueur mais pas du tout en coup de poing, sur les Glosettes aux raisins, les prunes, le chocolat noir et les grains de café torréfiés, le caramel, la suie et les fruits sauvages. Dangereusement bon.

Patrick 94%
Ardbeg à son meilleur, ou pas trop loin en tout cas! C’est intense et doux à la fois, le genre de whisky que j’aimerais apporter au chalet pour la vider sans remords! D’ailleurs, je dois admettre m’en être servi 3-4 fois alors que j’écrivais cette évaluation. Ça n’a pas aidé l’écriture, mais j’ai eu du fun en maudit! Nez : Algues, sel, fumée de tourbe, raisins sucrés, bois carbonisé, chocolat noir et pommes rouges. Bref, ça sent rudement bon! Bouche : Superbe texture huileuse en bouche, débordant de sel et d’algues, fumée de tourbe et bois carbonisé, raisins trempés dans le chocolat noir, prunes, caramel, café torréfié et une goutte de vanille crémeuse. Finale : D’une belle très belle longueur, fumée, surtout salée et légèrement fruitée.

Kim 90%
Nez : Caoutchouc, alcool, olives vertes, citron confit, pomme fermentée, ça tire vraiment un peu partout, c’est étrange, mais j’aime ça. Bouche : Ça s’aligne beaucoup mieux ici. Lait au chocolat, caramel salé, fumée riche et lourde, humus (comme le sol, pas les pois chiches), feuilles mortes. Lourd, presque dramatique, vraiment agréable.