Kilchoman 9 ans Vintage 2010

48% alc./vol.
Vatting composé de 45 casks, distillés en 2010, composés de 42 bourbon casks et de 3 fûts de Sherry Oloroso. Édition limitée de 15000 bouteillées à un taux de 50ppm.

André 88%
Kilchoman est passé maître à la vitesse grand V dans la maîtrise de l’équilibre de la tourbe. On a ici une tourbe citronnée et maritime, de pommes vertes, sensation légèrement salée, fraîche et sale à la fois, belles notes de poires et de café expresso et de chocolat noir. La tourbe est phénolique, un peu crasseuse et vanillée. Les 3 fûts de xérès ne font pas le poids contre les 42 fûts de bourbon.Si le nez était bien affirmé ,la bouche est douce et soyeuse. Mélange de poires, ananas, raisins et pommes vertes, citronnée et parfumée d’agrumes, vanille poivrée et une grosse vague de tourbe phénolique, médicinale salée et poivrée. Notes minérales également. Finale où l’on perçoit beaucoup les notes de bois de chêne et l’herbe verte qui roucoule avec les agrumes, le citron, les oranges, les cerises et la tarte aux pommes. Un Kilchoman qui se situe entre les embouteillages hardcore très typés et les Kilchoman plus abordables et fondus.

Patrick 90%
Un superbe whisky avec tout ce que je recherche dans un scotch d’Islay. Que c’est bon. Nez : Du beau sel, de la fumée de tourbe, du bois frais, de la vanille… Oh que ça sent bon! Bouche : De la grosse fumée de tourbe sale, de belles épices, du bois brûlé et une bonne dose de sel. Finale : D’une superbe longueur, huileuse, fumée et salée.

Old Particular Port Charlotte 10 ans

48.4% alc./vol.
Cask 11030. Édition limitée de 445 bouteilles, distillée en octobre 2005, embouteillée en février 2016.

André 81%
Un nez un peu fermé et qui s’ouvre progressivement. Aspect maritime indéniable, très finement salin, tourbe légèrement crasseuse qui rappelle la suie, qui se mélange aux notes de petits fruits sauvages et d’oranges nappés de miel et de crème à la vanille. Ma première impression est de la déception mais on passe à la bouche sans se faire influencer. Wow, superbe texture grasse et veloutée. La tourbe est plus puissante et est dans la lignée que l’on connait de la série Port Charlotte; forte, affirmée et crasseuse. Les fruits oscillent maintenant entre les petits fruits rouges, les fraises et framboises et les bleuets. J’ai malheureusement des notes sulfureuse et chlorées en finale de bouche qui se mélangent avec de fortes saveurs de poivre. Finale de caramel salé, de poivre et d’anis portant une étoffe de chocolat noir fumé. Déception.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, avec tout ce que l’amateur de tourbe que je suis peut espérer d’un tel whisky. J’adore! Nez : De la belle fumée de tourbe alléchante, avec une discrète note salée, des agrumes et des fruits tropicaux. Bouche : Du savoureux gros sel, de la fumée de tourbé et une touche d’agrumes. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, avec une saveur me faisant penser à la côte, après le retrait de la marée haute.

Bunnahabhain Caorag – Hand filled Warehouse 9

45.8% alc./vol.
Bottled 30/5/2019. Vatting de 50% Bunnahabhain Moine Mhor peated et 50% Oloroso sherry cask.

André 84%
Tourbe puissante qui se présente rapidement au nez, morceaux de pommes verte, agrumes, quelques timides fruits sauvages, citron vert, bois tout juste coupé, crème à la vanille, céréales séchées gorgées de fumées de tourbe. La bouche n’est définitivement pas à la hauteur de ce que la distillerie nous a présenté dernièrement, hyper fluide et diluée, sans structure huileuse ou grasse. Oranges, citron, fruits secs, pommes vertes, céréales maltées, tourbe terreuse mais aucune longueur en bouche et des saveurs qui s’affadissent beaucoup trop rapidement. Finale de céréales maltées et bien fumées, poivre noir, accent frais citronné.

Hepburn’s Choice Caol Ila 9 ans

46% alc./vol.
Sherry cask

André 91%
Une bonne pointe de fumée et de bois brûlé à la première sniff et avant l’avalanche de fruits secs et de pâte de fruits. J’ai des arômes de dattes, de raisins secs, de cerises noires, cendre de feu de foyer et d’oranges sanguines. Une fois le whisky stabilisé après quelques minutes dans le verre et l’alcool un peu évaporé, la fumée est plus ronde mais plus intense. Texture en bouche très ronde et presque huileuse, les saveurs de fumée sont encore tout aussi puissantes, franches et un peu sale dans le style, notes de caramel brûlé et de viande fumée, fruits secs et un fond de fruits tropicaux frais et de sucre aussi. Longue finale, un peu tannique, sur les fruits sechés et de bois de charcoal.

Patrick 90%
Un scotch superbe, riche et intense. La tourbe écossaise à son meilleur. Un whisky surprenant par sa complexité et sa balance. Nez : Fumée de tourbe agréable, d’une intensité moyenne, avec un peu de cendres et une bonne dose de chêne. Bouche : De la délicieuse fumée de tourbe, avec de la suie, du sucre blanc et une tonne d’épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de vanille qui adoucissent la fumée de tourbe.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Bunnahabhain 19 ans

47.8% alc./vol.
Distilled 25/11/1998, Bottled 17/09/2018, Batch 18/099.

André 92%
Un fût de sherry transgenre bourbon. Arômes primaires de bananes et d’ananas, un splash de citron frais, agréable vanille et miel chaud. Le nez est très doux mais ce n’est rien en comparaison à la bouche qui présente une texture hallucinante, grasse et amoureuse qui éclipse pratiquement complètement l’alcool. On revient au nez pour découvrir des tonalités de sirop de poire et d’agrumes. La rondeur de la bouche est divine et envoute les papilles et la langue. Tropical, avec des saveurs d’agrumes, citron, bananes et poires. Pointe de céréales maltées nappées de miel avant la finale poivrée et épices gentiment. Une superbe expression, en dehors du spectre normal de la distillerie et qui laisse la place à une palette aromatique rarement explorée dans les embouteillages officiels.

Lagavulin 13 ans Sherry Butt

52.1% alc./vol.
Cask sample from the distillery warehouse.

André 92%
Holy cow… Compote de fruits, cerises noir, framboises, fumée médicinale et phénolique en retrait, chocolat noir, caramel salé. De la poigne dans un gant de velours version whisky, c’est ça. Hyper doux en bouche et généreusement fruité. Le sherry est gracieux et s’enmitouffle d’un manteau de fumée de tourbe d’où s’exclaffent des notes de cerises noires et de framboises sauvages. La fumée de tourbe s’entremêle à son tour de terre mouillée et salée. On se rapproche de l’édition 16 ans régulière avec ce fût de sherry qui n’est pas de premier remplissage pour sûr. Vingt minutes dans le verre et on a droit à un changement de cap sur les fruits de mer cuits sur un feu de plage… et toujours les fruits rouges sauvages. La finale est un peu courte sur les fruits rouges, les oranges et la tourbe un peu brute.

Patrick 88%
Un très bon scotch, avec toutes les saveurs que j’aime venant de Lagavulin, mais sans la balance habituelle. Mais, comme j’ai dit, ça demeure très bon. Nez : Fumée de tourbe poivrée et cendreuse, avec une bonne dose de xérès chaleureux et une touche de sel. Bouche : De la grosse fumée de tourbe salée et épicée, avec une discrète note de xérès boisée et de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et subtilement fruitée.

Lagavulin 10 ans Duty Free Exclusive

43% alc./vol.
Rejuvenated et ex-bourbon casks.

André 83%
Nez et bouche, deux expériences complètement différentes. L’expérience s’ouvre sur le miel, le sirop de poires et les abricots, ananas, fumée cendreuses, raisins certs et le poivre broyé. Le nez est très équilibré, agréable. Quant à la bouche, la texture ronde met la table pour ensuite migrer vers quelque chose de moins équilibré et de plus rèche et cendreux. Les notes de bois séché et verdâtre viennent gâcher la rondeur des éléments sucrés et fruités. Pommes poires, ananas, abricots, purée de bananes, poivre, citron, fumée et cendre refroidie, iode, camphre. La finale est courte en bouche sauf pour la tourbe et les notes de bois verdâtres. Un Lagavulin sans prodondeur et peu de raffinement. Personnellement, je n’en achèterais pas même si la note finale est correcte. Bien en dessous de la qualité habituelle de la distillerie.

Lagavulin 12 ans – Special Release 2019

56.5% alc./vol.

André 90%
Nez de tourbe très douce et raffinée, feu de plage fait de bouts de bois mort mouillé, tarte aux pommes, sensation citronnée, herbe mouillée et eucalyptus. La bouche développe des accents de cendre froide et de tourbe phénolique et médicinale puissante, crème glacée à la vanille nappée d’un coulis à saveur de limoncello, sirop de poires, abricots, bananes, ananas et terre mouillée. On ne peut pas éviter de comparer avec les éditions régulières annuelles, car il y a similitude. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai aussi l’image d’olives vertes, de sel de mer et d’enbruns maritimes, bonbons casse grippe. Longue finale poivrée, phénolique et maritime, retour sur cette sensation cendreuse et de bonbons à l’eucalyptus et de pansements Band Aid. Une belle édition, un peu brute, dans la lignée du 12 ans annuel. Les amateurs du style et de la distillerie seront servis.

Patrick 90%
Un Lagavulin intense, qui fait penser un peu à son voisin de Laphroaig. Après avoir tenté sans succès de les imiter pendant près de 200 ans, il semblerait qu’ils y soient enfin presque arrivés, hahaha! Bon, joke platte à part, c’est excellent. Nez : Plein de cendre de tourbe sale, avec une touche d’agrumes et une bonne note de sel. Bouche : Oh! Une belle grosse dose de sel, avec de la fumée de tourbe et de la cendre, le tout complété par une note discrète d’agrumes. Finale : D’une superbe longueur, salée et fumée à souhait!

Martin 93%
Nez: Restant de feu de camp sur la plage, bois humide, tourbe cendreuse, citron et terre. Petit sel marin. Retour de la cendre refroidie par les vents de l’aube. Ouch, poétique l’ami… Bouche: Toujours une belle tourbe, accompagnée de sel marin, de xérès fruité et de cuir bien tendu. Une planche de chêne assaisonnée de poivre rose complète le tableau. Finale: Longue et chaude, mais avec une intensité plutôt réservée qui n’est pas désagréable. Fumé, salé, feuille d’eucalyptus, caramel vanillé. Cuir et raisins. Équilibre: Doux et raffiné à souhait. Une intensité suave et réservée à la fois, ce Lagavulin ne devrait pas en effrayer beaucoup, au contraire, malgré en plus son degré cask strength.

Lagavulin 12 ans Cask Strength 2017

56.5% alc./vol.

André 89%
Médicinal et maritime mais aussi bien influencé par le bois de chêne. Poires, pommes, vanille, ananas. Tourbe terreuse et sel de mer, du poivre concassé nargue aussi les narines. Fraicheur citronnée, agrumes, caramel au sel. Approche plutôt brute et franche. Si le nez est plutôt direct, les premières impressions en bouche sont bien différentes. La texture est ronde et huileuse et nappe bien la bouche. Une fois ingéré, l’ensemble est plus costaud et alcoolisé même si adouci par les notes de fruits à chair et de sucre, puis sel de mer, tourbe terreuse et fruits de mers cuits sur un feu de plage, raisins verts. S’en suit une bonne vague poivrée intense. Finale intensément tourbée, sirop de poires, pommes et raisins verts, agrumes, fruits de mer, sel et beaucoup de poivre. Un Lagavulin sur les stéroides.

Patrick 92%
Toujours une valeur sûre que le Lagavulin cask strength. Trèèès intense et savoureux, un classique que je tente d’acheter à chaque année, j’adore. Nez : Délicieuse fumée de tourbe, avec une touche d’ananas sucrés, de sel de mer, voir de fruits de mer. Bouche : Du superbe sel de mer, avec de la fumée de tourbe enveloppante, de l’ananas et quelques agrumes. Ça donne presque l’impression de mordre dans un bon homard avec un peu de beurre salé au citron. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et agréablement épicée.

Ardbeg Blaaack 2020

46% alc./vol.
L’année 2020 souligne le 20eme anniversaire du Comité Ardbeg et la distillerie lance son nouvel embouteillage nommé “Blaaack” avec un mouton comme emblème. Un whisky vieilli, une première pour Ardbeg, en fûts de Pinot noir de Nouvelle-Zélande, pays qui compte 7 moutons pour 1 habitant. Ce whisky a été embouteillé dans du verre noir opaque, une autre innovation pour Ardbeg.

André 91%
Dans la série Ardbeg Day, la version originale et Committee Release de cette année sont certainement une des meilleures versions présentées jusqu’à ce jour… pas au point d’accotter le magistral Dark Cove + CR mais quand même. Le nez est succulent et hyper attirant. Pommes caramel, petits fruits sauvages, notes de tourbe animales mais domestiquées. L’influence du fût est beaucoup plus sentie dans la version régulière, les épices (poivre) plus discrètes (équilibrées?) et les notes de fût brûlé sont plus douces et laissent toute la place aux fruits rouges, cerises noires et aux raisins. On a encore droit aux arômes de viandes fumées sur le feu de tourbe et de chocolat. Le whisky est ferme au niveau des saveurs en bouche mais étonnamment souple au niveau textural, bien gras et huileux. La tourbe, présente mais discrète, bien dosée et nichée dans un nid de petits fruits sauvages et de raisins secs trempés dans le chocolat noir et une touche d’anis poivrée, oranges confites, abricots. Finale sur le charbon de bois, beaucoup moins puissante quand dans la version Committee Release, les fruits rouges, l’anis et le chocolat noir poivré. Je donne la même note pour la version régulière et la version CR, mais pour des raisins bien différentes. La singularité du Committee Release et l’équilibre des saveurs et la trame de fond bien dessinée de l’édition régulière. Définitivement une édition dont on se souviendra.

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