Kilchoman Small Batch STR/Sherry/Bourbon

48.7% alc./vol.
Vatting composé de 20% STR cask, 5% Sherry cask et 75% Bourbon cask, 2250 bouteilles.

André 86%
Nez de fruits tropicaux et de citrons roulés dans la terre séchée par le soleil, la fumée de tourbe sucrée, les poires et le sel de mer. Un plateau de fruits avant d’aller plonger! La bouche est maritime et tropicale, le fût de bourbon en avant-plan avec ses notes de bois vanillées. Poires, ananas, citron, iode, tourbe médicinale, un peu crasseuse et sucrée à la fois. La texture est huileuse et sert bien de cavenas aux saveurs tout en calmant l’alcool. La finale est douce même si tourbée, bien maritime et représentative de la distillerie. Sans être un whisky coup de poing, l’expérience est agréable sans être mémorable.

Kilchoman Loch Gorm – Edition 2021

46% alc./vol.
L’édition 2021 d’une cuvaison de 24 fûts de xérès oloroso remplis en 2011 et 2012. Ces fûts de sherry de 500 litres proviennent de la Bodega Miguel Martin en Espagne et sont remplis d’alcool Kilchoman tourbé à 50 ppm. Édition de 17000 bouteilles.

André 88%
Comme ‘’Electric Ladyland’’ est un classique d’Hendrix, le Loch Gorm est l’équivalent du whisky pour Kilchoman. Nez envoûtant de fumée de tourbe parfumée de fruits rouges séchés, gâteau aux fruits, de caramel, de sel de mer, raisins secs et oranges sur un tapis terreux. Bouche de chocolat noir dans lequel on a trempé des fruits séchés, de cerises bien mûres, raisins secs et prunes, oranges et cassonade. Les épices prennent l’avant-scène en finale de bouche, plus pointue et relevée (pour un 46% d’alcool). La finale est fumée, salée et chocolatée, succulente.

Martin 91%
Nez: Ooh, le xérès poussiéreux éclipse presque la tourbe de la distillerie. Tabac à pipe, dattes et raisins. Une tourbe bien viandeuse enrobe le tout. Le nirvana. Bouche: Raisins secs, huile, poivre noir, cannelle et muscade. Tourbe assez verte et terreuse, sel marin, touche de vanille. Finale: Douce et longue, un doux voyage, bois, vanille, tourbe, raisins. Équilibre: Un superbe embouteillage, les Loch Gorm ont toujours été mes favoris. Une valeur sûre, chère, mais sûre.

SMWS 53.456 Caol Ila 9 ans

57.9% alc./vol.
“Pouding chômeur at the shack” – Distilled 03/04/2014, from First Fill American Oak Oloroso Sherry Hogshead, 270 bottles.

André 83%
Nez de sirop d’érable et de miel, bois de chêne séché bien en évidence, fumée de tourbe un peu bizarre, goudronnée peut-être sous un ciel pâteux et licoreux. La texture en bouche est gourmande, huileuse et bien charnue. Je suis ambigu sur le First Fill Sherry cask que je trouve relativement discret. Bacon cuit dans le sirop d’érable, petits fruits sauvages, tar, iode, poivre. L’aspect de tourbe industrielle n’est pas très présente ici. La finale est incroyablement douce. Il y a une note bizarre de pickel qui apparait furtivement en rétro-olfaction mais on est plus sur la tourbe terreuse, saline et mielleuse pour les notes de la conclusion. Définitivement, le sherry cask ne fait pas le poids versus les 6 années passées en bourbon barrel.

Martin 86%
Nez: Tourbe huileuse et miel dilué, bois sec, grain acéré. Bouche: Caramel salé et pierre lavée. La tourbe y est, la texture y est. Cendreux et liquoreux. Proscuitto et érable. Finale: Chaude et boisée, poivrée et tourbée. Fruits des champs et touche de vanille. Équilibre: Un dram fort, fumé et salin. Un bon caractère. Bien complexe, mais bien dispendieux aussi.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Caol Ila 2008

55.6% alc./vol.
Batch 22/146, bottled 03/08/2022 from First Fill Sherry Cask #312051, 637 bottles.

André 89%
Wow! Quel nez gourmand, très bold et compact. Raisins secs et cerises, aspect terreux comme dans les warehouse humide, prunes et oranges, fumée crasseuse et industrielle, sensation cendreuse qui s’affichera en bouche plus fermement. La bouche est solide… intense comme rendu, très visqueux et gras donnant une belle plateforme aux saveurs et à l’intensité dont la distillerie peut faire preuve. Petits fruits sauvages, prunes, raisins, chocolat et oranges, cerises noires, suie sur le tuyau de cheminée et iode soutenu, gras de viande cuite sur la broche qui coule sur les brûleurs. Les fruits se développent de façon admirable en bouche et les notes tourbées filtrent aisément ce rideau fruité presque opaque. L’alcool est presque discret également en bouche. Finale minérale et poivrée, soutenue sur l’apport de fruits rouges et de notes tourbées.

Murray McDavid Benchmark Caol Ila 8 ans Pauillac Wine Cask Finish

50% alc./vol.
Distilled 2014, Bottled 2022, 1399 bottles. Murray McDavid fût fondée en 1994 par Mark Reynier (actuel PDG de Waterford et Renegade), Simon Coughlin et Gordon Wright (Springbank Distillery), Murray McDavid s’est rapidement fait un nom grâce à sa maturation en fûts exquis. L’équipe est également connue pour avoir repris et « sauvé » la distillerie Bruichladdich. Ce Caol Ila, distillé en 2014 et fini en barriques de chêne français qui ont précédemment détenu du vin rouge français de Pomerol pendant deux ans et demi.

André 85%
Nez au départ bizarre avec une odeur de fromage vieilli qui se dissipe après uelques minutes. Tourbe crasseuse, mélange de citron et de fruits secs, oranges, prunes et sel de mer. Le cask finish est passablement ressenti en bouche, c’est à la fois funky et bien rendu comme agencement. Fruits sauvages séchés, mélange de citron et d’iode, fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, une touche minérale accompagne les effets du wine cask. La texture est moelleuse et sucrée, très agréable. La finale est un peu courte pour un whisky si tourbé, les notes de fruits rouges demeurent pratiquement plus longtemps que celles de tourbe.

Martin 85%
Nez: Tourbe herbeuse et lointaine, cendre, céréales et pointe huileuse et vineuse. Bouche: Miel, bois et fruits rouges. On tombe dans le poivre noir et la cannelle. Finale: Longue et chaude, bien dosée avec une texture agréable. Équilibre: Un dram fort étonnant et plaisant à déguster, fumée et degré d’alcool rehaussent l’expérience.

Duncan Taylor Octave Caol Ila 15 ans 2008

52.1% alc./vol.
Distillé en 2008, embouteillé en 2023, 90 bouteilles, cask #4036549

Patrick 77%
Je ne suis pas fan des whiskys overpriced de cette ligne de whiskys, et cet embouteillage, dont la balance est quasi-catastrophique (bref, à l’inverse des notes de dégustation du producteur), ne fait que confirmer mon opinion. Bref, les trop petits fûts (Octaves), c’est une façon coûteuse de ruiner un bon whisky. Nez: L’arôme du whisky est relativement léger, avec du xérès terreux, pâtes aux champignons, de la fumée avec une touche médicinale et une discrète note d’agrumes. Bouche : D’abord le gingembre, puis du chêne grossier recouvert de gros sel. J’ai aussi l’impression d’un dessert au vin blanc passé date, et de saumon plus trop frais… Finale : D’une longueur moyenne, et sans grande balance.

Kilchoman 100% Islay 13th Edition 2023

50% alc./vol.
La 13e édition 100% Islay a été distillée à partir d’orge de type Publican cultivée à la ferme de Kilchoman en 2012, 2013 et 2014, elle a ensuite été vieillie pendant un minimum de 8 ans avant que 44 fûts de bourbon ne soient sélectionnés pour la sortie des bouteilles de cette année. Les 13,000 bouteilles sont titrées à 20ppm.

André 84%
Nez très doux offrant une texture huileuse, de belles notes de fruits tropicaux et de pommes vertes, une discrète tourbe végétale, de belles notes de citron et de poivre vert. La bouche inspire du citron maritime, de l’iode, un soupçon de caramel, de la cendre froide et des céréales séchées nappées de miel. Malheureusement la texture laisse à désirer (ce qui déçoit avec le nez huileux annoncé), c’est plutôt dilué comme rendu en bouche. L’aspect cendreux s’accroche en finale de bouche et laisse une sensation bizarre sur les dents presque à se confondre avec un sentiment minéral et de charcoal crasseux.

Bunnhabhain Moine 2008 French Oak Hogshead Finish – Feis Ile 2019

57.4% alc./vol.
Bottle # 516 of 1872 bottles.

André 88%
Belle force cachée au nez, fumée à l’abricot et à l’ananas, fumée cendreuse et sale, sensation maritime, salée et très aérienne avec une touche minérale. Bouche parfumée à la fumée de tourbe terreuse, citron poivré, bois de chêne toasté, noix cuitea au four, caramel, abricot et zeste citron. La texture aide à supporter l’alcool qui demeure relativement discret mis à part un feeling cendreux spécial laissé en toute finale de bouche. Finale malpropre et cendreuse, citron et ananas, le tout boisé à souhait.

Ardbeg Heavy Vapours Committee Release 2023

50.2% alc./vol.

Patrick 86%
Tout comme pour la version “plébéienne” de ce whisky, quoique très bon, ce n’est pas un scotch qui passera à l’histoire. C’est d’ailleurs mauvais signe quand certains liquor stores hors Québec les offrent sans limites d’achat… (mais au Québec, cette bouteille est disponible uniquement par importation privée ou loterie…) Nez: Fumée de tourbe fraîche et huileuse, avec un peu de charbon et une discrète touche de menthol. Bouche : Ma première impression est que je viens d’avaler une gorgée d’eau de mer fumée et huileuse. Plus, j’y trouve aussi les épices du bois sec et, contrebalançant la chaleur du bois, une touche de fraîcheur mentholée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, salée et boisée.

Ardbeg Anthology: The Harpy’s Tale

46% alc./vol.

Patrick 90%
Un beau gros whisky complexe et savoureux, porté par une belle texture. Bon, 275$ (ou plus) pour un whisky de 13 ans, je ne peux pas me dire impressionné par le rapport qualité-prix. Nez: La délicieuse fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, huileuse, avec quelques agrumes et une touche de crème brûlée. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, on retrouve toujours au premier plan la fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, du chêne et de discrets fruits tropicaux. Finale: D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel et de l’huile. 

Kim 88%
Humer ce whisky, c’est me projeter enfant, à errer entre les piles de pneus neufs du Canadian Tire. Viennent ensuite des baies rouges et des souvenirs, plus matures ceux-ci, de mezcal bien rustique. Au goût, j’ai un mélange d’épices rappelant le ras-el-hanout, puis arrivent des cerises noires, des tranches d’oranges caramélisées et du miel presque brûlé. J’ai l’impression d’assister à une valse de saveurs qui s’accordent et se complimentent les unes les autres.