Aberlour 12 ans Double Cask Matured (2020)

40% alc./vol.
L’Aberlour 12 ans Double Cask Matured est un Single Malt qui bénéficie d’un double vieillissement, en fûts de Bourbon et en fûts de Sherry (Xérès). Cette version d’Aberlour a pour particularité d’avoir été vieillie dans un premier temps dans des fûts ayant contenu du bourbon et d’avoir été affinée ensuite dans des fûts ayant contenu du sherry.

André 83%
Cerises, réglisse et pommes, cassis, miel, pincée de cannelle. Étonnant comme nez, bien équilibré et approchable. Le corps du whisky en bouche est un peu dilué malheureusement, les épices plus présentes, les notes tirées des sherry cask sont opulentes. Oranges, pelures de pommes, cerises noires, figues, anis, cannelle, gâteau aux fruits, raisins mauves. Courte finale en longueur, douce, sur les fruits rouges et les oranges et une légère morsure d’épices. De Baisser le taux d’alcool de 3% versus l’ancienne version aura joué sur le rendu textural général. Mais demeure un bon achat qualité-prix.

Kim 74%
Nez : Framboises, légèrement vineux, jujubes. Bouche : Étrangement astringent, amertume prononcée, on dirait que j’ai mordu dans une pelure de pamplemousse. Pas convaincue.

Aberlour 16 ans Double Cask Matured

43% alc./vol.

André 87%
Plus de corps que le 10 ans d’âge. Les cerises sont au premier plan, suivi d’arômes de gâteau aux fruits chaud dans le temps de fêtes. Doux et soyeux, on sent une recherche, un vieillissement qui fait de lui un single malt plus mature et typé que son jeune frère. Mais pour le même prix qu’un Aberlour Abunadh, difficile de ne pas considérer de prendre le 2eme choix. Très agréable et éclipse le Aberlour 10 ans, n’en déplaise à Jim Murray.

Patrick 86%
Nez très chaleureux, où le xérès ne se fait pas trop discret contrairement aux épices du bourbon. Au goût, Aberlour nous démontre encore sa maîtrise du vieillissement en fût de xérès : une arrivée riche en bouche marquée par le xérès et les épices, évoluant jusqu’à ce que le sucre du vin vienne remplacer les épices du bourbon. En finale, une vanille cireuse vient malheureusement tout aplanir. Très bien équilibré, idéal pour l’automne et l’hiver, ou pour les soirées d’été un peu trop fraîches.

Martin 87%
Orange vif et riche. Nez: Doux et sucré, orge juteuse et xérès enflammé. Raisins secs, bois, caramel, kool-aid à la cerise. Gâteau aux épices, cuir et vanille. La bonne façon de s’exprimer pour un fût de sherry. Cacao et fleurs. Bouche: Un peu plus aqueux que prévu. Raisin juteux et caramel, sherry et épices, cuir fumé, cassonade, miel et vanille. Finale: Chêne, raisins et xérès avec une touche de vanille. Longue et soutenue. Équilibre: Un solide Aberlour, un peu comme un Abunad’h avec une force d’alcool régulière. Définitivement une des rockstars de la gamme standard de la distillerie.

Kim 85%
D’une belle couleur ambrée, ce whisky dégage des arômes de tabac, cassonade, raisins secs et dattes, avec une pointe de fruits tropicaux. Plus rough en bouche qu’au nez, il présente encore des notes de fruits secs, mais surmontés d’une bonne dose d’épices. Bref, si vous plongez un morceau de carré aux dattes dans votre whisky, ça devrait ressembler à ça. Idéal pour quiconque n’aime pas trop les sensations fortes ou recherche un dram facile à boire pour apprivoiser la visite.

Aerodrome Distilling 4 ans Straight Bourbon Whiskey Maple Syrup Finish

60% alc./vol.
Mashbill composé de 75% maïs, 21% seigle et 4% d’orge maltée.

André 90%
Certains puristes crieront au sacrilège (j’avoue avoir été suspicieux moi aussi) à la vue d’un bourbon en fût de sirop d’érable mais le résultat est exquis. Le nez s’ouvre sur les fruits rouges intenses, le poivre, la cannelle épicée et le sirop d’érable. L’imposant sirop d’érable adoucit agréablement la volée d’épices et l’alcool puissant, en se mariant aux notes sucrées des céréales de maïs. La texture en bouche est collante et gourmande. Le mariage des fruits rouges épicés, de la cannelle et des différents sucres offrent un rendu agréable et superbement bien équilibré. L’alcool est bien discret sous cet édredon sucré. À l’aération, grosses notes de cerises marasquin, de framboises. Finale sur le sirop d’érable poivré et parfumé de cannelle, de cerises marasquin dans leur jus et de sirop d’érable. Relativement limité côté saveurs mais quel plaisir à boire… ou encore mieux, à déguster nappant un bol de crème glacée à la vanille… Jouissif!

Martin 90%
Nez: Caramel bien chaud, douce vanille, érable et une pointe de maïs sucré. Bouche: Texture dense et chaleureuse, sur la tarte aux pacanes, le sirop d’érable, le chêne toasté et une touche de cannelle. Finale: Longue, épicée, légèrement tannique avec un retour de cassonade dorée. Équilibre: Un bourbon qui flirte vec le corn whisky, mais riche et audacieux, où la finition en bois d’érable ajoute une gourmandise maîtrisée sans masquer la puissance du distillat.

Kim 85%
Nez : Au-delà des arômes traditionnels d’un bourbon, il y a quelque chose de profond et riche, presque terreux et vraiment plaisant. Zeste d’orange confit, l’alcool est très présent, pétrichor, mais pas de sirop d’érable pour le moment. Bouche : Ah, là par contre le sirop s’exprime sans grande subtilité. C’est sucré, presque trop, mais la solide trame d’alcool et de bois vient soutenir tout ce sucre de belle façon. Est-ce que j’en boirais tous les jours? Non, c’est trop sucré. Mais est-ce que je trouve ça bien fait? Tout à fait.

Aerolite Lyndsay 10 ans

46% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky – The Character of Islay Whisky Company – Aerolite Lyndsay est en fait une anagramme des mots « ten year old Islay » (Islay de dix ans d’âge) !

Patrick 90%
C’est souvent la « finale » d’un whisky qui fait qu’il perd des points, mais ici, c’est tout contraire. La finale s’étire tellement longtemps et est tellement délicieuse que j’ai ajouté quelques points à la note que je prévoyais initialement donner. Bref, un superbe whisky de dégustation. Nez: Fumée de tourbe maritime, avec une touche de miel sucré, de paprika, de caramel salé et de vieux papier journal (je trahis ici mon âge!). Bouche : Une délicieuse fumée de tourbe bien salée, du chocolat noir, du cuir, du miel et une touche fruitée extrêmement discrète. Finale : D’une très belle longueur, fumée et cendreuse, salée et sucrée. J’adore le goût qui me reste en bouche.

Martin 85%
Nez: Fumée sèche, caramel salé, citron confit et une pointe de vanille. La tourbe est bien présente mais elle se laisse désirer. Bouche: Texture fine mais expressive, sur la cendre froide, le miel, le malt toasté et une touche d’épices. Finale: Moyenne à longue, légèrement saline et cendrée, avec un retour sucré-fumé. Équilibre: Un Islay quand même bien construit, offrant une tourbe modérée et une texture harmonieuse, parfaite pour faire découvrir le style de l’île à un apprenti.

Kim 83%
Nez : Brioche au sucre à la crème qui aurait fait un bref et bénéfique séjour dans le fumoir, cerises noires, poivrons vert grillé, noix de grenoble, son de blé. Bouche : Si un whisky et un muffin au son avaient fait un enfant, ça donnerait ça. Feeling de « brun » mais pas mauvais; gruau, son de blé encore, mélange de noix, raisins secs. Un beau petit whisky sympathique sans être flamboyant ni fabuleux.

Alberta Premium Batch 10 Legacy Reserve

42% alc./vol.
Produit à partir de whiskies vieillis en New White Oak, Ex-Bourbon et Ex-Canadian Whisky barrels provenant de 10 différents chais de vieillissement de la distillerie.

De 2001 à 2010, chaque année, Alberta a mis de côté un peu de leur whisky. Le Batch 10 Legacy Reserve présente donc un mélange de liquide provenant des dix années. Le whisky sélectionné provient de 10 entrepôts différents du site de 42 acres, ce qui contribue à la complexité des saveurs en fonction des attributs uniques de chaque entrepôt. Fait à partir de fûts vierges, ex-bourbon et ex-canadien

André 81%
Si un whisky peut représenter ce qu’est un rye whisky Canadien, c’est bien le Alberta Premium. Nez typique du style de seigle poussiéreux et terreux, parfumé de cannelle et de pelure de pommes rouges, cassonade et épices poivrées. Sensation cireuse qui se développe à l’aération. La bouche est conduite par les notes découlant du seigle ; cannelle, poivre, terre brûlée par le soleil, prunes, oranges, chocolat amer et caramel en background. La texture est un morne, la cannelle manque de punch aussi. La finale est herbacée et épicée, courte en longueur malheureusement. Personnellement, je trouve que ces dernières versions ont beaucoup perdu de leur lustre si on les compare à celles du début 2000, plus affirmées et représentatives.

Patrick 88%
Un très bon Alberta Premium qui est définitivement « sur la coche ». Savoureux, complexe et bien équilibré, tout ce que j’aime dans le whisky canadien s’y retrouve. Nez: Chêne, chocolat noir, notes de prunes séchées et de bananes. Alléchant! Bouche : Porté par une douce texture, j’y retrouve une tonne de chêne, les épices du seigle, des fruits mûrs, du chocolat noir, de l’expresso, de la banane et une goutte de caramel. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et avec une goutte de caramel.

Martin 86%
Nez: Épices du rye, pomme rouge bien cireuse, pain intégral toasté, miel de trèfle et une note herbacée légère et intrigante. Bouche: Souple au niveau de la texture, sur les grains de seigle, le caramel blond, la pomme rouge et une subtile pointe de poivre noir. Finale: De longueur moyenne, boisée et légèrement grillée, avec des échos de vanille et de céréales. Épinette et cire. Équilibre: Un dram plutôt équilibré, franc et chaleureux, qui fait honneur au rye canadien sans fioritures, adéquat en dégustation autant qu’en cocktail.

Kim 82%
Nez : Zeste d’orange, un côté terreux qui ne me déplait pas, betteraves rouges et un petit quelque chose de vineux. Bouche : Épices à gâteau, betteraves rôties au miel, une astringence un peu étrange. Plutôt unidimensionnel, sans être mauvais, finale courte.

Amrut 9 ans Special Limited Edition Port Pipe – KWM Exclusive

60% alc./vol.
Batch 48 – Exclusif au Kensington Wine Market – Fait à partir d’orge indien à 6 rangs – Distillé en août 2013, embouteillé en décembre 2022 – Cask 4660 – 145ème fût exclusif – 300 bouteilles

André 91%
Ouf… quel nez, s’ouvrant sur un mélange de prunes, framboises, oranges sanguines, le tout mélangé d’un coulis de chocolat noir amer et de notes de terreau humide. Quelques minutes dans le verre et de belles et savoureuses notes caramélisées se développent. La bouche est bold, le bois bien ressenti ainsi que l’alcool qui pénètre la langue de ses petites aiguilles. Prunes, raisins secs, dates, cerises… puis une sensation vieillotte de vieux bois vernis et de terre humide dans le caveau à patates, du chocolat amer et de l’orange sanguine trempées dans le caramel. Beaucoup de temps d’aération permettra au whisky de s’arrondir un peu et d’équilibrer l’alcool. La finale est interminable, l’alcool aidant, tannique et sèche même si parfumée d’un mariage de fruits rouges.

Patrick 90%
Andrew du KWM a très bien choisi son fût! Il n’y pas à dire, quand on t’offre du jus comme ça, tu en prends le maximum de bouteilles possibles! Nez : Un parfum de porto envoûtant, plein de beaux fruits mûrs et de fudge. Bouche : Du délicieux porto avec du fudge et un peu de caramel dont la rondeur fait presque oublier la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, fruitée avec une touche boisée chaleureuse.

Martin 91%
Nez: Prune noire, cassis, sucre brûlé et bois toasté. Bouche: Dense et copieuse, présentant de la confiture de mûre, du cacao amer, des épices douces et une chaleur bien intégrée. Finale: Longue, vineuse, avec des notes de fruits noirs, de noix et une légère sécheresse tannique. Équilibre: Gourmand mais intense, ce whisky assume pleinement son élevage en fût de porto sans jamais sombrer dans la lourdeur. Much love.

Kim 90%
Nez : À la fois floral, fruité et épicé. Pétales de rose séchées, tarte au citron, coulis de bleuets, purée de dattes, fenouil, cumin et anis. Tout ça, dans une généreuse dose d’alcool. Bouche : Riche et rond, sur le cuir et les feuilles mortes. Me donne l’impression de lécher du caramel super foncé sur une planche de chêne. Vague de noix de coco grillée et de vanille en finale. Ça ne déçoit pas.

Amrut Single Malts of India Kurinji

46% alc./vol.
Batch #1, Bottled 12/2022. Alors que la réputation du single malt indien continue de croître, la maison Amrut propose cette gamme de whiskies provenant des plus petites distilleries du pays, moins connues à l’international. Amrut Kurinji est un single malt originaire d’une région montagneuse (Kurinji) et présentant des caractéristiques uniques. Inspiré par la fleur bleu-violet de Kurinji, qui fleurit une fois tous les 12 ans. Édition de 16,000 bouteilles.

André 85%
Nez très doux, à la fois sucré et floral. Poires dans leur sirop, miel chaud, fruits tropicaux, cosses d’oranges, ananas et un zeste de lavande discret. La bouche est poivrée, mielleuse. Ananas, poires, abricots, melon au miel et miel d’acacia, mélange de bois de chêne séché et de poivre moulu. Finale tropicale, remplie d’oranges et de poivre, poires et melon au miel accompagné d’une sensation épicée de bonne force et de sucre en poudre.

Patrick 79%
D’approche agréable, ce dram a perdu des points tout au long de la dégustation… Rendu à la finale, j’avais plutôt hâte que ça finisse. Nez: Floral et mielleux, le tout présenté sur la traditionnelle planche de chêne. Bouche : Le chêne est ici à l’avant-plan, avec une bonne d’épices, du miel et des fleurs. J’y retrouve aussi peu de fruits légèrement moisis et des herbes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec des fleurs en train de pourrir.

Martin 86%
Nez: Fleurs sauvages, miel clair, raisins blancs et une touche de pâte d’amande. Bouche: Douce et aérienne, avec des notes de poire pochée, de vanille, d’agrumes confits et de céréales légèrement beurrées. Finale: Moyenne, florale et légèrement épicée, avec une persistance subtile de fruits tropicaux. Équilibre: Un dram délicat et parfumé, qui met de l’avant une fraîcheur florale et une maturation bien maîtrisée.

Kim 78%
Nez : Évoque un vin rouge sur le fruit (mûres, cassis, cerises), des notes de noix de grenobles et d’épices à gâteau, un soupçon de fleur d’oranger… et de la slush à la framboise bleue. Bouche : Mais où sont passées toutes les délicieuses arômes que j’avais au nez? Je retrouve un peu la framboise bleue, mais sous une couche de bois rapeux et plutôt astringent. Feeling d’Anis en finale qui me rappelle un peu l’orzo.

Amrut Triparva Triple Distilled

50% alc./vol.
Batch #3, Bottled 09/2022. Édition limitée d’Amrut, Triparva signifie « en trois parties » en hindi, car ce whisky est triplement distillé. Il s’agit du tout premier single malt triplement distillé d’Amrut.

André 93%
Complètement sorti de ma zone de confort. Wow, rarement senti un nez comme ça… Papaye, nectarines, purée d’ananas et de bananes. On est transporté sous les chauds tropiques dès la première gorgée. La bouche est sucrée et suave ; melon au miel, nectarines, ananas, papaye et mangue, crème à la vanille et coulis de miel. Le tout est parfumé d’une pincée de cannelle. Hallucinant ! Longue finale tropicale et festive sur le jus de fruits tropicaux et quelques épices. Me rappelle un Teeling Sauternes que j’avais adoré. Je suis sur le cul, vraiment.

Patrick 85%
À l’aveugle, je me serais cru en Irlande! Une belle réussite dans le genre, on a laissé le grain et le bois s’exprimer afin d’en apprécier toutes les subtilités. Nez : Un beau parfum de malt, débordant de fruits tropicaux, de noix de coco, de vanille et d’amandes. Bouche : Huileuse, fraiche et chaleureuse à la fois, j’y trouve des fruits tropicaux, du malt grillé, de la vanille, des fleurs et de la noix de coco. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, épicée et avec des notes florales.

Martin 89%
Nez: Pêche mûre, fleur d’oranger, crème anglaise et voile de caramel blond. Impression boisée et végétale tout en restant profondément exotique. Bouche: Veloutée, sur des notes de melon miel, de vanille, de zeste d’orange et d’amande, avec une touche de noix de coco et de fumée. Bien poivré, on croirait entrer chez La Route des Indes. Finale: Longue et tropicale, marquée par le chêne vanillé et une chaleur subtile. Équilibre: Une version étonnamment corsée d’Amrut, qui reste toutefois raffinée et gourmande, un dram résolument saugrenu.

Kim 85%
Nez : Cire d’abeille, zeste de citron et une solide dose de litchi, voire même de pelure de lichi car c’est aromatique et un peu « rapeux ». Ananas pas mûr. Bref, on sort des sentiers battus, mais j’aime ce que je renifle. Bouche : Le litchi et l’ananas sont encore bien présents, avec une étrange mais agréable dose de bergamote, qui me rappelle un thé english breakfast. J’y discerne aussi une pointe de caramel salé. Un pot-pourri particulier, mais agréable.

Amrut Two Continents – Batch #4

46% alc./vol.
Batch #4, Bottled 07/2022. Produit à partir d’orge cultivée dans les provinces du nord-ouest de l’Inde, il a été distillé dans le sud de l’Inde, à Bangalore, où il a été rempli dans des fûts de type Refill Ex-Bourbon cask pour commencer sa maturation dans le climat tropical du sud de l’Inde, avant d’être transporté en Europe dans un endroit non divulgué pour sa dernière période de maturation.

André 84%
Grains de céréales nappées d’une couche de purée de bananes et de poires, de l’ananas et de la vanille. La bouche s’ouvre sur la poire et le malt séché au miel, crème brûlée, vanille et zeste de citron, tannins de chêne, gingembre et sucre brun. Texture plutôt franche et aux tannins épicés bien présents. Finale à saveur d’oranges, de mangue et de fruits tropicaux divers, oak spices et caramel suivi d’un épilogue de purée de bananes.

Patrick 74%
J’avais goûté la première batch de ce whisky il y a plus de 10 ans et je n’avais pas été impressionné. J’espérais toutefois que le tout se soit amélioré depuis, mais il semble bien que le contraire soit arrivé. Nez : Céréales ayant trempées trop longtemps par terre dans les rues de Bangalore pendant la mousson. Bouche : Un mélange de céréales humides et de métal, avec une touche poussiéreuse qui, quoique désagréable, améliore tout de même l’ensemble. Finale : D’une longueur moyenne, métallique, avec de subtiles notes de bois sec.

Martin 85%
Nez: Crème pâtissière, fruits exotiques, céréales maltées et pointe de bois ciré et lavé au Murphy’s. Bouche: Texture quand même onctueuse avec des notes de fruits jaunes mûrs, de vanille, d’amande grillée et de poivre doux. Finale: Moyenne à longue, sur le bois noble, le sucre brun et une chaleur épicée persistante. Équilibre: Un single malt lumineux et nuancé, bien construit entre douceur fruitée, chaleur d’épices et structure boisée.

Kim 80%
Nez : Odeur chimique de gomme balloune, réglisse rouge, graines de carvi et quelques chose d’un peu terreux sans être déplaisant, un mélange de pétrichor et de feuilles mortes. Bouche : Une petite bombe d’épices; encore le carvi, mais aussi du curcuma, nigelle, cari de Madras, cardamome noire. Ça me sort de mes pantoufles!

Arbikie 1794 Rye Single Grain Original

48% alc./vol.
Pour cette édition, l’alcool de base a été élaboré à partir d’un mélange de 60 % de seigle d’hiver, 25 % d’orge maltée de printemps et 15 % de blé d’hiver. Cet alcool tourbé a ensuite vieilli dans des fûts neufs de chêne américain carbonisés.

André 63%
Le nez est très spécial mais pas dans le bon sens du terme ici. Rye herbacé teinté d’accents de pastilles à l’eucalyptus, de Pinesol, les cerises et le bois calciné. Notes qui rappellent aussi une vieille brouette rouge sous la pluie dont le fer est rouillé. Très Canadian rye whisky artisanal dans le style. En bouche, l’ensemble est marqué par une sensation artificielle presque chimique, les pastille casse-grippe à l’eucalyptus, grosses notes de cannelle cireuse, la sève de arbres de pin tout juste coupés, la cerise chimique et une pincée de poivre. Le rye est très évident et très organique aussi. Aux gorgées suivantes, ça goûte l’alcool bon marché vieilli mais loin d’être à point. Finale chimique de cannelle, cerises et d’eucalyptus. C’est pas bon, pas loin d’être dégueulasse. Note de 60% pour avoir eu l’audace d’embouteiller et 3% pour l’effort.

Patrick 80%
Voici un whisky auquel je suis revenu plusieurs fois avant de me décider à écrire cette évaluation. Ma première impression en ouvrant ma bouteille en a été une de déception : Le seigle était dilué dans le blé et l’orge, et le whisky ne semblait pas avoir passé suffisamment de temps en fût… Comparativement à la compétition (Ryelaw d’Inchdairnie et Teaninich), il désappointe… un peu. Car je dois admettre d’en prendre afin de le « comprendre », j’ai fini par l’apprécier un peu. Mais sans plus. Nez: Le parfum me fait penser un peu plus à du gin que du rye… Énormément d’herbes aromatiques, du zeste d’orange, un peu d’épices, de subtiles baies sauvages et des biscuits de malt. Le tout présente aussi un feeling de jeune spiritueux, ce qui accentue mon impression d’avoir affaire à un gin. Bouche : Les épices et les herbes se battent ici pour la première place, et sont finalement mariées ensemble par un trait de caramel et des baies sauvages. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et surtout marquée par le bois cramé.

Martin 80%
Nez: Pain de seigle chaud, poivre doux, miel, pomme rouge, bois toasté, nuance prononcée d’aneth. Bouche: Texture adéquate et souple, caramel brun, gingembre, orange confite, céréales grillées, clou de girofle, épices franches qui s’étendent sur le palais. Finale: Assez longue, sur menthe fraîche, chêne sec, noix grillée, avec une légère chaleur poivrée. Un bon restant de sandwich au smoked meat et à l’aneth. Équilibre: Un dram au profil épicé affirmé, avec un grain bien mis en valeur et une structure quand même nette et cohérente. Pas top, mais je ne peux lui en vouloir.

Kim 58%
Nez : Un « newmake » qui sort de l’alambic a habituellement une bien sympathique odeur; un whisky affiné suffisamment longtemps en fût développe une belle complexité aromatique. Entre ces deux phases, on a souvent affaire à un solide « yark » au nez. Et c’est le cas ici. Mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Bouche : Malgré tout, le newmake est intéressant, le seigle apporte une belle touche épicée et une rondeur en bouche, mais ce n’est pas prêt à boire. Je suppose que si je mettais suffisamment de sucre dans une bouteille de Pine Sol, ça ressemblerait. À regoûter dans quelques années.