Macaloney Kildara

46% alc./vol.
Whisky single pot still, distillé trois fois et aAssemblé à partir d’une sélection de fûts de bourbon du Kentucky, d’oloroso espagnol, de chêne américain vierge et de Pedro Ximénez espagnol.

Patrick 90%
Tout de même marrant de voir qu’un Écossais établi au Canada arrive à faire un whisky de style irlandais mieux que bien des distilleries irlandaises. Nez: De beau fruits mûrs réchauffés, avec de la cannelle, de la vanille et du cuir. Bouche : Les fruits mûrs cuits et le cuir en premier lieu, puis du chocolat noir, des oranges, du miel et des raisins secs. Chaleureux et porté par une assez belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée, boisée et avec un peu de chocolat noir.

Okanagan Spirits 1Malt 5 ans

40% alc./vol.
Single malt canadien de la Okanagan Spirits Craft Distillery à Vernon, élaboré à partir d’orge locale et vieilli cinq ans en chêne, positionné comme expression accessible du style maison.

Patrick 83%
Un bon jeune malt bien boisé qui « fait la job ». Nez : Parfum léger présentant des notes de caramel, de vanille et de cuir sec. Bouche : L’arrivée en bouche est intéressante, avec une poignée mélangée de bonbons aux fruits saupoudrés d’épices et de sucre blanc. Ensuite, le sucre se transforme en sucre brun et les épices en bois grillé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé.

Martin 77%
Nez: Céréales sucrées, pomme verte, vanille, bois jeune, impression un peu étroite. Bouche: Texture mince dès l’arrivée, malt simple, caramel pâle, poire pas assez mûre, amande, légère sécheresse boisée qui assèche le milieu de bouche. Finale: Courte, sucre blanc, chêne vert, note herbacée un peu rêche. Équilibre: Ensemble cohérent mais limité, manque de profondeur et d’ampleur, un dram correct sans réel relief.

Loch Lomond 21 ans

46% alc./vol.
Mariage de trois styles de whiskys de la distillerie, dont deux sont tourbés, et tous vieillis séparément dans des fûts de chêne américain avant d’être mariés jusqu’à trois mois avant la mise en bouteille et non-filtré à froid.

André 85%
Nez très doux et tropical avec une pointe herbacée; poires dans leur sirop, abricots, miel, vanille et bois doucement toasted. Après quelques minutes d’aération, notes de coconut et d’oranges. La bouche est plus relevée, herbacée et épicée. Poivre moulu et gingembre, melon au miel, poires, zeste de citron et des influences du bois de chêne très présentes. Ça manque d’équilibre et de texture également. Belles notes de bonbons au miel en finale, mangue, oranges, poires, abricots… et un p’tit ajout de fumée de tourbe bien discret évoluant en crescendo de façon plus affirmée et une sensation générale très épicée. Un dram déroutant et sans trop de ligne directrice mais très challengeant à évaluer.

Patrick 89%
Je suis fan de Loch Lomond, alors j’avais bien hâte de goûter ce 21 ans et je ne suis pas déçu. Bien balancé et présentant la complexité typique de la distillerie, c’est un très bon whisky. Nez: Un mélange de bois grillé et de noix de coco, des pommes rouges, du gingembre et une goutte de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche est bien épicée, avec une petite volute de fumée de tourbe, du jus de citron, du bois carbonisé, des épices à steak, de la cannelle et un soupçon de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Crown Royal 1975

40% alc./vol.
Ce blended whisky contient de l’alcool provenant de la distillerie Waterloo, aujourd’hui fermée. Le millésime de cette édition correspond à l’année de distillation du composant le plus jeune, et non à l’année de mise en bouteille.

André 78%
Nez de cosses d’oranges trempées dans le sirop d’érable, de grains de céréales Sugar Crisp, de pomme caramel. Texture fluide et diffuse en bouche. Cannelle et clou de girofle, cassonade et sirop d’érable, poires, pommes rouges, oranges, touche de rye éventé, gingembre et vanille. Finale épicée avec des céréales séchées bien en évidence sur un lit de cassonade et de sirop d’érable.

Wayne Gretzky No.99 Maple Cask Finish

40% alc./vol.

André 78%
Mélange de cassonade et de sirop d’érable, miel, abricots et oranges, pacanes. En bouche, on se croirait à la cabane à sucre. Les notes associées au seigle sont adoucies par les fortes notes sucrées. Pommes au caramel, oranges, cannelle, sucre d’érable, pacanes trempées dans le sirop d’érable, petits fruits secs, bois toasted. Texture vraiment intéressante, huileuse mais hyper sucrée. Finale cabaneasucre-esque, bois toasté, cassonade et sirop d’érable, cannelle. Ce whisky tombe plus dans la catégorie des whiskies aromatisés, plus pour le plaisir, non pas pour la dégustation disons. Ça se boit bien, c’est agréable mais loin d’être complexe. Un whisky « elbows-up » représentant bien le pays.

Wayne Gretzky No.99 Double Barrel Oaked

40% alc./vol.

André 79%
Comparativement à la version Maple Finish, cet opus est plus sur le caramel mais a su garder ses notes d’érable en arrière-scène. Caramel, noix, sirop d’érable, cannelle discrète, bois toasted. Les notes de cannelle et d’épices sont plus prononcées en bouche. Elles s’accompagnent de notes de bois brûlé et caramélisé ainsi que de vanille. C’est assez rectiligne et monochrome comme palette aromatique, similitudes avec le Maple Finish mais en version plus épicée et avec des tonalités boisées plus définies. Finale un peu courte sauf pour les épices boisées, les notes sucrées tiennent la route.

Distillerie des Marigots – Opus No2: Édition 150eme anniversaire de Caplan

46% alc./vol.
Single Cask de 3 ans d’âge, Cask #11, 307 bouteilles. 100% distillé à la distillerie, uniquement à partir d’orge maltée québécoise, fermentation longue de 5 à 6 semaines (habituellement 6 à 7 jours dans le monde du whisky), distillation dans un alambic charentais 100% cuivre, sur flamme nue, ce qui apporte la caramélisation des sucres et la réaction de Maillard, non filtré à froid. Vieillissement de 3 ans en chêne américain neuf, séchage air libre 24 mois, chauffe profonde char 2. Lancé le 18 août 2025.

André 86%
Comme tous les albums de groupe musicaux, la production d’un deuxième album est une expérience périlleuse, surtout quand l’album initial a connu du succès. L’Opus #1 de cette distillerie m’avait grandement impressionné et j’avais très hâte de plonger dans le second opus dopé par mes grosses attentes. Le nez développe des notes d’oranges sanguines et de pommes caramel que l’on retrouvait dans les fêtes foraines, de la cassonade, notes de Cracker Jack peut-être. Belle onctuosité pour la texture en bouche offrant un bon support aux notes de cerises, oranges et pomme. J’ai de bonnes notes de sucre en poudre et de sucre caramélisé également avant une pointe boisée et épicée. En finale, une pointe de menthe poivrée avant une montée de poivre moulu intense et d’un mélange de fruits rouges séchés et d’essence d’orange et de vanille sur une planchette de chêne toasted.

Martin 87%
Nez: Compote de poire, miel de trèfle, céréales dorées, bois ciré, fleurs des champs, avec un léger rappel d’écorce d’orange. Bouche: Arrivée douce malgré une infime morsue d’alcool, caramel au beurre, pomme rôtie, noisette, pain brioché, herbes sèches, pour finir avec une bonne cuillerée de cassonade. Finale: Une faible mais longue lueur persiste, vanille, chêne grillé, citron confit, amandes. Petite touche de poivre rose. Équilibre: Profil plus pâtissier que l’Opus No.1, avec une structure simple mais chaleureuse, une harmonie tranquille. J’adore ce que cette distillerie nous offre, on est 2 en 2, ce n’est plus prometteur, c’est excitant.

Distillerie des Marigots – Opus No.1

46% alc./vol.
Single Cask de 3 ans d’âge, Cask #10, bouteille #251 de 331. 100% distillé à la distillerie, uniquement à partir d’orge maltée québécoise, fermentation longue de 5 à 6 semaines (habituellement 6 à 7 jours dans le monde du whisky), distillation dans un alambic charentais 100% cuivre, sur flamme nue, ce qui apporte la caramélisation des sucres et la réaction de Maillard, non filtré à froid. Vieillissement de 3 ans en chêne américain neuf, séchage air libre 24 mois, chauffe profonde char 2. Lancé le 7 juillet 2025.

André 86%
Sur l’autoroute des lancements de whisky québécois, on se fait dépasser par la gauche, nous ne l’avions pas vu venir dans l’angle mort de l’expectative et du manque d’une parution à point. Mis à part le Côte Des Saints PX Cask Strength qui sort du lot, les whiskies québécois n’offrent présentement que peu d’alternative lorsque l’on recherche de la qualité et un rendu agréable. Mais ce whisky… Bravo! Le nez s’ouvre sur les odeurs de cerises et de pommes fraiches, de caramel épicé, des notes de pacanes et de sirop d’érable. Le bois est présent mais agréablement bien équilibré, aucune note de bois vert et d’alcool neutre, tout est bien intégré et équilibré. La bouche est grasse, la texture provenant de la non-filtration est bien ressentie. Mélange d’oranges et de pommes, petits fruits sauvages, cassonade-caramel épicé, noix cuites au four, bois toasted. Aux gorgées suivantes, le tout est rehaussé de gingembre et d’épices des Caraïbes, du clou de girofle peut-être, bois à la fois sucré et épicé pas trop tannique. La finale est fruitée et épicée, bois brûlé un peu plus apparent et beaucoup de sucres naturels boisés et caramélisés. Une très belle surprise.

Martin 87%
Nez: Céréales grillées, miel pâle, pomme verte, chêne frais, beurre salé, effluve florale rappelant la brise du fleuve, bien entendu on se sette soi-même des attentes. Bouche: Texture ronde et légèrement huileuse, biscuit malté, caramel maison, poire, noix, herbes sèches. Finale: D’une longueur qui demeure bienvenue, avec vanille, bois toasté, zeste de citron et amandes. Équilibre: Un dram incroyable pour les circonstances, qui démontre une jeunesse perceptible mais qui offre aussi un charme rustique prometteur pour la suite.

Kim 87%
Nez : M’évoque à la fois un rhum et un rye. La mélasse de grenade s’impose d’emblée, baba au rhum, lait de coco, coing poché au vin rouge et aux épices. Bouche : Mea culpa, j’ai encore des préjugés envers les whiskys québécois, la plupart étant mis en marché trop jeune. Cependant, avec ce premier opus, la Distillerie des Marigots joue dans la cour des grands. Simple mais bien fait, sur le sucre brûlé et la vanille, ça me plait vraiment.

Mister Sam Tribute Batch #4

65.54% alc./vol.
Assemblage de whiskies américains et canadiens qui rend hommage à Samuel Bronfman, ancien maître assembleur et dirigeant de Seagram’s.

André 94%
Barres de toffee Mackintosh’s, prunes, céréales Sugar Crisp, cerises noires, cannelle et planchette de cre humide, vieille boite à cigare en bois. La texture en bouche est hallucinante, aucune sensation de brûlure provenant de l’alcool. Avalanche de cerises marasquin, cannelle en poudre, sirop d’érable, céréales Sugar Crisp, raisins secs et prunes, caramel, réglisse, cassonade et de bonnes épices soutenues. À l’aveugle, je dirais que ça tombe plus dans la palette aromatique du bourbon que du whisky canadien. La finale, de très bonne longueur, affiche un bon taux de tannins et d’épices, propulse les notes de cerises marasquin dans un univers de cannelle, de poivre, de cassonade et de sirop d’érable sous des cieux herbacés.

Patrick 96.5%
Un chef d’œuvre tel qu’on en voit trop rarement. Un whisky contemplatif, du genre qu’il faut avoir la soirée devant nous pour l’apprécier un tant soit peu. Magistral. Spectaculaire. L’Amérique du Nord à son meilleur. J’en ai (vraiment!!) presque les larmes aux yeux. Oui, c’est la plus haute note que je n’aie jamais accordée. J’évalue des whiskys depuis plus de 20 ans, et je n’ai jamais rien vu de tel. Nez : Le feu est au rouge! Le genre de parfum qui te fait arrêter en plein milieu d’une phrase ou de l’écriture d’une évaluation de whisky! Riche, complexe et généreux… Cerises juteuses, succulent maïs, seigle épicé, cigares, caramel écossais, vanille, raisins et de discrètes fleurs. Bouche : Je n’ai jamais vu un aussi beau mélange du sucre du maïs, des épices du seigle et de chêne craquant. J’y trouve aussi des prunes, des raisins, des noix, du chêne sec et épicé, du caramel, de la vanille et des guimauves grillées. La texture en bouche est parfaite. Finale : D’une extraordinaire longueur, portée surtout sur le chêne et le seigle, mais agréablement adoucie par le maïs.

Martin 95%
Nez: Caramel brûlé, sirop d’érable, cerise noire, cuir ancien, cacao, chêne bien toasté. Bouche: Texture épaisse et enveloppante, maïs rôti, prune macérée, chocolat noir, pacanes, poivre noir et orange confite. Puissance impressionnante mais parfaitement maîtrisée. Finale: Très longue, café, bois épicé, sucre brun, chaleur noble. Équilibre: Exceptionnel, richesse et intensité parfaitement liées, un dram monumental.

Kim 95%
D’emblée, je ne juge habituellement pas la couleur, parce que c’est trop facile de mettre du colorant. Mais ce brun foncé, c’est quelque chose. Nez : C’est un rhum ou un whisky? J’ai de la canne à sucre, avec la chaleur qui vient avec, mais aussi une cassonade fondue et grillée comme dans les pets de sœur. Noix de coco rôtie, gousse de vanille, piña colada au rhum foncé. J’espère qu’il goute aussi bon qu’il sent, car il met la barre haute avec mes narines. Bouche : Si une tarte au sucre avait un enfant avec un piña colada, ce serait le Mister Sam. Je me sens à la fois sur une plage en Jamaïque et dans un party du Jour de l’an au Lac St-Jean. Vous connaissez le cocktail ti-punch? Allez vous en faire un et vous aurez l’ombre d’un Mister Sam.

Eau Claire Distillery Ploughman’s Spinola PX Cask Finished Very Limited Edition

46% alc./vol.

Vieilli initialement en ex-bourbon barrel et ex-european casks puis affiné dans de rares fûts de solera Pedro Ximénez provenant de Ximénez-Spínola, une bodega familiale historique de Jerez, réputée pour son attachement de longue date au cépage Pedro Ximénez et à la méthode traditionnelle de la solera.

André 83%
Superbe nez gorgé de cerises marasquin, de fruits secs, de bois caramélisé et de dattes. Sensation à la fois sucrée et pâteuse. La bouche offre une texture moelleuse que les fortes notes de bois toasted et carbonisées tranchent rapidement. Caramel brûlé, oranges, cannelle, bois de chêne séché, cerises, raisins et dates, moue de café, amertume prononcée du bois et de ce qui rappelle le chocolat noir, le tout sur fond très épicé et astringent. Finale alliant le bois carbonisé et le bois épicé, les fruits noirs séchés. Si le backbone de ce whisky mérite l’intérêt, l’apport de bois épicé et fortement toasted débalance l’ensemble et révèle la jeunesse du whisky. Si on ajoute le price tag de 200$…

Patrick 87%
J’ai eu la chance de goûter ce whisky en avant-primeur à la distillerie, et il m’avait suffisamment épaté pour que je souhaite en acheter plusieurs bouteilles. J’ai toutefois calmé mes ardeurs lorsque que j’ai constaté le prix qu’on demandait pour une bouteille (200$!). Bref, je recommande d’attendre avant d’en faire l’achat que les bouteilles ramassent la poussière sur les tablettes, et qu’il soit soldé. Note, oui, j’en ai quand même acheté une bouteille, mais dans mon cas, c’est aussi un beau souvenir! Nez : Le xérès s’exprime au travers d’un bouquet de fleurs, de fruits des champs et de fruits tropicaux. Bouche : L’arrivée en bouche est beaucoup plus chaleureuse que ce que le nez laissait présumer, avec une bonne dose de chêne carbonisé, du caramel, de la fumée de cigare, des fruits mûrs et un peu de caramel écossais. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Kim 77%
Nez : Bois de cèdre, miel, noix torréfiées, eau de rose, pâte à tarte. Mais encore et toujours l’étrange arôme de cèdre qui revient. Ce n’est pas déplaisant, mais dépaysant. Bouche : Peu de subtilité dans le bois, j’ai l’impression de boire du jus de deux par quatre traité. Une fois remise de mon choc, je passe à la fleur d’oranger, l’écorce d’orange amère et une autre varlope de planche de bois ultra-astringente. Aurait-il séjourné un tantinet trop longtemps dans sa barrique?