Tamdhu Cigar Malt Batch #3

53.8% alc./vol.

Patrick 91%
Un superbe Tamdhu avec le bon niveau d’intensité, de complexité, de balance et de saveurs. Un « sherry-cask » de compétition ! Nez : Gros fruits mûrs, miel, chêne sec et gingembre. Bouche : Du superbe xérès chaleurs et sucré, débordant de fruits mûrs et d’orange, avec du cuir, du caramel, de généreuses épices et des biscuits. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée. 

Tamdhu Batch Strength Batch #8

55.8% alc./vol.

Patrick 90%
Les Tamdhu Batch Strength sont toujours des valeurs sûres. Celui-ci présente de plus une relative douceur pour un whisky embouteillé à la force du fût. Nez : Le parfum débordant de xérès de Tamdhu, avec du zeste d’orange, du bois brûlé, du cuir et de la compote de fruits très mûrs. Bouche : Savoureux, riche et complexe, avec une belle texture en bouche. J’y retrouve du bois sec, du cuir, des fruits mûrs, des oranges, de la cannelle, de la vanille et du caramel. Finale : Très longue, intense, chaleureuse, présentant un beau mélange d’épices et de fruits mûrs.

Tamdhu 18 ans

46.8% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whisky, mais la finale plutôt courte lui fait perdre des points. Dommage, c’était bien parti. Nez : Parfum de dessert, débordant de chocolat au lait et de vanille, avec aussi des cerises au marasquin bien sucrées. Bouche : Chaleureux et épicé, j’y retrouve des fruits mûrs, du chocolat noir légèrement amer et un peu de bois brûlé. Finale: Un peu courte, avec du chocolat, de la vanille et un peu des épices du chêne sec.

Archives Fettercairn 13 ans « The Fishes of Samoa » Vintage 2008

56.3% alc./vol.
Cask 4654 – Bourbon Barrel – Distillé le 30 octobre 2008, embouteillé le 18 mai 2022 – 238 bouteilles

André 83%
Nez très doux alliant la pomme poire et la pomme verte, le zeste de citron et du sucre en poudre. La bouche est plus tranchante, avec de l’alcool bien ressenti et des notes de bois de chêne séché, de la compote de bananes et du sucre en poudre, de la vanille et de la poire ainsi qu’un retour sur le zeste de citron. Sans être mauvais, c’est un peu limité comme palette aromatique. Texture ronde, sans être huileuse, sur fond bien épicé. La finale mélange fruits du verger et quelques notes herbacées et épicées.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais je dois admettre être un peu déçu : Je m’attendais à une version sur les stéroïdes du Fettercairn 12 ans, mais j’ai plutôt l’impression de retrouver un whisky plus jeune (ce qui n’est pas le cas) et un peu « rough ». Nez : Le parfum est plus léger que ce à quoi je m’attendais, avec des notes de citron, de pommes vertes et un peu de vanille. Bouche : Du beau bois sec savoureux, des épices à steak, des bananes mûres, des agrumes, des roses et des pommes vertes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne sec et l’alcool.

Martin 86%
Nez: Ananas mûr, mangue, miel clair, zeste de citron, bois sec, nuance étrange de cire. Bouche: La texture est vive et légèrement huileuse, sur une toile de fruits tropicaux, de caramel blond, de gingembre et d’orange confite. Autres accents de malt sucré, avec une pointe poivrée qui nous rappelle le degré d’alcool auquel on a affaire. Finale: Longue, agrumes, chêne épicé, sucre brun, chaleur persistante. Équilibre: Un dram au profil fruité lumineux, avec une puissance bien tenue et une belle fraîcheur malgré son taux d’alcool destructeur.

Canmore Ardmore 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 03/11/2010, embouteillé 02/2022, cask 805379 (American Standard Barrel) – 287 bouteilles.

André 85%
Nez à la fois maritime et herbacé, très frais et sur les fruits tropicaux. Poussière de pierre, galets séchés au soleil, zeste de citron, vanille crémeuse, le tout sur fond verdâtre. La bouche est ronde, très fluide. La fumée de tourbe à la fois terreuse et végétale habituelle est bien équilibrée, elle prend une touche plus poivrée à l’ingestion. Mélange de compote de bananes et de poires, poivre moulu, terreau d’empotage humide, iode, herbe coupée teinté d’eucalyptus. Agréablement surpris de l’équilibre général. La finale s’ouvre sur de la vanille qui devient poivrée et parfumée de fumée de tourbe, les fruits tropicaux sont relégués à l’arrière-plan et un trio de sel de mer, de terre humide et d’herbe prend ensuite le relais.

Patrick 84%
Un bon Ardmore, mais encore une fois, j’ai l’impression que Canmore a utilisé des fûts un peu cheap, ce qui fait qui me laisse un peu sur ma faim. Nez : Fumée de tourbe, vanille et notes rappelant des feuilles de thé. Bouche : Fumée de tourbe, sel de mer, anis et herbe fraichement coupée. La texture en bouche m’apparait un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, salée et herbeuse.

Canmore Craigellache 14 ans

46% alc./vol.
Distillé 30/01/2007, embouteillé 01/2022, cask 900076 (Hogshead) – 352 bouteilles.

André 83%
Superbe nez tropical. Sirop de poires, sucre en poudre, compote de bananes, pommes vertes, crème fouettée à la vanille. La bouche est plus herbacée et expose avec plus de fermeté les notes de bois de chêne. Côté saveurs, on ne s’éloigne pas trop de la palette aromatique habituelle des bourbon barrels ; compote de bananes, ananas, poires, melon au miel, vanille, zeste de citron. La bouche est beaucoup plus aiguisée que le nez l’annonçait mais demeure bien sucrée. L’aération aidera un peu à l’équilibre. Finale pâtissière et sucrée, remplie de fruits tropicaux et une pincée herbacée.

Patrick 82%
Un whisky intéressant, mais j’ai l’impression que le fût utilisé ne lui a pas rendu justice. Nez : Parfum surprenant et débordant de pommes et de poires vertes et de sciure de bois sec. Bouche : Jus de fruits du verger servie sur une planche fraichement sciée, avec une pincée d’épices et de gingembre. L’ensemble est frais, épicé et discrètement sucré. Finale : Un peu courte et boisée.

Canmore Glenrothes 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 10/09/2010, embouteillé 01/2022, cask 4131 (Hogshead) – 470 bouteilles.

André 82%
Retour sur la pomme verte, les bananes et la poire de l’édition Craigallachie. À l’aération, notes herbacées effacées. Poires, melon au miel, pommes vertes, herbe humide coupée, crème à la vanille, citron et lime. Bouche sucrée et tropicale. Sucre en poudre et crème vanillée, pomme poire, citron-lime, herbe coupée, éclisse de bois de chêne et poivre moulu. La texture manque de corps. La finale est plus sèche et poivrée avec un retour sur l’herbe verte mouillée et coupée.

Patrick 89%
Glenrothes nous a habitué à des whiskys âgés dans des fûts de xérès, alors cette bouteille âgée en « hogshead » probablement fabriqué à l’aide de vieilles planches de fûts de bourbon est une surprise intéressante et qui tombe dans ma palette. Nez : Salade de fruits, vanille et guimauves. J’en ai l’eau à la bouche! Bouche : Toujours la salade de fruits tropicaux, la vanille et la guimauve, mais j’y retrouve aussi du chêne épicé et très légèrement fumé et du gingembre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la guimauve et le chêne sec.

SMWS 3.343 Bowmore 18ans

56.4% alc./vol.
« A Welcome Home Hug », Distilled 16/2/2004, Bottled 2022 from 2nd Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 90%
Nez tropical découlant du bourbon cask. Ananas et sirop de poires, miel chaud de la ruche, fond iodé avec parcimonie et une touche minérale. La bouche est sublime. Nectarines, sirop de poires, jus d’ananas, melon au miel, notes de violette et de gomme savon (typique des vieux Bowmore des années 90), beaucoup de sel de mer et une fumée de tourbe minérale un peu poussiéreuse. La texture est sirupeuse, le taux d’alcool parfaitement intégré. La finale est longue, maritime et tropicale; melon au miel et mangue sur un lit de lavande, gomme savon et fumée de tourbe poivrée. Équilibre et savoir-faire. Un autre fût sauvé de la destruction par les blenders de la distillerie.

Patrick 93%
J’en perd mes mots… Un Bowmore dont on reconnait le style de la distillerie, mais qui est aussi suffisamment original pour m’exciter! J’adore, dommage que la « démocratisation du whisky » pour laquelle j’ai tant travaillé ait eu comme effet pervers de faire en sorte que de tels drams soient rendus aussi difficiles et dispendieux à trouver. Nez: Le parfum est maritime et floral, avec de la lavande et des violettes. Après quelques instants, j’y retrouve aussi du chocolat noir fumé. Pas le parfum typique d’un Bowmore, mais tout de même très agréable. Bouche : Porté par une extraordinaire texture en bouche, j’y retrouve évidemment du sel et de la fumée de tourbe, mais aussi du thé, des fleurs d’oranger et un plateau de fruits de mer qu’on déguste avec un verre de vin blanc. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la mer comme seule Bowmore sait le faire!

Kim 88%
Nez : Balade dans la section des pneus du Costco ou du Canadian Tire. Ça peut sembler étrange, mais c’est une odeur que j’adore. Papaye confite. J’ai vraiment du plaisir à humer ça! Bouche : Les papayes confites sont encore là, avec de l’estragon fraîchement haché, des feuilles mortes bien sèches et bien du plaisir dans ma bouche. 

SMWS 53.477 Caol Ila 13 ans

57.4% alc./vol.
« Faux foie gras », Distilled 01/06/2010 from First Fill Oloroso Sherry Hogshead, 296 bottles. Ce whisky de 13 ans d’âge, originaire d’Islay, a passé 9 ans dans un fût de bourbon avant d’être transféré dans un fût sherry oloroso de premier remplissage.

André 89%
Tourbe industrielle et malpropre, huile à moteur dans le fond de la cale à bateau, figues et prunes, iode, tourbe organique et impression de cendre. Belle texture bien ronde et charnue, fruits noirs séchés, prunes et cerises noires, gras de viande sur les grilles du bbq, sel de mer, huile à moteur crasseuse, cordes de chanvre goudronnées, oranges sanguines. Finale plus relevée, alcool bien ressenti, notes salines omniprésentes accompagné d’un mélange de fruits noirs séchés et de suie bien noire. Je n’avais pas vraiment aimé la première fois que j’y ait gouté mais en y revenant tout seul tranquille à la maison et avec une bonne oxydation dans le verre c’est finalement une belle découverte.

Patrick 83%
Sur papier, tout y est. Mais en bouche, je ne suis pas si certain de réellement apprécier ce dram. Peut-être à cause des mauvais souvenirs de l’huile de foie de morue que ma mère me faisait prendre quand j’étais jeune. Nez : Sucre brun et raisins secs légèrement cramés, avec la fumée qui vient avec et une pincée de sel. Bouche : Fumée de tourbe, xérès et sel pour commencer, puis huile de foie de morue (mouin…) et huile à moteur. Finale : Longue et salée.

Kim 90%
Nez : Tourbe chaleureuse et réconfortante, dans le sens de pas comme de la cendre froide. Côtes levées cuites au fumoir, arrosées de jus de pomme granny smith et bien caramélisées. Bacon maison à l’érable, avec à peine un soupçon de créosote (ouais, mon bacon maison sent le créosote, erreur de débutante). Pommes rôties au four avec de la cassonade, beurre, bref une croustade aux pommes. Un whisky complexe que je porterais volontiers comme parfum. Bouche : Nectar de poire, tarte au citron, gingembre confit, asperges grillées couvertes d’un beurre au citron, crème glacée vanille et caramel, sucre à la crème au bacon. Un délicieux mélange de tourbe et de saveurs gourmandes et riches, miam.

SMWS 4.354 Highland Park 13 ans

62.7% alc./vol.
« Heather, honeycomb and humidors », Distilled 29/10/2009 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 241 bottles.

André 83%
Abricots et ananas sur le bord du quai, air salin, miel de bruyère, infime touche de fumée de tourbe. En bouche c’est tropical et citronné, la fumée de tourbe est plus apparente, tout comme l’alcool et la sécheresse du bois de chêne. J’y retrouve aussi une petite touche de chêne vert à l’aération qui ne me plait pas vraiment. Citron, poires, ananas et abricots, mélange de chêne vert et de chêne sec, iode, fumée distante. La texture devient visqueuse à l’aération. Finale de bonbons casse-grippe au citron, notes d’oranges et de mangue, miel d’acacia et alcool astringent et bien ressenti, finalement un retour sur la fumée de tourbe sèche et très iodée drapé d’un manteau de vanille.

Patrick 90%
Je n’en reviens pas de la qualité et de la quantité de fûts d’Highland Park que la SMWS parvient à dénicher. Celui-ci en est encore un bel exemple. Superbe, meilleur de gorgée en gorgée! Nez : Parfum complexe avec des notes de miel de bruyère, de cuir, de sel maritime et d’une touche discrète de fumée de tourbe. Bouche : Sel marin, fumée de tourbe, fleurs, miel, tabac, roches et une petite touche de vanille. Très belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée et boisée.

Kim 87%
Nez : jus de pomme non pasteurisé (le brun), gazon fraîchement tondu avec même les quelques vapeurs d’essence de la tondeuse qui traînent dans l’air, pâte à croissant et un je ne sais quoi de lacté, voire fromager, peut-être du petit-lait. Bouche : party de fruits à noyaux, le nectar d’abricot côtoie la nectarine et la pêche un peu trop mûre et outrageusement juteuse, qui a presque commencé à fermenter. Tombée d’épinards au beurre, asperges rôties au four et ananas flambé. Je sais, j’ai probablement faim pour avoir décrit un repas, mais en résumé c’est vivant, frais, une pointe amère et une dose sucrée. La finale est un peu croche à mon goût, mais c’est bien personnel.