Glenlivet Fusion Cask

40% alc./vol.
Âgé dans des fûts de rhum et de bourbon de premier remplissage.

Patrick 84%
Un autre bon dram dont on a raté la dilution (ou filtration). Enfin, à moins d’être têteux comme moi et André (car c’est sa faute, c’est lui qui m’a montré à apprécier la texture d’un whisky!), ça reste plaisant à boire. Nez : Un parfum d’une rare profondeur pour un dram dilué à 40%, avec du riche caramel, de la vanille, des oranges, de la noix de coco et des céréales sucrées. Bouche : Toujours le caramel au premier plan, mais avec une note de bois grillé, des abricots, des pommes fraiches, des bananes et une subtile touche d’agrumes. La texture en bouche est toutefois un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec un subtil zeste d’orange.

Kim 76%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Fruits exotiques, mais avec un je ne sais quoi de malaisant, un peu comme du sirop aux bananes. C’est doux, et je m’explique mal pourquoi il ne me revient pas. Au 2e tour, vinaigre de riz, ce qui ne me donne pas envie d’y regouter. Bouche : Il se découvre en deux temps, premièrement une belle douceur avec une intense sucrosité et encore la saveur de banane, mais pas déplaisante. Vient ensuite un kick plus corsé, presque boisé, voire charpenté. Je ne sais pas trop quoi en penser… Au 2e tour je suis encore moins convaincue, la finale sur le sirop antimucosité me laisse perplexe.

Glenlivet 12 ans (1970’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Si Glenlivet a toujours été disponible comme single malt, la marque prend son envol au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, grâce notamment aux efforts de Bill Smith Grant. Soucieux de son indépendance vis-à-vis des assembleurs et conscient du potentiel du marché américain, il fait de Glenlivet le single malt le plus vendu aux États-Unis. Si Glenlivet 12 ans était le principal embouteillage de la distillerie, on trouve encore certaines bouteilles datant des années 1940.

Patrick 90%
Incroyable! L’un des meilleurs Glenlivet que j’aie eu! Bon, considérant le succès commercial de la marque, ils doivent savoir ce qu’ils font, mais pour le passionné que je suis, je ne comprends pas comment un tel produit a pu devenir autant soporifique aujourd’hui. Message à l’équipe de la distillerie, si vous produisez à nouveau ce whisky (appelez-le « l’Original » ou whatever), je serai votre meilleur client! Nez : Un bel arôme d’une puissance bien mesurée, avec des pommes, des oranges, du citron, des herbes et une certaine minéralité. Bouche : Délicieux! Des pommes trempées dans le caramel, des oranges, des herbes, du chêne grillé et toujours la minéralité détectée au nez. Belle texture en bouche cireuse. Finale : D’une belle longueur, portée sur la minéralité, le chêne grillé et des pommes légèrement brunies.

Glendronach 8 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glendronach 8 ans est une édition produite dans les années 1970 à début 1980, sous l’ère William Teacher & Sons. Connue pour son blend Teacher’s Highland Cream, la famille est propriétaire de la distillerie de 1960 à 1976, jusqu’à son rachat par Allied Distillers. Existent plusieurs versions de différents degrés, en bouteille haute ou en bouteille dumpy, dont les mentions diffèrent sur l’étiquette : Pure Malt Whisky, Scotch Malt Whisky et finalement Single Malt Whisky.

Patrick 88%
Une belle surprise que ce jeune GlenDronach, complexe et savoureux et qui m’a donné l’impression d’être âgé de quelques années de plus. Quand je goûte un tel produit, j’ai de la misère à comprendre pourquoi les single malts n’étaient pas plus populaires à l’époque! Nez : Le parfum est marqué par les fruits tropicaux, en particulier des fruits de la passion et la mangue, mais aussi par du caramel légèrement brûlé. Bouche : Belle texture cireuse en bouche. Les saveurs sont riches et suaves, avec des fruits tropicaux bien mûrs et juteux, des agrumes, du chêne grillé, des fruits du verger, une touche herbacée et une certaine minéralité. Finale : Un peu courte, mais savoureuse.

Glenfarclas 35 ans Warehouse Edition

43% alc./vol.
Nouvelle gamme Glenfarclas, un whisky de garde entre 30 et 40 ans d’âge. Vieilli exclusivement en fûts de sherry espagnol. Les versions 35 et 40 ans seront disponibles ponctuellement, la distillerie gérant ses stocks de vieux whiskies. Le directeur de la distillerie, Callum Fraser, aurait découvert un lot de fûts approchant leurs 35 ans, dignes de donner naissance à une nouvelle cuvée. Son élégant coffret reproduit les célèbres portes rouges des chais Glenfarclas. 

André 90%
Glenfarclas poursuit sa renommée sur la qualité de la sélection de ses fûts de sherry. Comme d’habitude ici, on a troqué l’opulence de certains xérès pompeux pour la justesse bien dosée, un sherry festif laissant la place à de belles nuances fruitées et des épices bien équilibrées. Nez présentant des notes de framboises et de succulentes notes d’oranges, de l’abricot séché, du miel, raisins des céréales Raisin Brand, chocolat au lait fourré de caramel. La bouche dévoile des épices plus insistantes, une touche de cannelle et de terreau humide. Épices du bois de chêne bien présentes, petits fruits séchés, cannelle et gingembre, caramel, chocolat, humus, oranges, figues, raisins de Corinthe, vieux cuir huilé. On pourrait penser le taux d’alcool un peu mince mais il est tout à fait approprié et laisse place aux armes et saveurs les plus volatiles. Au départ, le sherry est légèrement pétillant avant de transiter vers quelque chose de plus huileux et gras. La finale est fruitée, festive et finement épicée, de longueur très appréciable. Superbe expression, la finesse du sherry est impressionnante.

Patrick 94%
Un whisky tout à fait magistral, d’une intensité et d’une richesse étonnante. Nez: Le parfum est extrêmement riche, au point où j’ai dû me reculer dans ma chaise et ralentir de rythme de ma dégustation. J’y retrouve des amandes grilles, des fruits séchés, du gâteau aux fruits, du caramel écossais et du chocolat noir. Bouche : Superbe texture soyeuse en bouche, apportant de riches saveurs de gâteau aux fruits, du chocolat noir légèrement amer, du caramel écossais, un peu de cannelle, le tout présenté sur une planche de chêne brûlée. L’intensité des saveurs donne l’impression que le taux d’alcool est plus élevé que 43%, ce qui est très positif pour ce dram. Finale : D’une superbe longueur, soyeuse, chaleureuse, fruitée et avec du bois brûlé.

Glenfarclas 17 ans

43% alc./vol.

Patrick 90%
Un étonnant et délicieux Glenfarclas, merci à Francis de m’en avoir offert un échantillon! Ce n’est pas Glenfarclas comme je le connais, c’est mieux encore. Un excellent rapport qualité/prix qui permet d’épater la visite sans casser son cochon. Nez : Étrange, j’ai eu l’impression de mettre le nez dans un verre de rhum tellement il déborde sucre. J’y retrouve aussi des fruits mûrs, des dattes et du caramel. Bouche : Porté par une belle texture, la première chose qui me frappe est une petite note de fumée de tourbe. C’est subtil, mais tellement surprenant pour un Glenfarclas que c’est la première chose que j’ai remarqué. Ensuite, le xérès apporte évidemment son lot de fruits mûrs, mais aussi des noix, de la cannelle et un peu de chêne brûlé. Finale: D’une longueur Moyenne, épicée et fruitée, avec une touche de chocolat au lait.

Glenfarclas 5 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Ce Glenfarclas 5 ans importé en Italie par Co. Import rencontre le goût particulier des Italiens pour les jeunes whiskies. Comme de nombreuses distilleries dans les années 1960 et 1970, Glenfarclas fait embouteiller ses whiskies sous licence par des négociants comme Gordon & MacPhail, à travers leur filiale Grant Bonding Co. Il faut attendre 1979 pour que la distillerie reprenne la main sur ses embouteillages.

Patrick 79%
Si Glenfarclas est aujourd’hui connue pour utiliser quasi exclusivement d’ex-fûts de xérès et mettre sur le marché des produits matures, il en tout autrement avec ce dram : Jeune, visiblement âgé dans un ex-fût de bourbon n’ayant plus grand chose à offrir, je constate que la distillerie a fit un bon bout de chemin entre les années 70 et 2000! Cela étant dit, ce n’est pas mauvais, et je peux comprendre les Italiens des années 70 de s’être rafraichis avec un tel dram qui devait probablement être servi avec beaucoup de glace. Nez : Oh, ce n’est pas un Glenfarclas comme ceux que j’ai appris à aimer depuis 25 ans! Le parfum est jeune, et déborde de notes maltées et céréalières, un peu de chêne sec et de subtils fruits tropicaux. Bouche : Ouf, le new make n’est pas loin! Du chêne, du malt, des ananas, de la banane, du miel et de l’alcool qui ne s’est pas encore suffisamment arrondi. La texture en bouche est un peu mince. Finale : Un peu courte, surtout marquée par l’alcool.

Aberlour Glenlivet 8 ans (1970’s)

50% alc./vol.
Lancés dans les années 1970, les embouteillages d’Aberlour âgés de 8 ou 9 ans deviennent assez répandus après le rachat de Campbell’s Distilleries – le propriétaire d’Aberlour – par Pernod Ricard en 1974. Il en existe plusieurs versions, embouteillées à 70 proof (40%) ou à 50%. Comme de nombreuses distilleries du Speyside à l’époque (Glenfarclas, Glenburgie, Macallan…), Aberlour accole à son nom la mention Glenlivet pour revendiquer son origine, au grand dam de la distillerie éponyme qui se bat pour faire cesser cette pratique depuis le XIXe siècle.

Patrick 84%
J’avais déjà goûté un whisky similaire et mon impression avait été complètement différente… Je suspecte peut-être que la bouteille d’où fut tiré cet échantillon n’était pas tout à fait étanche. Enfin, ça demeure un bon dram, mais c’est surtout une bonne leçon à savoir que lorsqu’on achète un whisky qui a été embouteillé il y a plus de 50 ans, même si ça vient de la meilleure source possible, on ne sait jamais à quoi on va avoir affaire. Parfum très herbacé avec une touche de menthe et de viande rouge bien cuite. Bouche : Les notes d’herbes et de menthe sont toujours présentes, mais partagent ici l’espace avec du chêne sec, du caramel, des oranges et des prunes. Après quelques gorgées, des notes épicées prennent de plus en plus de place. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Aberlour 16 ans Double Cask Matured – Batch AB16-2-21

40% alc./vol.
Batch AB16-2-21

Patrick 89%
Un superbe mélange de sucre, de fruits et d’épices chaleureuses. Ce whisky présente sous leur meilleurs jours les qualités des fûts de bourbon, des fûts de xérès et surtout de la distillerie Aberlour. Délicieux! Nez : D’alléchantes oranges amères, du chocolat, des épices indiennes, de la vanille et du gâteau aux fruits. Bouche : Le gâteau aux fruits est ici au premier plan, suivi du chêne grillé et du caramel. J’y retrouve aussi du sucre chauffé, des épices indiennes, de la vanille et de subtiles notes florales. Finale : D’une longueur moyenne, avec des fruits mûrs et surtout bien des épices.

Duncan Taylor Octave Craigellachie 16 ans 2008

54.8% alc./vol.
Cask #7539849 – 84 bouteilles – Embouteillé en 2024.

André 86%
Nez rougeâtre marqué par des notes de soufre, prunes et cerises noires, pommes, bois de chêne toasted, gâteau aux fruits, caramel. Feeling poussiéreux et industriel à la fois. L’aération permet grandement à adoucir les notes soufrées. En bouche, vieilles pommes poquées avec du brun dessus, céréales au miel, bois caramélisé, cerises, cosses d’oranges, pointe de soufre. Épices du bois plus ressenties en finale, fruits rouges séchés, caramel. Bien malgré son manque de charme et de singularité.

Patrick 89%
Un très bon Octave, dont la petite taille du fût montre bien sa qualité lorsque marié avec un spiritueux robuste tel qu’un Craigellachie. Nez: Frais et fruité, avec des raisins secs nappés de chocolat au lait, des violettes, de la vanille et une goutte de caramel. Bouche : Les raisins secs sont ici nappés de chocolat noir, les violettes me donnent une petite impression d’arôme de savon (dans le bon sens, si c’est possible!), une bonne dose de caramel, du chêne carbonisé, du poivre noir et du zeste de citron séché. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée, boisée et avec un trait de caramel.

Duncan Taylor Octave Knockdhu 11 ans 2012

54.8% alc./vol.
Cask #11538157 – 90 bouteilles – Embouteillé en 2024

André 85%
Pas un fan de la série Octave mais ce whisky m’a surpris. Oranges sanguines trempées dans le caramel, miel, puis avec un peu d’aération, notes de caramel plus intenses, grosse poignée de fruits séchés, pacanes et marc de café. En bouche, l’apport du bois est bien intégré, ce qui est peu souvent le cas dans la série Octave. Caramel et fruits rouges séchés, épices du bois bien équilibrées, fût carbonisé, poivre moulu, chocolat noir, cerises, gâteau aux fruits enduits de caramel fondu. Le nez et la bouche n’ont rien d’original mais la conception est bien. Finale de bonne longueur, épices plus dociles et mêmes saveurs que la bouche qui s’accompagne de bois sec (parce qu’il le fallait bien…)

Patrick 86%
Un très bon « sherry cask » presque digne des plus grandes maisons du scotch. « Presque » car une fois encore pour un Octave, la finale m’apparaît un peu trop boisée. Nez : Ça sent rudement bon, avec du fudge débordant de fruits des champs, des oranges, de la vanille et des noix nappées de miel. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve des fruits des champs baignant dans un mélange de chocolat au lait et de vanille, des oranges, une goutte de caramel et du chêne carbonisé. Finale : D’une belle longueur, boisée avec du chocolat noir. Après quelques minutes, seul le chêne carbonisé subsiste.