Gordon & Macphail Dallas Dhu 10 ans

40% alc./vol.
Cette édition fût embouteillée à la fin des années 80. La distillerie Dallas Dhu (dont le nom signifie « Vallée des Eaux Noires ») a été fondée en 1898 par Alexander Edward. Malheureusement, elle a fermé ses portes en 1983 et abrite aujourd’hui un musée. Le single malt Dallas Dhu entrait aussi dans la composition du blended whisky « Roderick Dhu » produit par Wright & Greig Ltd, aujourd’hui disparu, mais qui fut l’un des blended whiskies les plus populaires du début du XXe siècle.

André 84%
Poires dans leur sirop, pommes rouges, abricots, melon eu miel, vieilles oranges, caramel. En bouche, la texture est peu monotone (la bouteille s’est-elle oxidée un peu?), quoique quelques épices s’offrent avec un peu de retenue. Fruits à chair, pêche et poire, oranges, miel, abricots, vieux bois toasted et caramélisé, petite pointe herbacée sur canevas de sherry éventé. Finale de compote de pommes, de vieux sherry oublié et de fruits tropicaux accompagné de bonnes épices. Manque de complexité et de nuances mais un whisky ‘’old style’’ facile à apprécier.

Aberlour A’bunadh – Batch 075

60.9% alc./vol.
Chaque lot de ce single malt est vieilli exclusivement en fûts de sherry oloroso espagnol et est ensuite embouteillé à son degré naturel, sans filtration à froid. « A’bunadh », du gaélique, signifie « Origines ».

André 86%
Un classique sherry cask cask strength. Avalanche de cerises marasquin et de raisins secs, sensation cireuse au nez qui adoucir le taux d’alcool, pincée de cannelle et de poivre, crayon de cire Crayola, pommes et oranges. Superbe équilibre en bouche, la texture est gourmande et généreuse, la ligne directrice statuée, beaucoup de corps. Mélange de caramel et de cassonade, cerises, framboises et raisins, puis cosses d’oranges dans le chocolat au lait, réglisse rouge, poivre et gingembre en background. Bon taux de sucre sur texture grasse et charnue. Bizarrement, la finale perd rapidement de son charme et les épices sont beaucoup plus présentes. Malgré tout, un plaisir à déguster et un classique dans le genre. Il en faut une bouteille dans la collection de chaque amateur.

Tomintoul 15 ans Limited 2008 Edition Madeira Finish

46% alc./vol.
Distillé en 2008 et a d’abord vieilli dans d’anciens fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon, avant d’être affiné dans des fûts de vin de Madère spécialement sélectionnés par le maître distillateur Robert Fleming, provenant de l’île de Madère au Portugal. Édition limitée de 6654 bouteilles.

André 82%
Chocolat fourré de caramel, fruits à chair, framboises, abricots et oranges sanguines. En bouche on est plus sur la pomme cannelle et le sirop d’érable avec un apport de fruits tropicaux. L’ensemble est à la fois sucré et épicé. Dommage que ça manque si cruellement de texture. Abricots, miel, framboises, citron, oranges, cassonade, poires, saupoudré de poivre moulu et de cannelle. Épices du bois de chêne plus évidentes en finale, de bonne longueur, mélangeant notes sucrées et épicées. Je dirais que ça pourrait ressembler à un whisky en Sauternes cask sans les fortes épices, très dessert dans le style et sans trop de prétention dans le rendu général.

Tomintoul 14 ans Limited 2009 Edition Cognac Finish

46% alc./vol.
Ce whisky du Speyside a passé la majeure partie de sa vie en fûts de bourbon avant de finir son affinage dans des fûts de cognac sélectionnés par le maître distillateur Robert Fleming en France. Édition limitée de 8082 bouteilles.

André 85%
Nez très doux et relativement sucré. Café au lait, confiture de pommes, cosses d’oranges, petits fruits sauvages. La bouche est tropicale et sucrée, festive. Abricots, vanille, oranges, raisins blancs, sucre à glacer, poivre moulu et gingembre. Je cherche l’influence du Cognac Cask pour être franc. Texture intéressante et rafraichissante. La finale est courte, tropicale et sucrée, mélangeant les fruits à chair et les petits fruits sauvages. Ça se boit pas mal bien ce whisky!

Macallan Cask Strength 2010 Edition

59.3% alc./vol.

André 91%
Je ne peux comprendre tout amateur d’apprécier les nouveaux Macallan après avoir gouté à ces vieilles éditions et voir comment la qualité s’est dégradé depuis quelques années et et inversement proportionnellement comment les prix se sont envolés. Autant la ligne marketing que le ligne directrice des embouteillages est maintenant une vraie farce. L’auteur de whisky Michael Jackson (pas le chanteur), grand fan de Macallan doit se revirer dans sa tombe pas possible… Nez hyper costaud et gourmand, très bold. Gâteau aux fruits dans son jus, cerises noires, prunes, chocolat noir fourré de caramel, bois gorgé de xérès. Ce whisky rend contemplatif et chaque retour au nez vous apporte quelque chose de nouveau. La texture en bouche est ronde et épicée, très boisée. La bouche est très riche : Cerises marasquin dans le caramel, cannelle, tonne de fruits secs macérés dans un vieux rhum brun, poivre concassé et chocolat noir amer. À l’aération, les notes de caramel prennent de l’ampleur. Finale un peu sèche et de bois baignant dans le xérès un peu amer, muscade, cannelle et tonne de fruits rouges. Le whisky parfait pour le temps des fêtes! Payée 70$ en 2010, hallucinant.

Macallan 10 ans (embouteillage 1999)

40% alc./vol.

André 84%
Cette édition de base du core range de la distillerie botte le cul de la plupart des embouteillages actuels de la distillerie pour une fraction du prix. Oranges sanguines, crème brûlée caramélisée, fruits secs, soupçon de citron et de cannelle en arrière-plan. La bouche est très boisée, genre bois toasted, caramel foncé, fruits séchés, oranges, vieux cuir, fond de bouche tannique. Finale de bois de chêne gorgé de sherry, forte présence des tannins, fruits secs saupoudrés de gingembre. J’ai l’impression que le whisky s’est un peu oxydé avec le temps, c’est encore très bon mais ça manque de punch versus les souvenirs que j’en avais.

Càrn Mòr Miltonduff 9 ans 2014 PX Sherry Butt Finish

47.5% alc./vol.
Limited Edition of 1204 bottles.

André 81%
Gros sherry pas subtil et bois ‘’seasoned’’, tannique et caramélisé, chocolat noir, oranges confites, pâte de fruits, raisins et prunes. Très unidimensionnel au nez. Texture intéressante en bouche, moelleuse et presque sirupeuse, cannelle, pelure de pommes, raisins. Les notes tanniques du bois sont tellement ressenties… Personnellement, ça me dérange. Un sherry si intense semble vouloir cacher les défauts d’un whisky trop jeune. Finale courte en longueur, rougeâtre, caramel, cannelle, pommes et raisins, prunes.

Patrick 88%
Un mélange intéressant de douceur du xérès et de brutalité du bois carbonisé. Le genre de mix qui me donne bien du plaisir au niveau de la dégustation, enfin un « sherry cask » qui n’est pas monotone! Nez : Délicieux parfum de figues, de sirop d’érable, de chocolat noir et d’une touche de chêne carbonisé. Bouche : Un beau mélange de bois carbonisé et de fruits mûrs, avec des figues, des pruneaux, des raisins secs, du chocolat noir et des noix grillées. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois carbonisé.

Martin 88%
Nez: Raisins secs, caramel, chocolat au lait, pruneaux et un brillant rayon de miel. Bouche: Onctueuse texture, reposant sur un bel équilibre de figue, de vanille, de noix grillées et de cannelle. Finale: Longue et chaleureuse, marquée par le chêne toasté et le sucre brun. Équilibre: Un dram gourmand et accessible, où la douceur du sherry s’allie à une finesse maltée de Miltonduff pour un résultat harmonieux, généreux et appétissant.

Kim 81%
Nez : Wow, une vague gourmande m’assaille les narines. Sucre à la crème à l’érable, crème brûlée, crémage à la vanille. En fait, je pourrai énumérer une pléthore de délices sucrés. Bouche : Ça pourrait se résumer en trois temps « miam – yish kessé ça – ah ok ». On commence vraiment fidèlement au nez, mais vient ensuite une certaine âpreté. C’est comme si le bois était un peu trop présent, trop « rough ». L’impression ne dure pas et le doux nectar revient, mais sans réussir à chasser complètement cet étrange arrière-goût.

Glenallachie 12 ans 2012 PX Sherry Hogshead

58.3% alc./vol.
Distilled 20/12/2012, Bottled 02/2025 from PX Sherry Hogshead # 1029, 355 bottles.

André 90%
Ce jeune Glenallachie vise juste tant au niveau saveur que de l’équilibre général. Prunes séchées, pâte de fruits. Ce qui est étonnant, c’est qu’on retrouve aussi en sous couche des notes de fruits tropicaux qui apportent une nuance fort intéressante à un single malt qui aurait peut-être été trop rectiligne côté saveurs. Poires et abricots, miel d’Acacia, chocolat noir, gingembre, oranges sanguines, cannelle. La texture est vraiment superbe, aussi bold que les saveurs le sont, c’est gras, onctueux et intègre bien le taux d’alcool. L’ensemble est sucré et gourmand, on dirait presque que l’on a un apport du sucre naturel des fruits noirs. La finale est longue, équilibrée et très fruitée, savoureuse. Miam.

Glenallachie 10 ans Cask Strength – Batch 11

59.4% alc./vol.
Chaque lot de GlenAllachie 10 ans Cask Strength single malt témoigne de l’importance accordée à la gestion des fûts sous l’œil attentif du maître distillateur Billy Walker. Issu d’un assemblage de fûts de Pedro Ximénez, d’oloroso, de vin rouge et de chêne neuf, il est embouteillé au degré naturel, sans ajout de colorant ni filtration à froid.

André 88%
Nez s’ouvrant sur les cerises marasquin, puis sur les fruits noirs séchés, beaux tannins du bois accompagné de notes de caramel, le tout fort bien équilibré, oranges, gingembre. La bouche dévoile des notes de fruits à chair qui rejoignent les fruits rouges séchés, genre mélange d’abricots, de poires et d’oranges, cerises, pommes, raisins et figues. Les notes de bois toasted se marient avec celles du caramel. L’alcool est bien ressenti en bouche, quelques minutes d’aération aideront à calmer le tout et aident à l’émergence de chocolat et de miel. La texture est à fois gourmande et franche. Longue finale marquée par le bois et les bonnes épices, la cannelle et le chocolat. Toujours de belles expériences avec ces éditions.

Patrick 89%
Le genre de whisky qui donne envie de se fermer les yeux, de prendre une grande inspiration, la retenir quelques secondes, pour ensuite la laisser sortir avec tous nos problèmes. Et ensuite rouvrir les yeux avec un gros sourire au visage. Nez : Chaleureux caramel, raisins secs, un zeste d’orange et un peu de bois grillé. Bouche : Oh, c’est bon ça! Du fudge, des cerises, des pommes, des raisins secs, de la figue, du caramel, du bois grillé, des épices à steak, du chocolat noir, une goutte de miel et un zeste d’orange. Finale : D’une très belle longueur, avec du chocolat noir et du bois carbonisé.

Glenallachie 15 ans 2009 Virgin Oak

56.9% alc./vol.
Distilled 16/10/2009, Bottled 02/2025 from Virgin Oak Cask #804305, 283 bottles.

André 80%
Plutôt muet comme expression. Nez qui pourrait rappeler l’ex-bourbon cask avec une envolée de fruits tropicaux et de chocolat au lait. Ananas, poires, yaourt à la vanille crémeuse nappé de caramel fondu. On perçoit l’effet de l’utilisation du virgin oak par la texture onctueuse en bouche malheureusement, les saveurs peinent à s’accrocher à celle-ci. Gâteau blanc, miel et vanille, abricots, poires et ananas. Ces saveurs deviennent rapidement diffuses et la texture prend une tournure beaucoup plus épicée, un changement de cap qui est difficile à suivre. La finale est sèche, épicée et s’étire sur pratiquement exclusivement des notes de chocolat et de caramel. Not my kind.