Archives Fettercairn 13 ans « The Fishes of Samoa » Vintage 2008

56.3% alc./vol.
Cask 4654 – Bourbon Barrel – Distillé le 30 octobre 2008, embouteillé le 18 mai 2022 – 238 bouteilles

André 83%
Nez très doux alliant la pomme poire et la pomme verte, le zeste de citron et du sucre en poudre. La bouche est plus tranchante, avec de l’alcool bien ressenti et des notes de bois de chêne séché, de la compote de bananes et du sucre en poudre, de la vanille et de la poire ainsi qu’un retour sur le zeste de citron. Sans être mauvais, c’est un peu limité comme palette aromatique. Texture ronde, sans être huileuse, sur fond bien épicé. La finale mélange fruits du verger et quelques notes herbacées et épicées.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais je dois admettre être un peu déçu : Je m’attendais à une version sur les stéroïdes du Fettercairn 12 ans, mais j’ai plutôt l’impression de retrouver un whisky plus jeune (ce qui n’est pas le cas) et un peu « rough ». Nez : Le parfum est plus léger que ce à quoi je m’attendais, avec des notes de citron, de pommes vertes et un peu de vanille. Bouche : Du beau bois sec savoureux, des épices à steak, des bananes mûres, des agrumes, des roses et des pommes vertes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne sec et l’alcool.

Martin 86%
Nez: Ananas mûr, mangue, miel clair, zeste de citron, bois sec, nuance étrange de cire. Bouche: La texture est vive et légèrement huileuse, sur une toile de fruits tropicaux, de caramel blond, de gingembre et d’orange confite. Autres accents de malt sucré, avec une pointe poivrée qui nous rappelle le degré d’alcool auquel on a affaire. Finale: Longue, agrumes, chêne épicé, sucre brun, chaleur persistante. Équilibre: Un dram au profil fruité lumineux, avec une puissance bien tenue et une belle fraîcheur malgré son taux d’alcool destructeur.

Canmore Ardmore 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 03/11/2010, embouteillé 02/2022, cask 805379 (American Standard Barrel) – 287 bouteilles.

André 85%
Nez à la fois maritime et herbacé, très frais et sur les fruits tropicaux. Poussière de pierre, galets séchés au soleil, zeste de citron, vanille crémeuse, le tout sur fond verdâtre. La bouche est ronde, très fluide. La fumée de tourbe à la fois terreuse et végétale habituelle est bien équilibrée, elle prend une touche plus poivrée à l’ingestion. Mélange de compote de bananes et de poires, poivre moulu, terreau d’empotage humide, iode, herbe coupée teinté d’eucalyptus. Agréablement surpris de l’équilibre général. La finale s’ouvre sur de la vanille qui devient poivrée et parfumée de fumée de tourbe, les fruits tropicaux sont relégués à l’arrière-plan et un trio de sel de mer, de terre humide et d’herbe prend ensuite le relais.

Patrick 84%
Un bon Ardmore, mais encore une fois, j’ai l’impression que Canmore a utilisé des fûts un peu cheap, ce qui fait qui me laisse un peu sur ma faim. Nez : Fumée de tourbe, vanille et notes rappelant des feuilles de thé. Bouche : Fumée de tourbe, sel de mer, anis et herbe fraichement coupée. La texture en bouche m’apparait un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, salée et herbeuse.

SMWS 4.354 Highland Park 13 ans

62.7% alc./vol.
« Heather, honeycomb and humidors », Distilled 29/10/2009 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 241 bottles.

André 83%
Abricots et ananas sur le bord du quai, air salin, miel de bruyère, infime touche de fumée de tourbe. En bouche c’est tropical et citronné, la fumée de tourbe est plus apparente, tout comme l’alcool et la sécheresse du bois de chêne. J’y retrouve aussi une petite touche de chêne vert à l’aération qui ne me plait pas vraiment. Citron, poires, ananas et abricots, mélange de chêne vert et de chêne sec, iode, fumée distante. La texture devient visqueuse à l’aération. Finale de bonbons casse-grippe au citron, notes d’oranges et de mangue, miel d’acacia et alcool astringent et bien ressenti, finalement un retour sur la fumée de tourbe sèche et très iodée drapé d’un manteau de vanille.

Patrick 90%
Je n’en reviens pas de la qualité et de la quantité de fûts d’Highland Park que la SMWS parvient à dénicher. Celui-ci en est encore un bel exemple. Superbe, meilleur de gorgée en gorgée! Nez : Parfum complexe avec des notes de miel de bruyère, de cuir, de sel maritime et d’une touche discrète de fumée de tourbe. Bouche : Sel marin, fumée de tourbe, fleurs, miel, tabac, roches et une petite touche de vanille. Très belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée et boisée.

Kim 87%
Nez : jus de pomme non pasteurisé (le brun), gazon fraîchement tondu avec même les quelques vapeurs d’essence de la tondeuse qui traînent dans l’air, pâte à croissant et un je ne sais quoi de lacté, voire fromager, peut-être du petit-lait. Bouche : party de fruits à noyaux, le nectar d’abricot côtoie la nectarine et la pêche un peu trop mûre et outrageusement juteuse, qui a presque commencé à fermenter. Tombée d’épinards au beurre, asperges rôties au four et ananas flambé. Je sais, j’ai probablement faim pour avoir décrit un repas, mais en résumé c’est vivant, frais, une pointe amère et une dose sucrée. La finale est un peu croche à mon goût, mais c’est bien personnel.

SMWS 121.112 Isle of Arran 8 ans

62.8% alc./vol.
« The unexpected meander », Distilled 02/12/2015 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 86%
Nez très bourbon barrel, rempli de vanille crémeuse, de sorbet au citron, sucre en poudre, poires en conserve. Belle texture en bouche avec un rappel de fumée très lointaine. Salade de fruits tropicaux, sucre en poudre des confiseries, zeste d’orange, petite touche végétale, poires, melon au miel et mangues, poivre moule sur un édredon de céréales séchées. La finale est plus sèche, presque astringente, avec l’effet décuplé des piments et du poivre et d’un mélange herbacé et fumé.

Patrick 84%
Ce n’est définitivement pas un Arran traditionnel, celui-ci étant porteur d’une chaleur et d’un niveau d’épices que je n’avais jamais vu avec cette distillerie. Pas exactement dans ma palette, mais tout de même intéressant. Nez : Beurre salé, bananes, pamplemousse et foin. Bouche : Un mélange de sucre et de piments forts, avec des mangues salées et de l’eucalyptus. J’y retrouve aussi du chêne brûlé et du poivre blanc. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, boisée et poivrée.

Kim 86%
Nez : Raisin vert, mélange floral évoquant le savon à lessive, zeste de lime, gazon fraîchement taillé. Bref, c’est vert. Bouche : Noix de coco sucrée, crème pâtissière, une trame de fumée subtile se faufile, poivre noir. Alors qu’il me semblait au nez plutôt banal, j’ai du plaisir à le déguster.

SMWS 162.2 Isle Of Raasay 4 ans

61.1% alc./vol.
« An Island Sweetie Shop » – Distillé le 15 octobre 2020 – New chinkapin oak barrel – 265 bouteilles.

Patrick 91%
J’adore trouver des whiskys tourbés présentant une belle complexité. J’en veux une bouteille! Dégusté à l’aveugle, je n’ai jamais deviné qu’il s’Agissait d’un scotch aussi jeune. Nez : Le classique feu de tourbe au bord de la mer, où l’on fait cuire du bacon nappé de miel. Bouche : Oh wow, un mélange assez fou de gras de bacon, de fumée de tourbe, de sel, de poivre et de miel. Le tout, servi par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, huileuse, fumée et salée. 

Isle of Raasay R-02.3.1

46.4% alc./vol.
Élaboré à partir d’alcools de Raasay tourbés et non tourbés, vieillis séparément en fûts de premier remplissage de whisky de seigle, de chêne Chinkapin et de vin rouge de Bordeaux.

André 84%
Fruits tropicaux nappés de miel, petits fruits rouges sauvages séchés, notes de bois caramélisé. Fond de tourbe discrète et organique, terre mouillée et pétrichor. Texture intéressante même si les saveurs sont un peu edgy. Bois sec, mélange de fruits, fumée de tourbe, petits fruits sauvages, miel, vanille. Pointe verdâtre herbacée (pas fan). Finale alliant les forêts humides de la côté ouest d’Amérique du Nord et les plages de l’Atlantique Nord Européennes, à la croisée d’un peu tout. Challengeant mais aussi à la croisée de beaucoup de lignes directrices ce qui peut donner une ligne directrice parfois difficile à suivre.

Raasay Batch R01.1

46.4%
 alc./vol.
Embouteillé en mai 2022, tourbe dans le grain à 48-52ppm, tourbe résiduelle dans la bouteille de 7.8 ppm, First fill ex-Rye Whiskey (65%), virgin Chinkapin oak (25.5%), et first fill Bordeaux red wine (9.5%), distillé: 15/05/2018 – 04/02/2019.

Patrick 84%
Un bon scotch avec toutes les saveurs que j’aime. Quoiqu’il semble plus vieux que son âge, ça demeure un jeune malt, et ça parait un peu. Nez: Parfum de jeune whisky moyennement tourbé avec de subtils fruits de champs, du sucre brun, de la vanille et du chêne. Bouche : L’arrivée en bouche est fumée et épicée, puis la fumée gagne en intensité pour finalement se laisser adoucir par les fruits des champs, la vanille et le sucre brun. Le tout est porté par une texture moyenne. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, épicée et boisée.

Arbikie 1794 The Peated

48% alc./vol.
Le Peated Highland Rye d’Arbikie s’inspire de leur rye Original 1794 en l’affinant dans des fûts ayant contenu du whisky tourbé d’Islay. Sa composition, de la plantation à la bouteille, comprend du seigle d’hiver, de l’orge maltée de printemps et du blé d’hiver. Plus précisément 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 73%
Avec la mauvaise expérience des 2 autres opus de la série, aucune chance et je laisse s’aérer une bonne heure avant de faire l’évaluation… et ce n’est guère mieux. On est encore du coté bizarre de la palette aromatique. Encore les notes d’oranges sanguines industrielles, un amalgame de fruits à chair et d’agrumes qui se marient boîteusement à des notes rouges de rye à la cannelle et herbacées sous un ciel gris de fumée de tourbe organique industrielle. J’avoue que le duo rye et fruits à chair est déboussolant de confusion. La bouche est à la fois sucrée et fumée à la tourbe, avant de passer à des notes chimiques et de grains de céréales séchés au feu de tourbe puis d’une montée prononcée poivrée et tourbée. Finale pointue sur les céréales séchées, la cannelle et le poivre sous une couverture de fumée de tourbe. Grosse pm d’évaluation ces trois Arbikie, j’ai les papilles sans dessus-dessous…

Patrick 84%
J’avais tellement hâte de découvrir ce rye tourbé! L’expérience est à la fois plaisante et un peu décevante. Plaisante car le whisky parvient assez bien à dissimuler sa jeunesse pour nous offrir une agréable expérience de dégustation. Décevante car il ne s’agit pas vraiment d’un whisky tourbé (où les grains sont fumés par un feu de tourbe), mais d’un whisky normal qu’on a fait vieillir dans un ancien tonneau de scotch d’Islay. Bref, il semble que je devrai encore attendre avant de goûter un « vrai » rye tourbé écossais. D’ici là, je ne devrais pas trop avoir de misère à patienter en buvant cette bouteille! Nez : Intéressants arômes où se mélangent une volatile fumée de tourbe maritime, de la vanille, du caramel, du thé noir, du bois humide et l’unique parfum d’une bibliothèque emplie de très vieux livres. Bouche : L’arrivée en bouche donne l’impression d’un scotch encore (trop) jeune, mais cette impression est rapidement emportée par la fumée de tourbe, du sel marin et des épices à steak. Le tout est complété par un mélange de bois humide et de bois grillé, du thé noir et du caramel salé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé, le sel et le thé noir.

Martin 84%
Nez: Fumée sèche, le familier pain de seigle chaud de cette série, miel, citron confit, bois toasté, vent lointain de cendre froide. Bouche: Texture nerveuse mais ronde, caramel brun, poivre noir, zeste d’orange, céréales grillées, tourbe terreuse qui s’étend progressivement. Finale: Longue, braise persistante, chêne épicé, menthe fraîche et cacao amer. Équilibre: Rencontre originale entre les épices du rye et la fumée écossaise, un dram certes à l’ensemble robuste et distinctif. Un refill please!

Kim 61%
Nez : La tourbe à ascendant bacon fumée parvient mal à masquer le whisky trop jeune, qui s’exprime dans un tourbillon déplaisant de vernis à meuble, de décapant à l’acétone et de bois résineux traité. Malheureusement c’est trop jeune et ça parait. Bouche : L’épicé du seigle et la fumée de tourbe semble une idée originale, mais dans ce cas le mélange n’est pas tout à fait convaincant. C’est intéressant, mais maladroit et beaucoup trop jeune.

Arbikie 1794 The PX

48% alc./vol.
Arbikie pousse encore plus loin son programme novateur de seigle écossais avec The PX, un whisky élaboré à partir de grains cultivés sur les terres d’Arbikie. La recette est un assemblage de seigle d’hiver, d’orge maltée de printemps et de blé d’hiver, puis vieilli d’abord en fûts de chêne américain neufs et carbonisés avant une finition en fûts de sherry Pedro Ximénez. 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 75%
Quand té lette comme un cul pis que tu penses que des beaux vêtements pis une belle coupe de cheveux font de toi un king… Bin c’est ça. Un mauvais whisky avec un gros manteau de sherry PX bien sucré, ça reste un mauvais whisky pareil. Au nez, mélange d’oranges sanguines et de bonbons à la cerise artificielle sur fond de rye vert parfumé de cannelle, caramel lourdaud, sucre de canne. La bouche s’ouvre sur des notes de céréales toastées à la Balvenie, puis devient plus pointue sur le poivre et la cannelle sur fond de produits chimiques, d’oranges sanguines, raisins secs, de fruits rouges séchés et de sucre naturel que l’on retrouve sur les dattes. Ça peut paraitre attrayant écrit comme ça mais ça ne l’est pas tant… La jeunesse du whisky se dévoile très rapidement en bouche, le nez lui s’équilibre un peu plus avec le temps. La texture est ronde jusqu’à l’ingestion, beaucoup plus épicée et aux notes de bois brûlé très intenses. Finale de réglisse noire, de poivre et cannelle, charbon de bois et mélange de fruits rouges séchés nappés de caramel surchauffé. Moins pire que le rye original mais faut quand même voir l’esprit aventurier pour vouloir essayer.

Patrick 81%
Le PX réussit ici à masquer les manquements de l’Original, en particulier le feeling d’être trop jeune. Si cet artifice parvient à redonner de nombreux points au nez et à la bouche du whisky, la finale en souffre cruellement. Bref, une belle curiosité comme j’aime tant, mais c’est ce que ça va rester pour moi. Et avant de m’en racheter une bouteille, faudra que le produit évolue un peu. La supériorité des Canadiens dans la fabrication de rye de qualité n’est pas encore menacée. Nez : Oranges sanguines, baies sauvages, thé noir, rack à épices et un peu de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée et fruitée, portée par l’influence du fût de PX. Cette influence sait toutefois restée suffisamment en retrait pour laisser les épices s’exprimer. Le tout est complété par un étrange mélange de clous de girofle, de jus d’orange et de sirop d’érable. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé et les clous de girofle. Après quelques minutes, ce sont toutefois des prunes trop mûres, presque pourries, qui me restent en bouche.

Martin 82%
Nez: Raisin sec, datte, miel sombre, encore pain de seigle chaud, cacao, bois sucré. Je ne sais pas trop à quel point le grain d’origine sied bien au traitement sherry cask. Bouche: Texture généreuse dès l’arrivée, caramel épais, figue, pruneau, chocolat noir, cannelle, épices du seigle qui émergent comme un couteau sous la richesse du xérès. Finale: Longue, fruits noirs, chêne épicé, café doux, sucre brun. Équilibre: Je ne déteste pas. Alliance convaincante entre douceur vineuse et caractère épicé du grain, un dram au profil ample et gourmand malgré sa singularité au niveau du grain.

Kim 60%
Nez : Tout comme le Arbikie Original, il est clairement trop jeune et ça s’exprime en un mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Tout ça masque l’apport beaucoup trop subtil du xérès, que j’hallucine plus que je ne le discerne au nez. Bouche : Le PX a heureusement fait son œuvre ici, ce qui adoucit un peu l’épreuve en lui apportant une touche de café mocha et de toffee. Ne nous méprenons cependant pas, c’est encore trop jeune et franchement pas plaisant.

Arbikie 1794 Rye Single Grain Original

48% alc./vol.
Pour cette édition, l’alcool de base a été élaboré à partir d’un mélange de 60 % de seigle d’hiver, 25 % d’orge maltée de printemps et 15 % de blé d’hiver. Cet alcool tourbé a ensuite vieilli dans des fûts neufs de chêne américain carbonisés.

André 63%
Le nez est très spécial mais pas dans le bon sens du terme ici. Rye herbacé teinté d’accents de pastilles à l’eucalyptus, de Pinesol, les cerises et le bois calciné. Notes qui rappellent aussi une vieille brouette rouge sous la pluie dont le fer est rouillé. Très Canadian rye whisky artisanal dans le style. En bouche, l’ensemble est marqué par une sensation artificielle presque chimique, les pastille casse-grippe à l’eucalyptus, grosses notes de cannelle cireuse, la sève de arbres de pin tout juste coupés, la cerise chimique et une pincée de poivre. Le rye est très évident et très organique aussi. Aux gorgées suivantes, ça goûte l’alcool bon marché vieilli mais loin d’être à point. Finale chimique de cannelle, cerises et d’eucalyptus. C’est pas bon, pas loin d’être dégueulasse. Note de 60% pour avoir eu l’audace d’embouteiller et 3% pour l’effort.

Patrick 80%
Voici un whisky auquel je suis revenu plusieurs fois avant de me décider à écrire cette évaluation. Ma première impression en ouvrant ma bouteille en a été une de déception : Le seigle était dilué dans le blé et l’orge, et le whisky ne semblait pas avoir passé suffisamment de temps en fût… Comparativement à la compétition (Ryelaw d’Inchdairnie et Teaninich), il désappointe… un peu. Car je dois admettre d’en prendre afin de le « comprendre », j’ai fini par l’apprécier un peu. Mais sans plus. Nez: Le parfum me fait penser un peu plus à du gin que du rye… Énormément d’herbes aromatiques, du zeste d’orange, un peu d’épices, de subtiles baies sauvages et des biscuits de malt. Le tout présente aussi un feeling de jeune spiritueux, ce qui accentue mon impression d’avoir affaire à un gin. Bouche : Les épices et les herbes se battent ici pour la première place, et sont finalement mariées ensemble par un trait de caramel et des baies sauvages. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et surtout marquée par le bois cramé.

Martin 80%
Nez: Pain de seigle chaud, poivre doux, miel, pomme rouge, bois toasté, nuance prononcée d’aneth. Bouche: Texture adéquate et souple, caramel brun, gingembre, orange confite, céréales grillées, clou de girofle, épices franches qui s’étendent sur le palais. Finale: Assez longue, sur menthe fraîche, chêne sec, noix grillée, avec une légère chaleur poivrée. Un bon restant de sandwich au smoked meat et à l’aneth. Équilibre: Un dram au profil épicé affirmé, avec un grain bien mis en valeur et une structure quand même nette et cohérente. Pas top, mais je ne peux lui en vouloir.

Kim 58%
Nez : Un « newmake » qui sort de l’alambic a habituellement une bien sympathique odeur; un whisky affiné suffisamment longtemps en fût développe une belle complexité aromatique. Entre ces deux phases, on a souvent affaire à un solide « yark » au nez. Et c’est le cas ici. Mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Bouche : Malgré tout, le newmake est intéressant, le seigle apporte une belle touche épicée et une rondeur en bouche, mais ce n’est pas prêt à boire. Je suppose que si je mettais suffisamment de sucre dans une bouteille de Pine Sol, ça ressemblerait. À regoûter dans quelques années.