Glengoyne White Oak

48% alc./vol.
Une grande première pour Glengoyne : cette toute nouvelle cuvée est exclusivement vieillie dans des fûts de bourbon de premier remplissage et des fûts de chêne vierge provenant d’Amérique du Nord. Ces fûts sont carbonisés pendant moins d’une minute, ce qui permet à l’alcool de Glengoyne de s’exprimer pleinement, sans artifice.

Patrick 84%
Un whisky qui aurait pu scorer assez fort au niveau des arômes et du goût, mais le manque de texture en bouche fait en sorte que je puisse lui accorder la mention « très bon ». Dommage, ça y était presque. Nez : Chêne frais, vanille, agrumes… Après quelques minutes, j’y retrouve aussi un peu de bananes et de violettes. Agréable. Bouche : Du beau bois craquant, brûlé et subtilement fumé. Aussi de l’ananas, des bananes, du caramel, des pommes mûres et des violettes. Texture en bouche un peu mince, malgré un taux d’alcool suffisant pour que ça n’arrive pas. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec des fruits tropicaux et des pommes.

Kim 85%
Nez : Orangeade, chocolatine aux amandes, mais tout ça vraiment en subtilité. Il n’offre pas grand-chose, mais au moins ce qu’il offre est bien. Bouche : Classique et sympathique. Noix grillées, mie de pain, chocolat au lait. Finale un peu courte et sèche, mais j’ai quand même du plaisir. Ça ferait bon dram de semaine.

Glengoyne 10 ans (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon dram trop dilué à mon goût. Cela étant dit, je crois que je pourrais me laisser tenter à m’en faire un « dram de semaine ». Nez : Délicieux parfum sucré et fruité, rappelant un peu des nanannes à la banane, cerise et vanille. Après quelques minutes, les nannnanes semblent se transformer en fruits exotiques tels que des ananas, des papayes et des abricots. Bouche : Fruits tropicaux servis sur une planche de chêne grillée, avec un soupçon de vanille et de caramel. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne grillé et les fruits tropicaux.

Glen Moray Sherry Cask Finish

40% alc./vol.

Patrick 89%
Un whisky que j’ai apprécié un peu plus à chaque gorgée que je prenais. Sans compter le fait que Glen Moray offre le meilleur rapport qualité/prix des scotchs single malt. Bravo, je recommande sans réserve! Nez: Parfum de fruits séchés, de vanille, de caramel, de chocolat noir et d’un peu de bois brûlé. Bouche : Fruits séchés et bois brûlé à l’arrivée en bouche, puis le bois évolue vers les épices à steak alors que les fruits évoluent vers le caramel, le chocolat noir et la vanille. Au niveau texture en bouche, de nombreuses distilleries gagneraient à espionner Glen Moray pour voir comment ils peuvent fournir une texture en bouche digne de ce nom tout en diluant leur whisky à 40%. Finale : D’une longueur moyenne, portée par la chaleur des fruits séchés et du chêne brûlé.

Martin 87%
Nez: Les fruits rouges et les raisins secs se manifestent rapidement, accompagnés de miel, de vanille et d’une pointe de noisette. Le sherry est bien présent, mais laisse encore transparaître un fond de pomme et de malt frais. Bouche: Le caramel, la poire et les fruits secs composent le cœur de la dégustation. Une texture souple soutient des notes de chocolat au lait, de cannelle et d’écorce d’orange, sans que le bois ne prenne trop d’importance. Finale: Plutôt courte, elle conserve des accents de cacao, de chêne tendre et de sucre brun avant de s’effacer en douceur. Équilibre: Une finition bien exécutée qui apporte un supplément de gourmandise à un single malt simple et facile d’approche.

Kim 84%
Nez : Gomme balloune, papaye, shampoing, sans défaut apparent mais plutôt simple. Bouche : Encore vraiment sur la gomme balloune, les fraises des champs, bien juteux et fruité, avec une finale sur la cannelle en poudre.

Deacon Blended Scotch

40% alc./vol.
En écossais, un « Deacon » désigne un artisan chevronné et compétent. Le Deacon propose un assemblage de single malts d’Islay et du Speyside.

Patrick 80%
J’ai l’impression qu’on a passé dans ce blend des whiskys d’Islay qui goûtaient plus le bois cramé que la fumée de tourbe, et qu’ainsi on a pu masquer un peu la jeunesse de l’ensemble. Ce n’est pas mauvais, mais je ne suis pas un fan, malgré une stratégie marketing bien pensée. Nez : Assez étrange, avec un mélange de créosote et d’oranges. J’y trouve aussi des notes acidulées et de biscuits sucrés. Bouche : Belle texture en bouche, supportant du bois calciné, ou en fait, cramé, des biscuits sucrés, des oranges, des bonbons acidulés et l’impression d’avoir affaire à quelque chose d’assez jeune. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et fumée.

Kim 89%
Nez : Belle tourbe maritime et presque saline. Je l’imagine déjà avec des huitres. Je me sens au bord de la mer, sur Islay, juste à y plonger le pif. Bouche : Tourbé mais très léger, plutôt fumé même. Créozote pas déplaisant, bacon et une curieuse touche de beurre d’arachide. J’ai vraiment du plaisir à boire ça.

Glen Ila 5 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Glen Ila est un blended malt élaboré par Bulloch Lade & Co., société fondée en 1837 par John Bulloch et son fils Archibald, propriétaire de plusieurs distilleries dont Caol Ila achetée en1863. Hélas, son succès est enrayé par la Première Guerre mondiale, avec l’augmentation des coûts du charbon et de l’orge, et la prohibition aux États-Unis. Déclarée en faillite en 1920, Bulloch Lade & Co est rachetée par un consortium mené par Distillers Company Limited (DCL), ancêtre de Diageo, qui achève d’en prendre le contrôle en 1927. La même année, DCL rachète Caol Ila à Robertson & Baxter Group, confiant sa licence d’exploitation à Bulloch Lade & Co., notamment pour ses assemblages B&L et Glen Ila, dont Caol Ila est un ingrédient majeur. « Vatted » Malt, ou pour les plus jeunes, blended malt whisky.

Patrick 89%
Avoir vécu en Italie dans les années 70 (il s’agit de la provenance de mon échantillon), ce whisky aurait certainement fait partie de ma liste de whisky de tous les jours. Idéal quand j’ai le goût d’un whisky tourbé, mais sans vouloir sentir la fumée pendant trois jours! Nez : Un beau parfum délicat dominé par la fumée de tourbe, avec des pommes vertes, du citron et du chêne sec. Bouche : Délicieux! La fumée de tourbe est toute en subtilité, mais tout de même omniprésente. J’y trouve aussi du jus de pommes vertes, du citron, du chêne sec et une minuscule pincée de poivre. La texture en buche est cireuse et agréable. Finale : D’une belle longueur, cireuse et fumée.

Grand Old Parr 12 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Grand Old Parr est un blend haut de gamme créé en 1909 par les frères James et Samuel Greenless, marchands et assembleurs. Il doit son nom à Old Tom Parr, qui serait mort en 1635, à l’âge canonique de 152 ans. La société des frères Greenless, rachetée en 1925 par Distillers Company Limited (DCL), prend alors le nom de Macdonald Greenless. Après un premier succès à Londres, Grand Old Parr devient un véritable best-seller à l’international, notamment au Japon et en Amérique du Sud. L’assemblage repose sur une base de Cragganmore.

Patrick 85%
Un très bon blend. Cela étant dit, il semble que le produit actuellement disponible soit supérieur à cet échantillon des années 70. La démonstration que tout n’était pas nécessairement mieux dans « le bon vieux temps ». Nez : Chêne, cuir, malt, chocolat, thé noir, oranges amères et une touche de fumée. Bouche : Belle texture riche en bouche, apportant des saveurs de chêne sec et grillé, d’épices à steak, de thé noir, d’agrumes, de caramel et de chocolat au lait. J’y retrouve aussi une subtile trace de fumée. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, avec un trait de caramel.

Chivas Regal 15 ans

40% alc./vol.
Affiné en fûts de cognac.

Patrick 84%
Un bon whisky offrant une complexité intéressante… Le site web officiel recommandant de le déguster sur glace, mes attentes étaient plutôt basses (avait-on quelque chose à cacher?), mais je dois admettre être assez satisfait de l’expérience. Nez : Parfum fruité, avec des notes de raisins, de pommes rouges, d’oranges, de caramel et de vanille. Bouche : Un mélange beaux fruits mûrs et séchés, des oranges, du caramel et beurre, de la vanille, des poires trempées dans le miel, des fruits secs et un peu de chêne grillé. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse avec du chêne grillé et des notes fruitées rappelant le cognac.

Chivas 12 ans (1980’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Chivas doit son nom à James Chivas, propriétaire d’une épicerie créée en 1820 à Aberdeen. Le succès de son entreprise lui vaut un Royal Warrant de la reine Victoria en 1843. Si la lignée des Chivas s’éteint en 1893, la société conserve le nom de Chivas Brothers. Propriétaires de six marques de blends, ses dirigeants Charles Howard et Alexander Smith profitent du développement rapide de l’économie américaine pour mettre sur le marché un assemblage de luxe : Chivas 25 ans. La version 12 ans a quant à elle été lancée en 1939 pour le marché américain, son âge plus modeste visant à préserver les stocks. Exsangue financièrement au sortir de la guerre, Chivas est repris en 1949 par Seagram qui rachète la distillerie Milton l’année suivante et la renomme Strathisla ; cette dernière devient alors un composant majeur de l’assemblage et le siège de la marque.

Patrick 82%
Ce vieil embouteillage ne fera pas de moi un fan de ce blend qui n’est pas vraiment dans mes goûts. Bref, c’est bien, sans plus. Nez : Notes d’oranges et de pommes fraiches, avec du miel floral et du cuir chauffé au soleil. Bouche : Belle texture huileuse en bouche, apportant une délicate note de fumée, du cuir, des oranges, du chêne grillé, des pommes vertes et une goutte de miel. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne grillé.

Johnnie Walker Red Label (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. À 15 ans, John Walker achète une épicerie en 1819 à Kilmarnock, sa ville natale. S’il vend déjà du whisky, c’est son fils Alexander qui crée, dans les années 1860, le Walker’s Old Highland Blend. Sa célèbre bouteille carrée est l’ancêtre des versions Red Label et Black Label de 1909, ornées du Striding Man dessiné par Tom Browne l’année précédente. La société est rachetée par Distillers Company Limited (DCL) en 1925. Devenu le blend le plus vendu du monde dans les années 1950, le succès de Johnnie Walker ne s’est, depuis, jamais démenti.

Patrick 90%
Ok, je n’ai pas affaire au Red Label de la SAQ! Mon Dieu, j’ai l’impression d’avoir en fait goûté un « Blue Label ». J’ai comme l’impression qu’en introduisant le « Blue », Diageo a dilué la qualité de ses autres produits afin de motiver leurs clients à dépenser plus. Ça me tombe sur les nerfs lorsque j’entends des gens dire que les whiskys étaient bien meilleurs « dans le bon vieux temps » mais ici, je suis forcé de leur donner raison. [NDLR : L’échantillon provient du bouteille destinée au marché Italien des années 70]. Nez : Hein? Quoi? Je dois valider sur l’étiquette que je ne me suis pas trompé… Oui, c’est bien du Red Label. Mais quel parfum sublime! De la cire, de la fumée de tourbe bien mesurée, du poivre, du curry, des oranges, du caramel onctueux, de la vanille et un peu de chêne. Le tout est complexe et rudement bien balancé. Bouche : La texture en bouche est légèrement déconcertante, étant à la fois un peu aqueuse et cireuse… Masi globalement très agréable. Le goût est quant à lui extraordinairement complexe, avec du bois brûlé, de la fumée de tourbe hyper aromatique, du curry, des fruits des champs bien mûrs, du poivre, des oranges, du miel et du caramel. Finale : D’une superbe longueur, boisée, fumée et épicée.

William Grant’s (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. L’histoire du blend William Grant’s commence en 1898, après la fondation de Glenfiddich (1887) et de Balvenie (1893) par la famille Grant. En 1903, William Grant embauche son beau- fils, Charles Gordon, pour vendre son whisky. Après des débuts laborieux, Grant’s – alors connu sous le nom de Grant’s Standfast d’après la devise de la famille – trouve le succès au Royaume-Uni et surtout en Amérique. Sa bouteille triangulaire est conçue en 1957 par le designer Hans Shleger. L’ingrédient principal de Grant’s est le whisky de grain Girvan, distillerie appartenant à William Grant & Sons, de même que les whiskies de malt Glenfiddich, Balvenie et probablement Ladyburn pour une édition de cette époque.

Patrick 87%
Un très bon whisky, qui me fait réaliser pourquoi les blends ont éclipsé les single malt pendant tout le XXème. Avec une telle complexité et une telle balance vendue à un prix si raisonnable, il n’y avait pas de raisons d’aller explorer le monde alors « sauvage » des singles. Nez : Très doux, semble plus marqué par le whisky de grain que celui de malt. J’y retrouve du miel et du caramel, mais sans le sucre normalement associé à ces arômes. Il y aussi pommes très mûres et un peu de citron. Bouche : Belle complexité et superbe texture en bouche. J’ai l’impression qu’il y a du savoir-faire qui s’est perdu à ce chapitre depuis les années 70! En termes de saveurs, j’au retrouve du bois brûlé, un mélange de pommes mûres, de pommes vertes et de poires vertes, du citron et un petit trait de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par les pommes vertes et le bois brûlé, voire fumé.