Tomintoul 15 ans Limited 2008 Edition Madeira Finish

46% alc./vol.
Distillé en 2008 et a d’abord vieilli dans d’anciens fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon, avant d’être affiné dans des fûts de vin de Madère spécialement sélectionnés par le maître distillateur Robert Fleming, provenant de l’île de Madère au Portugal. Édition limitée de 6654 bouteilles.

André 82%
Chocolat fourré de caramel, fruits à chair, framboises, abricots et oranges sanguines. En bouche on est plus sur la pomme cannelle et le sirop d’érable avec un apport de fruits tropicaux. L’ensemble est à la fois sucré et épicé. Dommage que ça manque si cruellement de texture. Abricots, miel, framboises, citron, oranges, cassonade, poires, saupoudré de poivre moulu et de cannelle. Épices du bois de chêne plus évidentes en finale, de bonne longueur, mélangeant notes sucrées et épicées. Je dirais que ça pourrait ressembler à un whisky en Sauternes cask sans les fortes épices, très dessert dans le style et sans trop de prétention dans le rendu général.

Tomintoul 14 ans Limited 2009 Edition Cognac Finish

46% alc./vol.
Ce whisky du Speyside a passé la majeure partie de sa vie en fûts de bourbon avant de finir son affinage dans des fûts de cognac sélectionnés par le maître distillateur Robert Fleming en France. Édition limitée de 8082 bouteilles.

André 85%
Nez très doux et relativement sucré. Café au lait, confiture de pommes, cosses d’oranges, petits fruits sauvages. La bouche est tropicale et sucrée, festive. Abricots, vanille, oranges, raisins blancs, sucre à glacer, poivre moulu et gingembre. Je cherche l’influence du Cognac Cask pour être franc. Texture intéressante et rafraichissante. La finale est courte, tropicale et sucrée, mélangeant les fruits à chair et les petits fruits sauvages. Ça se boit pas mal bien ce whisky!

Arran 18 ans (embouteillage 2025)

46% alc./vol.
Cette édition est principalement vieillie en Sherry Casks de premier et second remplissage.

André 90%
Un whisky plénitude sur le bord de la mer. Nez rempli d’abricots, d’oranges, cerises, de miel et de framboises effervescentes. En bouche, les fruits rouges se drapent d’une couche de chocolat au lait, un doux drap d’épices pétillants se joignent à la fête. Oranges, abricots, cerises, fraises-framboises, zeste de citron, chocolat au lait, le tout nappé de caramel et d’épices frivoles. L’équilibre est exquis, la texture divine. Une petite pointe salée accompagne les fruits rouges en finale de bouche, finale planante et calme. Pink Floyd version whisky.

Distillerie des Marigots – Opus No2: Édition 150eme anniversaire de Caplan

46% alc./vol.
Single Cask de 3 ans d’âge, Cask #11, 307 bouteilles. 100% distillé à la distillerie, uniquement à partir d’orge maltée québécoise, fermentation longue de 5 à 6 semaines (habituellement 6 à 7 jours dans le monde du whisky), distillation dans un alambic charentais 100% cuivre, sur flamme nue, ce qui apporte la caramélisation des sucres et la réaction de Maillard, non filtré à froid. Vieillissement de 3 ans en chêne américain neuf, séchage air libre 24 mois, chauffe profonde char 2. Lancé le 18 août 2025.

André 86%
Comme tous les albums de groupe musicaux, la production d’un deuxième album est une expérience périlleuse, surtout quand l’album initial a connu du succès. L’Opus #1 de cette distillerie m’avait grandement impressionné et j’avais très hâte de plonger dans le second opus dopé par mes grosses attentes. Le nez développe des notes d’oranges sanguines et de pommes caramel que l’on retrouvait dans les fêtes foraines, de la cassonade, notes de Cracker Jack peut-être. Belle onctuosité pour la texture en bouche offrant un bon support aux notes de cerises, oranges et pomme. J’ai de bonnes notes de sucre en poudre et de sucre caramélisé également avant une pointe boisée et épicée. En finale, une pointe de menthe poivrée avant une montée de poivre moulu intense et d’un mélange de fruits rouges séchés et d’essence d’orange et de vanille sur une planchette de chêne toasted.

Martin 87%
Nez: Compote de poire, miel de trèfle, céréales dorées, bois ciré, fleurs des champs, avec un léger rappel d’écorce d’orange. Bouche: Arrivée douce malgré une infime morsue d’alcool, caramel au beurre, pomme rôtie, noisette, pain brioché, herbes sèches, pour finir avec une bonne cuillerée de cassonade. Finale: Une faible mais longue lueur persiste, vanille, chêne grillé, citron confit, amandes. Petite touche de poivre rose. Équilibre: Profil plus pâtissier que l’Opus No.1, avec une structure simple mais chaleureuse, une harmonie tranquille. J’adore ce que cette distillerie nous offre, on est 2 en 2, ce n’est plus prometteur, c’est excitant.

Distillerie des Marigots – Opus No.1

46% alc./vol.
Single Cask de 3 ans d’âge, Cask #10, bouteille #251 de 331. 100% distillé à la distillerie, uniquement à partir d’orge maltée québécoise, fermentation longue de 5 à 6 semaines (habituellement 6 à 7 jours dans le monde du whisky), distillation dans un alambic charentais 100% cuivre, sur flamme nue, ce qui apporte la caramélisation des sucres et la réaction de Maillard, non filtré à froid. Vieillissement de 3 ans en chêne américain neuf, séchage air libre 24 mois, chauffe profonde char 2. Lancé le 7 juillet 2025.

André 86%
Sur l’autoroute des lancements de whisky québécois, on se fait dépasser par la gauche, nous ne l’avions pas vu venir dans l’angle mort de l’expectative et du manque d’une parution à point. Mis à part le Côte Des Saints PX Cask Strength qui sort du lot, les whiskies québécois n’offrent présentement que peu d’alternative lorsque l’on recherche de la qualité et un rendu agréable. Mais ce whisky… Bravo! Le nez s’ouvre sur les odeurs de cerises et de pommes fraiches, de caramel épicé, des notes de pacanes et de sirop d’érable. Le bois est présent mais agréablement bien équilibré, aucune note de bois vert et d’alcool neutre, tout est bien intégré et équilibré. La bouche est grasse, la texture provenant de la non-filtration est bien ressentie. Mélange d’oranges et de pommes, petits fruits sauvages, cassonade-caramel épicé, noix cuites au four, bois toasted. Aux gorgées suivantes, le tout est rehaussé de gingembre et d’épices des Caraïbes, du clou de girofle peut-être, bois à la fois sucré et épicé pas trop tannique. La finale est fruitée et épicée, bois brûlé un peu plus apparent et beaucoup de sucres naturels boisés et caramélisés. Une très belle surprise.

Martin 87%
Nez: Céréales grillées, miel pâle, pomme verte, chêne frais, beurre salé, effluve florale rappelant la brise du fleuve, bien entendu on se sette soi-même des attentes. Bouche: Texture ronde et légèrement huileuse, biscuit malté, caramel maison, poire, noix, herbes sèches. Finale: D’une longueur qui demeure bienvenue, avec vanille, bois toasté, zeste de citron et amandes. Équilibre: Un dram incroyable pour les circonstances, qui démontre une jeunesse perceptible mais qui offre aussi un charme rustique prometteur pour la suite.

Kim 87%
Nez : M’évoque à la fois un rhum et un rye. La mélasse de grenade s’impose d’emblée, baba au rhum, lait de coco, coing poché au vin rouge et aux épices. Bouche : Mea culpa, j’ai encore des préjugés envers les whiskys québécois, la plupart étant mis en marché trop jeune. Cependant, avec ce premier opus, la Distillerie des Marigots joue dans la cour des grands. Simple mais bien fait, sur le sucre brûlé et la vanille, ça me plait vraiment.

Compass Box Hedonism Quindecimus Blended Grain

46% alc./vol.
Le Hedonism original, premier whisky de Compass Box, a été lancé en 2000, et cette édition spéciale célèbre le 15e anniversaire de la marque. Assemblage de whiskies d’âges variés provenant de quatre distilleries différentes. Recette composée de 17.6% North British vieilli pendant 20 ans en 1st Fill Bourbon Barrels, 36.6% Port Dundas vieilli pendant 20 à 25 ans en Rejuvenated Hogsheads, 8.4% Dumbarton vieilli pendant 32 ans en ex-bourbon barrels, 19.4% Port Dundas vieilli pendant 20 à 25 ans en 1st Fill Bourbon Barrels et finalement 18% d’un blend secret distillé à Loch Lomond vieilli pendant 32 ans en ex-bourbon barrels. Édition limitée de 5,689 bouteilles, lancé en février 2015.

André 89%
Abricots juteux baignant dans le miel chaud et onctueux, meringue et crème brûlée, citronnelle, poires sautées. Texture sublime en bouche, c’est moelleux, doux et très équilibré et très tropical comme livraison de fruits. La bouche expose très clairement les céréales séchées, Bois toasted, fruits tropicaux à chair, crème à la vanille, sucre, purée de bananes, amandes et poivre. La finale est sèche et poivrée, mettant les céréales à l’avant-plan et sur les notes découlant des vanillines.

Douglas Laing Rock Island Blended Malt

46.8% alc./vol.
Cet assemblage réunit une multitude de whiskies insulaires, avec des malts d’Islay, d’Arran, des Orcades et de Jura.

André 85%
Vraiment intéressant et à un prix très intéressant de surcroit. Nez de vanille poivrée, esprit maritime et côtier, sel de mer, pierre séchée, tourbe équilibrée bien en évidence. Simple et efficace. La texture en bouche est bien huileuse, wow, taux d’alcool bien évalué. Mélange de fumée de tourbe, de poussière de pierre, iode, mélange de fruits tropicaux et de fruits verdâtres, vanille, petite touche de caramel, agrumes et miel. Finale lente et langoureuse, maritime et fraiche, tourbe à la fois iodée et minérale. Très intéressant.

Macnair’s Lum Reek 21 ans Blended Malt

48% alc./vol.
Ce Blended Malt est composé de whiskies d’Islay et du Speyside (dont GlenAllachie) vieillis dans des fûts de premier remplissage ex-Bourbon, ex-Red Wine et ex-PX Sherry.

André 86%
Superbe nez. Chocolat au lait fourré de pâte saveur d’oranges, fumée de tourbe discrète et distante, caramel chauffé, raisins de Corinthe. La bouche est souple mais manque de support gras ou huileux. Raisins marinés dans le rhum, prunes, bonbons à la cannelle en forme de cœur, oranges et cerises, chocolat au lait, caramel, fumée de tourbe terreuse à l’aspect sale et crasseux, poivre. Finale relativement douce, alliant caramel et chocolat, fruits secs et une fumée terreuse et épicée. Un malt simple, bien construit et sans surprise… ‘’what you nose is what you get’’.

Big Peat 15th Anniversary Red Wine Cask Finish

49% alc./vol.
Étiquette barbouillée par la SAQ.

André 88%
Fumée de tourbe médicinale, grosse sensation terreuse, feu de plage avec bois mouillé, fruits rouges, sel de mer et zeste de citron. L’apport du wine cask est très en évidence, autant au nez qu’en bouche. La bouche est tendrement tannique, pas vraiment huileuse, beaucoup de petits fruits rouges sur un canevas de terre humide et de fumée de tourbe crasseuse. L’ensemble demeure tout de même très frais et aérien au nez, même si hautement phénolique ; fruits tropicaux, agrume, citron, poire et ananas flambés sur le feu de plage. Les fruits rouges sont plus du style bleuets et raisins mauves maintenant. Belle et longue finale, phénolique et médicinale, saveurs qui rappellent le vin rouge de Bordeaux bien tannique, les bleuets poivrés, le sel de mer et la terre humide après l’orage.

Ledaig 9 ans Bordeaux Red Wine Cask Matured

56.8% alc./vol.
Ledaig est le nom du whisky tourbé distillé à Tobermory, sur l’île de Mull. Il ne se prononce ni « lead ayg » ni « le daig », mais plutôt « led chig ». Il s’agit d’une mise en bouteille inhabituelle, car la plupart des whiskies élevés en fût de vin rouge ne sont que des finitions, alors que celui-ci a été entièrement vieilli en fûts de chêne européen ayant contenu du vin rouge de la région de Bordeaux. Édition limitée de 1697 bouteilles.

André 88%
La tourbe de Tobermory divise les opinions avec ses notes terreuses intenses très singulières. Ici, la pleine maturation en ex-wine cask a atténué cet effet terreux et a gonflé les épices. Nez d’eucalyptus, de bonbons casse-grippe saveur d’épinette, de terreau humide, sel de mer et de fruits rouges séchés nappés de caramel cramé et un peu noirci. Déstabilisant. À l’aération après 15 minutes, raisins et prunes séchés. La tourbe est intense au nez mais en bouche c’est violent. Tourbe terreuse humide et médicinale, feu de plage presque éteint par la pluie, pommade pour les muscles à l’eucalyptus, viande cramée sur le bbq, iode, le tout pimenté de poivre frais broyé et de fruits rouges séchés. Texture ferme et affirmée, très poivrée. Finale presque éternelle, on a l‘impression de manger une motte de tourbe mouillée accompagnée d’une gorgée de sirop Buckley sur le bord de la mer. C’est sale, c’est violent et c’est unique. The bad boy of Mull.