Benromach Contrasts: High Enzyme

46% alc./vol.
Distilled 2012, Bottled 2024. Cette édition met en lumière l’orge non tourbée à haute teneur en enzymes . Ce type d’orge est généralement utilisé pour la production de whisky de grain ou le brassage industriel. Un traitement spécifique permet d’obtenir une concentration plus élevée d’enzymes, principalement des amylases qui décomposent l’amidon en sucres.Le vieillissement s’est déroulé exclusivement en fûts de bourbon de premier remplissage.

André 85%
Benromach est probablement LA distillerie à surveiller les prochaines années, elle qui souvent pour le moment passe en dessous du radar de biens des amateurs. Nez délicat, sur un lit de céréales séchées, glace au citron, sirop de poires, pommes poires, grosses notes de vanille crémeuses. La bouche offre un changement de cap intéressant, plus direct et aux sensation sèches. Notes de gingembre, bois de chêne sec, fruits tropicaux à chair, ajout de zeste d’oranges, mais toujours sur fond de céréales séchées et de crème à la vanille. Finale parfumée de notes herbacées un peu bizarre. Hors-norme et challengeant.

Pearse Lyons 7 ans

43% alc./vol.
Ce whisky a principalement été vieilli dans des fûts de bourbon, mais une petite partie a été vieillie dans des fûts de xérès pour faire bonne mesure. Le single malt de la distillerie est présent dans le mélange.

Patrick 84%
Un autre Irish blend classique, mais tout de même bien fait. Bref, on ne réinvente pas le style ici, mais on démontre sa maîtrise des bases du sujet. Nez : Parfum assez anonyme, avec des agrumes et de subtils fruits secs. Bouche : Le whiskey présente ici beaucoup plus de personnalité que le nez pouvait laisser présager. J’y retrouve de belles notes de poires sucrées, du chocolat au lait, des raisins verts, du chêne grillé, une goutte de vanille et de discrets fruits séchés. La texture en bouche est agréable. Finale : Plutôt courte, portée sur le bois grillé et des pommes cuites.

Kim 75%
Nez : Hallelujah, un irlandais qui ne sent pas la banane! La contrepartie, c’est qu’il ne sent pas grand-chose en fait. Épices à steak, feuilles de moutarde lactofermentées, duo cantaloup et proscuitto. Je ne pense pas avoir déjà utilisé ces termes pour décrire un whiskey (ni un whisky). Bouche : Pain de blé, astringence rappelant le blanc de peau de pamplemousse et de citron, sauté de brocoli chinois au gingembre et au piment. Je m’ennuie presque de la banane!

Jameson Tripe Triple

40% alc./vol.
Distillé trois fois, trois types de fûts

Patrick 81%
Un whisky un peu intéressant, avec un peu de saveurs et un peu de toute. Bref, j’aime un peu, mais vraiment seulement un peu. J’accorde 81%, car ça mérite tout de même un peu plus que 80%. Nez : Parfum assez évanescent, avec de la vanille, de subtils petits fruits rouges et une touche de vanille. Bouche : L’ensemble est un peu doux, avec un peu relief, un peu d’épices, un peu de fruits, un peu de sucre… Un peu, un peu, un peu. Finale : Un peu courte, un peu décevante, un peu…

Aberfeldy 15 ans Sémillon Wine Cask Finished

43% alc./vol.
Cask #2923/A. Vieillissement initial en fûts de second remplissage ainsi qu’en barrique de second remplissage suivi d’un affinage en fûts de vin blanc doux Cadillac.

André 80%
J’ai toujours apprécié la version de base de cette distillerie, le 12 ans d’âge, qui a des similitudes avec la quiétude évoquée par les Balvenie, ce côté céréalé presque maternel mais d’un autre côté, j’ai toujours aussi trouvé que cette distillerie n’était pas représentée à sa juste valeur au travers son portefolio. Les éditions 15, 18 et 21 ans en sont encore un exemple. On aurait pu penser que les finished en différent wine casks auraient été une mise intéressante pour ce whisky à la base relativement neutre mais les résultats sont décevants et inexpressifs dans l’ensemble. La bouche s’ouvre sur les habituelles notes de céréales séchées nappées de miel, de l’abricot, de caramel dilué et une fine touche rougeâtre bien discrète. L’apport du wine cask est beaucoup plus effacé que l’on aurait souhaité. En bouche, des notes de mangue se marient à celles d’oranges et d’abricot, le tout sur fond de miel et de céréales Sugar Crisp. Très agréable, dommage que la texture soit si médiocre. Courte finale sur les fruits à chair et les céréales au miel et caramel.

Aberfeldy 21 ans Argentinian Malbec Wine Cask Finished

46% alc./vol.
Vieilli pendant plus de vingt ans dans une combinaison de fûts de second remplissage et de hogsheads, ce whisky a ensuite bénéficié d’une finition d’environ huit mois en fûts de chêne français ayant contenu du Malbec, provenant du domaine viticole Finca Ambrosia Single Estate, en Argentine.

André 85%
Nez très doux de céréales grillées et de miel d’acacia, zeste d’orange ou des nectarines peut-être marié de notes rougeâtres vineuses. En bouche, on a droit à des saveurs s’apparentant plus à de la fraise ou de la framboise que celle des fruits noirs. Framboises, oranges, pincée de cannelle, chocolat au lait et pochette de cuir remplie de tabac. Au fil des gorgées, les fruits noirs plus soutenus se précisent; prunes, cerises et raisins, vanille, miel, caramel et céréales séchées. La finale est très douce, un peu courte et sur des saveurs diaphanes et éphémères de fruits rouges et de céréales au miel.

Tomatin 30 ans Batch #6

46% alc./vol.
Edition 2022, Bottle #3893 of 3900. Fruit du mariage de whiskies vieillis en Ex-Bourbon Casks.

André 91%
Superbe utilisation très réussie des ex-bourbon cask. Mélange tropical et festif d’ananas, poires dans leur sirop sucré, abricots, mangue et papaye, légère pointe citronnée puis de miel et de crème à la vanille onctueuse. La texture est tendre et moelleuse, notes de flocons de chair de noix de coco séché, s’accompagnant des mêmes fruits tropicaux dévoilés au nez, auxquels s’ajoutent de bonnes épices, du poivre fraichement moulu et une fine touche mentholée. Finale asséchée par les épices, grosses noix de chair de noix de coco, de kumquats et de bananes accompagné d’une tonne de fruits tropicaux cintré de bois épicé. Savoureux et introspectif.

Douglas Laing Tomatin 17 ans Cask Sample #DL19813

56.9% alc./vol.
Cask Sample #DL19813, Distilled 04/12/2008

André 86%
Nez velouté et bien équilibré, le bourbon cask a son meilleur. Mélange de miel et de vanille crémeuse, sirop de poires, gâteau éponge. Bouche soyeuse et sucrée, bien vanillée, notes de miel et de pomme poire, raisins verts, abricots, tranches d’ananas juteuses et un léger parfum de gingembre. Tropical et festif avec une touche de sobriété retrouvée dans la texture en bouche qui porte bien sa longue maturation. Finale finement herbacée, remplie de vanille et de canne à sucre. Belle démonstration de l’utilisation du bourbon barrel.

Martin 87%
Nez: Miel épais, abricot sec, caramel pâle, zeste d’orange, chêne poli avec un bel accent de cire d’abeille. Bouche: Texture ample et légèrement huileuse, pomme fraîche, poire et nougat, cacao doux, gingembre, amande grillée, pointe poivrée qui rappelle la puissance. Finale: Longue, avec vanille, bois épicé, thé noir et une chaleur élégante. Équilibre: Belle maturité, richesse bien tenue par les épices, profil classique de bourbon barrel mais avec une profondeur ajoutée.

Serendipity 12 ans Blended Malt

40% alc./vol.
Née d’un heureux hasard – lorsqu’on a versé par erreur du jeune Glen Moray datant de 1992 dans une cuve de vieux Ardbeg –, une perle rare, chargée d’histoire. La composition finale du blended malt est composée de deux parts de Glen Moray 1992 pour huit parts d’un Ardbeg bien plus âgé. La rumeur ḑit qu’un fût de Glen Moray aurait été mélangé à ce qui était censé être un nouveau lot d’Ardbeg 17 ans. Édition de 16,000 bouteilles.

André 84%
Pastilles casse-grippe au citron et au miel, fumée disparate, minéralité, poires, abricots et vanille crémeuse. Côté texture en bouche, on repassera, c’est dilué et ça offre peu de rendu gras ou huileux. Accent cendré, zeste de citron, poires et abricots, iode, fumée affirmée sur fond minéral et maritime, compote de bananes. Après quelques gorgées, la tourbe est plus précise et persistante. Finale moyenne-courte, très saline et parfumée de tourbe sèche, de fruits tropicaux à chair et de craie, cendre froide.

Tomintoul 24 ans 1997 Single Cask Sauternes Barrel

57.6% alc./vol.
Distilled 24/3/1997, Bottled 18/5/2021, Cask #9744, Bottle 212 of 304.

André 85%
The Gentle Dram… parfait pour le Sauternes. Nez très doux, sucré et tropical. Manque, ananas et bananes, vanille crémeuse, sirop de poires et abricots. La bouche elle aussi s’ouvre sur la compote de bananes et d’ananas. Sensation minérale bizarre, nectarines, mangue, agrumes, sirop de poires, le tout parfumé de gingembre et de poivre. Belle texture gourmande avec un kick épicé. La finale, de très bonne longueur, est un peu brusque, le bois de chêne prédomine et accentue la sensation épicée et sèche. Finale abrupte pour un whisky dessert qui s’annonçait savoureux.

Stauning Dirty Bastard – Mezcal, Tequila & Stout Finish

53.4% alc./vol.
Triple maturation : Après trois ans en fûts de chêne vierge américain, il est ensuite vieilli en fûts de mezcal et de tequila, puis affiné dans des fûts de stout provenant des brasseries danoises renommées « To Øl » et « Fanø Bryghus ». Décorée d’une illustration distinctive, la bouteille présente une illustration unique du chien mexicain, le Xoloitzcuintle (Xolo), accompagnée de notes de dégustation sélectionnées et d’éléments issus de la production de bière, de mezcal et de whisky, réalisée par l’artiste danois Thit Hansgaard. 6530 bouteilles.

André 85%
Quand té hors des sentiers battus et que tu tape la trail… Déstabilisant et complexe pour le moins qu’on puisse dire. Difficile de mettre une étiquette sur ce whiksy à l’aveugle mais en sachant c’est quoi, on trouve plein de petits indices du comment de la production. On débute par du rye très épicé de cannelle, nappé de chocolat sur fond de fumée bizarre et de menthe poivrée. En bouche, les habituelles cerises trempées dans la cannelle et couvertes de chocolat au poivre, le bois vert, mélange d’eucalyptus et de menthe, épices à chili, poudre de cacao fumé. Finale de chocolat fumé, sensation de minéralité et d’éléments herbacés. On se sent comme on vient de passer une heure à se faire barouetter dans le Monstre à La Ronde…

Patrick 94%
On m’avait promis que j’aimerais ce whisky, alors mes attentes étaient élevées. Et bien, elles sont rencontrées, voire dépassées. J’ai rarement vu un whisky être à la fois si plaisant et si complexe. Avoir eu plus qu’un petit échantillon, j’aurais passé la soirée au complet à ne boire que ça! Nez : Oooooh que ça sent bon! Enrobées par les doux effluves de la stout, j’y trouve des céréales sucrées, du cacao, de la cannelle, des noix nappées de miel et du tabac légèrement humide (comme il se doit). Bouche : L’arrivée en bouche est un mélange de la douceur de la stout et de la chaleur du seigle et du mezcal. J’y trouve des piments, des noix grillées, du tabac sec, un peu de houblon, du chocolat noir, de la vanille… C’est complexe et superbement balancé. J’adore! Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur un bouquet complexe d’épices, de tabac et de céréales grillées.

Martin 85%
Nez: Fumée sèche, malt torréfié, chocolat noir et une pointe d’agave herbacé. Bouche: Intense et surprenante, sur des notes de café, de vanille, de cendre froide avec une touche citronnée typique du mezcal. Finale: Longue et terreuse, avec des notes de cacao, de poivre blanc et de malt grillé. Équilibre: Un whisky anticonformiste et fascinant, oscillant entre douceur maltée et caractère fumé-agave unique. Pas nécessairement ma tasse de thé, mais tout de même fucking champ gauche…

Kim 73%
Nez : Vernis à meubles, biscottes aux grains entiers, biscuits pain d’épice, sake bas de gamme et de l’alcool pas super subtil. Bouche : Oh boy, jambon sans assaisonnement, jus de mini-wheats, kiwis et encore des biscottes brunes.