Togouchi Sake Cask Finish

40% alc./vol.
Blend japonais assemblé de la distillerie Sakurao, âgé dans d’anciens fûts de bourbon avant d’être affiné en fûts de saké.

Patrick 75%
Depuis au moins 10 ans que je fuis les « nouveaux » whiskys japonais, et ce n’est pas ce Togouchi à 100$ qui va me faire changer d’avis. Nez : Parfum assez léger, typique de la nouvelle vague de whiskys japonais insipides destinés aux marchés occidentaux. De subtils fruits du verger et fruits tropicaux et du bois mouillé. Bouche : Un peu mieux ici, mais bien que le whisky ait été dilué à 40%, c’est l’alcool que je remarque en premier plan. Je retrouve aussi du bois grillé et des pommes vertes. La texture en bouche est plutôt mince. Finale : Un peu courte, marquée par des herbes et l’alcool.

Martin 80%
Nez: Riz steamé, poire et melon ouvrent le bal sur quelque chose de léger, avec vanille, fleurs blanches et une note rappelant bien sûr le saké doux. Bouche: Le malt et la pomme jaune arrivent en premier, suivis de miel, d’amande et d’un peu de gingembre. La texture est fine, pratiquement aqueuse par moments, tandis qu’une saveur de riz au mirin apporte une certaine originalité. Finale: Courte, douce, sur la poire, les céréales et le chêne pâle. Équilibre: La finition saké est intéressante et facilement perceptible, mais le faible degré limite l’ampleur et laisse un ensemble plaisant, quoique plutôt léger. Certains aimeront, mais les amateurs de sensations fortes seront laissés un peu pantois.

Fuyu Blended Japanese Whisky

40% alc./vol.
Assemblage japonais composé de 80 % de grain et de 20 % de malt, issu de whiskies produits dans quatre distilleries différentes de la région de Kyoto. Ce whisky est vieilli en fûts de chêne ayant contenu du xérès pendant trois ans en moyenne. Pour rappel, Honshu abrite la grande majorité des distilleries de whisky japonaises. L’étiquette représente une sorte de serpent/dragon géant entouré de nombreuses mains humaines, face à un personnage à l’air perplexe, portant un masque sucré.

André 73%
Sorbet vanille et citron, grains de céréales séchés, raisins secs, solvent à peinture et grosses notes florales funky. En bouche, l’ensemble est souple et sucré. Céréales séchées, sucre en poudre, gousse de vanille, pomme et poire, miel, coconut râpé séché au four. Finale sucrée, genre bois toasted et flocons d’érable, sirop de poires, grains de céréales bien en évidence, pincée de poivre moulu et gingembre. À 72$ la bouteille en SAQ, j’trouve ça presque trop cher.

Patrick 60%
Une vraie honte. Je parle du produit en tant que tel, et de la SAQ qui nous prive de milliers de whiskys extraordinaires et nous offre cette patente-là à la place. Nez : Oh boy, ça sent le whisky de grain cheap à fond. Caramel, vanille, bois sec, décapant à peinture… Bouche: Encore le whisky de grain cheap, avec du bois, du décapant à peinture, du carton et quelques épices. Ça goûte plus la vodka que le whisky. La texture en bouche est plus légère que l’eau que je bois pour rincer le goût de ce « whisky ». Finale : Courte, marquée par l’alcool et un peu de bois.

The Koshi-No Shinobu Lightly Peated Pure Malt Whisky Mizunara Japanese Oak

43% alc./vol.
La distillerie Shinobu, située à Niigata sur la côte ouest du Japon, est réputée pour ses « Trois Trésors Blancs » : la neige, le riz et le saké. Le maître assembleur, M. Usami Ken, élabore les whiskies Shinobu Pure Malt en assemblant des malts vieillis en fûts de sherry et de bourbon, puis en les affinant en fûts de chêne Mizunara japonais. Ce whisky « légèrement tourbé » de type Pure Malt (Blended Malt) est élaboré à partir de single malts tourbés provenant de distilleries des Highlands et du Speyside, en Écosse. Il a bénéficié d’un affinage de 6 mois en fûts de mizunara. Le fait que ce « whisky japonais » soit élaboré à partir de malt écossais n’a rien d’inhabituel… il entre dans une catégorie que certains appellent « Japaneseish »…

André 78%
Le plus équilibré de la série, faut dire que ce n’était pas difficile de faire mieux que les 2 autres éditions. Nez herbacé et mentholé, tourbe distante. Les fruits tropicaux plus en évidence ; ananas, poires et oranges, zeste de citron, mangue. La bouche est poivrée et affiche les notes de grains fumés à la tourbe de façon plus précise. Grains de céréales séchés, poivre concassé, fumée finement terreuse, fruits tropicaux, notes verdâtres et herbacées, miel, bonnes notes de vanille et une goutte de citron. Texture un peu mieux sans être exceptionnelle. Finale mariant les douces notes de grains fumés et les fruits tropicaux sur des draps de vanille crémeuse. Intéressant et prometteur.

Patrick 84%
Un bon whisky digne des meilleurs tourbés « entrée de gamme » écossais. D’ailleurs, c’est exactement ce dont il s’agit, mis à part un petit détour de quelques mois au Japon. Enfin, à moins de 100$, pour faire croire aux amis qu’on a les moyens de se payer un bon whisky japonais, pourquoi pas? Nez : Fumée de tourbe marquée par les agrumes et une touche de sel. Un peu monodimensionnel, mais quand même agréable. Bouche: Fumée de tourbe, sel de mer, citron, gazon séché, un soupçon de sucre et un peu de cendres. La texture en bouche est correcte. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, sucrée et salée.

Martin 86%
Nez: Une fumée délicate se manifeste d’entrée de jeu, davantage sur la cendre froide que sur la tourbe médicinale, puis viennent la poire mûre, le miel, une touche d’encens et quelques copeaux de cèdre. Bouche: Les premières gorgées sont douces, avec une texture fluide et légèrement huileuse qui porte des notes de caramel, de pomme, de poivre blanc et d’écorce d’orange, avant que la fumée ne revienne subtilement aux côtés du Mizunara. Finale: Plus sèche que prévu, avec des notes de thé noir, de bois toasté et de braise éteinte. Équilibre: La tourbe joue un rôle d’accompagnement plutôt que de vedette, offrant un dram nuancé où chaque élément trouve naturellement sa place. j’adore.

Kim 78%
Nez : Après avoir dégusté les versions Blend et Pure malt de Shinobu, je reconnais la trame fruitée et florale de la distillerie, qui me plait bien. L’apport de la tourbe m’évoque des graines de sésames grillées à la poêle, juste avant qu’elles n’éclatent, mais sinon on est à fond sur la fraise cuite et un côté pâte à tarte ou biscuit à l’avoine. Bouche : L’accord est ici un peu moins charmeur, la tourbe s’intégrant difficilement à la trame « shinobuesque », ce qui semble faire ressortir le grain et une étrange amertume. Correct, mais je préfère sans tourbe.

The Koshi-No Shinobu Pure Malt Whisky Mizunara Wood Japanese Finish

43% alc./vol.
Shinobu signifie « patience » en japonais, car c’est ainsi que doit se comporter le distillateur lorsqu’il élabore un whisky de qualité. Le whisky Shinobu est élaboré à la main par le distillateur, M. Usami, qui sélectionne avec soin des whiskies du monde entier, d’abord vieillis dans d’anciens fûts de sherry et de bourbon, puis affinés au Japon dans de précieux fûts de chêne japonais Mizunara.

André 74%
Nez de biscuits à la vanille et au beurre salé, bonbons à l’eucalyptus et menthe verte fraiche, sensation minérale en fond de scène. Grains de céréales bien en évidence sur un canevas d’alcool neutre à peine vieilli. En bouche, c’est unidimensionnel, tout comme le nez ; beaucoup de vanille et de grains de céréales séchés, une touche de gingembre et florale aussi, du miel, du citron, de douces notes boisées et aucune texture et support huileux ou gras. À l’aération, poires et sucre en poudre. Finale plus pointue, poivrée et parfumée de gingembre sur fond de bois sec.

Patrick 83%
Sans être grandiose, la complexité de ce malt le situe tout de même loin au-dessus de la moyenne des « patentes » nommées whisky japonais qui sortent de l’Ile du Soleil Levant depuis quelques années. Nez : Fruits frais, vanille et sucre blanc. Bouche : Un beau mélange de saveurs, avec les fruits frais, la vanille et le sucre que j’avais détecté au nez, mais aussi du bois brûlé, des herbes séchées, des noix grillées, du zeste d’orange et du poivre. La texture en bouche est… Acceptable. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et boisée.

Martin 84%
Nez: D’abord réservé, il s’ouvre sur le miel, la poire et la vanille avant de dévoiler un registre plus oriental où se croisent sandalwood et une discrète pointe de noix de coco. Bouche: La texture, soyeuse sans être lourde, laisse s’exprimer des saveurs de pomme cuite, de crème brûlée, de cannelle et d’écorce de clémentine, puis le Mizunara s’installe avec ses notes boisées et légèrement résineuses. Finale: D’une longueur modérée, elle s’attarde davantage sur les épices douces, le thé vert et un élégant souvenir de bois précieux. Équilibre: Un dram plus subtil que démonstratif, on mise ici sur la finesse et l’élégance plutôt que sur l’intensité, le chêne japonais apportant une personnalité originale sans jamais prendre le dessus. Wowowee.

Kim 86%
Nez : Le pif dans un sac de jujubes, une brioche moelleuse aux fraises de la boulangerie de l’Isle aux Coudres dans une main et une limonade à la rhubarbe dans l’autre, j’ai l’impression de vivre un party de sucre et de fruits. Habituellement plutôt séduite par les arômes tertiaires, les fruits confits et la grosse tourbe, je trouve ce petit jus vraiment rafraichissant. Bouche : On reste dans le fruit frais, en ajoutant de la noix de coco fraiche, voire même de l’eau de coco, du sésame grillé, du miel. C’est chouette, malgré une touche légèrement amère en finale, mais rien de dramatique. Un beau whisky estival.

The Koshi-No Shinobu Blended Whisky Mizunara Wood Japanese Oak Finish

43% alc./vol.
Shinobu signifie « persévérance » ou « patience » en japonais. Ce blend japonais, élaboré à partir de whiskies importés, a d’abord été élevé en fûts de bourbon et de sherry, puis a bénéficié d’une finition en fûts de chêne mizunara japonais. La distillerie Shinobu, est située dans la région côtière de Niigata, sur la côte ouest du Japon.

André 72%
Le nez ressemble passablement à l’édition Pure Malt, ce mélange de céréales maltées nappées de citron et de crème à la vanille, le tout sur une salade de fruits tropicaux. C’est franc et rectiligne comme ligne aromatique. En bouche, ça déménage solide. Grosses notes de grains de céréales séchés, poivre de Sichuan intense, encore la menthe verte (poivrée cette fois), une tonne de vanilline, la pomme verte et une touche florale blanchâtre. Texture encore une fois ennuyeuse et flat. À l’aération, note de sucre en poudre (bis), mais aide les notes poivrées à se calmer. Finale granuleuse, sucrée et très poivrée. Ligne directrice très difficile à suivre et une harmonie des saveurs et arômes discutable.

Patrick 81%
C’est quand même triste de constater que les whiskys japonais intéressants sont devenus soient trop chers, impossibles à trouver ou, comme dans le cas ici, pas japonais pour deux cennes. Enfin, dans la blend d’entrée de gamme à prix raisonnable et quand même plaisant à boire, c’est une belle surprise. Nez : L’ensemble est léger, avec des notes de beurre salé, vanille et gazon après la pluie. Bouche : Bon, mes attentes étaient vraiment très basses, alors je ne devrais pas me surprendre d’être agréablement surpris. J’ai ici l’impression de retrouver un bon blend Irlandais d’entrée de gamme. Bref, du bois grillé, du caramel, de la vanille, des fruits tropicaux fugaces et du beurre salé. La texture en bouche est légèrement huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, avec de l’encens et du bois grillé.

Martin 83%
Nez: Encens au bois de santal, vanille, poire mûre, miel, noix de coco. Bouche: Une texture souple révèle des saveurs de caramel, de pomme cuite, de cannelle, de zeste d’orange, d’amande grillée avec une légère touche de muscade qui accompagne un caractère bien boisé. Finale: Moyenne, sur le chêne sec, les épices douces, la vanille et un voile de thé blanc. Équilibre: Le Mizunara apporte une personnalité élégante et exotique, même si la base du blend demeure relativement discrète, privilégiant la finesse à la puissance. J’aime bien.

Kim 85%
Nez : Ce bouquet d’arômes me sort de ma zone de confort de manière très agréable. Gomme balloune de style Bazooka, pétales de rose sauvage, mangue, abricot, c’est fruité et floral, léger et parfait en cette chaude soirée estivale. Bouche : J’y retrouve des similitudes avec un bourbon ou certains whisky canadiens, le côté sucré et gourmand, mais alors que ces derniers rentrent souvent dans le dash, ici c’est tout en subtilité. La gomme balloune reste présente, les pétales de rose aussi, mais avec un côté légèrement relevé évoquant le gingembre. La finale est un peu courte, mais ça reste bien agréable à siroter. En somme, un whisky gentil.

Bushmills 16 ans

40% alc./vol.
Assemblage de single malts vieillis pendant au moins 16 ans dans des fûts de sherry Oloroso et de bourbon sélectionnés à la main, puis affinés dans des fûts de porto pendant un an maximum.

André 83%
Nez sur les fruits rouges séchés, les cerises, les raisins secs teintés d’effluves de cosses d’oranges sur fond cireux et poussiéreux sucré. En bouche, c’est étonnamment sur les fruits jaunes. J’adore ce changement de cap qui ne dénature pas pour autant le whisky. Donc on se retrouve plus sur des notes d’abricots séchés et de poires, miel et sirop de salade de fruits, petite touche rougeâtre apportée par le porto, bois de chêne toasted et chocolat au lait. Beau mélange des fruits rouges nordiques et des fruits tropicaux jaunes. Finale un peu diaphane, sensation oakyness et poussiéreuse bizarre, caramel et miel auxquels se mélange des fruits divers.

Patrick 83%
Un bon whisky, mais tant qu’à avoir refait le packaging, je me demande bien pourquoi Bushmills n’en a pas profité pour améliorer le taux d’alcool ou à tout le moins, la texture en boucheur : la minceur de celle-ci est difficilement explicable pour un dram de 16 ans. Bref, ce whisky, qui était un classique il y a 20 ans, s’est visiblement assis sur ses lauriers. Nez : Un délicieux parfum débordant de beaux petits rouges bien mûrs, avec des noix, de délicates épices et du caramel réchauffé. Bouche : Ici encore, de beaux et chaleureux fruits mûrs, du bois carbonisé, du caramel ainsi que des noix mélangées et grillées. La texture en bouche est vraiment mince, malheureusement. Finale : Un peu courte, avec un beau mélange de baies mûres, de bois brûlé et d’une subtile note de chocolat noir.

Nikka 40th Anniversary Box – Grain Pieces Of The Barrel

58% alc./vol.
Afin de célébrer le 40e anniversaire de Nikka From the Barrel, la firme japonaise a lancé un coffret de 3 whiskies. Ce coffret comprend le From The Barrel Extra Marriage (créé spécialement pour l’occasion) ainsi que les whiskies de malt et de grain qui composent l’assemblage.

André 80%
Les grains de céréales séchés directement au nez. Céréales Sugar Crisp, cosses d’oranges, caramel onctueux, pain aux bananes et bois toasted. Beaucoup plus rectiligne au nez que le « Malt Pieces of the barrel ». La texture en bouche est intéressante, beaucoup plus ronde qu’annoncée par le nez. Les grains de céréales séchés sont encore à l’avant-plan et se marient aux notes de fruits (bananes, oranges) nappés de crème à la vanille, le tout parfumé d’un trait de cannelle. À la seconde gorgées, grosses épices plus pointues et céréales séchées, caramel insistant. Finale astringente et très épicée, axées sur les céréales et le bois de chêne séché.

Martin 80%
Nez: Maïs sucré, vanille intense, caramel clair, noix de coco, chêne sec avec une impression légèrement alcoolisée. Bouche: Texture souple mais nerveuse, sucre brun, crème anglaise, poire mûre, épices douces, et une pointe de solvant en milieu de bouche qui trahit le degré d’alcool. Finale: Moyenne à longue, bois toasté, sucre d’orge, chaleur marquée avec une astringence qu’on aurait aimé éviter, mais avec l’alcool de grain c’est un peu un incontournable. Équilibre: Bien moins complexe que la version malt, avec une puissance plus dominante, mais avec un profil correct sans grande profondeur. C’est ici qu’on vient tourner les coins ronds sur l’édition grand public.

Nikka 40th Anniversary Box – Malt Pieces Of The Barrel

58% alc./vol.
Afin de célébrer le 40e anniversaire de Nikka From the Barrel, la firme japonaise a lancé un coffret de 3 whiskies. Ce coffret comprend le From The Barrel Extra Marriage (créé spécialement pour l’occasion) ainsi que les whiskies de malt et de grain qui composent l’assemblage.

André 88%
Superbe. Le nez présente des notes d’oranges et de nectarines, de petits fruits rouges nappés de caramel, gâteau aux bananes, de la poire et de l’abricot et une fumée lointaine. En bouche, la fumée de tourbe est plus prononcée sans envahir l’espace et laisse bien de la place aux saveurs plus douces pour s’exprimer. Toffee, grains de céréales séchés, caramel chaud, petits fruits sauvages, oranges, poire, banane et abricot. Après quelques gorgées, montée épicée et grosses notes de bois de chêne toasted. La finale est la partie que j’apprécie le moins. C’est de plus en plus épicé et franc, grosses notes de bois séché et légèrement brûlé, caramel et mélange de fruits divers dans un nuage de fumée de tourbe insistant et bold.

Martin 89%
Nez: Fruits secs, abricot, caramel épais, cacao, épices chaudes, chêne toasté. Bouche: Texture massive dès l’arrivée, malt concentré, miel foncé, orange confite, chocolat noir, cannelle et poivre, avec une densité huileuse impressionnante. Finale: Très longue, café, bois épicé, noix grillée, chaleur persistante noble, ça se dit tu? Équilibre: Un whisky puissant et structuré, avec une richesse maltée dominante, un degré d’alcool bien intégré malgré l’intensité, en tout je dirais un dram profond et affirmé.

Nikka 40th Anniversary Box – Nikka From The Barrel Extra Marriage

51.4% alc./vol.
Afin de célébrer le 40e anniversaire de Nikka From the Barrel, la firme japonaise a lancé un coffret de 3 whiskies. Ce coffret comprend le From The Barrel Extra Marriage (créé spécialement pour l’occasion) ainsi que les whiskies de malt et de grain qui composent l’assemblage. La nouvelle édition Extra Marriage a été créée pour honorer cet héritage. Elle assemble un whisky de grain issu des alambics Coffey de Nikka Whisky avec des whiskies de malt provenant principalement des distilleries Yoichi et Miyagikyo. Sa formule complexe est élaborée à partir de l’assemblage de plus de 100 lots différents de whiskies de malt et de grain. Après l’assemblage, le whisky est mis en fûts de bois usagés et vieilli jusqu’à six mois supplémentaires. Ce processus de « mariage » harmonise tous les composants de la formule.

André 87%
Nez sur les fruits tropicaux, bouche sur les petits fruits nordiques. Le nez s’ouvre sur des céréales maltées enduites de miel et de salade de fruits tropicaux. Citron, abricots, miel et vanille, poires en dés, oranges et céréales maltées. Sans être complexe, on a droit à un bel équilibre des éléments. En bouche, c’est plus rougeâtre que jaune. Petits fruits des champs séchés, citron, cerises, poires, miel, ananas flambés, bonne présente de fumée de tourbe, grains de céréales séchés, une touche de cannelle et de gingembre. L’apport du bois de chêne sec et toasted ainsi que des épices relèvent la bouche qui est plutôt sèche mais qui affiche tout de même quelques notes sucrées. Si l’ensemble des saveurs est plus fondu, l’apport des épices tranche un peu trop pour moi. Finale moyenne-longue, sur les grains de céréales séchés et fumés et une volée de fruits de toute sortes.

Martin 88.5%
Nez: Fruits confits, pomme rôtie, caramel, cacao, zeste d’orange et bois noble parfaitement intégré. Bouche: Texture riche et enveloppante dès l’entrée, miel, prune macérée, chocolat noir, cannelle, poivre broyé qui mène vers une densité remarquable sans brûlure d’alcool. Finale: Très longue, épices fines, café, noix grillée, chaleur persistante élégante. Équilibre: Exceptionnel, puissance et profondeur en parfaite harmonie, comme tout ménage japonais, un dram d’une complexité maîtrisée de bout en bout.

Yamazaki « The Kogei Collection » Sherry Peated Spanish Oak

43% alc./vol.
Le Yamazaki Peated Malt Spanish Oak a été créé pour la collection Kogei de Suntory, une gamme exclusive destinée au marché du travel retail qui rend hommage à l’artisanat traditionnel japonais. Ce whisky a d’abord été obtenu à partir de malt tourbé provenant de distilleries d’Islay, puis il a été élevé en fûts de chêne espagnol pendant quatre saisons. L’emballage a été créé en collaboration avec Chiso, une entreprise japonaise de renom qui confectionne des kimonos traditionnels depuis 1555. L’emballage présente un motif inspiré de véritables kimonos Chiso, représentant trois rivières qui se rejoignent, rehaussées de touches dorées.

André 91%
J’avais acheté cette bouteille à gros prix au Qatar en revenant de voyage en Asie et lorsque j’ai ouvert la bouteille pour la première fois, j’avais amèrement été déçu par les notes oaky très intenses et des notes poussiéreuses bizarre. Mais étrangement, plusieurs mois après, j’y suis revenu et ai découvert un malt d’exception que fort probablement l’oxydation a aidé à s’équilibrer maintenant que la bouteille est vidée aux trois quarts… Le nez s’ouvre sur une avalanche de prunes et de raisins secs drapés de chocolat noir, bois de fût de xérès verni et polis, légère sensation vieillotte et poussiéreuse, fine fumée de tourbe en retrait. À l’aération, notes de cerises bing. La bouche est soyeuse et vieillotte également ; poignée de noix et de raisins (le mélange qu’on se fait pour aller faire de la rando), prunes séchées roulées dans le poivre, vieux cuir huilé, oranges, tourbe plus précise, épices boisées. Finale sèche, très fruitée et fumée. Belle découverte.

Patrick 89%
Un délicieux Yamazaki… Mais je dois admettre lui avoir toutefois fait perdre un point quand j’ai vu le prix demandé pour la bouteille (environ 400$, pour un produit comparable à un scotch de 125-150$), ce qui est un rapport qualité/prix complètement… ignoble? Coudonc, faut croire qu’il y a un marché pour ça. Nez : Le parfum rencontre les attentes crées par l’embouteillage, et c’est tant mieux! En premier lieu, de la délicieuse fumée de tourbe, de l’encens, des prunes, des abricots séchés et du litchi. Puis, j’y retrouve aussi quelques amandes, du caramel écossais et du cuir. Alléchant! Bouche : Belle fumée de tourbe avec une touche de sel, du miel, des prunes, des pommes vertes, des abricots séchés, des amandes, des oranges, du tabac et de l’encens. La fumée semble de plus en plus intense à chaque gorgée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et épicée avec quelques fruits rouges et du cuir.

Martin 93%
Nez: Cerise noire, cacao profond, encens délicat, prune macérée, bois noble, fumée fine parfaitement intégrée. Toutes les cibles du sherry cask japonais typiques sont frappées avec précision. Bouche: Texture veloutée dès l’arrivée, chocolat noir, raisin sec, orange sanguine, espresso, épices douces, tourbe élégante qui s’entrelace sans dominer. Finale: Très longue, braise raffinée, chêne épicé, fruits noirs persistants, chaleur soyeuse. Équilibre: Exceptionnel, alliance magistrale entre sherry riche, tourbe subtile et précision japonaise. Esti que c’est bon. Esti que c’est impossible à se procurer. Fuck.