Jim Murray – Classic Blended Scotch

Prion Books – 1999

Patrick 90%
J’ai longtemps cherché un livre de référence sur les Blended Scotch – Ceux-ci représentant près de 90% du volume total du scotch vendu, je me suis dit qu’il devait y avoir une profusion d’ouvrages sur le sujet! Et bien non : J’ai dû me tourner vers cet ouvrage qui a été écrit il y a 20 ans pour retrouver la vue d’ensemble que je recherchais. Bref, un livre de référence très bien fait, complet à l’époque, avec de l’information factuelle et intéressante. Idéal si vous êtes curieux d’en savoir plus au sujet de « l’éléphant dans la pièce du scotch ». Ma seule remarque négative, est qu’il est dommage, voire incompréhensible, que ce livre n’aie jamais été réédité à ce jour.

Old Particular Mortlach 12 ans

48.4% alc./vol.
Distilled June 2006, Bottled June 2018 from Refill Hogshead #DL12579, 367 bottles

André 86%
Étonnant de goûter un Mortlach si dénudé car habituellement drapé d’un gros manteau de sherry épicé. Le nez est hyper doux et délicat, notes de miel et de citron, sirop de salade de fruits, céréales maltées, chocolat blanc. Ce whisky respire la fraicheur et les grands espaces. Belle bouche ronde et pulpeuse, approche sirupeuse avec quelques accents épicés. Encore une fois les saveurs de tarte aux citrons et meringue, miel température pièce, poires, jus de salade de fruits. Bel équilibre au niveau alcool qui s’éclipse habilement derrière ce rideau de saveurs très fragile. La finale est de longueur moyenne, bien soyeuse, texture un peu grasse avec une touche d’épices.

Patrick 86%
Un très bon whisky, différent des Mortlach habituels, mais avec l’intensité typique de la distillerie. Nez : Du miel, du sucre et une petite touche d’épices. Appétissant! Bouche : Des pommes fraîches, de l’orge et du bois épicé. Le tout est massif et savoureux comme tout bon Mortlach. Finale : D’une belle longueur, épicée et subtilement sucrée.

Mark Meyer & Meredith Grelli – The Whiskey Rebellion

Belt Publishing – 2017

Patrick 89%
Lorsque les auteurs ont eu la crampe de cerveau d’ouvrir une distillerie de whiskey à Pittsburgh, ils ont commencé par faire quelques recherches afin d’en apprendre plus sur l’histoire de ce divin nectar. Et ce qu’ils ont trouvé est spectaculaire : Des histoires de guerre civile, d’amour, d’aventures, de prohibition, de courage, de témérité et j’en passe! A 140 pages, ça se lit en quelques heures, et mon seul regret est qu’ils n’en n’aient pas écrits plus long. Enfin, dans les plus petits pots, les meilleurs onguents! Un must pour ceux qui disent aimer le whiskey américain : Si vous ne connaissez pas l’histoire du rye de Pennsylvanie, vous ne connaissez pas l’histoire du whiskey américain.

Old Particular Arran 21 ans

52% alc./vol.
Distilled July 1996, Bottled February 2018 from Refill Barrel #DL12357, 544 bottles

André 89%
Wow… quel nez! La douceur même; céréales séchées au miel, crème à la vanille, marshmallow, tarte au citron, touche d’herbe verte et séchée. Beau nez aérien qui inspire les grands espaces et l’air frais. Première gorgée et définitivement le sorbet au citron. La bouche offre une effervescence intrigante; tarte au citron, céréales moulues, miel, crème Chantilly. L’apport d’épices et d’influences du bois de chêne me surprend un peu. Deuxième gorgée et wow, beaucoup plus doux, plus équilibré dans un sens aussi dans le rendu général de chacune des saveurs. Au gorgées subséquentes, notes de coconut et de bananes nappées d’un coulis de caramel salé et de marshmallow. Finale célébrant le retour des épices et des tonalités de bois de chêne, plus musclée aussi. Un bel embouteillage single cask où l’on devine l’épine dorsale de la distillerie. Les fans de la distillerie de seront pas déçus.

Patrick 88%
Pour les amateurs de la distillerie Arran, c’est votre whisky préféré avec une grooooosse dose de bois brûlé. Nez : Vanille, miel, caramel salé avec du beurre sur des toasts un peu brûlées. Bouche : Caramel salé, orge, agrumes et une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec des épices, une touche de sel et du chêne et encore du chêne.

Ingvar Ronde – Malt Whisky Yearbook 2020

MagDig Media – 2019

Patrick 93%
J’attends toujours avec impatience l’édition annuelle de ma référence favorite! Encore une fois, j’y ai appris un tas de choses, et ce livre me fournira quantité d’informations à partager lors des prochaines dégustations que j’animerai. Seul petit bémol pour cette édition, certains tableaux de statistiques à la fin de l’ouvrage ont disparu. Dommage, car ceux-ci permettent souvent de comprendre la situation d’une distillerie, d’une entreprise ou du marché en un clin d’œil. Toujours est-il que ce livre est toujours un must pour quiconque se considère comme un « whisky geek ».

Laphroaig 31 ans Vintage 1974 Sherry Cask

49.7% alc./vol.
Limited Edition of 910 bottles

André 95.5%
J’avais complètement oublié cet échantillon qui date de quelques années et que j’avais rapporté d’une dégustation à la distillerie en compagnie de John Campbell, le distillery manager de Laphroaig. Nous étions un petit groupe de 10 personnes et avions été invité par le groupe Beam. J’étais le seul du groupe qui ne travaillais pas pour la compagnie et John à ce moment m’avait dit ‘’tu es notre invité alors choisis quelles bouteilles tu aimerais goûter en plus de la série que j’ai choisi’’. Choix difficile car j’avais accès à sa collection personelle et j’ai opté pour un Cairdeas 30 ans, le Cairdeas annuel qui n’était pas encore sorti sur le maerché dont je suis allé chercher directement dans une boite à l’expédition (en promettant de ne pas publier de review avant sa sortie) et ce Vintage 1974 entre autres choix… J’avais gardé une expérience extraordinaire de cette dégustation et remisé l’échantillon dans ma boite ‘’to be reviewed’’. Alors on replonge dans ce mythique whisky. C’est superbe, vraiment. De la délicatesse mais des saveurs bien campées; belle confiture de fruits encore chaude, caramel salé, une touche d’enbruns maritimes transportant le sel de mer. Il y a aussi un aspect rafraichissant avec une touche de fruits tropicaux et de citron, frais sorti du réfrigérateur, d’oranges confites. Ceux-ci se mélangent aux fruits secs et aux raisins. La tourbe hyper distingué, phénolique et terreuse n’est pas du tout en avant plan (comme la plupart des vieux Laphroaig) mais agit pour l’instant en acteur de soutien. Le nez demande du temps car les flaveurs sont volatiles et raffinées, parfois presque secrètes et réservées. J’ai mis plus de 30 minutes à constamment revenir au verre pour en dénicher les subtilités. La bouche est… est… divine. WOW… Quelle délicatesse des saveurs, du pur raffinement. Un canevas de tourbe terreuse et légèrement camphé sert de support aux différentes nuances fruitées (fruits tropicaux – oranges, mangue, poire – et fruits rouges secs – cerises, framboises, raisins. Autant la tourbe que le sherry est superbement bien équilibré, tout se complète et se bonifie mutuellement. La finale est hyper longue, pas de part la force de l’alcool ou de la tourbe terreuse et chocolatée mais par la qualité des saveurs et la délicatesse des arômes. La tourbe se mélange maintenant à une pincée de poivre, le sel de mer rappelle l’origine du whisky, les différents types de fruits l’utilisation des fûts. Quand les saveurs racontent le whisky, c’est ce genre d’expérience que ça donne. Certains diront qu’à 20,000$ à LMDW à Paris les attentes sont élevées mais tout amateur de whisky qui se respecte sait que le prix n’est pas toujours gage de qualité. Cette bouteille fait exception et se classe au top 5 de mes meilleures expériences de dégustation ever sur mes (presque) 3000 whisky évalués.

Aaron Goldfarb – Hacking Whiskey

Dovetail – 2018

Patrick 94%
Une bouteille de “Pappy Van Winkle’s Family Reserve Bourbon 23 YO”, sur le marché « noir », se détaille habituellement à plus de 2000$ US. Ce livre vous apprendra, entre autres, à transformer ce nectar en vinaigre et à écœurer la planète entière en postant sur Instagram que oui, vous avez eu le culot de le faire! Vous y apprendrez aussi comment faire des vrais Jello Shots, un « infinity cask » et surtout, ce que j’ai trouvé fort utile, comment « sauver » ces bouteilles de whiskys soporifiques que nous faisons tous un jour la gaffe d’acheter (juste pour ça, c’est rentable d’acheter le livre!). LE livre le plus drôle que je n’aie jamais lu au sujet des spiritueux, il m’a fait regarder ma collection de whisky d’un autre œil. Un must pour quiconque aime sortir des sentiers battus, ou simplement avoir du fun.

MacNair’s Lum Reek 12 ans Blended Malt

46% alc./vol.
Assemblage de single malt de deux distilleries d’Islay et des deux distilleries du Speyside ayant séjourné dans des fûts de Bourbon, de Red Wine Casks et de Sherry Pedro Ximenez.

André 83%
Grains de café enrobés de chocolat noir fumé, poires, céréales au miel, fumée de tourbe discrète, beau nez camphré sucré, bien défini mais pas trop rude. La bouche manque un peu de texture et on ressent la dilution. Belles notes de cannelle poivrée, tourbe verdâtre et herbeuse, camphre bien doux, sucre blanc, sel de mer, poires nappées de miel, fruits séchés. Ça descend très bien ce whisky… Finale mentholée, tourbe herbeuse camphrée, influences maritimes, cerises et fruits séchés, malheureusement un peu courte. Un bon sipping Blended à la croisée d’islay et du Speyside.

Patrick 89%
Intense et bien balancé, avec tout ce qu’on recherche dans un scotch tourbé. Nez : Un beau parfum de fumée de tourbe végétale et subtilement floral et poivré. J’ai hâte d’y goûter! Bouche : De la fumée de tourbe poivrée et florale, avec une bonne dose végétale et une touche de café. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Gavin D. Smith – Stillhouse Stories Tunroom Tales

Angels’ Share – 2013

Patrick 71%
Un ouvrage livrant une douzaine de témoignages d’histoires vécues par des gens ayant travaillés à différents postes dans l’industrie du scotch. J’aime particulièrement lire le soir, avant de m’endormir. Ainsi, la meilleure mesure pour savoir si un livre est ennuyeux est le nombre de soirées que je vais prendre pour en compléter la lecture. Normalement, un livre de 102 pages comme celui-ci me prends donc un gros maximum de 3 soirées… Mais ici, j’ai eu besoin de plus d’un mois! J’étais incapable de lire plus que 3-4 pages par soirée tellement la quasi-totalité des histoires étaient soporifiques (il y a quelques exceptions, mais elles demeurent des exceptions). Au point que je me disais que les gens qui partageaient leurs histoires, malgré qu’ils faisaient un travail hors du commun, avaient eu une vie plutôt morne et monotone. Enfin, à titre de comparaison, après avoir complété la lecture de ce livre, j’ai entamé la lecture d’un ouvrage de 600 pages sur la naissance du système de « Common Law » au Moyen-Âge en Angleterre, que j’ai complété en 3 soirées à peine (mais je n’en parlerai pas plus ici, ce n’est pas la place)!

Glenallachie 25 ans

48% alc./vol.
Assemblage de fûts de Bourbon, sherry Oloroso et Pedro Ximénez ainsi que de virgin oak.

André 88%
Fruits tropicaux, oranges et nectarines, abricots, ananas. On retrouve aussi le même mélange de miel et de vanille assaisonnée de cannelle que dans le 8 ans d’âge. Sirop de salade de fruits. Les fruits rouges apparaissent plus tard après un bon 30 minutes dans le verre. Le whisky ne s’ouvre pas aussi facilement que les éditions de 12 et 15 ans. En bouche, beaucoup d’oranges et d’abricots, carrés d’ananas fraichement coupés, bonne dose de miel… puis les fruits rouges. Des notes de caramel et de chocolat fourré à l’orange apparaissent aussi ainsi puis des fruits tropicaux parsemés d’épices. Belle finale tout en souplesse où se mêlenst fruits rouges, tropicaux et épices.

Patrick 89%
Un beau whisky épicé, boisé, chaleureux et fruité. L’ensemble est bien balancé et très agréable. Nez : Beau parfum de chocolat au lait sucré, de la vanille et de beaux petits fruits bien mûrs. Bouche : De beaux fruits mûrs et chaleureux, du chocolat noir et une touche bois brûlé et d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

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