Kilkerran 8 ans Cask Strength 2017 Edition

55.7% alc./vol.
Batch #2

Martin 89%
Nez: Tourbe discrète, chêne relativement poussiéreux. Quelques fruits à chair blanche, un peu de crème, un peu de sucre, eau de rose. Un brin de fruits des champs. Difficile à cerner, cache bien son jeu. Bouche: Herbe, vanille, cassonade et tourbe un peu huileuse. Poivre et caramel. Finale: Longue et épicée, sur des notes de cendre, de bois, de sucre blanc, de sel marin et de chêne grillé. Équilibre: Un autre bien bel opus de Kilkerran malgré sa jeunesse. Un dram qui sait porter les coups au bon endroit.

Proper Twelve Irish Whiskey

40% alc./vol.
Le combattant et boxeur MMA Conor McGregor est entré dans le ring de la fabrication de whisky avec Proper No. Twelve, un whisky irlandais mélangé produit avec l’aide de l’ancien directeur de la distillerie Bushmills, David Elder. Mettant en vedette des whiskies de malt et de grain vieillis en fûts de bourbon, l’équipe a créé près de 100 mélanges avant de choisir celui de la bouteille. Proper No. Twelve tire son nom de Dublin 12, le quartier où McGregor a grandi.

André 81%
Étonnant de douceur comme nez. Mélange de fruits tropicaux à chair et de céréales séchées nappées de crème à la vanille. Fruits tropicaux, vanille, miel, oranges, poires, pommes vertes. Dommage que la bouche soit si ordinaire, la texture liquide et n’aide en rien au support des saveurs. Pommes vertes et poires, vanille, agrumes, oranges et une touche d’épices, beaucoup de céréales aussi. Finale sur les céréales pointues et les fruits tropicaux. Un Irish whisky typique et qui ne s’éloigne pas des sentiers battus.

Jefferson’s Reserve – Batch G-621

45.1% alc./vol.
Batch G-621, bottle 47. New Hampshire Exclusive.

Martin 86%
Nez: Quelques fruits rouges et un peu de cassonade nous mènent vers la planche de chêne qui supporte l’expérience. Maïs séché, foin, vanille et poussière arrondissent le portrait. Bouche: Gomme savon et petits coeurs à la cannelle. Pomme de tire et poivre blanc. Le tout bien encâdré par le bois brûlé. Bien savoureux. Finale: Chaude et épicée mais concise. Cannelle, bois et caramel. Touche de cire. Équilibre: Un bourbon quand même bien arrondi, rien pour tout à fait épater la galerie, mais toujours bien mieux que le bottom shelf régurgité par les clients de MGP qui ne veulent pas payer pour un assemblage de qualité.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #9

58.1% alc./vol.

André 87.5%
Tourbe phénolique, saline et acidulée, fumée sortant des cheminées trônant sur le kiln et s’évaporant en nuages dans les embruns maritimes, feu de plage mal éteint, bitume neuf après la pluie suivant une chaude journée d’été. En bouche, le whisky est franc et a beaucoup de punch, la tourbe est phénolique et livre une sensation de pierre ponce en bouche, la salade de fruits, le melon d’eau, gousse de vanille, bele fraicheur maritime avec une texture de beurre barratté. Il y a un p’tit quelque chose dans la présentation générale qui laisse penser que le whisky manque un peu de finition, cette façon qu’à habituellement la version cask strength de livrer un whisky à l’apparance masculine mais avec des saveurs et une texture féminine, nuancée et pleine de subtilité. Les saveurs, par contre sont savoureuses, particulièrement la salade de fruits et le melon d’eau qui étonnent dans ce mélange à saveur d’océan nordique un peu déchainé. La finale est sur le bois de chêne un peu sec et acéré, la tourbe phénolique et un peu verdâtre, le sel de mer. À savourer ces éditions cask strength, on comprend pourquoi elles ne sont pas disponibles à grande échelle… elle tueraient le marché des éditions flagship de la compagnie, le 10 et le quarter cask, pour le même prix ne survivraient pas longtemps… même si la qualité de celle-ci est légèrement en bas de la moyenne des batches précédentes.

Patrick 92%
Laphroaig à son meilleur, intense, complexe et définitivement pas pour les enfants! Nez : Épices fumées et poivrées, épices, bois, vanille subtile. Bouche : Fumée épicée, boisée et poivrée. Avec aussi un mélange subtil de goudron et de vanille. Quoique le terme “subtil” ne s’applique pas vraiment à un bon Laphroaig! Finale: Longue, intense, fumée et poivrée.

Martin 89.5%
Nez: Un Laphroaig comme on les connaît! Tourbe camphrée, vanille et petits fruits derrière, les épices du degré d’alcool tentent de nous barrer le chemin. Poivre, chêne, céréales grillées et fruits tropicaux sont au rendez-vous. Bouche: La tourbe iodée est à l’avant-plan, mais on peut aussi savourer le sucre à glacer, la vanille, les fruits à chair blanche, le bois et le poivre blanc. Finale: Longue et bien sûr tourbée et épicée, sur des accents de poivre blanc, de vanille et de bois sec. Équilibre: Le degré d’alcool en effraiera peut-être quelques-uns, mais les peat-lovers n’auront aucune difficulté à apprécier ce dram. Un autre coup-sûr.

Bruichladdich Port Charlotte 8 ans PAC: 01 2011

56% alc./vol.
Whisky tourbé à 40ppm, fruit de l’utilisation d’orge de type Concerto, vieillis pendant 6 et 7 ans en Ex-Bourbon Barrels at affinés pendant un an en fûts de vin Français Bordeaux Gironde de la région de Pauillac.

André 88%
Après 30 minutes d’aération, le nez est savoureusement attirant, mélangeant la tarte aux pommes et cerises, l’influence du wine cask adouci par le miel et la vanille crémeuse. La tourbe s’intègre admirablement bien aux saveurs fruitées, bien présente et pas trop forte afin de ne pas masquer les subtilités des arômes. La texture en bouche est divine, suave et huileuse, souplesse incroyable. Mélange de fruits rouges et petits fruits sauvages, tourbe animale un peu brute, miel, sirop de poires, l’alcool complètement en retrait, amadoué par la texture huileuse et maternelle. Finale où la tourbe devient plus herbeuse et crasseuse, l’alcool plus ressenti, beaucoup d’épices jumelé d’une pincée de sel de mer. La jeunesse du whisky est passablement évidente en toute finale.

Patrick 92%
Du gros Port Charlotte avec un beau gros finish qui lui va si bien. Nez: Une délicieuse fumée de tourbe, du sel mais surtout de beaux fruits rouges avec une touche de sucre. Bouche : Une grosse fumée de tourbe et de feu de camp, du bois brûlé, du poivre et de beaux petits fruits rouges juteux. Finale: D’une superbe longueur, fumée et fruitée.

Ingvar Ronde – Malt Whisky Yearbook 2022

MagDig Media – 2021

Patrick 93%
Ma référence préférée, un classique annuel, avec une tonne d’information qui en fait LA meilleure référence qui soit ! De plus, l’édition de cette année m’a permis de me rendre compte que le monde du whisky continue de tourner malgré la pandémie et ce qu’en pense la SAQ.

Charles MacLean – Famous for a Reason – The Story of The Famous Grouse

Birlinn 2015

Patrick 82%
Je ne suis pas fan de cet auteur, mais avec un tel sujet, il pouvait difficilement se planter : Voici l’histoire passionnante au travers des siècles de l’un des meilleurs scotch blendeds, qui était d’ailleurs le favori des Écossais au moment de la publication du livre. L’équipe de production de ce whisky semble avoir toujours gardé un côté humain (versus d’autres blends maintenant noyés dans la culture corporative, tels Johnnie Walker), ce qui permet de comprendre l’évolution de notre nectar favori depuis la naissance du fondateur de la marque, en 1797. Enfin, pour ceux qui, comme moi, préfèrent les livres « papier » versus leurs versions électroniques, celui-ci vous en imposera : Plus de 450 pages regorgeant d’illustrations, qui font que vous ne voudrez pas cacher cet ouvrage dans votre bibliothèque mais au contraire l’exposer à la vue de tous. Mon seul regret : que notre monopole d’état de vente d’alcool ne nous offre que la version bas de gamme de ce sublime scotch depuis trop d’années.

Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 85%
Plutôt feutré comme présentation, la tourbe est presque effacée, le taux d’alcool absent. Le bourbon cask est à à l’honneur avec une livraison d’ananas et de banane en purée, le sirop de poire, le sel de mer et le poivre, et une tourbe crasseuse (pas très phénolique – au nez du moins) en retrait. Après un certain temps, notes d’oranges et d’agrumes. Le nez gagne grandement à respirer. La bouche nous amène dans un autre sentier, le quarter cask est plus présent avec une petite morsure acérée et légèrement verdâtre. La texture est par contre très décevante, presque diluée et sans passion au contraire de la tourbe cendreuse et crasseuse, du sel de mer et du poivre qui ont encore bonifié leur apport. Saveurs de fruits tropicaux et de fruits à chair, zeste de citron, agrumes et oranges, ananas, poires accompagnées d’un brin d’eucalyptus. Finale médium-courte, où la tourbe sauve la donne, car pour le reste ça tombe relativement à plat rapidement. La première évaluation de cet embouteillage avait été désastreuse, celle-ci est mieux mais certainement pas à la hauteur de ce que l’on attend d’une bouteille de ce prix.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 2003-2018

43% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe scotch, probablement le meilleur Distillers Edition que j’aie vu de cette distillerie. Un whisky où le plaisir croît avec l’usage. Nez: Du xérès sucré, ou en fait du chocolat aux fruits, quelques gouttes de miel et un peu de chêne. Bouche: Un beau xérès chaleureux, un peu de chocolat, du chêne épicé, voire même trèèèès subtilement fumé (ça m’a pris plusieurs gorgées pour trouver ça!). Yep, c’est très bon ça, en fait meilleur de gorgée en gorgée. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de xérès et de chêne.

Lindores MCDXCIV (1494)

46% alc./vol.
Vieilli en ex-fûts de bourbon, xérès et barrique de vin

Patrick 89%
Un très bon scotch, plaisant à boire. Le genre dont je pourrais facilement abuser! Surtout quand l’histoire derrière la distillerie est aussi riche! Nez : Wow, un délicieux parfum de fruits des champs, des biscuits, du chocolat au lait et un peu de vanille. Wow, ça donne soif, ça! Bouche: Du bois, un peu de xérès, des fruits mûrs et du chêne épicé. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de chêne et de fruits sucrés.

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