Bowmore Vintage Distillation 1984 Limited Edition

58.8% alc./vol.
Édition limitée de 2208 bouteilles, embouteillée en 2000.

André 77.5%
Au premier coup d’œil, ça impressionne un Vintage 84 de Bowmore mais cela cache toute une surprise. Quel retour aux sources, j’ai l’impression de revenir à mes premiers embouteillages de la distillerie avec cette saveur florale. C’est définitivement une édition qui ne plaira pas à tous, singulière et au parfum de violette puissant. Nez maritime, le sel de mer séché sur les galets flânants sur la plage, gomme savon, violette, sherry savonneux, fumée de tourbe lointaine, un peu poussiéreuse aussi. Puissant en bouche, l’alcool se développe rapidement tant bien que mal adoucit par les notes de gomme savon parfumé à la violette desquelles s’extirpe les rappels maritimes salés et de vents du large. Finale en coup de poing de sel de mer et de poivre concassé, d’alcool puissant. Un des Bowmore les plus bizarre ever… uniforme, agencement de saveurs discutable, équilibre plus que discutable. Le goût de gomme savon poivrée est déstabilisante en ti-péché.

Cadenhead Bowmore 11 ans

57.5% alc./vol.

Patrick 90%
Riche, profond, complexe et savoureux, bref un très bon Bowmore qui ne pourra que réjouir l’amateur du genre . impossible de ne pas s’en servir un autre verre! Nez : Parfum maritime typique de Bowmore avec des notes de sel et d’algues. Bouche : Sel intense, fumée de tourbe, algues et note de cendre subtile. La texture en bouche est dès plus agréables. Finale : Très longue, s’étire sur le sel et la tourbe.

Martin 82%
Encore un jaune pâle style chardonnay qui indique un jeune âge ou une tourbe puissante. Nez: Tourbe effacée derrière des céréales grillées, anis et mélasse de type new make. Pas mauvais, avec une impression de fût de bourbon qui est loin d’en être à son premier remplissage. Bouche: Vanille, citron et pommes juteuses. Épices du cask strength. Curieuse absence de fumée à cette étape. Finale: Vent de mélasse jeune, reste de foin et de tourbe, avec un taux d’alcool qui vient nous brûler un peu. Équilibre: Loin d’être un mauvais choix, mais il y a fort à parier que cette barrique a été jugée inadéquate par Bowmore pour ses embouteillages existants. Sa force de fût aide beaucoup à l’apprécier d’avantage.

Creative Whisky Company Bowmore 13 ans

55.6% alc./vol.
324 bouteilles, distillé le 12 mars 2002. Édition pour le 10 anniversaire de l’embouteilleur.

André 94%
Ce Bowmore sans l’artifice du sherry, c’est comme de constater que Gisèle Brundchen est encore plus belle le matin sans maquillage que dans les magazines de mode. Un Bowmore tout à fait dans le style de la distillerie avec sa pléiade de saveurs fumées et tourbées, ces nuances de vanille, des saveurs d’agrume goulues, poire, ananas, sel de mer, goudron, saveurs médicinales habituelles. Je lui trouve beaucoup de ressemblances avec les dernières éditions Tempest, ce mélange de saveurs maritimes prononcées adoucies par les agrumes et les fruits exotiques. Le nez est aussi huileux, c’est bizarre à dire mais on a vraiment cette sensation d’huile à chauffage que l’on retrouvera aussi en bouche. J’ai encore ces notes d’ananas, de poires et d’agrumes qui tranchent avec les saveurs traditionnelles de tourbe, d’asphalte, d’huile à chauffage. La finale est soutenue, légère sensation de l’alcool qui picotte sur la langue. Les saveurs de la bouche s’étirent longuement laissant une sensation de galet sur la grève sur lequel le sel de mer aurait séché au soleil et les odeurs d’un feu de plage mourant dans la brume maritime du matin.

Patrick 95.5%
Le meilleur Bowmore que j’aie eu! Et on parle ici de ma distillerie favorite, alors ce n’est pas peu dire. Nez : Le superbe parfum maritime typique de Bowmore, marqué par le sel et les algues, avec une touche de fumée huileuse. Le tout est complété par une subtile note boisée ainsi qu’une goutte de vanille. Bouche : Arrivée en bouche épicée, avec un belle note de bois brûlé, le tout savouré au bord de la mer. Avec la touche de subtile de goudron, quelques savoureuses notes de vanille sucrée et une belle texture huileuse, difficile de faire mieux. Finale : Longue, huileuse, salée, marquée par le bois brûlé et une subtile note sucrée.

Martin 92.5%
Nez: Tourbe maritime attendue de Bowmore. C’est rafraichissant de voir un de ces malts avec un peu moins de sherry. Bouche: Fumé, salé et mielleux. Tourbe et citron, épices. Finale: Longue, salée et tourbée, à l’image de la distillerie. Équilibre: Embouteillage qui rappelle les premières éditions du Tempest et fûts de bourbon. Comme quoi il est parfois bon de sortir de sa zone de confort.

Douglas Laing Old Particular Bowmore 18 ans

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13709, Distilled December 2001, Bottled December 2019, 339 Bottles.

André 92%
Wow, quel nez! Grosses tranches d’ananas frais, oranges, zeste de citron et une solide livraison de tourbe puissante bien assaisonnée de fruits tropicaux. La bouche est juteuse et pulpeuse, remplie d’ananas baignant dans son jus et de cendre froide. La tourbe est prononcée, phénolique, terreuse et salée mais hyper rafraichissante. Bon retour sur les oranges et la poire à chacune des gorgées, mais la saveur principale demeure l’ananas. La tourbe est définitivement plus prononcée que celle livrée habituellement dans les embouteillages réguliers. Ce qui diffère aussi, c’est le côté fruits rouges qui est absent et donne toute la place à la signature du bourbon cask. Longue finale, tourbée, cendreuse et assaisonnée de fruits tropicaux nageant dans un nuage de phénol. J’ADORE!

Patrick 83%
Un whisky avec un mélange de saveurs vraiment étrange. Sans être mauvais, je ne peux pas dire que j’y prends grand plaisir. Nez : Parfum étrange, avec un mélange d’ananas, de fruits tropicaux et discrète fumée de tourbe. Bouche : Bizarre. Des épices, du bois, du sucre, des fruits tropicaux, du sel et de la fumée de tourbe. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : Toujours marquée par le mélange étrange de fruits tropicaux, d’épices et de fumée de tourbe.

Douglas Laing XOP Bowmore 21 ans

52% alc./vol.
Refill Hogshead Cask #DL12812, Distilled July 1997, Bottled August 2018, Bottle #075 of 323

André 91.5%
De la délicatesse offerte sous des saveurs affirmées. Effluves de tourbe terreuse gracieuse et distinguées, sel de mer, céréales maltées trempées de miel, oranges, caramel salé, vanille amoureuse. La bouche affiche bien ses racines avec son fort caractère phénolique et ses saveurs maritimes de caramel salé et de tourbe mouillée. Marmelade d’oranges, peardrop, miel et vanille, le tout offert sur une texture moelleuse et langoureuse. La finale rappelle la cendre froide et le bois encore rempli de spirit, sel de mer et pelletée de terre mouillée. Sensation légèrement poudreuse en rappel, caramel salé et l’alcool qui entre dans la langue comme un clou de 6 pouces frappé agilement au marteau. Du bon jus, mais à plus de 600$ la fiole on n’en attendais pas moins…

Patrick 89%
Un beau Bowmore classique, avec une tonne de sel et de la belle fumée de tourbe. Nez : La mer, un peu de fumée de tourbe, de l’orge… Classique Bowmore en apparence. Bouche : Le beau gros sel typique de Bowmore, de la fumée de tourbe, du poivre. Du beau gros whisky. Finale : D’une belle longueur, intense, salée et fumée.

Martin 92%
Nez: Tourbe discrète, mais on peut aisément y déceler les notes maritimes classiques de Bowmore. Algues, pierre lavée, citron, feu de camp sur le bord du phare par un dimanche après-midi venteux et nuageux. Malt grillé et fleur de sel. Bouche: Tourbe et citron, assez épicé mais rest quand même ton ami. Pierre, bois et vin rouge. Orange et citron, cuir et caramel salé. Vraiment vraiment bon. Finale: La tourbe est magnifique ici, un peu à cheval entre la variété crasseuse et la variéte maritime, ce qui est insolite pour un Bowmore. Équilibre: Incroyablement solide, mais bon, à plus de 600$ je serais plutôt en bout de viarge si ce n’était pas à la hauteur.

Duthies Bowmore 17 ans

46% alc./vol.

André 87%
Fruits, tourbe et nez très envoûtant d’agrumes et de citrons. Bouche encore plus citronnée, liquide et claire, mais soutenue par l’alcool, et toujours cette tourbe et cette suie de charbon et de sel qui s’étirent dans des notes d’agrume. Finale décevante, axée principalement sur cette fumée de tourbe, mais la rétro-olfaction est vraiment intéressante.

RV 88.5%
Toujours sur Islay, on se croirait dans une vallée inconnue des distillateurs. S’agit-il réellement d’un Bowmore? Au nez, c’est une tourbe sans sel surplombée par une fumée de cèdre étrange. Cependant en bouche, on aperçoit au loin les pagodes de Bowmore, avec une finale non sans rappeler l’ancien Darkest d’où un peu de fumée s’échapperait de la pierre polie. Un peu blasé des Bowmore traditionnel? L’aftertaste de sel mais aussi de chêne confirme de manière convaincante ce choix.

Patrick 85%
Nez marqué par la tourbe les herbes et une touche d’agrumes. En bouche, la texture est très huileuse, et le goût fumé et tourbé. En fait, on dirait un l’odeur se dégageant d’un feu de camp le lendemain matin… La finale, fumée, est plutôt courte. Un très bon scotch, mais manque d’intensité au niveau de la finale, ce qui fait perdre plusieurs points.

Elements of Islay BW7

53.2% alc./vol.
Bowmore de 16 ans d’âge distillé en 2001, fruit de 4 sherry butt.

André 87.5%
Raisins et oranges, galets nappés de sel de mer séché au soleil, feu de plage lointain, barre de caramel salé, sherry typique de la distillerie avec son côté floral et de gomme savon. La texture est envoutante en bouche, ample et généreuse, raisins secs, prunes hyper mures, caramel salé, fleurs de lilas, sherry, oranges, chocolat et fumé de tourbe maritime. Finale de sherry poivré et de sel de mer.

Patrick 92%
Un superbe Bowmore comme je les aime, avec le sel, la fumée et une belle dose délicieuse de xérès. Nez : Le superbe parfum maritime de Bowmore, avec une bonne dose de sel, de la fumée de tourbe, le tout enveloppé par un délicieux xérès et un soupçon de chocolat noir. Bouche : Superbe sel, bois brûlé, légère fumée de tourbe, fruits mûrs et chocolat noir. Tout ce que je recherche dans un bon Bowmore. Finale : D’une belle longueur, salée, légèrement et du xérès.

Martin 91.5%
Nez: Classique nez de Bowmore, malt citronné, sel de mer, tourbe, pierre lavée. Raisins et dattes, xérès et chêne, oranges… Bouche: Xérès sucré, tourbe salée et épices enflammées. Chêne carbonisé et sel marin avec une touche de chocolat noir. Finale: Chocolat et fruits des champs. Bois et épices sur une longueur adéquate. Équilibre: Fûts de sherry, tourbe délicate avec le caractère d’un vieux loup de mer, c’est bien Bowmore dans sa forme la plus pure.

Gavin D. Smith – Stillhouse Stories Tunroom Tales

Angels’ Share – 2013

Patrick 71%
Un ouvrage livrant une douzaine de témoignages d’histoires vécues par des gens ayant travaillés à différents postes dans l’industrie du scotch. J’aime particulièrement lire le soir, avant de m’endormir. Ainsi, la meilleure mesure pour savoir si un livre est ennuyeux est le nombre de soirées que je vais prendre pour en compléter la lecture. Normalement, un livre de 102 pages comme celui-ci me prends donc un gros maximum de 3 soirées… Mais ici, j’ai eu besoin de plus d’un mois! J’étais incapable de lire plus que 3-4 pages par soirée tellement la quasi-totalité des histoires étaient soporifiques (il y a quelques exceptions, mais elles demeurent des exceptions). Au point que je me disais que les gens qui partageaient leurs histoires, malgré qu’ils faisaient un travail hors du commun, avaient eu une vie plutôt morne et monotone. Enfin, à titre de comparaison, après avoir complété la lecture de ce livre, j’ai entamé la lecture d’un ouvrage de 600 pages sur la naissance du système de « Common Law » au Moyen-Âge en Angleterre, que j’ai complété en 3 soirées à peine (mais je n’en parlerai pas plus ici, ce n’est pas la place)!

Glen Master Bowmore 14 ans

46% alc./vol.
Single Cask #3349, distillé en octobre 1990 et embouteillé en octobre 2004.

André 90%
Beau drap maritime, salé et tourbé, marmelade de fruits et fond de sherry, poudre des gommes lorsque nous étions enfants. Nez qui rappelle la distillerie sans ambiguïté, ce mélange de fûts de sherry jumelé de saveurs maritimes très agréables.  J’adore la balance et l’exactitude du nez. Arrivée sèche, avant le retour du sherry-cerises confites-sel-tourbe et une finale de léger miel et de chocolat fumé. Un whisky complet, agréable et représentatif.

Patrick 86%
Nez : Fumée, léger sel, fond de marmelade. Bouche : Fumée intense, un peu de sel, un peu de tourbe. Touche d’agrumes. Finale : La fumée s’étire et se transforme en chocolat noir amer. Balance : Bien équilibré, mais je préfère les versions régulières de la distillerie.

Martin 89%
Aussi doré et plein de promesses que le Grand Condor. Nez: Une fumée de tourbe très discrète accompagne de fortes notes de sel de mer et de marmelade à l’orange. Bouche: L’arrivée est très sucrée et se situe dans les pruneaux et le zeste d’orange. Une force et une confiance en soi digne des plus vieux fûts de xérès complètent l’expérience, secondées par un doux rayon de miel. Finale: Longue et chaude avec d’agréables touches de miel, de chocolat noir, de cannelle et de muscade. Équilibre: Un bien bel embouteillage, chapeau à Glen Master qui a pris le risque de garder un parfait taux d’alcool à 46%. Un Bowmore de 14 ans à ce prix, ça botte des culs.

Old Malt Cask Bowmore 21 ans KWM 25th Anniversary

50% alc./vol.
Distilled March 1996, bottled June 2017, Refill Hogshed #HL13583, 229 bottles

André 92.5%
The gentle side of Islay. Poires et ananas, banane en purée, fruits rouges, melon au miel, sel de mer, fine tourbe raffinée, vanille crémeuse. Ce whisky se laisse approcher, sans dénigrer ses origines un peu rigoureuses. La douceur en bouche est étonnante, onctueuse et texturée à souhait, vanille crémeuse, mélange de fruits tropicaux (melon au miel, bananes, agrumes, oranges) et de fruits rouges (petits fruits sauvages). La tourbe s’installe avec lenteur et de façon langoureuse, c’est vraiment sexy comme rendu textural, huileux et mêmes les notes de sel de mer sont hyper discrètes mais bien définies. Le contraste entre les notes d’agrumes et de sel fumé est hyper singulier mais représente tellement bien les saveurs qui ont donné la singularité à cette distillerie. La finale est lente, douce et soutenue, maritime, à la fois la mer des Caraïbes et la mer du Nord, la conjonction de saveurs des tropiques et de la fougue déchainée de l’Atlantique Nord. Un voyage en saveurs.

Patrick 93%
Wow, un superbe Bowmore me rappelant leurs vieux classiques d’il y a une quinzaine d’années. Logique, considérant l’âge. Nez : Parfum salé de façon sublime, voire enchanteresse! Bref, saumure, agrumes et un peu de bois frais. Bouche : Sel intense, voire saumure, agrumes et bois épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel sublime de Bowmore.