Aultmore Foggie Moss 12 ans

46% alc./vol.

André 84%
Un beau malt d’apprentissage et de dégustation pour les nouveaux amateurs de whisky. Au nez, vanille et miel, agrumes, une fine touche herbeuse qui me rappelle le Dallas Dhu, la pomme rouge, subtile et légère touche fumée? L’approche de bouche est douce, présentée par l’arrivée de miel et de vanille, puis les oranges et les agrumes ouvrant la porte aux épices et aux saveurs de bois de chêne sec. Montée de poivre qui étonne beaucoup suivant les saveurs plus délicates et douces. La finale est dans l’ensemble relativement courte mais la livraison d’épices et de poivre étire la sensation générale en bouche. Mon commentaire perso serait que c’est un bon whisky, mais que la trop forte proportion de poivre et d’épices déséquilibre un peu trop en bouche. Mais pour le prix demandé à la caisse, il ne faudrait pas hésiter à en prendre une bouteille, comme whisky de semaine!

Patrick 91%
Un excellent scotch, complexe, bien balancé et savoureux. La bouteille s’est d’ailleurs bue très rapidement, ce qui est probablement la meilleure indication qui soit! Pour ceux qui aiment leur dram avec une pincée (ou deux!) de sel. Saura plaire autant aux novices (par son prix) qu’aux experts (par sa complexité). Nez : Parfum très floral, avec des notes maritimes subtiles et une bonne dose d’herbe. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par les épices, mais surtout par le sel qui est vraiment savoureux et lui donne une superbe personnalité. Le tout est complété par des notes d’orge, d’herbe, de bois brûlé, de caramel et de fleurs qui en font un malt offrant une appétissante complexité. Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Aultmore 1989-2003

43% alc./vol.
La première pierre de la distillerie a été posée en 1895 par Alexandre Edward, fils de David Edward qui était propriétaire de Benrinnes au sud d’Aberlour. La première goutte d’alcool sortit des alambics en 1897, et moins d’une année plus tard, la production dépassait les 450.000 litres annuels. En 1898, Alexandre Edward faisait l’acquisition de la distillerie Oban, créant la société “The Oban and Aultmore-Glenlivet Distilleries Ltd”. Malheureusement, la prohibition aux États-Unis donna un dur coup aux distilleries, et Oban et Aultmore furent vendus en 1923 à John Dewar & Sons. En 1925, un rapprochement entre Dewar et DCL fait entrer Aultmore dans le giron d’UDV. Nouvelle fermeture de la distillerie durant la seconde guerre mondiale, entre 1943 et 1945 à cause d’une nouvelle pénurie d’orge. UDV se sépara de la distillerie à l’occasion d’une fusion, et la vendit au propriétaire actuel en 1998. L’immense majorité de la production est utilisée dans les blends VAT69, Dewar’s White Label, et Johnnie Walker Black Label.

André 82%
Sherry très présent et envahissant, entrave les autres arômes. Oranges sanguines, bois gorgé de sucre. Rustique en bouche, se livre comme un seul bloc, un ensemble qui est difficile à décortiquer. La finale, fortement boisée, demeure en avant plan, sans céder de chemin, mais le miel et le toffee réussissent à s’extirper avec peine. La finale est très intéressante à saveur de thé à l’orange.

RV 81%
Foin salé monoligne, à l’image de certains Highland plus ou moins ennuyants. En bouche ça tourne en noix (marron) fraîchement tombées du chêne, toujours assez simple. Ça se termine par un petit arrière goût qui s’approche un peu trop près du houblon à mon goût. Il y a rien de mal à apprécier quand ce n’est pas compliqué, mais un peu de folie ou beaucoup de mystère ne fait jamais de mal.

Patrick 84%
Figues, chêne et miel au nez. À ma surprise, le goût est plutôt salé et fruité. Une touche de fumée est enveloppée par le chêne. Finale salée. Bien, mais manque légèrement d’équilibre.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Aultmore 1997

46% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en avril 2011 à partir d’ex-fûts de xérès.

André 88%
Superbe nez évanescent (style boisson gazeuse), de vanille et de beurre, de chocolat blanc aussi. Léger toffee mielleux un peu surchauffé. Assez fort en bouche, effilé et pointu, c’est assez étonnant d’ailleurs car ce n’est pas du tout ce que nous annonçait le nez. Mélange de fruits et de sherry ponctuées de notes poivrées qui s’accrochent sur le bout de la langue. Finale longue et salvatrice. J’aime le voyage en montagnes russes d’arômes et de feeling, ça change des autres single malts ennuyeux du Speyside.

RV 88%
Après les excise men, les écossais tentent d’aborder les policiers? Nez léger et fruité accompagné de beignets trempés dans le sucre glacé. L’arrivée est encore plus savoureusement pâtissière. Le côté sucré est indéniable en finale de longue vanille et un peu de pommes. Certainement des notes pour l’originalité, il y a de quoi charmer la force constabulaire, de plus l’amende payée pour violer la propriété de la bouteille n’est pas du tout prohibitive.

Patrick 89%
Nez riche et intéressant. Notes léger marqué par le foin. En bouche ,céréales et bois brulé, avec un mélange fruité/fumé. Finale d’une longueur moyenne qui s’étire sur le fruit et la fumée. Une belle complexité ,exactement dans ma palette.

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