Dewar’s 21 ans Double Double Mizunara Cask Finish

46% alc./vol.
Contrairement aux chênes américains, le chêne japonais Mizunara ne pousse pas droit et peut prendre jusqu’à 200 ans pour arriver à maturité. Par conséquent, les fûts de whisky fabriqués à partir de ce bois sont loin d’être courants.

André 93%
Voilà quelques années, Dewar’s avait lancé une série de blended de 21, 24 et 27 ans qui étaient hallucinants. Lorsque j’ai goûté à cette nouvelle édition, mes attentes étaient au top et sérieusement j’ai été plus que jeté sur le cul. Cette édition est simplement hallucinante. L’aventure débute avec un nez gorgé de fruits tropicaux à chair, de coconut séché et de vanille très crémeuse, le tout additionné d’une touche de zeste de citron. La bouche est hyper texturée, sérieusement c’est démentiel…wow… Aspect moelleux, très crémeux, l’alcool est discret et bien niché dans l’édredon de fruits à chair; pomme poire, abricots, melon au miel, vanille, citron. La finale est longue et douce, l’incroyable texture tient la route et des notes musquées apparaissent. Un scotch de dégustation, du début à la fin. Quelle expérience de raffinement et de complexité.

Dewar’s 21 ans Double Double Oloroso Sherry Cask Finish

46% alc./vol.

André 82%
Oranges, ananas, poires, framboises, pommes, cerises noires, miel. La bouche surprend avec sa quantité de fumée de tourbe, de cannelle et de poivre broyé alors que le nez était hyper doux. Belle texture qui devient plus effilée au fil des gorgées. On retrouve encore les saveurs humées au nez : oranges, poires, ananas, framboises, cerises qui sont maintenant couvertes de chocolat noir fondu. Notes de bois acéré en finale de bouche qui déséquilibre l’expérience. Finale pointue sur les épices et le bois de chêne.

Patrick 91%
Le genre de whisky que je voudrais toujours retrouver dans mon verre tellement c’est riche, complexe et savoureux. Le tout à un prix d’aubaine qui a fait que je me suis demandé s’il s’agissait d’une erreur. Nez : De succulents et chaleureux arômes de xérès et de bois agréablement épicé. L’ensemble est marqué par de beaux fruits mûrs sucrés et est très chaleureux. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, le whisky présente sans grande surprise de délicieuse notes de xérès chaleureux et de bois épicé, mais aussi une surprenante touche de fumée de tourbe. Le tout est complété par un peu d’orange et de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 88%
Nez: Doux et suave, de belles notes de cassonade et d’orange, de miel et de chêne. Je suis séduit. Fruits rouges et vanille, malt grillé et parfum de xérès. Bouche: La texture, sans être trop lourde, est bien huileuse. Caramel, malt, miel et vanille. Des saveurs bien sucrées, mais dorées et boisées à souhait. Finale: Les saveurs en bouche sont toujours ici supportées par le chêne sec, mais dévoilent un beau portrait de tourbe et de cacao. Équilibre: Ça fait du bien un blend comme ça. Saveurs bien représentées, sans être trop plate, ni être trop « loud ». Buy!

Dewar’s 32 ans Double Double PX Sherry Cask Finish

46% alc./vol.

André 91%
Oranges, dattes et raisins et figues sechées, cerises noires hyper mures, cannelle et réglisse rouge, une touche de fumée, caramel. Le nez dégage une belle onctuosité, une finesse et une assurance que l’on retrouve parfois dans les vieux whiskies. La fumée de tourbe est plus présente en bouche, tout comme la cannelle, le poivre et l’anis qui picottent un peu partout. Sur cet édredon épicé se couchent ensuite les raisins secs, les dattes et les cerises, puis les oranges et l’ananas, le melon au miel et les poires plus en retrait. Finale fumée et épicée, de force moyenne mais avec une pérennité incroyable.

Patrick 93%
Quand j’achète un scotch de 32 ans, mes attentes sont évidemment élevées (même si le prix de celui-ci est raisonnable). Je peux vous assurer que mes attentes sont absolument rencontrées. Si vous êtes amateurs de xérès dans votre dram, difficile de faire mieux! Miam miam! Nez : Du xérès extrêmement suave, avec une touche florale, du caramel et un peu de bois brûlé. Bouche : D’abord du beau sucre chaleureux, du xérès envoûtant, du bois brûlé, des oranges discrètes et quelques gouttes de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur le xérès et le bois.

Martin 90.5%
Nez: Dattes et raisins, xérès goulu. Épices et bois, cigare et cannelle, cassonade et vanille. Caramel et légère boucane. Bouche: Sec, boisé et fruité. Épices, fruits rouges et léger cuir, léger pneu. Assez bien pour un 32 ans 😉 Finale: Longue et chaude, elle perdure sur des notes de cuir, de chêne et de fruits. Le sherry tient la barre. Équilibre: Un solide scotch, surtout pour son âge et son prix. Par contre, je blasphèmerai et dirai que le 27 ans me fait un petit peu plus tripper…

Dewar’s Japanese Smooth 8 ans

40% alc./vol.
4ème opus de la série, ce whisky a été affiné en fût de type Minuzara.

André 75%
Probablement le plus décevant de la série, dilué et sans passion. Miel parfumé de notes herbacées bizarres, de zeste de citron et de cosses d’oranges éventées. La bouche étonne avec au départ des tonalités de fumée, un accent terreux, puis de la vanille, du miel, pomme jaune et des notes de carton mouillé et herbacées. La texture est liquide et n’offre aucun support gras ou huileux. La finale est off key, balayée par des notes de poivres exubérantes et envahissantes qui masquent les saveurs plus réservées. Équilibre douteux, texture moche, saveurs unidimensionnelles, on retourne à la planche à dessin.

Patrick 79%
La série des « Dewar’s Smooth » m’avait jusqu’ici impressionnée, tant au niveau qualité et du prix. Ici par contre, sans être mauvais, je comprends pourquoi ces bouteilles étaient littéralement données dans le cadre du festival des spiritueux du Nouveau-Brunswick. Nez: Un beau parfum avec du miel, des fleurs, de la vanille et de discrètes épices. Bouche : Le miel et les fleurs sont à l’avant-plan, laissant au second plan la vanille, le caramel et de douce note boisée. Les saveurs étant tout de même délicates, il ne faut pas se surprendre d’y retrouver assez facilement la base de whisky de grain. Finale : Un peu courte, marquée par l’alcool de grain.

Martin 80%
Nez: Assez muet, herbe et céréales. Un peu d’eau d’érable ou de sucre brun. Bouche: cassonade, épices, céréales, sirop simple et chêne. Assez direct et un peu fade. Finale: Épicée et chaude, mais courte et sans grande personnalité. Équilibre: Plutôt ordinaire. On parle ici d’une finition et non une maturation en chêne japonais, donc l’influence de ce dernier restera négligeable. Malheureusement un coup de marketing. Pas mauvais, mais un coup de marketing.

Dewar’s Signature

43% alc./vol.

André 89%
Juteux et goûteux, jus de raisins sur une couverture de grains de céréales et de toffee. Vraiment superbe en bouche où l’on retrouve une bonne dualité épices-sucres, tirant sur la vanille très crémeuse. Le toffee-fudge s’émancipe en laissant le verre s’aérer, il devient de plus en plus textural et ample si on lui laisse le temps de s’oxygéner. La finale est une vraie soie en bouche, du toffee, du miel et de la vanille. Superbe du début à la fin. Finalement un blend qui étonne.

RV 81.5
Vraiment bizarre au nez, entre un bourbon et un canadien moyen. Orge, un peu de fleur, du bruyère sablonneux américain dans lequel il n’y aurait pas la moindre trace d’amidon. Plus il reste, plus il se cheap-bourbonise (j’espérais le contraire, je me disais « je lui laisse une chance de respirer »). En bouche, plus propre, avec une pointe de rye assez longue et uniforme, ou seule la force varie. Dans un éclair, le début de la finale fait un bond et Écosse, dans le registre haut Speyside/Northern Highlands avec un aftertaste ou seule la sensation sur le bout de la langue est agréable. Sans être un mauvais whisky ou tomber dans les ranges des 72 Speysiders anonymes, pas de quoi faire un détour.

Gavin D. Smith – Stillhouse Stories Tunroom Tales

Angels’ Share – 2013

Patrick 71%
Un ouvrage livrant une douzaine de témoignages d’histoires vécues par des gens ayant travaillés à différents postes dans l’industrie du scotch. J’aime particulièrement lire le soir, avant de m’endormir. Ainsi, la meilleure mesure pour savoir si un livre est ennuyeux est le nombre de soirées que je vais prendre pour en compléter la lecture. Normalement, un livre de 102 pages comme celui-ci me prends donc un gros maximum de 3 soirées… Mais ici, j’ai eu besoin de plus d’un mois! J’étais incapable de lire plus que 3-4 pages par soirée tellement la quasi-totalité des histoires étaient soporifiques (il y a quelques exceptions, mais elles demeurent des exceptions). Au point que je me disais que les gens qui partageaient leurs histoires, malgré qu’ils faisaient un travail hors du commun, avaient eu une vie plutôt morne et monotone. Enfin, à titre de comparaison, après avoir complété la lecture de ce livre, j’ai entamé la lecture d’un ouvrage de 600 pages sur la naissance du système de « Common Law » au Moyen-Âge en Angleterre, que j’ai complété en 3 soirées à peine (mais je n’en parlerai pas plus ici, ce n’est pas la place)!