Balvenie 12 ans Single Barrel – Cask 2019

47.8% alc./vol.
Bottle #66

André 88%
Signature à la Balvenie surtout avec le first fill bourbon cask laissant toute la place aux douces saveurs de céréales afin de s’étendre et s’exprimer avec passion. Douces notes de céréales, de miel et de vanille que nuance de savoureuses épices un peu sèches. Tarte aux pommes sucrées, toute-épice, cannelle, gingembre. Belle ambivalence entre les notes sucrées et texturées tirées du fût de chêne et les accents aiguisés des épices. En bouche; fruits tropicaux, poires, vanille crémeuse, épices. Belle texture mielleuse rafraichissante menant à une finale qui s’éteint tout en douceur en laissant des étincelles d’épices. J’adore le style, la présentation et le rapport qualité-prix.

Cutty Sark 15 ans

40% alc./vol.

André 82%
Nez agréable, gentil et abordable. Notes de sherry et petits fruits, céréales au miel, agrumes, poires, oranges et d’évidentes notes de fumée. La bouche offre une sensation diluée et un peu diaphane, petite gifle de gingembre, calmée par des vagues de vanille crémeuse, pomme rouge, oranges, gros bloc de toffee avec des notes de chocolat ou de café au lait. La finale est sur le caramel brûlé et la vanille, très rectiligne et pas super varié comme éventail de saveurs. Rien pour casser la barraque mais un whisky agréable à consommer, sans se caser la tête.

Patrick 86%
Un vrai dessert, surtout pour ceux qui aiment le xérès dans leur whisky! Nez : Parfum délicat et subtil, avec un peu de vanille et de fruits des champs. Bouche : Xérès chaleureux d’une belle intensité, caramel, vanille et bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, avec du xérès et une discrète vanille.

Martin 84.5%
Semble légèrement plus pâlotte que le 12 ans. Nez : assez fruité, avec des touches d’orge et de xérès. Cerises noires, chêne et à peine de fumée. Bouche : texture un peu aqueuse. Note de céréales, de fruits rouges et tropicaux, de bois et d’épices. Légère fumée. Finale : longue et douce. Épicée sur quelques touches de bois et de sherry. On a l’impression de reconnaître la touche Macallan. Équilibre : pour un blend de 15 ans à ce prix, difficile de dire non.

Jack Daniel’s Single Barrel #16-6107

47% alc./vol.
La légende raconte que Jack Daniel quitta le foyer familial à l’âge de 6 ans pour voler de ses propres ailes. Dan Call, un ami proche, l’hébergea dans sa famille. Dan Call était fermier, pasteur, et notamment Distillateur. Grâce à lui, Jack a appris un métier : la fabrication du Whiskey. Après quelques années d’apprentissage, Jack rachète la distillerie de Dan Call pour produire son propre Whiskey. Cette édition est le fruit d’un mashbill composée de 80% de maïs, 12% d’orge maltée et de 8% de seigle.

André 86.5%
Le dédain de certains amateurs de whisky pour Jack Daniel’s est parfois difficile à comprendre, car avec les éditions single barrel, ce whisky américain a vraiment tout pour plaire. Typique au nez; cerises, réglisse rouge, fût brûlé, caramel, douceur du maïs, amoureux et racoleur, touche d’épices bien dosée. La bouche est fruitée et sucrée, belle texture, pleine et ronde, la réglisse rouge à pleine bouche, la pelure de pomme, les fruits sauvages, avec un kick-off d’épices tirées du rye. La finale est fruitée, généreusement poivrée et épicée, saveurs de sucre caramélisé, de belle longueur, avec une rétro-olfaction sèche et boisée (bois brûlé). Un maudit bon dram de semaine, sans trop de prétention mais de belle confection.

Patrick 85%
Un autre très bon single barrel de Jack Daniel’s, mais toutefois un peu moins bon que la moyenne. Il y a un petit manque au niveau de la texture en bouche, et l’équilibre des saveurs n’est pas au niveau habituel pour un single barrel de JD. Je ne m’en plaint tout de même pas, car c’est justement ça la beauté du concept des « single barrel » : Ils sont tous un peu différents. Nez : Le maïs sucré typique de Jack Daniel’s, avec de la vanille et une vague impression fruitée. Bouche : Mélange sucré-épicé, ou plutôt « maïs-seigle ». Moins sucré et plus épicé que la plupart des single barrels de JD. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Wiser’s Dissertation Rare Cask Series

46.1% alc./vol.
Batch A.A1262

André 93%
J’ai attribué à la plus haute note à ce whisky lors de la dégustation à l’aveugle des échantillons des CWA 2016. Ce whisky affiche une finesse et un équilibre rarement vu dans les whiskies Canadiens, de l’agilité et de l’équilibre digne du marcheur sur le fil de fer, une balance exceptionnelle des éléments. Nez; fruits rouges, sirop d’érable, cèdre, réglisse rouge, cannelle, rye floral un peu vieilot et poudreux, présence contrôlée du bois de chêne. Ce whisky offre une souplesse tant au nez qu’en bouche, la texture est hallucinante en bouche, soyeuse et qui nappe la bouche avec passion de ses bras fruités, ce qui nous prépare pour l’arrivée des épices et de la canelle, fort soutenue d’ailleurs et de belles notes poivrées. Légère astringence tirée de bois de chêne qui accompagne également les épices (tout-épices, cannelle, clou de girofle, poivre). La finale est très épicée et poivrée, la cannelle explose en bouche et s’accompagne de petits fruits sauvages et de cerises. Malgré les notes de caramel, de cassonnade et de sirop d’érable, ce whisky est robuste et franc, généreusement épicé. Définitivement unique dans tous les sens du terme. Don Livermore est un génie du whisky.

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky offrant ce qu’il y a de mieux comme whisky nord-américain! Riche, complexe, bien balancé et savoureux. Si vous avez à acheter un whisky canadien, celui-ci devrait être dans vos finalistes. Nez : Fruité avec une bonne dose de sucre d’érable, les épices du seigle, des fleurs et un peu de chêne. Impressionnant. Bouche : Épicée et avec des cerises rappelant vaguement un bourbon! Le tout est complété par des notes de cannelle, de vanille, de poivre et de chêne. Finale : Longue, chaleureuse, épicée, fruitée et sucrée.

Martin 93%
Nez: Rye vert et boisé, qui respire la forêt. Chêne, fruits et menthe. Bel équilibre entre le sirop d’érable et les épices. Bouche: Frais, sucré et épicé. Seigle, épinette, sucre doré, fruits et caramel. Eau d’érable et bois d’érable. Finale: Longue, complexe et contemplative, avec de beaux accents de cannelle, de rye, de chêne, de vanille et de cerises. Équilibre: Une symphonie de saveurs, montée avec doigté et assurance. Une très grosse pointure en terme de whisky canadien.

Springbank 13 ans Green

46% alc./vol.
Organic barley et vieilli en fût de sherry, 9000 bouteilles seulement.

André 86%
N’exprime pas vraiment de notes de sherry au nez, mais plutôt les poires et les céréales au miel, les pommes vertes et les cosses d’oranges. Hormis quelques notes plutôt timides de raisins secs, ce whisky portes plus sur les fruits à chair, les notes de salade de fruits ainsi que les céréales. La texture en bouche est exquise, très soyeuse et une fois le whisky en bouche les saveurs de fruits rouges et de raisins secs sont plus évidentes. Y’a aussi quelque chose de tricky au nez que l’on pourrait peut-être associer aux céréales organiques mais, difficile à dire. La finale de bouche est ponctuée de salves d’épices (cannelle, gingembre et poivre), la tarte au citron et vanille fouettée, grains de céréales verts et une rétro-olfaction de fruits secs et de sherry.

Martin 87%
Nez: Céréales, citron frais, herbe coupée et une fumée discrète de feu de camp. Bouche: Vive et texturée, sur des notes de malt toasté, pomme verte, craie humide, sel marin et un soupçon de tourbe végétale. La jeunesse transparaît mais sans verdeur excessive. Finale: Moyenne, sèche, sur le poivre blanc, la pierre lavée et la fumée herbacée. Équilibre: Brut, vibrant, intensément artisanal. Ce jeune Springbank étonne par sa sincérité et son identité déjà bien marquée. Un dram de caractère, court en âge mais long en personnalité.

AnCnoc 18 ans

46% alc./vol.
Issu de l’assemblage de fût de chêne américain (ex-fût de bourbon) de premier remplissage et de fût de chêne espagnol (ex-fût de xérès) de second remplissage.

André 89%
Le raffinement habituel de la distillerie, cette édition suit celle de 12 ans d’âge mais est plus portée sur les fruits. Nez exquis; fruits séchés, bon taux de sucre qui rappelle une liqueur, épices en background, notes d’oranges et de raisins de Corinthe, miel et vanille, gâteau aux fruits, une touche florale aussi qui rappelle l’édition de 12 ans. On fait dans la dentelle de saveur et la légèreté des saveurs, aucun excès, de la justesse liquide. La bouche est sucrée avec un arrière-plan tannique; sherry, fruits séchés, ananas, abricots, poires, pelures d’oranges, texture ayant beaucoup de corps et de structure. Wow… Les épices prennent le relais en finale en seconde ligne, l’ensemble gagne en intensité, sensation tannique et légèrement vieillotte et amère. Finale moyenne logue mais satisfaction garantie. Pour le rendu qualité-prix, le 12 ans a une longueur d’avance sur celui-ci mais dans les 2 cas, cette distillerie vous étonnera de par la justesse de sa présentation pratiquement irréprochable. Je fais de nouvelles découvertes avec chacune de leurs parutions.

Patrick 88%
Un très bon whisky, très complexe, offrant une belle intensité et un bel exemple de la qualité que peux offrir cette distillerie. Nez : Subtile tourbe épicée, avec des fruits séchés, du chocolat, des oranges et du cuir. Bouche : Tonne d’épices avec une belle fumée subtile, à moins que ce ne soit simplement le bois brûlé. Le tout avec du gâteau aux fruits, des agrumes, du miel et une discrète note de vanille.

Springbank Society Longrow 13 ans

56.7% alc./vol.
Distilled October 201, bottled March 2015 – 7 ans de maturation en fût Fresh Bourbon Barrel et 6 années supplémentaires affinés en fûts de Chardonnay hogshead. Édition limitée de 366 bouteilles.

André 74.5%
Nez bizarre, les premières odeurs me font penser à de l’alcool à friction. Alors je laisse un bon 10 minutes au whisky pour respirer et prendre place. Puis; tourbe puissante, poires, compote de fruits, cerises, miel et raisins mauves, touche florale. Difficile à sizer et un peu trop funky au nez. La bouche… oh… shit… Full chlore de piscine, forte présence de tourbe animale, terreuse et herbeuse, agricole, fruits rouges et poires, ananas, oranges. Très débalancée et pas super agréable. Finale salée et épicée, tourbée et fruitée avec une solide présence d’alcool. Pas horrible comme whisky mais tout près, je n’ai même pas terminé mon petit verre. C’est à se demander si les gens de la distillerie ont goûté avant d’embouteiller.

Patrick 95%
Un whisky extraordinaire, complexe, savoureux et balancé parfaitement. Nez : Extraordinaire parfum de tourbe sucrée et de fruits des champs très frais. Avec du goudron, de l’huile et une bonne dose d’air salin. Bouche : Wow! Tourbe sucrée, fruitée et salée. Tout ce qu’on désire d’un whisky s’y retrouve. Finale : Longue, savoureuse et j’en veux encore!

Wemyss Malts Marmalade Appeal Glenrothes 27 ans 1988 Sherry Butt

46% alc./vol.
Cask #5376, 629 bottles

André 87%
Définitivement le chocolat au lait rond que le frappe sur la table et qui s’ouvre; oranges, chocolat au lait, agrumes et fruits tropicaux, puis, notes de tarte au citron avec crème fouettée. Superbe texture en bouche, alcool discrète et saveurs alléchantes; beaucoup d’oranges encore une fois, marmelade de fruits rouges, mélange de vanille et de toffee, agrumes juteux. La texture est presque liquoreuse, très visqueuse et collante en bouche, s’emmourache des papilles de la langue et se fait langoureuse en finale de bouche, presque horny avec une touche d’épices savamment contrôlée adoucie par les draps de miel onctueux, fruits en conserve, ananas. Finale lente et langoureuse, épicée et très fruitée. Une expérience de texture et d’agencement de saveurs fruitées. Un whisky dessert invitant et rassasiant.

Bunnahabhain Rubha A’Mhail 11 ans

57.4% alc./vol.
Islay Fèis Ìle 2015 bottling. Édition limitée de 1200 bouteilles distillée en mars 2004 et vieillis exclusivement en Manzanilla sherry butts #550 & #554 provenant du warehouse #3 de la distillerie.

André 89%
Beaucoup de fruits séchés, la pâte de fruits, le nez est concentré et très bold, presque pâteux, le chocolat noir et le sel de mer en arrière-plan. Forte présence d’épices aussi, ça picote le nez légèrement, l’alcool aussi peut-être un peu. La bouche est solide, encore la pâte de fruits et le chocolat noir amer, mélange de sel et d’épices (cannelle) avec une sensation résineuse collante unique, bananes flambées et caramel chauffé dans la poêle, les prunes et les dattes, le vieux sherry austère… je dirais même quelques notes meaty qui me rappellent certaines éditions de Mortlach. Très riche en bouche, presque exubérant. La finale est pâteuse et très épicée, l’alcool aussi se montre le bout du nez. Ensemble fruité à fond du nez à la finale. Faut aimer le concentré de saveurs car ça pardonne pas.

Patrick 89%
Un très bon whisky, très plaisant à boire, marqué intensément par le vin et une tonne de sucre. Pas hyper complexe, mais rudement efficace. Nez : Parfum vineux et fruité, avec du caramel, un peu de sel et du bois. Très sucré. Bouche : Chocolat, vin, fruits, épices du bois et une subtile vanille. L’ensemble est sucré, mais présente aussi une délicate touche de sel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, légèrement épicée et sucrée.

Glenfiddich 14 ans Bourbon Barrel Reserve

43% alc./vol.
Exclusivité US

André 80%
Agréable comme nez mais relativement simple; ananas, vanille, toffee, céréales bien présentes et des notes de bois de chêne légèrement épicées. L’arrivée en bouche est soyeuse et vraiment bien, le whisky est presque huileux et coule en bouche en vagues lascives et voluptueuses. Malheureusement, la famine des arômes ravage la bouche de façon abruptes alors que les saveurs du nez ne font que se confirmer et que la texture devient rapidement liquide et diluée. Quelques traces d’oranges et de miel, soupirs de compote de fruits très timide et un peu d’épices tirées du bois avec une sensation d’arrière-bouche un peu poudreuse et sucrée aussi. Finale plus soutenue, poivre noir et cannelle, quelques fruits et une poignée d’épices. Impossible de ne pas le comparer avec le 14 ans Rich Oak. Ce whisky n’a pas le panache de son congénère pour environ le même prix. Gros point positif; la texture en arrivée de bouche qui est vraiment superbe. Points en moins; variété de saveurs discutable, texture et ensemble qui s’effrite rapidement en bouche, pérennité des saveurs. Un bon dram de semaine mais sans plus.

Patrick 80%
Un whisky qui serait peut être intéressant s’il était moins dilué. Yep, un autre scotch prometteur ruiné par une trop grande dilution. Nez : Caramel, vanille, céréales sucrées et chêne subtilement épicé. Bouche : Chêne épicé plutôt léger, agrumes, oranges, miel et encore du bois. L’ensemble manque toutefois de corps à cause d’une trop grande dilution. Finale : S’étire sur des notes boisées.

Martin 81%
Nez: Malt grillé, vanille, colle à bois et ananas. Léger caramel et chêne, mais le tout m’apparait trop fade ou dilué. Bouche: Miel et citron, chêne et épices, orange. Très agressif par rapport au nez qui annonçait un whisky plutôt mou. Finale: D’une jolie longueur, elle nous laisse des notes de bois, d’épices, de miel et de marmelade à l’orange. Équilibre: Un bon malt, mais qui souffre trop de la dichotomie ou du contraste entre le nez et la bouche.