Pears & Almonds 1982 – Wemyss Malts (Inchgower)

46% alc./vol.
bouteille #1 de 202.

André 89%
Frais et coastal, avec ces accents de sel de mer et une dualité sucrée pas désagréable du tout. Il est indiqué sur l’étiquette ” c’est comme marcher sur la plage ” et c’est vraiment ça. Des embruns maritimes, du sel, de la fraîcheur du bord de mer, un feu de camp sur la plage. Rien de bien compliqué mais un whisky qui fera défiler un film dans votre tête en le savourant. Très inspirant et contextuel.

Peat Chimney 8 ans

40% alc./vol.
Blended malt (vatted), Wemyss Malts.

André 82%
Voici une fille de la campagne qui sait se vautrer de beaux atours afin de passer pour quelqu’un de la ville… Même son accent passerait inaperçu tellement elle s’y applique. Nez de fumée de tourbe sale, iodé et très affirmé. En bouche, toujours cette fumée de suie de charbon, de sucre et de citron. La texture et les arômes s’éclaircissent un peu trop malheureusement et cela ne s’améliore pas si on laisse le verre s’aérer trop longtemps… Alors, un petit truc, videz votre verre rapidement sinon ce whisky changera trop et perdra de sa force, de sa personnalité. Pourrait fort bien initier quelqu’un aux whiskies tourbés et trouverait aisément sa place après (par exemple) un Bowmore 12 ans ou un McLelland Islay.

RV 88%
Pas la tourbe, pas la fumée, le feu, purement et joliment dans son plus simple appareil. Du jamais vu, je ne sais pas de quelle tourbe on se chauffe à Wemyss mais elle est étonnante, car ce n’est ni le combustible ni le gaz qui s’en échappe, mais la chaleur de l’expérience que je retiens. L’arrivée est plus standard, valsant longuement dans l’orge, malgré un manque d’action. Vraiment pas honteux comme vatted même si la finale n’est pas digne d’un vieux single malt, avec un nom pareil je m’attendais à beaucoup de créosote mais c’est la flamme pur et simple qui a conquis mes papilles et ma tache olfactive. Dans la catégorie des whiskies tourbés bon marché, vaut beaucoup mieux qu’un McLelland Islay ou un Big Peat.

Patrick 90%
La première impression au nez est très bonne: une belle tourbe, une pointe de foin, le tout enveloppé dans une fumée… éthérée. Belle texture huileuse, saveur de tourbe et de fruits rouges, avec une pointe épicée qui chatouille agréablement la langue. La finale, poivrée (à la Talisker?) s’étire beaucoup plus longtemps que l’on pourrait s’attendre d’un whisky aussi jeune. Une belle surprise, un très bon rapport qualité/prix. J’aime!

Spice King 8 ans

40% alc./vol.
Wemyss Malts.

André 85%
Nez très sucré, oranges, citron-lime avec un bon fond de fumée de tourbe un peu terreuse. Belle balance au nez et vraiment agréable avec un kick épicé. Ça ressemble à certains embouteillages de Bruichladdich, ceux avec un % de phénol légèrement plus élevés. Malheureusement hyper clair en bouche et sans développement supplémentaire, mais il s’accroche aux parois de la bouche et laisse une belle texture de charbon. La finale est ordinaire et c’est là qui délaisse quelques points, le nez est superbe, la bouche est un peu décevante mais l’ensemble est globalement très agréable.

RV 88%
Elle venait de Cap-Chat, lui de Beauceville; à Rimouski on dit q’il y a parfois aurores boréales dans un motel au bord de la 20. Un bel équilibre des éléments Islay et Northern Highland, avec les épices qui l’emportent au nez sur la tourbe plus domestiquée. L’arrivée me confirme l’orange que j’avais cru y sentir, et me fait penser au Oban, géographiquement similaire aux goûts des deux régions qui semblent se rejoindre dans cette bouteille. En finale, on entend un peu plus les cris de la tourbe même si les épices livrent la marchandise. Et le chant commun résonne pendant un bon petit moment.

Patrick 79%
Au nez, semble bien porter son nom! Aussi un peu de fruits et peut être de la tourbe… En bouche, les épices sont plus marquées, mais un peu décevantes… Peut être est-ce la faute du caramel. Aussi touche de brulé provenant du fût… Finale décevante car manque de “finition”!

The Hive 12 ans

40% alc./vol.

RV 85%
Camp de pêche avec une gaufre fraise et menthe et l’ours qui arrive avec la patte encore toute mieilleuse. Le nez est par contre plus vert que sucré, quelques épices et des feuilles douces qui tombe sur le sable. Arrivée mieilleuse en bouche (enfin le hive) toujours soutenue par les épices (safran et cannelle). Finale plus équilibrée mais une fois de plus les épices s’affirment sans crier, dans une longueur conséquente pour un 12 ans. Très beau vatted d’introduction, franc et simple, et pour les connaisseurs, le genre dont on aimerait en connaître la composition.

Patrick 82%
Parfum de fleurs, d’épices et présentant une très subtile herbe. En bouche toutefois, les saveurs susmentionnées semblent se présenter en “tapon” et être mariés par une saveur et une texture de poussière. On détecte aussi une petite note rappelant un gin vers la finale, qui est d’ue longueur moyenne. Bof.

Wemyss Malts Kiln Embers

46% alc./vol.

André 87%
Grosse fumée de tourbe grasse et huileuse, vieilles oranges hyper mûres, citron fumé, maritime dans le style et un peu sur le grain et les céréales craft distillery et agricole. Avec le temps des notes d’herbe verte mouillée apparaissent lentement. Le nez gagne aussi en intensité au niveau des d’herbe et de tourbe médicinale iodée, tout comme sa tangente huileuse, notes d’ananas et d’agrumes citronnées, fumée grasse et huileuse. La texture déçoit un peu, c’est un peu mollasse et anodin en bouche, la tourbe définie et ponctué d’accents maritimes. Nez médicinal de type Ardbeg ou Laphroaig, et une finale longue et un peu rêche sur la tourbe puissante sur les fruits tropicaux et une grosse rétro-olfaction poivrée et rêche, poires, ananas. Un bon blend, ce qu’il gagne en intensité de saveurs il le perd en texture malheureusement. On dirait qu’on a tenté de reproduire un whisky d’Islay sans garder son aspect authentique. Ça me rappelle quand on vendait des vêtements grunge chez Simons ou le look bucheron propre… me semble que ça sonne faux…

Wemyss Malts Marmalade Appeal Glenrothes 27 ans 1988 Sherry Butt

46% alc./vol.
Cask #5376, 629 bottles

André 87%
Définitivement le chocolat au lait rond que le frappe sur la table et qui s’ouvre; oranges, chocolat au lait, agrumes et fruits tropicaux, puis, notes de tarte au citron avec crème fouettée. Superbe texture en bouche, alcool discrète et saveurs alléchantes; beaucoup d’oranges encore une fois, marmelade de fruits rouges, mélange de vanille et de toffee, agrumes juteux. La texture est presque liquoreuse, très visqueuse et collante en bouche, s’emmourache des papilles de la langue et se fait langoureuse en finale de bouche, presque horny avec une touche d’épices savamment contrôlée adoucie par les draps de miel onctueux, fruits en conserve, ananas. Finale lente et langoureuse, épicée et très fruitée. Une expérience de texture et d’agencement de saveurs fruitées. Un whisky dessert invitant et rassasiant.

Wemyss Malts Velvet Fig

46% alc./vol.
Blended malt avec pleine maturation en Oloroso Shery Cask, édition limitée de 6000 bouteilles.

André 89%
Grosses dattes juteuses, raisins mauves séchés, figues, oranges, gingembre, poudre de cannelle recouvrant le gâteau aux fruits. C’est thick comme présentation. Quelle texture soyeuse et douce au nez, on ressent rapidement que l’on aura doit à quelque chose d’onctueux et de bien construit. La bouche goûte les bleuets sauvages!… wow! … les dattes, figues, bleuets, raisins secs, tarte aux pommes, ainsi qu’un beau mélange d’épices diverses; cannelle, poivre, gingembre, clou de girofle. La texture en bouche est langoureuse, presque licoreuse, c’est goulu et de belle ampleur, onctueux en texture mais avec des saveurs définies et des épices bien relevées. Ça me rappelle un Glenfarclas 105 dilué… le gâteau aux fruits, les oranges confites et grains de poivre moulus. Léger pâteux concentré de fruits séchés en finale de bouche que souligne de belles notes d’épices. Superbe whisky, l’ami idéal du chocolat noir.

English EN Français FR