Millstone Peated PX Dutch Whisky

46% alc./vol.
Vieilli pendant 6 ans en Ex-PX Sherry Casks.

André 82%
Vachement bizarre ça. On dirait un rye tourbé au départ, puis de grosses notes de caramel, de pommes caramel, raisins mauves séchés, fruits séchés, chocolat noir. Si la tourbe est relativement discrète au nez, elle explose en bouche dès la première gorgée. Saveurs de grains de céréales bien séchés au feu de tourbe, jus de raisins mauves, pommes, oranges trempées dans le caramel, cerises noires, cassonnade. Si les saveurs sont intéressantes, la texture l’est moins, diluée et fade. Finale de tourbe terreuse et poivrée, avec un retour d’épice à chili et de céréales séchées. Weirdo au carré.

Patrick 93%
Wow, c’est superbe ce whisky! Riche, intense avec le type de mélange que j’aime le plus dans un whisky. Nez : Oh que ça sent bon ça! Une belle fumée discrète, avec quelques volutes fruitées et sucrées. Ça donne soif! Bouche : De la délicieuse fumée de tourbe enrobée de beaux fruits rouges sucrés et de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, tourbée et discrètement fruitée.

Martin 82%
Nez: Insolite dès le départ. Tourbe lointaine, colle à bois, herbe, fruits en pâte et caramel. Vent de conifères et vague de jeune alcool plus ou moins maîtrisé. Bouche: Fruits rouges et pommes, tourbe et caramel, chêne et poivre rose. Un mélange un peu meilleur ici qu’au nez, quoique ça déchire un peu plus que son 46 degrés laisserait croire. Finale: La tourbe domine ici un dernier voyage de bois, de caramel fruité et d’épices. Équilibre: Je ne sais trop quoi en penser, il y a des qualités en bouche certes, mais l’approche au nez est trop bizarre et risque d’en faire fuir un ou deux.

Ohishi Brandy Cask Finish Japanese Whisky

42.6% alc./vol.
Mélange de whiskies âgés entre 3 et 25 ans affinés en Ex-Brandy Casks. Fait à base de riz. Spécifiquement, du Mochigome, un riz japonais associé à certains desserts et un peu de Gohyakumangoku, souvent utilisé pour du sake. On est loin du riz d’Uncle Ben’s!

André 78%
Nez intéressant. Pommes vertes, tarte aux pommes, caramel, petits fruits sauvages. Le nez rappelle le vieillissement en vieux fûts de sherry presque épuisé, genre de troisième remplissage. Malgré les saveurs de whisky pas très âgé avec quelque chose qui rappelle aussi le spirit de base, la texture en bouche surprend par son onctuosité. L’ensemble demeure tout de même sec et bien influencé par les notes de bois de chêne et de réglisse noire… ou de bois brûlé, de gingembre. Tarte aux pommes, sirop de poires, cerises, réglisse, miel, fruits sauvages, bois brûlé. Courte finale, assaisonnée d’une touche poivrée et d’anis.

Patrick 80%
Mon premier « whisky » à base riz et je ne verserai pas une larme si c’est le dernier. Nez : Parfum d’acétone, de miel et une subtile touche de vin. Bouche : Toujours l’acétone, avec une touche de brandy bien fruité, du caramel et du chêne légèrement brûlé. Finale : Courte et marquée par l’alcool.

Martin 82%
Nez: Saké, vernis à ongles. Le riz est vraiment à l’avant-plan. Vin blanc sec, melon et bois. Bouche: Frais, pointe fruitée de brandy avec une touche de bois, de saké et de caramel. Finale: Un peu épicée et vinaigrée avec en vedette une bonne cuillerée de riz à sushi. Équilibre: Un éventail de saveurs qui, bien qu’insolite, parvient à m’intriguer beaucoup. Le brandy finish n’est pas si mal, mais je suis curieux de goûter un jour à des whiskys de riz vieillis autrement.

Jefferson’s Ocean – Voyage 17

45% alc./vol.
Batch 746 – Embouteillé exclusivement pour le Kensington Wine Market

André 80%
Mélange de caramel dilué à l’eau, de pommes caramel et de cannelle, cassonade, réglisse rouge, bois toasted, chocolat noir amer. Définitivement le style typique bourbon avec une touche discrète de sel. La texture déçoit, diluée et sans côté huileux amoureux et racoleur, les épices sont maintenant plus prononcées en bouche, mais l’arrière-bouche est drabe, astringent, presque poussiéreux, sans être franche, juste froide… les barres Turtles, pacanes, fruits secs, réglisse éventée et la pomme caramel. Finale à la fois salée et astringente. Débalancé et amalgame de saveurs discutables.

Patrick 92%
Un superbe whiskey, riche, savoureux et simplement trop bon. J’ai bu des bourbons à 100$ de la shot qui ne lui arrivaient pas à la cheville! D’ailleurs, je m’assure d’en avoir toujours une bouteille à la maison. Nez : Le parfum unique du Jefferson’s Ocean: du bourbon, avec son maïs sucré, son bois, une touche sucrée mais surtout une belle petite dose de sel de mer. Bouche : Du bois brûlé, du sel, du maïs, un peu de sucre chaleureux. L’ensemble, très chaleureux, est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, plutôt salée et donne le goût de s’en servir un autre verre.

Martin 89.5%
Nez: Riche bourbon classique, réglisse, fruits et maïs. Vanille, chêne et vent marin. On tient quelque chose je crois. Bouche: Juteux et sucré, vanille et bois, les épices sont un peu timides. Le maïs est définitivement au rendez-vous. Finale: Bien que l’alcool prenne l’arrière-plan pour la majorité de l’expérience, ici il refait surface, avec un curieux punch. Le chêne, la vanille et le maïs dominent la chaude et relevée finale. Équilibre: Une belle unicité, un bon dram, qui s’affirme, sans tomber dans le piège évident de la douceur à outrance.

Two Brewers Yukon Single Malt – Release 21 – Classic

46% alc./vol.

André 87%
Ananas, miel et poudre des gommes Bazooka, melon au miel, mangues, oranges. Frais et alléchant. La bouche est sucrée et légèrement épicée, passablement de saveurs de céréales mielleuses nappées de salade de fruits tropicaux et de crème à la vanille. La texture est onctueuse et les saveurs douces. Finale un peu courte, minérale, parsemée de fruits à chair et de sucre résiduel. Une palette aromatique un peu plus limitée et une courte finale l’auront amputé de quelques points.

Patrick 89%
Un classique dans tous les sens du terme. Un whisky d’été parfait. Nez: Du miel, du cantaloup, de la mangue et de la vanille. Bouche: Des fruits tropicaux, de la vanille crémeuse, un peu de poivre et du beau chêne. Finale: D’une belle longueur, boisée et poivrée.

Martin 89%
Nez: Miel, cantaloup et eau de rose. Gomme balloune, oranges et touche de vanille boisée. Léger vent poivré à l’horizon. Bouche: Herbe fraîche, fleurs et gomme balloune. Épices, bois et fruit tropicaux. C’est en effet un beau voyage. Finale: Longue et chaude, comme bien de ses prédécesseurs, sur de belles notes de chêne, de fleurs blanches, de poivre rose et de vanille crémeuse. Touche de fumée de tourbe à la toute fin, belle surprise! Équilibre: Bien que l’éventail de saveurs soit plus restreint que d’autres éditions, on reste en solide terrain connu pour Two Brewers, et je ne m’en plains pas.

Two Brewers Yukon Single Malt – Release 20 – Innovative

40% alc./vol.
Ex-Maple Syrup Barrels, Édition limitée de 1055 bouteilles.

André 90%
Les fruits goulus habituels de la distillerie accompagnés de la typique poudre des gommes Juicy Fruits. Bananes, ananas, oranges et fruits tropicaux, alléchant au max. En respirant, de belles grosses notes d’épices apparaissent progressivement, la cannelle principalement. On a maintenant aussi des saveurs de bananes jujubes jaunes chimiques. La texture est divine, ronde et chaleureuse. J’ai maintenant des notes de fruits rouges, de cannelle et de sucre caramélisés en bouche. Le côté de jujubes sucrées est pratiquement disparu. Fruits tropicaux, réglisse rouge, pommes caramel, sucre caramélisé, sirop d’érable. Andrew du Kensington Wine and Market disait Root Beer et effectivement on a bien ça aussi. Finale de fruits rouges et de cannelle ainsi qu’une bonne dose de sucre naturel. L’amalgame de saveurs est définitivement unique et nous sort de notre zone de confort. Pour certain, ce whisky sera probablement un peu trop dénaturé mais si vous voulez du nouveau et de l’unique, vous savez quoi mettre dans votre panier.

Patrick 79%
Je ne suis pas fan de ce type de whisky sucré, mais celui-ci est tout de même agréable à petite dose. Par contre, une « bonne » gorgée me rappelle rapidement que ce n’est pas du tout mon genre. Au point que j’ai vidé le fond de mon verre dans l’évier. Nez: Parfum de bananes, ananas et autres fruits tropicaux Le tout vient avec de l’orge et un peu d’herbes séchées. Bouche: Un whisky très sucré, avec une bonne dose de sirop d’érable, un peu de chêne, des cerises couvertes de sucre blanc. Finale: D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et sucrée.

Martin 90%
Nez: La bubblegum traditionnelle de la distillerie se cache derrière d’autres arômes ici, du moins au début. Fruits tropicaux et herbe séchée, touche d’orge. On nous parle de fûts de sirop d’érable, mais au nez ils sont difficiles à pogner. Bouche: Incroyable texture, explosion de sirop d’érable et de fruits rouges! Caramel, gomme balloune et cerise douce. Chêne et à peine de poivre noir. Cannelle pour enrober le reste. Finale: Longue et douce, sucrée à souhait, on a peine à croire qu’on est à 40% d’alcool, on dirait presque une liqueur. Équilibre: Le nez ne m’inspirait guère, mais le reste de l’expérience a su admirablement se racheter. Typiquement canadien comme trip!

Two Brewers Yukon Single Malt – Release 19 – Peated

46% alc./vol.
Assemblage de 4 batch différentes : 27% de 7 ans, 35% de 9 ans, 38% de 10 ans. Édition limitée de 1050 bouteilles.

André 92%
Tourbe terreuse prononcée, camphre, crème à la vanille, fruits tropicaux, poires, ananas et jus de citron pressé, sucre des gommes Bazooka, céréales séchées enrobées de miel. La tourbe est bien intégrée, très présente mais qui ne monopolise pas la bouche aussi. Belle rondeur et aspect huileux. Tourbe de terre mouillée, céréales fumées séchées, miel, vanille, ananas et poires, pommes rouges, pincée de poivre. Finale sur l’ananas flambé sur un feu de plage fait de mottes de tourbe. Sérieusement hallucinant comme release. Il faut définitivement que j’aille au Yukon pour la randonnée mais aussi le whisky. WOW!

Patrick 85%
Encore un superbe whisky de Two Brewers qui savent être juste assez originaux pour que ça soit le fun pour tout le monde! Ca semble toutefois encore un peu jeune pour obtenir un plus gros score. Nez: Fumée de tourbe qui devait contenir pas mal de terre! Après quelques secondes, je détecte un arôme de créosote, du poivre et du paprika. Bouche: Toujours la fumée de tourbe terreuse, avec une belle petite pincée de chêne brûlé et épicé, des fruits tropicaux, du miel et du vin bacon bien graisseux! Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 91%
Nez: Terre humide, vanille et bacon fumé. La tourbe est très végétale, tout en gardant l’échine de gomme balloune du fabricant. J’ai l’impression d’être devant mon BBQ. Chêne fumé, poivre et paprika. Bouche: Fruits tropicaux, miel et sucre brun. Poivre et cannelle, pour ensuite bien goûter la tourbe telle qu’on la connaît. Finale: La tourbe et la fumée perdurent, avec poivre, bois et orge. Pointes d’herbe et de sucre brun. Bacon! Équilibre: Le tout est en subtilité, tous les éléments sont intégrés avec une finesse qu’on ne voit pas souvent, du moins dans les distilleries artisanales. J’adore.

Jack Wieber’s Classic of Islay #3

55.7% alc./vol.
Embouteillé en 2018 – Cask Nos. 1802 – Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin semblable aux « Distillers Editions », mais en version cask strength.

André 88%
Vieux fût de sherry poussiéreux, embruns maritimes, cendre refroidie, viande fumée sauce BBQ, fumée de bois de cerisier, ananas, fruits de mer, médicinal. Bouche; cerises terreuses, tourbe animale genre fourrure mouillée, xérès poussiéreux mêlée de chocolat noir, sel de mer, fruits de mer sur le feu de camp. À l’aération, de grosses notes de caramel apparaissent et les notes animales tendent à disparaitre progressivement sans amputer l’aspect phénolique de la tourbe. J’ai aussi des notes de citron et d’oranges qui prennent place et s’entremêlent aux saveurs de fruits rouges séchés et poivrés. Superbe texture grasse et bien enrobante. Douce finale, la sensation médicinale et phénolique s’est adoucie, le sherry est plus plat et laisse même la place èa des saveurs d’agrumes, de caramel et de cassonade.

Patrick 95%
Lorsqu’on m’a vendu cette bouteille comme étant « fort probablement » un Lagavulin Distillers Edition Cask Strength, j’avais de gros doutes, surtout qu’il s’agit de l’un de mes whiskys favoris. Mais oui, j’en mettrais ma main au feu, c’est bel et bien ce que ça goûte. De plus, l’étiquette n’est pas la seule chose à sembler provenir d’une époque révolue, le prix, fort raisonnable, aussi! Nez : La fumée de tourbe et les arômes d’un beau xérès sucré se chicanent pour être à l’avant-scène. Le parfum me fait penser à un Lagavulin « Distillers Edition » sur les stéroïdes. Bref, c’est rudement alléchant. Bouche : Superbe fumée de tourbe adoucie par le fruité et le sucré d’un délicieux xérès, et complété par de belles notes salées. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe verte bardée d’un vent de vin fortifié, de vanille et d’air salin. Fruits, agrumes et crème viennent compléter le tableau. Bouche: Fruits sucrés, tourbe bien affirmée, épices dominantes sur la fin. Citron, pierre et vent du nord. On aime bien. Le taux d’alcool est moins agressif que je ne l’aurais cru. Finale: Longue et chaude. Tourbe bien présente, xérès goulu, chêne bien gorgé. Cannelle et poivre. Fleur de sel. Équilibre: Un bon Islay bien ficelé. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je suis bien prêt à croire en la théorie d’un Lagavulin Cask Strength oublié…

Finlaggan Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Caol Ila, version cask strength

André 87%
Cendre citronnée, lampe à huile, camphre, bacon cuit sur un peu de plage au déjeuner, sel de mer, peppermint, pitch à toiture. La bouche est franche, aiguisée par l’alcool, cendreuse, salée et camphrée, notes de citron et de vanille, bois verdâtre, motte de terre parsemée d’herbe, poivre broyé. Selle de cuir tout juste enlevée du cheval qui vient de traverser une plage des Iles Hébrides, fumée de feu de camp mélangé de mottes de tourbe terreuse, bonbons peppermint. Ce qui déçoit c’est la structure et la texture qui s’époumone rapidement, c’est dommage car l’amalgame des saveurs est intéressant. Finale pointue et sucrée aussi, cendreuse, un brin huileux, tourbe citronnée et camphrée, menthe poivrée, eucalyptus, chlorophylle.

Patrick 92%
De la fumée de tourbe portée par une belle texture huileuse comme ça, et le tout à un prix aussi raisonnable, oui j’en veux! Tout ce que je recherche dans un dram d’Islay s’y retrouve. Nez : De délicieuses volutes de fumée de tourbe et de bacon gras s’échappent joyeusement de mon verre. Le tout accompagné de bois, de céréales, de vanille et d’une touche fruitée très discrète. En fait, à part la fumée, pas mal tout est discret. Bouche : De la belle fumée huileuse et savoureuse, du sel, du bois brûlé, voire carbonisé, du cuir, une bonne dose d’épices (en particulier du poivre), et une discrète touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Bien sûr, tourbe et herbe nous partent le bal. Vanille et fruits, malt grillé et crème. On est loin de se douter ici qu’on approche les 60% d’alcool. Bouche: Tourbe huileuse et grasse, à la Ardbeg ou Caol Ila. Épices et citron en puissance. Sel marin et cuir, chêne et tartinade choco-noisettes. Finale: Bien épicée et boisée, bien chaude et longue, elle nous livre des notes supplémentaires de cacao, de vin chaud, de fruits et bien sûr de tourbe bien grasse. Équilibre: Un excellent dram d’Islay, des saveurs franches, un taux d’alcool explosif, un prix raisonnable, difficile de demander plus…

Method and Madness Single Grain

46% alc./vol.
Matured in Bourbon Barrels, finished Virgin Spanish Oak Casks. Method and Madness est une microdistillerie d’expérimentation sise au sein de la distillerie Midleton.

André 81%
Les single grain whiskies sont des bêtes de course complètement à part qui ne peuvent se comparer avec les single malts. Je les trouve généralement plus rectiligne et sur une palette aromatique plus fermée, mais qui se prêtent bien au jeu des cask finish ou cask matured lorsque c’est le cas. Céréales Sugar Crisp, vanille, caramel brûlé et céréales séchées, raisins secs et framboises, aiguise à crayon remplie de rognures de bois, soupçon d’oranges. La bouche est plus monolithique, mélange de céréales et de bois séché et toasted, mélange de fruits séchés (oranges, cerises et raisins), miel, vanille. La neutralité des céréales laisse passablement de place aux épices également, le clou de girofle, cannelle et le poivre, cassonade, banane flambée. Texture liquide et un peu froide. Finale épicée et astringente, sur les céréales séchées nappées de miel.

Patrick 85%
Un très bon whiskey de grain, où les différents types de chêne prennent toute la place qui leur revient. Quand tu feel pour un whiskey tranquille, mais qui mérite tout de même votre attention. Nez : Arôme typique d’un whiskey de grain, avec du bois frais, des pétales de rose et de la vanille. Bouche : Du délicieux grain, du chêne, un peu de raisin, de la rose, quelques épices et de la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, crémeuse et boisée.

Martin 87%
Nez: Sucré et fruité, quoiqu’on dirait qu’un vent salin essaie de s’immiscer dans le portrait. Vanille et fleurs, gâteau et levure alimentaire. Chêne frais et touche de céréale. Bouche: Fruits rouges, gâteau reine Elisabeth, vanille et caramel, touche d’épices. Texture un peu fade, mais qui offre une belle douceur. Finale: Une belle finale en douceur qui s’étire calmement sur des accents de poivre, de grain et de vanille fruitée. Une toute petite pointe d’acétone vers la fin vient confirmer à quel type de whiskey on a affaire ici. Équilibre: Un Irish Single Grain remarquable. Sans fracasser de records, ce grain whisky parvient presque, je dis bien presque, la finale ayant dévoilé le pot-aux-roses, à me faire le confondre avec un single pot still. Chapeau!

Tamdhu 15 ans

46% alc./vol.
Maturation en Oloroso sherry cask, édition de 24000 bouteilles.

André 84%
Sherry un peu à saveur de viande de bois style Mortlach, caramel, petits fruits sauvages, cerises noires, chocolat noir, gâteau aux fruits du temps des fêtes, confiture d’oranges, une touche de cannelle épicé. La bouche est évasive, sur les notes de sherry un peu poudreux s’arrondissant progressivement. Raisins, figues, cerises, oranges, fruits sauvages, chocolat et caramel, café noir, cannelle, poivre broyé. Je suis ambigu sur la comparaison entre un Mortlach ou un Glendronach mais la lignée est sur le sherry intense un peu vieillot. Belle sensation texturale avec une finale poivrée et épicée mais une pérennité un peu courte. Finale de bois brûlé et de cuir huilé, sur la pâte de fruits et les raisins secs.

Patrick 83%
Mes attentes envers ce scotch étaient élevées, très élevées, trop élevées, je l’admets. J’ai adoré les autres récentes éditions de cette distillerie grâce à la maîtrise impeccable du vieillissement en fûts de xérès, mais ici, on semble avoir essayé d’en faire un peu trop. Bref, c’est intense, c’est bon, mais ce n’est pas le chef d’œuvre que j’espérais. Nez : xérès marqué par des fruits mûrs, très mûrs, trop mûrs. Et un peu d’orge et de bois, mais pas trop, pas assez. Bouche : Du gros xérès puissant et des fruits « très trop » mûrs, un peu de bois épicé, de chocolat noir et quelques gouttes de vanille. Finale : « Très trop » longue, le bois brûlé trempé dans les fruits « très trop » mûrs nous poursuivant « très trop » longtemps.

Martin 88%
Nez: Beau bois sec pour commencer, suivi de notes de fruits des champs, de malt et de caramel. Raisins secs et xérès. Bouche: Retour des raisins, chocolat au lait, cerises et framboises. Chêne, vanille et caramel. Écorce d’orange et petit cuir épicé. On touche toutes les bonnes notes d’un nice sherry cask. Finale: Pas longue à couper le souffle, mais fait une belle job au niveau de la diversité des saveurs. On touche à plusieurs dimensions. Équilibre: Sans me scier les jambes, c’est un superbe dram pour ficeler la fin du souper.