Robin Entreinger – Whisky Made in France

Dunod – 2017

Patrick 91%
Ne vous laissez pas tromper par le titre, l’ouvrage est bel et bien écrit en français. Même si le québécois que je suis a trouvé cette utilisation inutile de la langue de Shakespeare un peu déplorable, faut-il s’en surprendre, après tout? Enfin, titre mis à part, j’ai adoré ce livre!! Compte tenu de la relative jeunesse de l’industrie du whisky français, il s’agissait d’un sujet ambitieux. Mais il vous convaincra que par leur maitrise des techniques (le pays est tout de même à l’origine de plusieurs des meilleurs spiritueux au monde, tel le Cognac) et par leur amour du whisky (les Français sont les premiers consommateurs de whisky au monde), le whisky français sera certainement « the next thing » (je n’ai pas pu m’empêcher de glisser une expression anglophone!). Personnellement, il m’a convaincu que la destination de mon prochain voyage d’exploration de distilleries de whisky sera la France.

Dominic Roskrow – Whisky Japan – The essential guide to the world’s most exotic whisky

Kodansha – 2016

Patrick 85%
Un très bon livre, écrit par l’un des meilleurs auteurs. Son seul problème, est que d’autres livres portant sur le whisky japonais sont parus dans la même période et étaient plus complets et plus pertinents. Toujours est-il que si on vous en fait cadeau, celui-ci devrait totalement vous satisfaire, par son tour d’horizon relativement complet et sa lecture qui est très aisée.

Stefan Van Eycken – Whisky Rising – The Definitive Guide to the Finest Whiskies and Distillers of Japan

Cider Mill Press – 2017

Patrick 91%
Premièrement, un mot sur l’auteur : il s’agit de l’Expert (emphase sur le « E » majuscule) en matière de whisky japonais. Peut-être y a-t-il des auteurs japonais qui en savent plus que lui, mais ils n’ont jamais été traduit. Bref, si vous n’acheter qu’un seul livre sur le whisky japonais, c’est celui-ci qu’il vous faut. Par exemple, la portion sur l’histoire n’est définitivement pas un copié-collé des autres ouvrages : de nombreux faits jamais mentionnés ailleurs s’y retrouvent. De plus, rares sont les livres qui mentionnent autant de distilleries (une vingtaine). Le seul problème avec cet ouvrage, est que vous réaliserez cruellement qu’au Québec, vous n’aurez jamais à ces whiskys, même si vous êtes prêts à y mettre le prix.

Moon Harbour Pier 1 Premium Blended Whisky

45.8% alc./vol.
Finition en fûts de Sauternes.

Martin 84%
Nez: Orge et cassonade. Un peu de fruits tropicaux. Assez gêné au départ. Bouche: Fruits et vanille, bois vineux, sucre blanc, légères épices. Finale: Un peu de poivre blanc entoure un ensemble de fruits, de chêne, de vanille et de vin sucré. Un peu jeune. Équilibre: Un beau blend de bordeaux. Habituellement la plupart des whiskys français me laissent froid, mais ici on a une petite perle qui mérite un peu d’attention.

Glencadam 10 ans

46% alc./vol.

Patrick 89%
Une belle surprise que ce scotch. Je crois bien que je vais en faire l’un de mes « daily dram ». Nez : Un délicieux parfum frais, avec de l’herbe humide, des agrumes et un peu de chêne craquant. Bouche : D’une intensité surprenante, débordant de bois craquant et épicé, de l’orge discrètement sucrée, des agrumes et une grosse poignée d’herbes fraîches. Finale : D’une belle longueur, fraîche et boisée.

Martin 83%
Nez: Léger et floral, dirait la SAQ. Délicat et doux, cire d’abeille et chêne. Bouche: Melon au miel, vanille, poivre et petits fruits. Thé et chêne un peu amer. Assez prononcé par rapport au nez. Finale: Chaude et épicée, avec des notes boisées et végétales qui se terminent sur la menthe poivrée. Équilibre: Se boit plutôt bien, un classique Highlander, reste à voir si le reste du portfolio est à la hauteur.

Caldera Alhambra Sherry Cask

55% alc./vol.

André 78%
Quench aux cerises, oranges, bois de cerisier, réglisse trempée dans la cassonade, force de l’alcool latente en background. La bouche est costaude, l’alcool puissant et les saveurs de seigle prononcées, les épices arrivent par la suite et sont suivies par des notes de bois séché et de chocolat au lait. Sherry, réglisse, oranges, poivre. Texture finement sirupeure qui s’effile rapidement par la suite à l’ingestion. Finale avec une touche de chlore à piscine, sherry, chocolat amer.

Martin 87.5%
Nez: Xérès, épices, chêne poussiéreux, oranges, rye, bois, touche de poudre de cacao. Bouche: Xérès encore, chêne, poussière, orange, tabac à pipe, chocolat au lait, rye. Finale: Longue et chaude, comme un bon sherry cask, cassonade, érable. Équilibre: Solide expérience, avait t-on vraiment besoin d’y aller cask strength?

Caldera Champlain Cognac Cask Finish

48.5% alc./vol.

André 85%
Fruits rouges, pelures de pommes, sucre caramélisé, réglisse fraiche. Bouche plus soutenue en alcool et en épices, une touche de cannelle poivrée et de tout-épices, pommes trempées dans le caramel, cassonade. Avec le temps, les notes de cassonade prennent en importance et les saveurs de fruits rappellent effectivement le Cognac. Finale légèrement plus acérée avec une amertume qui tranche d’avec la douceur de la bouche.

Martin 85.5%
Nez: Rye sucré, brandy, sel, bois, légère fumée et fruits tropicaux. Bouche: Sucré, pommes, cidre, orge, rye, épices, bois sec. Finale: Longue et épicée, sur des vagues sucrées. Équilibre: Un super de bon produit, audacieux, avec un taux d’alcool approprié.

Glynnevan Double Barreled Rye

43% alc./vol.

André 77%
Rye verdâtre plus effacé dans des notes de sirop d’érable et de cassonade, côté cireux typique du rye, pelure de pomme cireuse, réglisse poivrée, raisins secs, oranges, bois toasted nappé de caramel fondu encore chaud. La bouche est un peu quelconque, à la fois sucrée et épicée. Le rye est poivré, beaucoup de caramel et de sirop d’érable, vite remplacé par les mêmes notes de bois calciné roulé dans la terre humide. L’alcool parait beaucoup plus jeune et plus imprévisible. Finale de rye mentholé et de bois calciné, sharp niveau texture, un peu maladroit.

Martin 87%
Nez: Sucre brun, rye, bois, baies rouges et épices. Bouche: Sucre d’orge, cassonade, épices, rye et gazon. Finale: Longue, épicée et chaude. Rye bien boisé. Équilibre: Très sucré, mais reste tout de même un bon rye. Dommage encore une fois que c’est un produit manufacturé ailleurs.

Glynnevan 12 ans

45% alc./vol.

André 84%
Rye plus générique et typique, cireux à souhait et terreux aussi, grosse réglisse rouge bien fraiche sortant de son emballage de cellophane, poivre moulu et cannelle, sensation presque savonneuse bizarre aussi. Rye herbeux, oranges et fruits secs, caramel et cannelle en bouche, cassonade, poivre noir et bois brûlé, éléments verdâtres intrigants presque mentholés. Les saveurs intenses ne trouvent malheureusement pas le support textural quelles auraient méritées. Ces mêmes saveurs se retrouvent englouties par une vague de bois de chêne calciné qui vient en atténuer les subtilités. Finale pointue, longue et brusque.

Martin 81%
Nez: Rye vert, bois et mélasse. Ça sent tellement le new make que j’ai peine à croire qu’il s’agit d’un 12 ans. Bouche: Rye savonneux, épices, sucre d’orge, bois. Très agressif. Finale: Sèche, chaude et agressive. Épices et bois. Équilibre: Trop jeune et violent pour son âge. On ne peut le nier car c’est la mention sur la bouteille, mais je n’aurais jamais deviné son âge. Par contre, c’est un vrai rye whisky, on ne se le cachera pas.

Glynnevan Cabot Triple Barreled

45% alc./vol.
Affiné en Ex-Rhum Cask Fortress ayant mûri à la forteresse Louisbourg sur l’Ile du Cap Breton en Nouvelle-Écosse.

André 83%
Rye intense pateaugeant dans une mer de caramel et de cassonade, bois de chêne toasted et vague de cannelle. La bouche est sirupeuse, généreusement sucrée et caramélisée, fruits rouges, cannelle et réglisse, bois brûlé, rhum brun, beaucoup d’épices en finale de bouche, bois verdâtre et chêne brûlé nappé de caramel, montée de cannelle.

Martin 88%
Nez: Rye vert, jeune, vif, bois, rhum, épices, cerise noire. Astringence du fût de rhum. Bouche: Rye sucré, canne à sucre, épices, sucre d’orge, planche de chêne gorgée de rhum. Finale: Longue et chaude, bien relevée par le rhum et le bourbon. Accents de chêne. Équilibre: Belle découverte dans le canadian whisky. C’est malheureux qu’il ne soit pas distillé en Nouvelle-Écosse au lieu d’outsourced de l’Alberta.