Buffalo Trace Antique Collection William Larue Weller Vintage 2019

64% alc./vol.
Cette version 2019 a été distillée à l’hiver 2007 et vieillie pendant au moins douze ans et six mois en barriques neuves de chêne blanc bousiné de niveau 4, carbonisé pendant 55 secondes. Non diluée et non filtrée. Faisant partie de la collection Antique de la distillerie Buffalo Trace dans le Kentucky, ce whisky pur bourbon a été nommé en l’honneur du distillateur pionnier WL Weller. Weller dans lequel on a substitué le blé au grain de seigle traditionnel dans le mash.

André 95%
Mon bourbon de l’année, bar none. Exceptionnel et unique à tout point de vue. Le 64% d’alcool passe derrière la cravate sans aucune brûlure et grincement de dents. Nez de céréales de mais et de caramel, figues, pomme caramel, cerises et prunes, effet de cire, nez doux et feutré, sensation soyeuse exquise. Bouche de compote de cerises, figues, cannelle, une touche poivrée, caramel brûlé. Texture huileuse et grasse, effet cireux toujours présent. Finale sur le bois brûlé, les cerises nappées de chocolat noir et saupoudrées de poivre et d’une touche de cannelle. Sans être un bourbon complexe, cette édition est d’une exactitude céleste tant au niveau du rendu des saveurs que pour sa texture sublime. WOW.

Patrick 94%
Wow, ça c’est une superstar! Un whiskey intense, complexe et balancé avec brio. Même si on vous offre une fortune pour votre vieille, gardez-la et buvez-la! Nez: Du maïs sucré, du caramel, quelques fruits, du cuir, du tabac, du chêne et une touche de seigle. Bouche: Du seigle, du bois brûlé, de belles épices, du caramel, des amandes salées, du tabac, des figues et du charbon. Finale: Très longue, boisée, épicée et discrètement sucrée.

Martin 94%
Nez: Caramel épais, pomme, poivre, céréales et cerise. L’approche demeure douce et timide, même si on y décèle une force tranquille qui cherche à percer. Bouche: Pommes de tire, cerises, poivre bien dosé, tannins du chêne grillé gorgé de spiritueux. Cannelle, caramel et retour du poivre. Finale: Longue, chaude, épicée, elle repose sur des notes solides de cacao, de bois, de cerise noire et de poivre noir. Équilibre: Une superbe construction, bien équilibrée. Le taux d’alcool paraît effrayant, mais il est uniquement là pour supporter une texture qui livre la marchandise. Pour dégustateurs avertis, dans le sens de « je vous avertis que ça va être bon en simonak »…

Blanton’s Single Barrel #248

46.5% alc./vol.
Dumped 29-01-21, Warehouse H, Rick No:1. Blanton’s Original Single Barrel Bourbon a une histoire riche qui lie de nombreux propriétaires de la distillerie Buffalo Trace. À l’origine, le Colonel Albert B. Blanton était le président de la distillerie George T. Stagg Bourbon, qui est maintenant connue sous le nom de distillerie Buffalo Trace jusqu’en 1952. Au cours de cette période, Elmer T. Lee a travaillé sous Blanton. Alors que Lee approchait de la retraite, il a décidé de sortir un dernier produit. Un an avant de prendre sa retraite, Lee a mis sur le marché le premier bourbon commercial Single Barrel et l’a nommé Blanton’s en l’honneur du regretté Colonel. Un whisky de 6 à 8 ans dont le mashbill #2 de BT comprendrait entre 12 à 15% de seigle.

André 86%
J’ai bien de la difficulté à comprendre l’engouement fanatique pour cette édition, mais faut avouer que c’est un sacré bon bourbon, facile à apprécier mais largement surestimé selon moi. Le nez est au départ très effacé, hyper doux, sur le miel et la vanille. Un peu de patience et quelques minutes d’aération et les notes typiques des bourbons émergent. Cannelle et cerises, caramel, une touche de bois brûlé. La bouche est vraiment douce et souple. Mélange de petits fruits rouges, cerises et pommes, cannelle et cassonade, orange et crème brûlée. Touche d’épices musquées. Finale de caramel épicé, de cannelle et de bois de chêne brûlé.

Patrick 85%
Un très bon bourbon, mais pas au point d’expliquer la folie qui l’entoure. Enfin, je recommande si vous la trouvez au « cost ». Nez: Un parfum sucré et plein de cerises, de caramel et de bois frais. Bouche: Du bois frais, du charbon, de la cerise, de la cannelle et une touche d’agrumes. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée, avec une touche d’agrumes.

Martin 89.5%
Nez: Doux et peu agressif pour un bourbon. C’est dans ces cas qu’on comprend l’importance d’un mashbill équilibré et d’un tant soit peu de maturation. Vanille, maïs, crème, caramel, miel et chêne. Touche de poivre rose et de petits fruits. Bouche: Pomme et cannelle, miel et vanille, touche de grain et de bois sec. Cassonade et fruits juteux. Tout en douceur. Finale: Chaude, longue et sucrée. À peine poivrée. Pommes, fruits des champs, miel, vanille, caramel et bois. Équilibre: Un superbe bourbon qui se boit tout seul. On décèle facilement sa qualité par rapport aux bourbons disons plus « commerciaux », bien qu’à voir les collectionneurs de bouchons en forme de petit cheval, on peut dire que c’est peut-être bien commercial après tout…

Jefferson’s Reserve – Batch G-621

45.1% alc./vol.
Batch G-621, bottle 47. New Hampshire Exclusive.

Martin 86%
Nez: Quelques fruits rouges et un peu de cassonade nous mènent vers la planche de chêne qui supporte l’expérience. Maïs séché, foin, vanille et poussière arrondissent le portrait. Bouche: Gomme savon et petits coeurs à la cannelle. Pomme de tire et poivre blanc. Le tout bien encâdré par le bois brûlé. Bien savoureux. Finale: Chaude et épicée mais concise. Cannelle, bois et caramel. Touche de cire. Équilibre: Un bourbon quand même bien arrondi, rien pour tout à fait épater la galerie, mais toujours bien mieux que le bottom shelf régurgité par les clients de MGP qui ne veulent pas payer pour un assemblage de qualité.

Evan Williams Single Barrel 2002

43.3% alc./vol.
Mis en fût le 7 juillet 2002 et embouteillé le 2 août 2012. Fût #346.

Martin 87%
Nez: Maïs grillé, pétales de fleurs blanches, vanille, chêne avec une touche de cannelle. La cerise au marasquin en pot classique de la distillerie fait son petit coucou aussi. Bouche: Sucre brun, maïs, poivre rose, vanille et chêne. Rien de trop agressif, un bourbon qui se laisse boire. Finale: Courte, chaude et mielleuse. Poivre, bois brûlé et cerise vanillée. Équilibre: D’une grande douceur, ce dram est un bel exemple qu’un peu de temps en barrique ne peut qu’aider un spiritueux. Excellent bourbon.

Orphan Barrel Rhetoric 25 ans

45.5% alc./vol.
Distillé à la Distillerie Bernhein et entreposé à la distillerie Stitzel-Weller. Mash bill 86% corn, 8% malted barley, 6% rye.

André 92%
Nez de violette et de gomme savon, grosse cannelle, anis fraîche, cerises, un brin d’acétone, fruits rouges, cerises et pommes, oranges trempées dans le caramel chaud. Le bois brûlé est encore là mais beaucoup plus contrôlé que dans les éditions précédentes. La bouche est grasse et cireuse, divine texture d’où s’extirperont les notes d’épices et de bois brûlé quelques secondes après ingestion. Chocolat noir, cacao, bois brûlé, cannelle, poivre et anis. La bouche est très relevée par les épices, superbe texture. Le rye est incroyablement présent pour une si petite partie du mashbill. Belle finale sur les fruits rouges épicés et où l’alcool est plus présent.

Martin 91%
Nez: Gomme savon c’est clair, pétales de fleur, maïs, vanille, cannelle, chêne grillé, cerises et caramel. On se retrouve ici devant une belle complexité, un beau défi de dégustation. Bouche: Belle texture agréable, caramel et maïs. Cerises, retour de la gomme savon. Poivre et bois, fleurs et paille. Un peu de poudre de cacao boucle ce rodeo. Finale: Épices bien dosée par le seigle, bois sec, fleurs, cerises et vanille. Cannelle, poivre et fruits séchés. Équilibre: Tous les éléments sont là pour qu’on veuille y retourner. Difficile d’attraper toutes les facettes de ce whisky dès la première dégustation, il mérite qu’on le revisite de temps à autre…

Orphan Barrel Rhetoric 24 ans

45.4% alc./vol.
Distillé à la Distillerie Bernhein et entreposé à la distillerie Stitzel-Weller. Mash bill 86% corn, 8% malted barley, 6% rye.

André 86%
Après un quart d’heure passé dans le verre à s’aérer, intenses notes de bois brûlé au nez qui est licoreux et livre de savoureuses effluves de réglisse fraiche et de cerises noires dans leur jus. Un peu plus tard, cassonade et caramel, bois crâmé, cannelle et anis. Bouche à la texture ronde et cireuse, cerises noires, cannelle et anis, bois calciné, réglisse, pommes caramel, fruits rouges. Finale de pommes caramel saupoudrées de poivre, de cannelle et d’anis. Rétro-olfaction de bois brûlé. Un peu rectiligne côté saveura mais au moins ça a le mérite d’être bien présenté et pas dominé par le bois.

Patrick 85%
Un très bon whiskey, avec beaucoup de bois mais le tout est très bien balancé. Nez: Un parfum sucré avec de la cerise, du bois avec encore un peu de sève et du caramel. Bouche: Du bois sec, du charbon de bois, de la cassonade et un peu de cerise. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et avec quelques noix.

Martin 85%
Nez: Maïs séché et bois grillé, cerise et vanille, le tout chapeauté par un poivre blanc assez intense. Un peu de réglisse noire et de caramel tentent de percer. Bouche: Bois et vanille, miel et cerise. La texture semble un peu aqueuse pour un whisky de cet âge. Le poivre et la cannelle nous ramènent à l’ordre. Finale: Un peu de gomme balloune et d’anis, la planche de chêne brûlé est toujours omniprésente. Équilibre: Quand même bien construit, je ne peux pas me plaindre sur la charpente de cet embouteillage, à l’exception près que j’aurais aimé y voir une texture plus enveloppante.

Orphan Barrel Rhetoric 21 ans

45.1% alc./vol.
Distillé en 1933 à la Distillerie Bernhein et entreposé à la distillerie Stitzel-Weller.

André 82%
Bois brûlé, réglisse et pomme caramel, cèdre rouge, chandelle de cire, clou de girofle, épices des Caraïbes, touche de solvant à peinture. La bouche est remplie de cerises noires, grosses notes de bois carbonisé, très poivrée et épicée aussi, caramel brûlé. Je suis étonné que le bois brûlé ait autant monopolisé la bouche. J’espérait quelque chose de beaucoup plus doux et raffiné. La texture est elle aussi decevante, diluée et sans côté gras ou huileux. Finale moyenne en longueur, relevée par les épices et le poivre, réglisse et bois calciné.

Patrick 84%
Un bon whiskey, et sans grande surprise compte tenu de son âge, plutôt boisé. Nez: Du chêne sucré, du cuir, un peu de vanille, une touche de caramel et une goutte de miel. Bouche: Beaucoup de bois sec et brûlé, une bonne dose d’épices et du chocolat noir. Finale: D’une longueur moyenne, et bien boisée.

Martin 85.5%
Nez: Le caramel chauffé et le bois carbonisé sont les premiers arômes qui nous prennent d’assaut. Poivre noir, rhum, sucre brun et fruits secs. Bouche: Maïs lointain, vanille et bois brûlé. Sucre en poudre et eau d’érable. Poivre et cannelle en puissance. Le bois fait un retour en fin de bouche. Une bonne montagne russe de saveurs intenses. Le degré d’alcool parait plus fort qu’en réalité. Finale: On redescend un peu du nuage, tranquillement sur la planche de bois brûlé, avec les fruits secs, la cerise, la vanille et le maïs. La sécheresse en bouche domine è la fin. Équilibre: Un bourbon à première impression bien agréable, ou à dominance de chêne, mais aussi avec de belles saveurs sucrées et fruitées. La finale laisse un peu sur notre appétit, surtout avec les attentes élevées que peuvent être attendues d’un whisky de cet âge. Je ne cracherais pas toutefois sur une bouteille.

Orphan Barrel Forged Oak 15 ans

45.25% alc./vol.
Forged Oak a été trouvé en fouillant dans les rickhouses historiques de la distillerie Stitzel-Weller. Ce Kentucky Straight Bourbon Whiskey a passé 15 années dans des fûts de chêne blanc américain bousinés. Mashbill composé de 86% Corn, 8% Malted Barley, 6% Rye.

André 88%
Nez rempli de gros fruits rouges juteux, tarte aux pommes, planchette de cèdre rouge, caramel. La bouche est douce et souple, très agréable. Cèdre rouge, bois brûlé, crayon de cire, tarte aux pommes et cerises noires, cannelle, fruits secs, accompagné d’une tonne de poivre. Finale de bonne longueur, sur le poivre, les fruits rouges et le bois brûlé.

Patrick 82%
Un bon bourbon, mais qui semble avoir été trop dilué. Bref, c’était parti pour être un beau feu d’artifice, mais il s’est mis à pleuvoir. Nez: Un parfum me faisant presque penser à un whisky canadien, avec une bonne dose de caramel et de cassonade. De belles notes de cerises nous rappellent toutefois qu’il s’agit bel et bien d’un bourbon. L’ensemble baigne dans le jus d’alcool de maïs bien sucré. Bouche: Le nom du whisky prends ici un peu plis de sens avec du beau bois légèrement épicé. Le tout est accompagné des arômes détectés au nez, cerise, cassonade, caramel et maïs. Finale: Un peu courte pour un bourbon de cet âge, avec le bois qui y est un peu plus marqué.

Martin 88%
Nez: Maïs et quartiers de pommes mijotés dans la cassonade et la vanille. Bois et touche de cerise noire. Bouche: Texture cireuse et huileuse, maïs, paille et vanille arrivent au galop. Fruits séchés, épices et chêne brûlé. Finale: Bien épicée et poivrée, notes de bois, de cerise et de maïs séché. La texture cireuse s’étire agréablement ici. Équilibre: Belle expérience que ce bourbon qui de par son mashbill pourrait être considéré comme un corn whiskey.

Maker’s Mark Private Selection – Exclusif au Château Frontenac

54.15% alc./vol.
Exclusive Oak Stave Selection: 2 x Seared French Cuvée; 3 x Maker’s 46; 4 x Roasted French Moka; 1 x Toasted French Spice.

André 89%
Wow, quel nez! On plonge directement dans la ligne aromatique du style avec ces notes de grosses cerises noires et de réglisse, de caramel et de cannelle. La présentation est noble et bien dirigée. On devine un aspect cireux que l’on espère en bouche également. En bouche, la cerise est intensément présente et des notes de bois de chêne brûlé s’affichent également. Côté poussiéreux un peu malpropre. Cannelle poivrée, oranges, pommes, réglisse, pomme à la tire de fêtes foraines. La texture est moins gourmande que prévue avec l’intense livraison du nez. Longue finale fruitée, sur la réglisse et la cannelle, le bois brûlé et le caramel.

Patrick 90%
Un beau bourbon savoureux, qui plaira aux amateurs de bourbon bien boisé. Une excellente raison pour passer au bar du Château, et surtout pour y déguster l’extraordinaire Manhattan fait à base de ce bourbon (c’est définitivement le meilleur Manhattan que je n’aie jamais eu)! Nez: Plus chêne que caramel, avec de la cerise et du cuir. Bouche : Oh wow! Une belle intensité, un bourbon très savoureux, dominé par une bonne dose de bois brûlé, de légère fumée, d’épices et de cuir. Le tout complété par de discrètes notes de cerise, de vanille et de caramel. Finale : D’une très belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 88%
Nez: On tombe dans l’univers bourbon, en débutant bien sûr avec vanille, caramel et maïs, pour rapidement se rendre compte qu’ici on a affaire à une bête particulière. Cerise noire et chêne, petit côté presque tourbé. Très peu d’arômes plus légers ou sucrés. Poussière de chai. Bouche: Caramel, chêne brûlé, poivre blanc, maïs et cannelle. Les saveurs sont très corsées et ne prennent pas beaucoup de temps à se présenter. Finale: Longue et épicée, avec les saveurs brute qui se retirent un petit peu pour laisser entrevoir une lointaine touche de réglisse et de bubblegum. Équilibre: Un beau private cask, un Maker’s qui vient nous chercher un petit peu plus. Je n’aime pas souvent dire exactement la même affaire que mes collègues, mais effectivement c’est une belle raison pour visiter le bar du Château Frontenac.

Baker’s 7 ans Single Barrel

53.5% alc./vol.
Mis en baril en 02-2012, vieilli 7 ans et 10 mois.

Patrick 91%
Dégusté en même temps que l’un des fameux « Van Winkle » (le 12 ans), le Baker’s s’est révélé presque meilleur, si ce n’avait été de la finale qui aurait pu s’étirer un peu plus. Bref, à une fraction du prix, relativement facile à trouver, il n’y a pas de question à se poser : sautez sur cette bouteille sans hésiter! Nez: Un beau parfum de bourbon riche en cerises et avec une touche de chocolat, de vanille et de bois. L’ensemble est sucré et appétissant. Bouche: Wow, de belles épices, du bois brûlé, un peu de poivre et de la cerise sucrée. Finale: D’une longueur moyenne, épicée et boisée.