Kilchoman 100% Islay 15th Edition

50% alc./vol.
Cette année, notre whisky de 9 ans d’âge est un assemblage de 54 fûts ayant contenu du bourbon, distillé à partir des récoltes d’orge Concerto et Publican de 2014 et 2015, cultivés sur le site de la distillerie, tourbé à 20ppm, cette édition est limitée à 13,000 bouteilles.

André 90%
S’il y a un whisky du portfolio qui peut se prétendre le digne représentant de l’idéologie de départ qui a mené à la fondation de la distillerie, c’est bien le 100% Islay. Cette édition est brute, sans trop d’artifices et laisse place aux céréales et aux éléments géographiques entourant la distillerie. Au nez, le bourbon s’exprime avec affirmation; fruits tropicaux, air salin, céréales séchées nappées de miel, vanille crémeuse, tourbe organique. C’est simple mais salement efficace. L’ensemble est vraiment très souple et hyper doux au nez. En bouche, sorbet au citron, sirop de poires, poivre moulu, tourbe très clean herbacée, le tout est livré sur une texture huileuse et grasse d’où filtre des étincelles de fumée de tourbe et de vanille. L’alcool pleinement intégré. Le whisky livre une image mentale très forte de sa provenance géographique. La finale est feutrée, la tourbe – bien équilibrée – sert de canevas aux fruits tropicaux à chair et aux céréales au miel. Le tout est parfumé de sel de mer et de fumée herbacée et organique.

Patrick 90%
Toujours un pur plaisir que ces 100% Islay! Intense, savoureux et complexe, j’y retrouve tout ce qui fait d’Islay un lieu à part pour la fabrication du whisky. Nez: Fumée de tourbe maritime, beurre salé, foin frais et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, la fumée de tourbe salée est accompagnée de beurre, de fruits tropicaux, de caramel, de sucre blanc et de chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Le malt fraîchement concassé se mêle à la fumée de tourbe, au zeste de citron et à une touche de pomme verte. Une légère note de beurre salé et de foin coupé apporte une dimension rustique très agréable. Bouche: Les agrumes ouvrent la dégustation avant que la tourbe ne prenne de l’ampleur. La texture est grasse et dynamique, portant des saveurs de céréales grillées, de miel, de poivre blanc et de cendre froide, avec une tout petite pointe de vanille en soutien. Finale: Persistante, saline, citronnée et légèrement cendrée. Équilibre: Une expression vive et authentique où le caractère du malt et de la ferme s’affirme autant que la tourbe.

Kim 84%
Nez : J’ai l’impression de visiter une cour à bois, ou du moins de ranger une corde de bois encore vert. Vient ensuite une bouffée de jujubes rouges, des feuilles de cigare et du blanc de poireau. Bouche : Légumes verts printaniers comme l’asperge et la tête de violon, sucre d’orge, un petit côté carton brun ou grains entiers. Sympathique, facile à boire, mais sans grande complexité.

Glen Grant 5 ans 1967-1972

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glen Grant 5 ans occupe une place particulière dans l’histoire du whisky écossais en Italie. Armando Giovinetti, devenu l’importateur de Glen Grant après une visite de la distillerie en 1961, était convaincu que ce jeune single malt plairait à ses compatriotes férus de grappa. L’histoire lui a donné raison : le Glen Grant 5 ans s’est imposé comme un véritable best-seller dans la péninsule, au point que la distillerie a été rachetée par Gruppo Campari en 2006.

Patrick 86%
J’avais découvert ce whisky en Italie au début des années 2000 et j’avais été impressionné par son rapport qualité/prix. La dégustation de cette version embouteillée en 1972 démontre que les Italiens pouvaient profiter de ce superbe deal depuis déjà bien des années à l’époque. Nez : Parfum minéral et citronné avec notes herbacées et florales. L’ensemble est frais et léger. Bouche : Le whisky apparait ici plus costaud que ce que le nez laissait présager, étant en particulier supporté par une belle texture huileuse en bouche. J’y retrouve du bois sec et grillé, du poivre blanc, des fleurs à profusion, du miel, de la citronnelle, des notes minérales, et des herbes. Finale : D’une longueur moyenne, minérale et acide.

Bruichladdich Octomore Edition 16.1 Ochdamh-mòr

59.3% alc./vol.
Élaboré à partir d’orge Concerto provenant à 100 % de l’Écosse continentale, maltée à 101,4 PPM et vieillie en fût pendant 5 ans, âgé dans des fûts de bourbon de premier remplissage.

André 92%
La douceur de ce whisky est impressionnante, sa texture exquise même s’il affiche un amalgame de saveurs relativement conservatrices. Nez sur les fruits tropicaux à chair (abricot, poires et melon au miel) et d’une poignée de grains de céréales séchés sur feu de tourbe, influences maritimes allié d’une minéralité vivifiante. En bouche, nous avons de la banane flambée, de la vanille et des grains séchés, sorbet au citron, iode recouvrant les galets, flocons de noix de coco, miel. Texture moelleuse et huileuse, préservant la bouche de l’alcool. La tourbe est présente mais demeure feutrée. En finale, poussière de pierre, céréales séchées, fumée de tourbe terreuse et citronnée, poivre moulu et sel de mer. À mon goût personnel, ce whisky tombe ‘’drette’’ dans ma palette aromatique, j’adore !

Patrick 89%
Un beau gros Octomore intense et savoureux comme il se doit. Si tout amateur de whisky sérieux se doit d’en avoir une bouteille, il demeure que le rapport qualité-prix plutôt douteux fait en sorte qu’il est sage de s’arrêter après cette première bouteille. Nez : Fumé de tourbe intense mariée à des embruns marins, avec des agrumes, des notes florales et une touche de vanille. Bouche : Porté par une belle texture, je ressens d’abord une explosion de fumée de tourbe salée et poivrée, puis une goutte de miel, des agrumes, de l’anis et une sensation minérale. Finale : D’une belle longueur, fumée et très salée.

Martin 90%
Nez: La fumée est massive mais étonnamment nette, portée par des notes de citron, de malt chaud et de vanille. Derrière cette première impression apparaissent la pomme verte, les coquillages, le poivre blanc et une légère touche de cendre humide. Bouche: Une texture huileuse envahit rapidement le palais. La tourbe devient plus terreuse, accompagnée de miel, de crème au citron, de céréales grillées, de poivre noir et d’une salinité franche qui lui donne un petit côté « solaire ». Finale: Très longue, dominée par la braise, les agrumes, la réglisse et une minéralité presque crayeuse. Équilibre: Malgré une intensité impressionnante, rien ne paraît excessif. La précision du distillat permet à chaque nuance de rester parfaitement lisible. Solide.

Kim 86%
Nez : Incursion dans un magasin de pneus, suivie d’une exploration d’une partie de ma collection d’herbes et d’épices, bouquet garni, sarriette, zaatar, menthe séchée. Bouche : Les herbes sont encore bien présentes, surtout la menthe et le thym du zaatar, mais accompagnés d’une sucrosité gourmande et surtout de la tourbe intense typique des Octomore. C’est bien, même si j’aurais aimé un peu plus de rondeur, mais je fais ma difficile.

Glen Scotia 10 ans

40% alc./vol.
Un whisky d’entrée de gamme de la distillerie Campbeltown, vieilli exclusivement en fûts de bourbon de premier remplissage. Ce whisky est élaboré à partir d’orge maltée provenant de la côte est de l’Écosse et d’eau du Loch de Crosshill. Glen Scotia moud son grain dans un moulin Robert Bobby datant de 1956 et fait fermenter son moût jusqu’à 128 heures dans une cuve en fonte centenaire.

André 81%
Comme scotch single malt d’entrée de gamme en bas de 75$, cette édition livre la marchandise. Le nez s’ouvre sur des fruits du verger, la pomme verte, la poire et l’abricot sur fond légèrement iodé. Avec un mince 40% d’alcool, il ne faut pas s’attendre à une texture à tout casser cependant. La bouche est douce et souple, sans éléments gras. Ananas, sirop de poires, miel, oranges et abricots, iode et bois toasted, vanille. Alcool pleinement intégré et flaveurs directement inspirés des bourbon barrels. La finale est plutôt courte et expose plus précisément le bois sec et le poivre intense en poursuivant la lancée des fruits tropicaux en arrière-scène puis un retour sur des notes de cannelle.

Patrick 82%
Un bon whisky trop dilué, qui peut bien démarrer une soirée ou dépanner s’il n’y a rien d’autre. Mais, j’insiste, c’est bon. Nez : Ok, moi qui s’attendait à la légère fumée de tourbe caractéristique de bien des embouteillages de Glen Scotia, je suis un peu surpris. J’aurais dû lire l’étiquette plus attentivement, il y était mentionné « fruits et gentilles épices ». Et j’y retrouve en effet un peu de fruits du verger et des épices que je pourrais qualifier de « gentilles » (mais je préfère parler de chêne grillé et de sucre brun). Bouche : Le chêne est ici plus présent, avec une très subtile note saline, des oranges, de l’ananas et du sucre brun. La texture en bouche reflète le taux d’alcool, c’est-à-dire que c’est au niveau minimal. Finale : D’une longueur moyenne, avec du gingembre et de la cannelle.

Martin 80%
Nez: Assez discret, il s’ouvre sur la vanille, la pomme verte et le malt, avec un léger fond salin. Quelques notes de citron, de foin sec et de chêne apparaissent ensuite, mais sans réellement gagner en intensité. Bouche: La texture est plutôt légère. Les saveurs de miel, de céréales, de poire et de caramel offrent une entrée agréable, puis une amertume boisée et un soupçon de poivre prennent un peu trop rapidement le dessus. Finale: Courte à moyenne, sur le chêne sec, les agrumes et une pointe saline qui rappelle ses origines côtières. Équilibre: Correct mais légèrement décevant, il manque de relief et de personnalité, surtout lorsqu’on le compare aux autres expressions plus affirmées de Glen Scotia.

Kim 76%
Nez : Biscuit sablé aux amandes, essence de ratafia, meuble en bois propre et fraichement poli. Bouche : Plutôt discret à l’approche, il s’ouvre ensuite sur une sensation de fumée éthérée et presque florale, mais qui laisse en bouche l’impression d’avoir léché un morceau de charbon de bois. La finale, avec ce charbon, est austère, presque sévère, avec une astringence marquée qui assèche la bouche.

Auchentoshan 35 ans 1975

46.9% alc./vol.
Distillé le 7 mai 1975, embouteillé le 8 mars 2011 – 500 bouteilles

Patrick 93%
J’ai de plus en plus rarement l’occasion de goûter des whiskys de mon âge, alors lorsqu’Andrew du Kensington Wine Market de Calgary m’a demandé ma date de fête, je croyais qu’il frimait un peu. Bon, à 3 jours près de mon anniversaire, je suis impressionné. Par la date du whisky, mais aussi par sa qualité, je retrouve ici l’excellent Auchentoshan dont j’étais fan il y a une quinzaine d’années. Merci Andrew! Nez : Superbes fruits tropicaux, avec de l’ananas, de la caramboles et des raisins verts ainsi qu’un peu de vanille et de miel. Bouche : De délicieux et juteux fruits tropicaux, de la mangue, des ananas bien mûrs, des raisins verts, de la vanille, du miel, de la papaye et un peu d’orange. J’y trouve aussi une subtile note de chêne sec. Superbe texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, marquée par les fruits tropicaux.

Islay Violets 33 ans

46.2% alc./vol.
Ce single malt d’Islay de 33 ans d’âge est censé être un « malt mystère », mais une seule gorgée suffit pour comprendre qu’il s’agit forcément d’un Bowmore. Il est mis en bouteille à 46,2 % à partir d’un lot de whisky initialement élevé en fûts de chêne américain, puis affiné en fûts ayant contenu du cognac.

Patrick 90%
Wow, j’ai l’impression de retrouver le Bowmore dont j’étais tombé follement amoureux il y a plus de vingt ans! J’adore ce whisky non seulement les souvenirs qu’il m’apporte mais aussi simplement parce qu’il est rudement bon! Nez : Fumée de tourbe florale et maritime, avec une note savonneuse, du cuir, de la lavande et des agrumes. Bouche : Fumée de tourbe florale et maritime typique des Bowmore d’il y a plus de vingt ans, agrumes, caramel, vanille et lavande. Finale: D’une belle longueur, florale et maritime.

Old Malt Cask Fettercairn 14 ans

50% alc./vol.
Distillé en avril 2008, embouteillé en juillet 2022 – Bourbon Barrel Ref : HL19616 – 294 bouteilles.

André 81%
Un spirit si souple vieilli dans un fût de bourbon laisse toute la place afin de démontrer l’apport de ce type de fût. Mélange de fruits du verger et de fruits tropicaux, raisins verts, orange, miel et crème à la vanille. L’aération arrondi encore plein les saveurs et épices. La bouche est plus aiguisée, tant par l’alcool que par le poivre : citron frais, belles notes de raisins verts et de pommes vertes, melon au miel, mangue, ananas, vanille crémeuse, le tout parfumé d’une touche d’eucalyptus poivré. La finale est de bonne longueur, bien épicée et plus sèche, ce qui tranche grandement d’avec les savoureuses notes fruitées et ce que j’apprécie moins.

Patrick 90%
Fettercairn est à son meilleur lorsque présenté via une maturation dans une fût de bourbon, comme c’est le cas ici. J’adore! Nez : Étonnant parfum débordant de pommes vertes, de chêne frais, d’oranges et de chocolat au lait. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, j’y retrouve des pommes vertes juteuses, de la vanille, du chêne craquant, du caramel, des oranges et du miel. C’est frais et chaleureux à la fois. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Abbot’s Choice (1970’s)

43% alc/vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Connu pour sa bouteille en forme d’abbé – qu’il faut « décapiter » pour ouvrir – Abbot’s Choice est un blend produit par John McEwan & Co, également à l’origine des blends King GeorgeIV et Chequers. La société, fondée en 1863, est rachetée en 1937 par Distillers Company Limited (DCL), ancêtre de Diageo. À son lancement, quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Abbot’s Choice rencontre un grand succès en Amérique latine et en Italie, où il est importé par Samaroli. L’assemblage repose probablement sur une base de Linkwood ; la licence de la distillerie avait été octroyée à John McEwan & Co au milieu du XXe siècle.

Patrick 90%
Cette bouteille provient de l’Italie des années 70 et me permet d’affirmer que les Italiens de cette époque étaient chanceux! Je retrouve ici un blend haut de gamme en termes de goût, du style qu’il faut débourser aujourd’hui plus de 200$ pour obtenir quelque chose de semblable. Nez : Frais, avec des fruits du verger encore verts, avec une goutte de vanille, du chêne sec et des herbes séchées. Bouche : Porté par une texture superbement huileuse (étonnant, considérant le taux d’alcool), j’y retrouve au premier plan du chêne sec, une pointe de fumée très discrète, les fruits encore verts du verger, des amandes et des herbes séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur le chêne séché, les herbes séchées et une pincée de poivre blanc.

Aberlour Glenlivet 8 ans (1970’s)

50% alc./vol.
Lancés dans les années 1970, les embouteillages d’Aberlour âgés de 8 ou 9 ans deviennent assez répandus après le rachat de Campbell’s Distilleries – le propriétaire d’Aberlour – par Pernod Ricard en 1974. Il en existe plusieurs versions, embouteillées à 70 proof (40%) ou à 50%. Comme de nombreuses distilleries du Speyside à l’époque (Glenfarclas, Glenburgie, Macallan…), Aberlour accole à son nom la mention Glenlivet pour revendiquer son origine, au grand dam de la distillerie éponyme qui se bat pour faire cesser cette pratique depuis le XIXe siècle.

Patrick 84%
J’avais déjà goûté un whisky similaire et mon impression avait été complètement différente… Je suspecte peut-être que la bouteille d’où fut tiré cet échantillon n’était pas tout à fait étanche. Enfin, ça demeure un bon dram, mais c’est surtout une bonne leçon à savoir que lorsqu’on achète un whisky qui a été embouteillé il y a plus de 50 ans, même si ça vient de la meilleure source possible, on ne sait jamais à quoi on va avoir affaire. Parfum très herbacé avec une touche de menthe et de viande rouge bien cuite. Bouche : Les notes d’herbes et de menthe sont toujours présentes, mais partagent ici l’espace avec du chêne sec, du caramel, des oranges et des prunes. Après quelques gorgées, des notes épicées prennent de plus en plus de place. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Aberlour 16 ans Double Cask Matured – Batch AB16-2-21

40% alc./vol.
Batch AB16-2-21

Patrick 89%
Un superbe mélange de sucre, de fruits et d’épices chaleureuses. Ce whisky présente sous leur meilleurs jours les qualités des fûts de bourbon, des fûts de xérès et surtout de la distillerie Aberlour. Délicieux! Nez : D’alléchantes oranges amères, du chocolat, des épices indiennes, de la vanille et du gâteau aux fruits. Bouche : Le gâteau aux fruits est ici au premier plan, suivi du chêne grillé et du caramel. J’y retrouve aussi du sucre chauffé, des épices indiennes, de la vanille et de subtiles notes florales. Finale : D’une longueur moyenne, avec des fruits mûrs et surtout bien des épices.