Glenlivet 12 ans (1970’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Si Glenlivet a toujours été disponible comme single malt, la marque prend son envol au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, grâce notamment aux efforts de Bill Smith Grant. Soucieux de son indépendance vis-à-vis des assembleurs et conscient du potentiel du marché américain, il fait de Glenlivet le single malt le plus vendu aux États-Unis. Si Glenlivet 12 ans était le principal embouteillage de la distillerie, on trouve encore certaines bouteilles datant des années 1940.

Patrick 90%
Incroyable! L’un des meilleurs Glenlivet que j’aie eu! Bon, considérant le succès commercial de la marque, ils doivent savoir ce qu’ils font, mais pour le passionné que je suis, je ne comprends pas comment un tel produit a pu devenir autant soporifique aujourd’hui. Message à l’équipe de la distillerie, si vous produisez à nouveau ce whisky (appelez-le « l’Original » ou whatever), je serai votre meilleur client! Nez : Un bel arôme d’une puissance bien mesurée, avec des pommes, des oranges, du citron, des herbes et une certaine minéralité. Bouche : Délicieux! Des pommes trempées dans le caramel, des oranges, des herbes, du chêne grillé et toujours la minéralité détectée au nez. Belle texture en bouche cireuse. Finale : D’une belle longueur, portée sur la minéralité, le chêne grillé et des pommes légèrement brunies.

Glendronach 8 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glendronach 8 ans est une édition produite dans les années 1970 à début 1980, sous l’ère William Teacher & Sons. Connue pour son blend Teacher’s Highland Cream, la famille est propriétaire de la distillerie de 1960 à 1976, jusqu’à son rachat par Allied Distillers. Existent plusieurs versions de différents degrés, en bouteille haute ou en bouteille dumpy, dont les mentions diffèrent sur l’étiquette : Pure Malt Whisky, Scotch Malt Whisky et finalement Single Malt Whisky.

Patrick 88%
Une belle surprise que ce jeune GlenDronach, complexe et savoureux et qui m’a donné l’impression d’être âgé de quelques années de plus. Quand je goûte un tel produit, j’ai de la misère à comprendre pourquoi les single malts n’étaient pas plus populaires à l’époque! Nez : Le parfum est marqué par les fruits tropicaux, en particulier des fruits de la passion et la mangue, mais aussi par du caramel légèrement brûlé. Bouche : Belle texture cireuse en bouche. Les saveurs sont riches et suaves, avec des fruits tropicaux bien mûrs et juteux, des agrumes, du chêne grillé, des fruits du verger, une touche herbacée et une certaine minéralité. Finale : Un peu courte, mais savoureuse.

Glenfarclas 35 ans Warehouse Edition

43% alc./vol.
Nouvelle gamme Glenfarclas, un whisky de garde entre 30 et 40 ans d’âge. Vieilli exclusivement en fûts de sherry espagnol. Les versions 35 et 40 ans seront disponibles ponctuellement, la distillerie gérant ses stocks de vieux whiskies. Le directeur de la distillerie, Callum Fraser, aurait découvert un lot de fûts approchant leurs 35 ans, dignes de donner naissance à une nouvelle cuvée. Son élégant coffret reproduit les célèbres portes rouges des chais Glenfarclas. 

André 90%
Glenfarclas poursuit sa renommée sur la qualité de la sélection de ses fûts de sherry. Comme d’habitude ici, on a troqué l’opulence de certains xérès pompeux pour la justesse bien dosée, un sherry festif laissant la place à de belles nuances fruitées et des épices bien équilibrées. Nez présentant des notes de framboises et de succulentes notes d’oranges, de l’abricot séché, du miel, raisins des céréales Raisin Brand, chocolat au lait fourré de caramel. La bouche dévoile des épices plus insistantes, une touche de cannelle et de terreau humide. Épices du bois de chêne bien présentes, petits fruits séchés, cannelle et gingembre, caramel, chocolat, humus, oranges, figues, raisins de Corinthe, vieux cuir huilé. On pourrait penser le taux d’alcool un peu mince mais il est tout à fait approprié et laisse place aux armes et saveurs les plus volatiles. Au départ, le sherry est légèrement pétillant avant de transiter vers quelque chose de plus huileux et gras. La finale est fruitée, festive et finement épicée, de longueur très appréciable. Superbe expression, la finesse du sherry est impressionnante.

Patrick 94%
Un whisky tout à fait magistral, d’une intensité et d’une richesse étonnante. Nez: Le parfum est extrêmement riche, au point où j’ai dû me reculer dans ma chaise et ralentir de rythme de ma dégustation. J’y retrouve des amandes grilles, des fruits séchés, du gâteau aux fruits, du caramel écossais et du chocolat noir. Bouche : Superbe texture soyeuse en bouche, apportant de riches saveurs de gâteau aux fruits, du chocolat noir légèrement amer, du caramel écossais, un peu de cannelle, le tout présenté sur une planche de chêne brûlée. L’intensité des saveurs donne l’impression que le taux d’alcool est plus élevé que 43%, ce qui est très positif pour ce dram. Finale : D’une superbe longueur, soyeuse, chaleureuse, fruitée et avec du bois brûlé.

Glenfarclas 17 ans

43% alc./vol.

Patrick 90%
Un étonnant et délicieux Glenfarclas, merci à Francis de m’en avoir offert un échantillon! Ce n’est pas Glenfarclas comme je le connais, c’est mieux encore. Un excellent rapport qualité/prix qui permet d’épater la visite sans casser son cochon. Nez : Étrange, j’ai eu l’impression de mettre le nez dans un verre de rhum tellement il déborde sucre. J’y retrouve aussi des fruits mûrs, des dattes et du caramel. Bouche : Porté par une belle texture, la première chose qui me frappe est une petite note de fumée de tourbe. C’est subtil, mais tellement surprenant pour un Glenfarclas que c’est la première chose que j’ai remarqué. Ensuite, le xérès apporte évidemment son lot de fruits mûrs, mais aussi des noix, de la cannelle et un peu de chêne brûlé. Finale: D’une longueur Moyenne, épicée et fruitée, avec une touche de chocolat au lait.

Glenfarclas 5 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Ce Glenfarclas 5 ans importé en Italie par Co. Import rencontre le goût particulier des Italiens pour les jeunes whiskies. Comme de nombreuses distilleries dans les années 1960 et 1970, Glenfarclas fait embouteiller ses whiskies sous licence par des négociants comme Gordon & MacPhail, à travers leur filiale Grant Bonding Co. Il faut attendre 1979 pour que la distillerie reprenne la main sur ses embouteillages.

Patrick 79%
Si Glenfarclas est aujourd’hui connue pour utiliser quasi exclusivement d’ex-fûts de xérès et mettre sur le marché des produits matures, il en tout autrement avec ce dram : Jeune, visiblement âgé dans un ex-fût de bourbon n’ayant plus grand chose à offrir, je constate que la distillerie a fit un bon bout de chemin entre les années 70 et 2000! Cela étant dit, ce n’est pas mauvais, et je peux comprendre les Italiens des années 70 de s’être rafraichis avec un tel dram qui devait probablement être servi avec beaucoup de glace. Nez : Oh, ce n’est pas un Glenfarclas comme ceux que j’ai appris à aimer depuis 25 ans! Le parfum est jeune, et déborde de notes maltées et céréalières, un peu de chêne sec et de subtils fruits tropicaux. Bouche : Ouf, le new make n’est pas loin! Du chêne, du malt, des ananas, de la banane, du miel et de l’alcool qui ne s’est pas encore suffisamment arrondi. La texture en bouche est un peu mince. Finale : Un peu courte, surtout marquée par l’alcool.

Kilchoman Machir Bay Cask Strength 2025

58.1% alc./vol.
Single malt tourbé emblématique de la distillerie, tourbé à 50 ppm, il est issu d’un assemblage principalement de fûts de bourbon et de quelques fûts de sherry et tire son nom de l’une des plus belles plages d’Islay. La Machir Bay, avec ses près de deux kilomètres de sable fin, mérite assurément le détour.

André 88%
J’aime autant que l’édition Evolution mais pour des raisons différentes. Cette version est très minérale et tourbée, l’apport d’éléments maritimes est intense et l’alcool en coup de poing qui augmente la sensation poivrée. Nez sur la tourbe maritime et très minérale, mélange d’ananas, poires et abricots, raisins verts, vanille citronnée. L’apport d’alcool donne une impression de fraicheur au whisky. À l’aération, les notes citronnées gagnent en importance. La bouche est musclée, plus sèche et poivrée, elle affiche aussi des notes de gingembre. Encore une fois, je cherche l’apport du fût de sherry. Grosse fumée de tourbe grasse et minérale à la fois, iode et poivre, fruits tropicaux à chair, beaucoup d’épices. Sensation sèche en bouche mais texture qui demeure huileuse. C’est plus en finale que les notes rougeâtres du sherry cask sont perceptibles, avec des notes de douce cannelle et de réglisse coiffant une salade de fruits tropicaux nappés de crème vanille, de poivre et de sel de mer.

Patrick 89%
Du gros Kilchoman intense niveau « coup de poing dans la face de George St-Pierre ». Bref, c’est pas fait pour tout le monde, mais ceux qui apprécient le style (cask strength tourbé, pas GSP) vont adorer. Nez: Fumée de tourbe bien salée, avec de la vanille, du miel, des notes florales et une bonne dose de citron. Bouche : Fumée et salée à souhait, avec des agrumes, du smoke meat, du caramel et du bois grillé. Intense. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, avec des agrumes et des épices à steak.

Martin 90%
Nez: Tourbe fraîche, zeste de citron, vanille, pomme verte et fumée de cheminée composent un premier ensemble très éclatant. Avec l’aération, apparaissent des notes de pâte d’amande, de poire et une pointe de poivre blanc. Un peu de pierre lavée vers la fin. Bouche: L’alcool apporte immédiatement du relief, la texture est grasse et parfaitement maîtrisée. Le malt grillé, le miel, la cendre froide, le caramel et les agrumes se succèdent avant qu’une touche saline ne prolonge la dégustation. Finale: Longue, vive, marquée par les braises, le citron confit, le chêne et une belle fraîcheur minérale. Équilibre: Une version plus expressive de Machir Bay, où la puissance renforce la précision plutôt qu’elle ne la domine.

Kim 88%
Nez : biscuits aux amandes de restaurant asiatique, café moka, pomme rouge, un soupçon de poivron vert grillé. Bouche : alors qu’au nez l’alcool ne se laissait pas deviner, ici il s’exprime avec fracas. Biscuit de type thé social, poivre blanc, jus de gingembre. En toute simplicité, mais bien fait et somme toute vraiment plaisant à boire.

Kilchoman Maury Cask Matured

50% alc./vol.
Un ensemble de 19 fûts de Maury millésime 2021 a été assemblé pour cette cuvée, permettant de produire environ 15 000 bouteilles. Maury est l’une des AOC de vins doux naturels du Roussillon, près de Perpignan. C’est une zone relativement petite (seulement quatre communes), et même en incluant ses voisines plus importantes, Rivesaltes et Banyuls, la production reste limitée. La plupart des Maury sont doux, mais il en existe aussi des secs, élaborés à partir de cépages blancs ou rouges, principalement le grenache, le macabeu et le muscat. L’élevage se fait en barriques, en grands foudres ou, plus typiquement, en bonbonnes de verre exposées à la lumière directe du soleil. Ce procédé confère au vin un profil aromatique alliant la douceur du Porto au caractère rancio oxydatif du Madère, par exemple.

André 84%
Nez à la fois très sucré et très salé. Céleri salé dans les Bloody Mary, Clamato et caramel un peu brûlé, dattes, figues, chocolat au lait, terre humide, cassonade. La fumée de tourbe au nez est relativement réservée mais s’affichera plus fortement en bouche. Accents de tourbe herbacée, fruits rouges séchés, bois carbonisé, iode, poudre de cacao, cendre froide, caramel et énormément d’épices. Finale sur le chocolat épicé et poivré, la fumée de tourbe terreuse et organique, ainsi que des notes de réglisse noire. Un whisky hors-norme qui polarisera les avis positifs et négatifs.

Patrick 83%
Tout qu’une expérience! Mon premier « Maury Cask » et quoique l’expérience ne fut pas pleinement satisfaisante, elle fût tout de même suffisamment divertissante pour que je veuille recommencer! Nez: Oh, c’est spécial : Le gros von rouge tannique domine presque complètement la fumée de tourbe maritime. J’y retrouve aussi du chocolat noir, du caramel et un subtil zeste d’orange. Bouche : L’arrivée en bouche est ici aussi dominée par le vin rouge, mais celui-ci est à prime abord moins tannique et plus marqué par le caramel. Puis, les tannins reviennent en force, avec du bois carbonisé, la fumée de tourbe salée, le cacao amer et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, mais c’est aussi ici que ça se gâte… Le vin rouge m’apparait très astringent et amer, avec un feeling d’avoir mordu dans une branche d’arbre dont la sève est plutôt acide.

Martin 88%
Nez: Les fruits noirs prennent rapidement l’avantage, avec la mûre, la cerise et le cassis, soutenus par une fumée de tourbe élégante. Le cacao, le cuir et une légère note de noix complètent un ensemble riche sans paraître trop lourd. Bouche: La texture est ample et veloutée. Les saveurs de pruneau, de chocolat noir et de caramel profond s’entrelacent avec la tourbe, avant qu’une pointe de poivre, de café et de zeste d’orange ne vienne rafraîchir l’ensemble. Finale: Longue, sur les braises, les fruits macérés, le bois épicé et une fine salinité. Équilibre: Le Maury apporte beaucoup de profondeur sans éclipser la fraîcheur et l’identité maritime propres à Kilchoman. J’adore.

Kim 92%
Le Maury a certainement donné sa couleur! Nez : Pomme enrobée de caramel, une rondeur et une gourmandise qu’on retrouve peu chez Kilchoman. Du soufre! Ben oui, mais ça ne me déplait pourtant pas. Confiture de fraises et de la tourbe qui se pointe entre deux couches de caramel au beurre. Bouche : Vanille, miel de trèfle, voire même fleur de trèfle rouge, encore le caramel, un soupçon de sirop pour la toux que je semble trouver dans de nombreux Kilchoman. C’est bon, très bon. Et surtout, ça me ramène à ma visite du vignoble Mas Amiel, dans l’appellation Maury.

Kilchoman Triskele Casks – Exclusivité Québec

49% alc./vol.
20% STR, 75% bourbon et 5% oloroso sherry – 600 bouteilles

Patrick 87%
Un des rares avantages du monopole de la SAQ est de permettre à des distilleries de taille moyenne, comme Kilchoman, de se frayer un chemin jusqu’à nous sans avoir à combattre une compétition parfois déloyale de la part des géants ou de se retrouver noyée dans un raz-de-marée d’une offre diversifiée (ouin, ça par contre, ce n’est pas en faveur des consommateurs). Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est au premier plan, avec des notes d’agrumes, de fruits rouges cuits et de vanille. Bouche : La fumée de tourbe maritime est accompagnée de beaux petits fruits rouges sucrés, avec une bonne dose de bois carbonisé et un peu de chocolat noir amer. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel, le bois carbonisé et une touche de petits fruits rouges subtile.

Martin 89%
Nez: La fumée de tourbe s’exprime sans brusquerie, accompagnée de citron confit, de pomme mûre et de vanille. On y ajoute des notes de fruits secs, de caramel et une légère touche de noix. Bouche: Les premières saveurs mettent en avant la tourbe et le malt grillé, rapidement rejoints par l’orange, le miel, le chocolat au lait et une pointe de poivre noir. La texture est grasse et souple. Finale: Persistante, sur les embruns, les braises, les épices douces et un chêne délicatement toasté. Équilibre: Les trois élevages se complètent avec naturel, offrant une expression à la fois gourmande, maritime et résolument Kilchoman.

Kim 88%
Nez : Pudding chômeur, bâton de cannelle, en fait, vin chaud aux épices. La tourbe s’intègre à ce côté réconfortant, évoquant un feu de bois dans un marché de Noël allemand. Bouche : Sirop antimucosités (pas mauvais, mais intense), pâte de coing, confiture de mures, cerises noires, feuilles mortes. D’une belle rondeur et d’une certaine sévérité à la fois.

Kilchoman Loch Gorm 10 ans Edition 2026

46% alc./vol.
Vieilli pendant au moins 10 ans dans des fûts de sherry oloroso (spanish & french oak) ayant appartenu à la Bodega José y Miguel Martin et seasoned pendant 5 ans. Les 23 fûts sélectionnés par le fondateur de Kilchoman, Anthony Wills, sont un assemblage de 20 fûts neufs et de 3 fûts de second remplissage provenant de deux millésimes différents.

André 85%
Classique du style de la distillerie et poli avec soin par l’utilisation de fûts de sherry. Le nez est hyper doux et raffiné, belles notes de sucre et une impression de fumée de tourbe minérale et poussiéreuse avec un accent cendré. Tourbe herbacée, petits fruits rouges sauvages séchés, sucre caramélisé, zeste de citron, iode et embruns. La bouche est relevée et sèche. Prunes et framboises saupoudrées de poivre noir moulu, cendre froide, tourbe phénolique, embruns salins, ananas et bananes flambés et zeste de citron. Texture ronde agréable où le taux d’alcool s’est éclipsé. Pour la finale, un retour sur un mélange de cendre et de minéralité, sel et poivre, tourbe terreuse parfumée de romarin, des fruits rouges et à chair. À mon goût personnel, la hausse de la mention d’âge de cette série me plait moins, mais l’idée est peut-être de rendre le tout plus grand-public…

Patrick 93%
J’ai (presque) toujours été fan des Loch Gorm et cette édition se classe parmi les meilleures, ce qui n’est pas peu dire. Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est ici délicieusement enrobée de délicieux fruits mûrs et de riche mélasse sucrée. J’y retrouve aussi de la viande rouge et des noix grillées. Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe salée et enrobée de fruits mûrs et de caramel. A la seconde gorgée, j’y retrouve aussi du bois carbonisé, du poivre, de la cannelle et du chocolat noir. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Plus profond que les autres expressions de la gamme, il dévoile des arômes de raisins secs, de chocolat noir, de cuir, de noix et de fumée de tourbe, relevés par une pointe d’orange confite. Bouche: La texture est crémeuse et enveloppante, portant des saveurs de figue, de café, de mélasse, de braise et d’épices douces, tandis que la fumée reste présente sans jamais dominer. La richesse du sherry prend rapidement de l’ampleur. Finale: Longue et chaleureuse, sur le cacao amer, les fruits noirs, le chêne toasté et une belle salinité. Équilibre: Une expression dense et parfaitement maîtrisée, où le sherry enrichit la tourbe au lieu de la masquer. Les meilleurs combos.

Kim 86%
Nez : Tourbe fraiche et végétale, avec une fumée qui évoque certains mezcals, au point où j’aurais envie de le boire sur une plage du Mexique. Bouche : Adieu le mezcal, on entre dans une confiserie : fudge crémeux, jujubes à l’anis, croquant aux noisettes. Le tout, servi par un sympathique bonhomme vêtu d’un tablier de cuir, et qui offre aux adultes une sélection de cigares. Très chouette, outre peut-être la finale un peu carton brun.

Kilchoman Machir Bay Evolution 1.0

46% alc./vol.
Le profil caractéristique de Machir Bay – 90 % de bourbon, 10 % de sherry oloroso – demeure inchangé, mais la distillerie a introduit davantage de fûts de sherry ayant contenu du whisky. Lancé en 2012, Machir Bay a évolué au fil des ans grâce à un vieillissement progressif. Cependant, cette dernière évolution représente le changement le plus significatif à ce jour.

André 88%
Édition phare de la distillerie, l’ADN est bien présenté, l’apport des types de fûts s’exprime bien au travers d’une palette aromatique tout de même conservatrice mais agréablement bien mariée. Le nez s’ouvre sur des notes de citron et d’agrumes, tourbe poussiéreuse et cendrée, beaucoup d’iode et de poivre, de l’abricot également. Pour être franc, on cherche l’apport des fûts de sherry dans la présentation du nez. En bouche, la fumée de tourbe semble s’être décuplée, tout comme les notes d’embruns et d’iode. C’est là que le fût de sherry se pointe le bout du nez, sans grande pompe, avec des notes de raisins et de petits fruits séchés. Un édredon de vanille duveteuse enrobe le tout. La texture est agréable, légèrement cendrée et minérale. La finale quant à elle est poivrée, saline et affiche une pléiade de fruits tropicaux à chair.

Patrick 90%
Ok, ce n’est pas le Machir Bay auquel je m’étais habitué depuis des années et, malgré que j’adorais l’ancienne version, je ne la regretterai pas car la nouvelle est excellente. Bravo Kilchoman, un autre bon coup! Nez: Fumée de tourbe maritime, citron, fleurs, pêches et de subtils raisins secs. Bouche : Fumée de tourbe maritime, fruits mûrs, miel, caramel et poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 90.5%
Nez: Une fumée nette ouvre immédiatement le bal, suivie de citron, de vanille, de pomme verte et d’embruns marins. Quelques minutes d’aération dévoilent des céréales maltées, une légère note de coquille d’huître et un soupçon de poivre blanc. Bouche: Les saveurs oscillent entre le miel, les agrumes et la cendre froide. Sa belle texture huileuse soutient la tourbe, et laisse sortir le malt grillé, le caramel léger et une pointe de gingembre. Finale: Vive et persistante, sur la fumée, le sel marin, le citron confit et une discrète amertume minérale. Équilibre: Un dram énergique où la fraîcheur, la fumée et le caractère côtier s’imbriquent avec beaucoup de naturel.

Kim 79%
Nez : Lime grille sur le BBQ, roquette fraiche, raisins verts, sucre d’orge, cendre froide. Bouche : Étrange mélange de saveurs… Sirop pour la toux, asperges poêlées, noix de coco grillée, carvi, fenouil. Sans être catastrophique, il est trop astringent pour mon bonheur et pas à la hauteur de ce que livre habituellement Kilchoman.