SMWS 53.329 Caol Ila 12 ans

56.5% alc./vol.
« Intense Seaside Experience » – Distillé le 24 septembre 2007, Refill ex-bourbon hogshead, 287 bouteilles

André 91%
Pas si intense en fait… Nez défini par ses origines maritimes. Iode, algues, douce fumée de tourbe crasseuse et terreuse, ananas cuits sur le feu de camps, miel, citron. La bouche est riche et fait preuve d’un équilibre exquis. La texture est ronde et gourmande. Super mélange de citron, d’agrumes et de bleuets. Mélange équilibré de sel de mer et de fumée de tourbe. Fruits de mer cuits sur la plage, bananes flambées, ananas nappés de miel, cannelle et poivre. Certaines saveurs sont à l’extérieur du cadre habituel du bourbon cask. Belle finale, lente et langoureuse, très salée et fumée; le bourbon cask à son meilleur. Un whisky de terroir, oui.

Patrick 91%
Un beau gros Islay intense, crasseux, salé, sucré et complexe. J’adore ! Nez: De la grosse fumée de tourbe crasseuse, de fruits de mer, d’huile et d’épices de barbecue. Intense! Bouche : Un beau mélange intense de fumée de tourbe crasseuse, huileuse et sucrée avec du sel de mer, de la cendre de feu de camp, des épices chaleureux et de superbes, mais discrets fruits des champs qui apporte une subtile, mais superbe note sucrée. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et un peu fruitée.

Bivrost Muspelheim The Peated One

46% alc./vol.
Fabriqué à la main au pied des Alpes de Lyngen en Norvège, à 69 °N de latitude. Fabriqué à partir d’orge tourbée, fermenté avec de l’eau de fonte des glaciers. Triple distillation en 2017, avec un alambic potstill/colonne en cuivre. Le temps de distillation moyen varie entre 8 et 10 heures, new make moyenne recueilli titre à environ ~75%abv. Muspelheim est un mariage de whisky standard et tourbé de la distillerie. Les fûts utilisés sont d’anciens fûts d’Islay (200 l), d’anciens fûts de Bourbon et quelques fûts Octave de plus petit volume. Muspelheim doit son nom à l’un des neuf mondes de la mythologie nordique, et c’est un monde particulièrement ardent, protégé par le jötunn Surtr et son épée flamboyante. Une édition de 3 ans, 2262 bouteilles.

André 80%
Nez de vanille fumée et de grains de céréales séchés, feu de camps sur la plage, poires et zeste de citron. Whisky très jeune qui se perçoit au nez. La bouche est étonnante, crémeuse et texturée. Fumée de tourne cendreuse, vanillée. Feu de camp, sucre à glacer, gingembre, poivre. Finale rêche, grainy et fumée.

Patrick 87%
Un très bon whisky frais et savoureux, qui semble meilleur de gorgée en gorgée. Nez: Un parfum de fumée de tourbe assez traditionnelle fraîche et qui réussit assez bien à masquer un spiritueux qui semble assez jeune. Le tout est accompagné de discrètes notes de vanille, d’un peu de bois frais et de subtils agrumes. Bouche : Fraîche et pleine de fumée, ainsi qu’une touche d’agrumes et de de bois frais. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et fumée.

Loch Lomond 12 ans

46% alc./vol.

Ce whisky est élaboré à l’aide d’alambic Straight Neck et d’alambic Swan Neck plus traditionnels, avant d’être vieilli dans trois types de fûts de chêne américain : bourbon, refill et recharred.

André 82%
Compote de pommes et raisins secs, vanille, poires, citron et caramel. À l’aération, les notes de caramel deviennent plus importantes. Bouche de bois toasted, de chocolat au lait, d’oranges et touche métallique bizarre parfumée d’un peu d’épices dont d’anis et la cannelle. Seconde gorgée; noix de coco et fine fumée de tourbe chocolatée. Finale de cannelle et d’anis, de pastis même… fumée et fruitée.

Patrick 89%
J’adore ce whisky, il est tellement complexe et surprenant. Oui, je m’en suis acheté une bouteille. Nez: Un parfum complexe de marmelade de pommes, de fruits de champs et avec une discrète pointe de fumée de tourbe. Bouche: De la fumée de tourbe bien mesurée, des pommes fraîches, des fruits des chamois, des épices et du chêne épicé et craquant. Finale: D’une longueur moyenne, crémeuse, épicée et fumé. 

Bruichladdich Black Art 11.1 24 ans

44.2% alc./vol.
La 11e édition de la série Black Art de Bruichladdich est un single malt non tourbé de 24 ans, issu de fûts remplis avant la renaissance de la distillerie d’Islay en 2001. Seul le distillateur en chef Adam Hannett connaît la recette, les types d’orge et de fûts restant confidentiels pour cette expression unique.

André 88%
Fruits noirs… Prunes et raisins secs, cerises noires, poudre de jus au raisin Kool Aid, oranges sanguines, légère fumée (pas de tourbe). Belle texture en bouche, moelleuse et grasse. Miel, sirop de poires, cannelle, cerises noires et prunes, aspect terreux et fruits séchés. Finale de fruits séchés, le sherry cask fort probablement, terreau d’empotage humide, prunes, raisins et cerises noires, chocolat au poivre et à la cannelle. Bon mais peut-être un peu trop conventionnel.

Patrick 85%
Un bon whisky, mais qui a toutefois déçu mes légitimes attentes face à un whisky vendu 770$ par notre monopole d’état. Nez : Le parfum apparaît à prime abord dominé par l’arôme du vin, avec des prunes, du raisin et des cerises. J’y retrouve aussi quelques noix et une touche de tabac. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve du vin très tannique, du fudge, du cuir et un je-ne-sais-quoi me faisant penser à du rye épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et épicée.

McCarthy Oregon Single Malt Whiskey 6 ans – Batch MC6-21-01

50% alc./vol.
Batch MC6-21-01, embouteillé 8/8/22

Patrick 91%
Un whisky unique qui m’apporte énormément de plaisir. Pour l’amateur de tourbe qui aime tout de même (un peu) de diversité dans son verre.  Un coup de cœur! Nez: La fameuse tourbe empreinte de laine mouillée de McCarthy, avec une discrète touche florale et sucrée. Bouche: La laine mouillée est rapidement enveloppée par la fumée de tourbe, complétée par une petite note sucrée et fruitée. Finale: D’une belle longueur, fumée et sucrée. 

Bruichladdich Port Charlotte PMC:01 2013

54.5% alc./vol.
Port Charlotte PMC:01 est la sixième version de la série Cask Exploration de la distillerie Bruichladdich. Le millésime 2013 a été élaboré à partir d’orge écossaise Concerto tourbée à 40 ppm, distillée puis mise en fûts de bourbon de premier remplissage pendant 4 ans. En 2017, le spiritueux a été remis en fûts de vin Pomerol de la région de Bordeaux.

André 89%
Nez pâteux et lourdaud. Présence du wine cask bien sentie au nez, tout comme les accents maritimes témoignant de la provenance du whisky. Sel de mer, fumée de tourbe terreuse, pâte de fruits et vin rouge au nez. La bouche est sucrée, le taux d’alcool passe complètement incognito. Prunes et raisins secs, chocolat fumé, tourbe cendrée, pincée mentholée et salée. Fût de vin vieillissant sur la terre battue humide, gâteau aux fruits baignant dans son jus bien emballé sous cellophane, léger accent tannique et petite touche de soufre bien discrète. Longue finale relativement douce, salée et surtout poivrée, parfumée de fruits rouges, de caramel et de chocolat.

Patrick 90%
Un gros whisky qui livre la marchandise comme un gros truck! Nez : Fumée de tourbe intense, avec une petite note de fruits frais et sucrés. Bouche: Un beau mélange de saveurs hyper-intenses, avec de la fumée de tourbe, des fruits frais, de la vanille, une touche poivrée et beaucoup de bois brûlé. Finale: Très longue et intense, avec de la fumée et des fruits frais.

Martin 92%
Nez: Fumée grasse et saline, chocolat noir, pruneau, algue séchée, vanille et une pointe d’agrumes confits. Des beaux fruits bien fumés. Bouche: Texture dense et charnue, sur la tourbe, le caramel, les épices chaudes, le café torréfié et une vague iodée marquée. Finale: Longue, légèrement poivrée, saline, avec un retour de cendre froide et de malt grillé. Équilibre: Une expression tourbée solide mais raffinée, mariant profondeur, salinité et douceur fruitée avec cohésion maîtrisée.

Kim 90%
Nez : On sent bien l’influence du fût de vin rouge, c’est riche et presque terreux, avec un côté caramel foncé, mais également balancé par la fraicheur d’un bouquet d’herbes séchées (thym, menthe, eucalyptus, sauge). Même si Pomerol est une appellation de Bordeaux, ça me rappelle une balade en Provence. Bouche : Une tourbe presqu’acre, un alcool peu subtil se battent pour le contrôle de mes papilles avec des noisettes, des légumes verts grillés et un soupçon de sucre vanillé.

Duncan Taylor Octave Laphroaig 18 ans 2004

53.1% alc./vol.
Distilled 2004, Bottled 2023, Cask #5633399.

André 88%
Sherry fumé et médicinal, prunes et raisins secs, fumée de mazout de mauvaise qualité, sel de mer, bois séché. À l’aération, notes de citron et d’oranges. La bouche est herbacée et médicinale, feu de plage et iode, mélange de fruits sauvages séchés et de fruits tropicaux, tourbe malpropre. Texture ronde sans être huileuse, pimentée de bois sec. Finale sèche, plus orientée sur le citron et l’agrume que les fruits rouges, tourbe évanescente très médicinale et maritime, camphrée.

Patrick 84%
Un whisky qui coche toutes les cases, mais je me demande une fois de plus pourquoi utiliser un tel fût pour « finir » le whisky. En effet, si le nez et la bouche sont sublimes, le temps d’écrire ces quelques mots, la finale, trop boisée, me tombe de plus en plus sur les nerfs et me fait retirer plusieurs points (j’ai commencé à 93%, et pourtant j’écris assez vite!). A 200-250$, j’apprendrais à vivre avec, mais à plus de 900$ comme c’est le cas ici, on repassera. Nez : La fumée de tourbe est presque noyée par l’air marin et les arômes médicinaux. J’y retrouve aussi l’odeur de la fumée de tabac à pipe, des coquillages et surtout du xérès qui prends tout son temps pour monter sur scène. Bouche : Le sel de mer est ici aussi au premier plan, accompagné de la belle fumée de tourbe médicinale typique des vieux Laphroaig. Le xérès est un peu plus présent, juste assez pour complexifier encore plus le mélange de saveurs, avec une petite touche de fruits mûrs sucrés. La texture en bouche est huileuse comme il se doit! Finale : Très longue, salée, fumée et discrètement fruitée. Alors quelques minutes, la planche de chêne prend graduellement toute la place. Trop de place en fait.

Tomatin 12 ans 2010 Italian Collection Barolo Cask

46% alc./vol.
Distilled 06-12-2010, Bottled 05-06-2023. La Italian Collection de Tomatin se compose de trois versions affinées en fûts de vin italien. Cette version a été distillée en 2010 et vieillie pendant dix ans dans d’anciens fûts de bourbon, suivie d’une période de finition dans des fûts ayant contenu du Barolo. Le Barolo est un vin rouge sec élaboré entièrement à partir du cépage nebbiolo du Piémont et est l’un des vins les plus prestigieux d’Italie.

André 83%
Nez austère. Sucre à glacer, fruits rouges séchés, cuir, oranges et noix. Belle texture en bouche malgré des tannins très présents. Chocolat au lait et caramel, cerises, oranges, raisins et bois toasté. Je ne suis pas amateur de vin, mais une copine qui adore les Barolo me disait que l’on percevait clairement l’effet de l’affinage. Finale moyenne en longueur, très orientée sur le bois et ses tannins; chocolat, caramel et oranges.

Patrick 82%
Ça goûte presque plus le jus de raisin « Welch » que le whisky. Bref, c’est bon, mais c’est surtout un rapport qualité-prix exécrable. Nez: Du raisin, des groseilles et des bleuets. Bouche : Chaleureux et débordant de fruits, avec du raisin, des bleuets et du chêne craquant. La texture est plutôt mince. Finale : Un peu courte, fruitée et boisée.

Martin 82%
Nez: Céréales, crème fraîche, citron et fruits tropicaux. Foin et bois. Pointe de boucane. Bouche: Sucre blanc, céréales, herbe, crème et biscuits. Fruits à chair blanche, malheureusement rien d’extraordinaire. Finale: Le peu de texture n’aide pas à faire perdurer les saveurs. Notes de chêne, de fruits et de malt. Équilibre: Certainement pas mauvais, mais comme on dit je ne m’en rappellerai plus le jour de mes noces…

Kim 80%
Nez : banane, pomme verte, zeste de citron
Bouche : sec et un peu salin, bois pas mal présent, noix de coco non sucrée, sans grande subtilité ni complexité.

Kavalan Triple Sherry Cask

40% alc./vol.
Oloroso, Pedro Ximénez et Moscatel casks.

André 78%
Sur la quantité infernale de single cask hallucinants que produit la distillerie, il a fallu que la SAQ jette son dévolu sur un whisky dilué à 40%… Simonac, c’est décourageant. Nez très doux d’abricots, poires et de petits fruits sauvages – raisins, figues. Plutôt maigre comme approche initiale. La bouche est vraiment bizarre, un peu herbacée et verte, jus de cerises dilué, poires, miel, raisins séchés et oranges sanguine. On ne parlera même pas de texture ici, car elle est absente. Le tout est livré sur un fond de caramel et de cassonade. La finale est courte, diluée et sans passion, comme une aquarelle délavée. Triste.

Patrick 85%
Un très bon whisky dont le seul défaut est le taux d’alcool un peu trop bas. Bref, un superbe whisky de semaine. Nez : D’une agréable intensité, avec des fruits séchés, des figues, des dates et des raisins, mais aussi du sucre brun et du bois. Bouche : D’une belle intensité et débordante des fruits séchés détectés au nez, avec une touche de chocolat noir amer, de chêne, de caramel légèrement brûlé et des « 5 épices chinoises ». Seul bémol ici, le 40% d’alcool fait que la texture en bouche est un peu mince. Finale : Un peu mince aussi, mais sinon bien délicieuse.

Martin 86%
Nez: Caramel et tabac à pipe, vanille et orange, poivre, bois et vin fortifié. Super plaisant et invitant. Pointe d’anis? Bouche: Fruits et sherry, bois bien poussiéreux. Oranges et touche d’astringence, presque sulfureuse, une ombre au tableau malheureusement. Finale: Un peu courte et sans texture à mon goût. Notes plutôt fades de raisin, d’orange, de caramel et d’écorce de chêne. Équilibre: Un dram honnête, mais qui étonnamment déçoit un peu par son unidimensionalité et l’ombre d’une goutte de soufre.

Kim 82%
Nez : juteux et fruité, avec un soupçon d’anis, comme une poignée de jujubes, incluant les noirs.
Bouche : canneberges séchées, astringent et pas mal sur le bois. Sans être mauvais, il est un peu décevant pour un Kavalan, qui me séduit habituellement toujours.

Dewar’s Signature 25 ans

40% alc./vol.
Ce blended scotch whisky âgé d’au moins vingt-cinq ans, a bénéficié d’un vieillissement de trois mois dans des fûts de Royal Brackla.

Patrick 90%
Superbe, complexe et balancé avec brio. Quelques degrés d’alcool de plus et ça serait un champion de compétition. Nez: Un parfum léger, avec de la vanille, de la bruyère, des noix et du miel. Bouche: Oh, c’est ici que ça se passe! Complexe, avec une pointe de fumée, les épices du bois brûlé, du miel et des fleurs. Finale: D’une longueur moyenne, boisée avec de la bruyère.