Tomatin 12 ans (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 82.5%
À voir la couleur jaune-verdâtre du dit liquide, je m’étais attendu à bien des arômes mais certainement pas un nez aussi fortement modelé par le sherry. Le xérès est omniprésent au nez, se jumelant à d’agréables flaveurs de pommes-poires et de miel. La bouche est diffuse et éparse, la consistance trop fluide; céréales germées, xérès et fruits à chair avec quelques notes épurées de noisette en finale de bouche. Le nez prometteur s’effondrera trop rapidement en bouche, ce qui décuplera la déception surtout avec les promesses du nez bien fruité et son sherry vraiment bien équilibré.

RV 81%
Sans humidité, l’air de la terre en est presque vulgaire. Dans le champs, à un pied du sol, le malt est sucré et poussiéreux, avec une pointe de foin séché. À l’aveugle, on pense passer brièvement devant un prunier, avec de passer au papier de plomb et de cigare aigre. La finale est un peu mieux, mais trop passagère. L’esprit agricole, ça me prend tout de même un minimum de créativité; ce single malt en est toutefois trop aride.

Patrick 80%
Nez : Malt sucré, avec une subtile touche de xérès et de poussière. Bouche : Sciure de bois et poussière. D’accord avec RV pour ce qui est du papier de plomb et du cigare aigre. Finale : Vers la fin, on y détecte de subtils arômes fruités rappelant des pommes jaunes. Balance : Pas mauvais, mais ben ordinaire.

Tomatin 12 ans (nouvel embouteillage 2016)

43% alc./vol.
Bourbon & Sherry Casks

Patrick 87%
Ce nouvel emballage de Tomatin va gagner à être connu ! A chaque gorgée, je l’apprécie de plus en plus. Venant d’une distillerie dont les scotchs ne m’ont jamais impressionnés, c’est une belle surprise, à un prix raisonnable. J’aime ! Nez : Beau parfum légèrement sucré, avec des fruits très subtiles et une vanille évanescente. Quelques notes de biscuit à l’avoine viennent compléter le tout. Bouche : Sucré et toujours marqué par les biscuits à l’avoine, la vanille étant ici moins discrète. Quelques petits fruits et une impression fugace de fumée viennent compléter agréablement le tout. Finale : D’une belle longueur, avec des notes d’épices et de fumée délicate.

Tomatin 12 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
Le whisky produit est essentiellement consacré à la fabrication de blends (The Antiquary, Talisman, The Big-T). Le single malt n’est que très peu distribué.

André 72%
Insipide, trop de sherry. Soft mint peut être.

Patrick 65%
Yark! Coudonc, me suis-je lavé les mains en sortant de la toilette??? Repoussant au nez, tout comme au nez. Poche.

RV 72%
Un coup de vent inutile qui semble arriver de nulle part et se diriger de là où il est venu. Nez très feuillu, samare (hélicoptère) d’érable? Le tout accompagné d’un bois sucré. Presqu’absent en bouche et en finale, avec un boisé et des épices à concentration homéopathique qui disparaissent rapidement. Une bouteille heureusement peu dispendieuse, présente dans mon dictionnaire à la définition du mot anodin ou bien translucide.

Tomatin 12 ans Spanish Oloroso Sherry Cask Finish

43% alc./vol.

André 81.5%
Ce qui agrippe le nez dès le départ, ce sont les savoureuses notes de caramel écossais et de vanille super douces ainsi que les notes de raisins verts pressés. Insolite provenant d’un sherry cask. La bouche développera tranquillement ces mêmes saveurs auxquelles s’ajouteront de savoureuses notes de petits fruits, de poires, de pommes rouges et de sherry. La finale est à l’image générale du whisky, très douce, fruitée avec parcimonie s’évaporant dans de douces notes de sherry et de fruits. Une belle présentation, peut-être trop conservatrice dans l’approche et sa structure mais des saveurs présentées de façon juste et équilibrées.

Tomatin 14 ans Port Cask

46% alc./vol.

Patrick 87%
Un très bon whisky, très facile à boire. Si vous aimez le porto dans votre whisky, vous ne pourrez qu’aimer ce dram. Nez : Parfum dominé par les effluves sucrées et fruitées du porto, avec touche de vanille et de bois épicé. Bouche : Très fruitée, marquée par le porto, avec tout de même une bonne dose de bois épicé, de vanille, de caramel et surtout de raisins secs. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois et les raisins secs.

Martin 85.5%
Nez: Jeune et herbeux, vanillé et mielleux. Vire tranquillement sur la vieille poche de hockey des Lowlands. Bouche:
Frais et fruité. Un petit côté sherry, probablement dû au port cask, ressort ici. Épices et cuir. Réussit quand même bien à nous convaicre de son âge. Finale: Épicé et cuiré, on savoure un peu plus son séjour en fût ici. Équilibre: Hormis son nez, je dois avouer que j’ai jugé un peu trop vite ce dram. Il se défend bien, mais pas à n’importe quel prix.

Tomatin 15 ans

43% alc./vol.

André 82%
Oranges, pêches et citron, vanille crémeuse, une belle salade de fruits malheureusement très sucrée et aussi sans surprise. La finale se précipite très rapidement et écourte cette belle escapade dans les étals de ce marché estival. Le miel et la vanille tentent de sauver la mise en finale mais c’est trop peu trop tard.

Tomatin 18 ans

43% alc./vol.
Ce malt, vieilli pendant un minimum de 18 ans, a été marié pendant une certaine période dans des fûts de Sherry Oloroso.

André 83%
Céréales maltées, fond de sherry et de fruits secs. Bouche où les divers éléments se fondent très bien ensemble sans qu’aucun de ceux-ci n’émerge plus que l’autre. Finale où les vapeurs de cigares lointains apparaissent, un peu de tourbe mais le tout de façon très posée et calme. Pas très surpris par cet embouteillage mais qui n’a aussi pas de réelle faute tant au nez qu’en bouche.

Patrick 87%
Très léger fruits sucré et tout aussi légèrement tourbé. En bouche, toujours les fruits et la tourbe, avec un sucre de canne plus intense. Le tout demeure toutefois relativement délicat. Contrairement au reste de l’expérience, la finale semble manquer un peu d’équilibre. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’en prendre une autre gorgée rapidement!

Tomatin 18 ans 1999 KWM Cask

52% alc./vol.
PX Sherry Cask Finish, Limited Edition of 621 bottles.

André 90%
Nez licoreux, la pelure de raisins mauves, prunes, raisins secs, vieux cuir mouillé, gingembre, encore la planchette de cèdre rouge, un trait d’oranges, clou de girofle, le vieux tonneau de sherry qui dors sur le sol de terre humide au fond du warehouse. La bouche est épicée et licoreuse, fruits séchés, raisins secs, terre humide, vieux livre à la couverture de cuir, les wine gums, le gâteau aux fruits. Finale douce mais soutenue, épicée, réglisse noire et vieux sherry un peu austère. Longue sensation goulue et licoreuse s’étirant sur les épices.

Tomatin 1995-2016 Oloroso Sherry

46% alc./vol.
1912 bouteilles

Patrick 93%
Un excellent whisky. Je vais avoir énormément de difficulté à résister à la tentation de briser mon cochon pour me payer une! Nez : Xérès très sucré, avec une bonne dose de chocolat au lait, une touche de chêne et quelques noix. Bouche : Xérès au chocolat (ça existe, ça?), tabac frais, fruits mûrs, chêne épicé et une touche de miel. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et le chêne.

Tomatin 25 ans

43% alc./vol.
Le nom Tomatin signifie “la colline des genévriers“, un arbuste très apprécié des distillateurs clandestins, car il brûle sans répandre d’odeurs particulières, ce qui favorisait leur discrétion. Le lieu a donc probablement abrité de tels distillateurs, bien avant que la distillerie ne soit créée par trois investisseurs en 1897, en plein boom du scotch whisky. Tomatin a été la première distillerie écossaise à s’équiper pour le brassage d’un lauter mash tun, c’est-à-dire d’une cuve possédant un système de couteaux verticaux pour mieux mélanger le grain et l’eau. Ce système s’est révélé plus performant que le précédent qui comporte un simple agitateur situé à la base de la cuve. En évitant la formation de gros grumeaux, l’extraction du moût est ainsi améliorée. Les malts de Tomatin ont avant tout servis à élaborer des blends, notamment à sa grande époque J&B, Chivas Regal ou Johnnie Walker, et maintenant Antiquary et The Talisman.

André 88%
Nez à l’approche trèers fruitée, mais l’ensemble des saveurs sont légères mais soutenues. Oranges confites, poires passes à la poêle, raisins secs, miel, jus de salade de fruits en conserve. Bel équilibre en bouche, la salade de fruits et une touche herbeuse, style herbe verte mouillée le matin, raisins verts que souligne une touche d’épices et de poivre. Après 10 minutes dans le verres, onctueuses notes de miel et d’ananas, fruits séchés, beaucoup d’oranges, d’agrumes. Les gorgées succéquentes libèrent des salves de gingembre frais assez pointues. La finale est épicée, un peu sèche. Un superbe whisky, du style que plusieurs amateurs boudent à torts. Un single malt qui livre la marchandise sans grande pompe et sans trop de saveurs tape-à-l’œil mais qui mise sur un bel équilibre et une agréable simplicité.

Patrick 86%
Un succulent whisky auquel j’aurais sûrement fait passer la barre des 90% s’il avait été moins dilué. Une faute difficilement excusable pour un whisky de 25 ans si dispendieux. Nez : Poires et oranges très mûres, avec une touche de raisins et une note épicée rappelant vaguement des conifères. Alléchant! Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par les poires et les oranges, mais la sève des conifères vient rapidement engloutir le tout. L’ensemble est enrobé d’un succulent miel riche et complexe. Finale : Marqué par du chocolat à l’orange, mais un peu trop courte pour être sublime.

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