Artist Collective #2.7 Clynelish 10 ans

43% alc./vol.
2008-2018 from 10 Refill Bourbon Barrels, Limited Edition of 2880 bottles. Illustration titrée «1-cone 3.2.3» de Serge Le Fox.

André 87%
J’adore Clynelish, qui a à la fois les pieds dans les Highlands et dans les Islands au niveau aromatique et qui en fait toujours un bon pont avant de passer aux whiskies plus soutenus d’Islay. Nez maritime, frais et aérien, sur les fruits exotiques discrets. Fruits à chair, poires, crème Soda, notes herbeuses verdâtres, sel de mer et une pointe de tourbe. La bouche confirme la tourbe herbeuse verdâtre mentholée et le sel de mer, ananas et fruits exotiques, vanille onctueuse, poire et citron. Finale poivréeet vanillée, sur l’ananas, fraiche et maritime, malheureusement un peu courte, les saveurs s’étiolent trop rapidement.

Patrick 89%
Un succulent whisky, balancé admirablement. L’intensité des saveurs compense bien pour la légèreté du taux d’alcool (reste que j’aurais donné un point de plus si le tout avait été embouteillé à 46%). Nez: Un beau parfum maritime, avec plein de sel, une touche huileuse et du Chêne sec. Bouche: Oh! Superbe! Du sel, de l’huile, du bois brûlé et une note presque sucrée Délicieux! Finale: D’une belle longueur, avec un beau mélange sucré/salé.

Martin 87%
Nez: Un peu de sel marin, herbe fraîche, citron, orge, meringue et fruits tropicaux. Un peu de tourbe semble vouloir se pointer le bout du nez. On dirait que je m’attends à un punch d’alcool qui n’aura pas lieu. Bouche: Encore frais, huileux et salé, poignée de fruits, sucre blanc et épices. Cannelle et poivre rose plus particulièrement. Finale: Épices sur planche de chêne, fruits rouges et fruits tropicaux, douce vanille. Ananas en puissance. Équilibre: Un beau Clynelish bien balancé, avec un beau taux d’alcool, pas besoin d’en rajouter, un pur petit plaisir à déguster.

Artist Collective #3.1 Benrinnes 22 ans

51.4% alc./vol.
1996-2019 from 3 Hogsheads. Située à 200 mètres d’altitude sur le versant nord du mont Rinnes, la distillerie Benrinnes a été entièrement reconstruite en 1955 puis modernisée et automatisée à l’automne 2012. De 1974 à 2007, elle pratiquait une double distillation et demie. Illustration titrée «Intarsia» par David Crunelle.

André 89%
Nez rempli de fruits secs nappés de chocolat au lait, assaisonné d’éclats de bois mouillé, de grains de café moulus et d’oranges. La bouche est bien soutenue compte tenu de la douceur du nez; fruits secs, prunes, poires, chocolat au lait, café cappucino, miel. Passablement d’épices aussi et l’alcool plus fougeux qui s’effilocheront avec l’aération et la patience. Belle longue finale, sur les épices, les agrumes et les fruits secs. Reste à digérer le prix de 300 balles…

Patrick 91%
Tout comme l’œuvre illustrant la bouteille, le scotch est riche, complexe et superbement balancé. Bref, tout le monde serait fier de l’exposer (l’œuvre et le whisky) dans son salon! Nez: Un beau parfum de xérès puissant et tout de même délicat. Dans le sens que la fille à deux mètres de moi en a ressenti les arômes, mais sans être agressif. Bref, un panier de fruits mûrs, un peu de bois, une touche florale et une goutte de caramel. Bouche: Chaleureuse, fruitée, boisée, florale et avec une fugace note de fumée que j’ai ressenti seulement à ma quatrième ou cinquième gorgée. Superbement complexe, aucun aime ne prenant outrageusement le dessus sur les autres. Finale: D’une belle longueur, fruitée et boisée.

Martin 91%
Nez: Raisins secs et agrumes séchés, vin rouge, bois, poires nappées de miel. Touche de chocolat au lait et de cannelle. Bouche: Belle texture, sherry épicé, chêne sec, poivre rose et cannelle. Le miel et les raisins secs ne sont pas loin, et font place à un léger cuir à peine tourbé. Finale: Bien longue et chaude, sur des accents de poivre, d’épices et de bois. Fruits séchés, réglisse et chocolat. Équilibre: C’est vraiment bon ça. Un superbe embouteillage qui se prend doucement, autant au niveau du degré d’alcool que du prix.

Artist Collective #3.2 Caol Ila 9 ans

57.2% alc./vol.
2009-2019 from 3 Refill Butts, Limited Edition of 1888 bottles. Illustration titrée «Explosion» par Bernard Rouan.

André 88%
Un Caol Ila sur les sommifères. Nez velouté très doux, tourbe plutôt effacée, herbeuse et citronnée, sensation maritime, cendre froide. La sensation cendreuse s’attarde en bouche, roches calcaires enduites d’herbe mouillée fraichement coupée, enbruns maritimes, zeste de citron, vanille, bonbons casse-grippe au menthol, poires. Texture grasse et généreuse. Finale salée et vanillée, médicinale, de bonne longueur, cendreuse.

Patrick 88%
Un beau whisky tourbé, typique de Caol Ila – simple et efficace! Nez: De la fumée de tourbe enveloppante avec un peu de sel, une touche d’agrumes et quelques grains de sucre. Bouche: De la grosse fumée de tourbe, du sel, quelques algues, du bois sec… Intense mais tout de même bien balancé. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et épicée. Et aussi avec une touche de sucre qui marie le tout admirablement bien.

Martin 89%
Nez: Tourbe bien feutrée. Poussière, cendre, chêne, orge, citron, sel de mer et caramel. Vanille aussi. Bien timide aussi au niveau du degré d’alcool. Bouche: Fumée de tourbe, cendre, craie, fruits, agrumes, cannelle et poivre. Le taux d’alcool rattrape le dégustateur, mais sans trop l’agresser. Il y a de belles découvertes à faire ici. Finale: Fruitée et fumée, cendreuse et boisée. Poivre en puissance sur une belle longueur. Sucre doré. Équilibre: Bien dosé, cet embouteillage satisfera autant les peat-heads que les p’tits fruités. Solide.

Artist Collective #3.3 Aultmore 13 ans

48% alc./vol.
2006-2019 from 2 First Fill Sherry Butts, Limited Edition of 1548 bottles. Baptisé « nip of the Buckie Road » par les pêcheurs du petit port de Buckie situé dans le Moray Firth à une dizaine de kilomètres d’Aultmore, le single malt élaboré par cette distillerie a de tout temps été populaire au sein de sa région. En raison de son caractère très parfumé et fruité, il est également très prisé par les maîtres-assembleurs et entre notamment dans la composition des Blended Scotch de la Maison John Dewar & Sons. Cette distillerie a été entièrement reconstruite au début des 70. Illustration titrée «Jardin» de Charlotte Marchand

André 86%
Nez délicat, presque effacé mais qui s’exprimera davantage à l’aération. Poires et pêches nappées de vanille, sherry parfumé de fruits rouges bien épicés, miel. Bouche d’un mélange de fruits tropicaux et de petits fruits rouges sauvages, abricots, miel, une tonne de cannelle et de gingembre. Le sherry est doux niveau texture mais très tannique pour pour ce qui est des saveurs. Le whisky gagne beaucoup à s’aérer, les notes de fruits tropicaux explosent après un bon 20 minutes dans le verre tandis que le xérès se fait plus discret. Finale bien épicée, mélange de miel et d’oranges, cerises noires et une pointe de chocolat.

Patrick 87%
Un beau sherry cask, plus du côté épicé que du côté sucré du style. Bien balancé et agréable à boire. Nez: Du délicieux parfum de xérès, avec des notes de fruits mûrs, de chocolat et avec une note boisée. Bouche: Du délicieux xérès, du chocolat, du caramel, des fruits mûrs, du bois épicé et une belle note de miel craquant. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fruitée, mielleuse, et discrètement épicée.

Martin 86%
Nez: Ce qu’on croyait être un gros sherry bomb plus ou moins gracieux s’avère être on ne peut plus délicat et timide. Plus on le laisser reposer, plus les arômes goulus de raisins, de dattes, de vanille, de xérès et de miel s’expriment. Bouche: Jolis tannins, texture agréable mais sans plus. Poivre, muscade, sucre doré, vanille, fruit rouges, bois et crème. Chocolat blanc et gingembre. Finale: Longue et chaude, comme on est en droit de s’attendre d’un embouteillage de ce pedigree. Xérès, cacao, vanille et bois poivré. Équilibre: J’aime bien. J’ai déjà vu des sherry casks plus solides en général, mais encore une fois on a affaire à un dram que je ne serais pas gêné de présenter à des invités.

Artist Collective #3.6 Ardmore 9 ans

46% alc./vol.
2009-2019 from 7 Ex-Laphroaig Bourbon Casks, Limited Edition of 2294 bottles. La distillerie Ardmore a de tout temps produit un single malt tourbé (entre 12 et 14 ppm de phénols). Dans le processus de maltage, la tourbe utilisée provient de Saint-Fergus, village situé dans l’Aberdeenshire. Elle élabore également une version non tourbée baptisée Ardlair. Illustration titrée «BAA-Annam» par Brigitte Althape.

André 84%
Encore un produit étonnant de cette sous-estimée distillerie. Le nez est phénolique et mentholé, salin et maritime, tourbe délicate herbeuse et camphrée, citron, bananes, ananas, poussière de pierre. La texture en bouche est fortement diluée mais les notes de tourbe phénolique se gonflent après l’ingestion. Tourbe mentholée, sensation à la fois minérale et herbeuse, poires, sel de mer, zeste de citron. Finale un peu courte pour le whisky lui-meême mais relativement longue pour les notes tourbées médicinales et maritimes.

Patrick 90%
Un beau whisky simple, mais rudement efficace. Nez: Wow, le parfum de fumée de tourbe de style Islay est beaucoup plus intense que ce que je m’attendais, et prends d’ailleurs presque toute la place. Bouche: De la tourbe intense, avec un beau mélange maritime et terrestre, complété par une belle note épicée. Le tout est porté par une belle texture malgré la dilution à 43% du whisky. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 85.5%
Nez: La tourbe maritime est la première note qui s’en dégage, suivi de menthe, de banane, d’herbe et de fruits tropicaux. Pierre lavée sous tout cela. Bouche: Légère tourbe, air salin, poivre léger, chêne et malt grillé. Eucalyptus et cannelle, sur une texture qui pourrait être plus charnue. Finale: Un peu courte à mon goût, sur des accents de poivre, de cannelle, de bois et de sucre brun. Touche de fruits. Équilibre: Un beau Ardmore, à la hauteur des embouteillages officiels. Rien de bien compliqué ou audacieux, mais un dram tout de même fort agréable.

Artist Collective Bunnahabhain Staoisha 5 ans 2014

61.2% alc./vol.
Collective 4.1 – Refill Sherry Butt

Patrick 94%
J’ai acheté cette bouteille en l’honneur de mon fils qui est né 2014, et je suis rudement heureux de mon achat! Bref, un whisky superbe, je serai heureux de lui offrir ma deuxième bouteille à ses 18 ans! Nez: Un beau mélange de xérès et de fumée de tourbe terreuse et une touche de crème et de caramel. Après quelques secondes, le xérès devient plus évident. Bouche: Ça ne m’est pas arrivé souvent : Je suis parti à rire en y goûtant la première fois tellement c’était bon! Du beau xérès chaleureux mélangé avec de la fumée de tourbe fraîche et terreuse ainsi qu’une note de fudge. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et fruitée.

Martin 88.5%
Nez: Raisins secs et bois poussiéreux, fumée et citron confit. Bouche: Tourbe et sherry, quand tu nous tiens… extraordinaire! Fumée, raisins rouges, pamplemousse, poivre et cannelle. Finale: Xérès, tourbe et force du fût forment un mélange explosif qui ne nous laisse pas sur notre appétit. Équilibre: Un autre dram de licorne.

Artist in Residence Oak Barrels

40% alc./vol.
Maïs, orge et seigle.

Martin 79%
Nez: Le trio de céréales est bien défini dès le départ, on y ajoute quelques notes de fruits secs et de noix, de vanille et de bois très vert. Un vent de jeunesse m’inquiète un peu à ce stade-ci. Bouche: Seigle et branche verte qui craque. Pomme de tire et pointe de vanille. On est rapidement engouffré par le poivre et la mélasse du new make. Finale: Chaude, courte et plutôt agressive. Les notes boréales énumérées plus haut sont toujours parmi nous. Une petite cuillère de caramel avec une autre de sirop Buckley’s comme « chaser ». Équilibre: Le pari de tout faire avec des ingrédients locaux est tout à l’honneur de la distillerie, mais pour jouer dans les ligues majeures ça va prendre beaucoup plus de maturation, ou au moins tenter des finitions spéciales pour adoucir le rendu final.

Auchentoshan 12 ans

40% alc./vol.
Nouvelle référence phare de la distillerie, ce single malt des Lowlands provient de l’assemblage de fûts de bourbon et de fûts de sherry.

André 84%
Noix, fruits et vanille, chocolat rafraichissant et très approchable. Une réelle amélioration sur l’ancienne version 10YO. Un digne représentant de la nouvelle génération des Auchentoshan.

RV 81%
Nez très floral et tréflé, bien balancé avec caramel en background. Trop discret en bouche, avec un chocolat un peu amer et retour sur les fleurs en finale. Prend beaucoup de temps à ouvrir en bouche, donc bon pour un matin de pêche tranquille ou bien pour grand-maman qui regarde passer les « machines » qui reviennent de la messe du dimanche. Par contre assez subtil pour que je me tire une chaise berçante à coté d’elle sur le perron pour moi aussi tranquillement regarder passer les chars avec elle.

Patrick 86%
Arômes d’amandes, de fruits et de vanille. En bouche, d’abord le malt, puis les fruits et enfin les amandes caramélisées. Une belle finale agréable, si ce n’est un peu courte. Un incontournable lorsqu’on a besoin d’un scotch des Lowlands pour une dégustation. Et avec un cheddar vieilli, un incontournable tout court.

Martin 80.5%
Nez: Fleurs et légère vanille. Orge, miel et fond de charbon. Cerise et amandes. Un nez subséquent nous révèle chêne, agrumes et meringue ou plutôt un souvenir de chocolat blanc. Bouche: Rapide, les saveurs frappent en un éclair et se fondent dans la finale. Miel, vanille, lavande, fleur de cerisier. Un petit citron fumé parvient à percer les nuages. Un goût très franc, du genre « c’est de même ». Finale: Beaucoup trop courte malgré de belles épices. Plusieurs m’accuseront d’hérésie, mais pour ce qui est des lowlands, je porte le Glenkinchie un petit peu plus près du coeur. Équilibre: Quand même super départ pour la soirée, j’ai soif. Vous avez réveillé le monstre.

Auchentoshan 1998 Sherry Cask Matured

54.6% alc./vol.

André 84%
Nez floral – fleurs blanches – vanille, pommes et bananes. Costaud en bouche et légèrement acide; purée de fruits non sucrée, mélange d’épices (cannelle). Finale sur l’orge et les amandes trempées dans le miel soutenu par un tapis d’épices et de citron en arrière-plan. Vraiment bien et intéressant de découvrir un Auchentoshan avec autant de panache et en version cask strength de surcroit.

Patrick 88%
Parfum puissant de cerises au chocolat. En bouche, on découvre une belle texture huileuse comme on les aime. Le sucre fruité du xérès prend une place étonnante, au point qu’on ne sent presque pas la force de l’alcool. La finale relativement longtemps s’étire sur un xérès chocolaté des plus agréable. Un whisky à prendre à la place du dessert! Il faut définitivement aimer les « wine finish » pour l’apprécier, et il saura aussi satisfaire les amateurs d’un taux d’alcool plus élevé.

Martin 84%
Nez: Assez robuste et épicé, noix, orge et pelure d’orange. Un peu de miel et un peu de caramel, mais le degré d’alcool masque un peu tout le reste. Bois sec. Bouche: Miel, fleurs et vanille. Crème et ananas, raisins blancs et xérès. Pas trop mal. Finale: Longueur moyenne, complexité inexistante. Épices, bois et pommes vertes. Équilibre: Un bon Auchentoshan, mais un scotch quelconque. Dommage car sa finition et son taux d’alcool semblaient être des pas dans la bonne direction.

Auchentoshan 1999 Bordeaux Cask Matured

58% alc./vol.

André 81%
Sirop d’érable, poudre de calcaire. Puissant en bouche, chocolat au piment, vanille avec l’effet bien présent du cask finish. Finale aux accents de bourbon, sucrée et épicée. Personnellement, je trouve le pourcentage d’alcool trop fort et sans valeur supplémentaire à l’ensemble.

Patrick 89%
Au nez, très marqué par le vin et l’orge. En bouche, un vin profond et intense. En fait, on dirait presque un brandy! Finale longue et riche. Un peu unidimensionnel, mais pour ceux qui aiment les wine finish, et les cask strength, parfait.

Martin 83%
Nez: Voile d’alcool, vanille, orge, miel, épices et vin. Un peu de craie. Bouche: Épices et vin, chêne et xérès. Feu roulant. Le taux d’alcool est n peu exagéré ici. Finale: Chaude et épicée, presque trop. Équilibre: Un bel essai, le wine finish n’est pas tout-à-fait raté, mais le degré d’alcool n’est malheureusement pas adapté à cet embouteillage. C’est rare que ça arrive, mais ici c’est trop fort.

RV 81%
Même le vin n’y peut rien dans ce produit anodin. Odeur de caramel et de poussière végétale, puis de caramel brûlé, en étant suffisamment patient une variété de saveurs font beaucoup évoluer le nez. Le même phénomène se répète en bouche, où l’alcool se fait sentir et pimente ce qui d’abord semble être soit un bon bourbon bon marché soit un whiskey de qualité mais ordinaire. La finale est de son côté emportée vers un single malt très ordinaire, concluant ainsi une autre édition qui n’ennuie pas mais étonne guère d’une distillerie qui semble se complaire dans cette stratégie.