Kirkland Signature Premium Small Batch Bourbon 7 ans

51.5% alc./vol.
Batch T-1796. Distillé et embouteillé au Tennessee

André 76%
Nez costaud et franc. Cassonnade, compote de pommes, caramel, cerises. En bouche, il y a quelque chose qui pourrait faire penser à de l’acétone et du rye très terreux, poivré. Les notes de tonneaux de bois tannique et boisé sont beaucoup trop fortes. Saveurs de savates fraiche, rye poivré et terre séchée brûlée par le soleil, pommes caramel, cannelle, cassonnade, oranges. Le whisky est edgy pas mal sur la langue et brûle les bajoues. On retrouve aussi pas mal d’influences du bois de chêne carbonisé. Finale tannique et le bois brûlé dominée par l’alcool. Soyons franc. Quand té rendu à 20$us pour un bourbon no name en format un litre pis que tu hésites entre ça et un (let say) Jim Beam à 30$ Canadien le 750ml. Deux choses, soit tu es vraiment dumb ou fucking cheap. Dans les deux cas, ce n’est pas glorieux.

Patrick 91%
Ok, en terme de surprise, c’est dur à battre. Un excellent whiskey, avec tout ce qu’on peut attendre d’un bourbon, genre « textbook-bourbon ». Wow. Faut l’essayer pour le croire. Nez : Un superbe parfum de bourbon sucré et juteux, avec de la vanille, de la mélasse et quelques épices. Très appétissant. Bouche : De belles épices du seigle, un peu de bois brûlé, de la cassonade, de la mélasse, une note de fumée discrète et un peu d’agrumes. Wow. Incroyable. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et boisée.

Martin 86.5%
Nez: Arômes timides, quoique typiques du whiskey américain. Dominance de vanille, de maïs et de bois. Quelques fruits mijotés et un peu de miel. Légère colle à bois et cerise de terre. Taux d’alcool à la hauteur des attentes. Bouche: Vanille, miel, bois et eau d’érable épicée. Maïs solidement à l’avant-plan. Très peu de subtilité par contre. Finale: Chaude et épicée, fortement marquée par la vanille, la cerise terreuse et la planche de chene carbonisée. Équilibre: Un bourbon plus qu’honnête. Un nez extraordinaire, quelques maladresses en bouche, mais même s’il est plutôt punché, je vivrais bien avec le fait de pouvoir me le procurer chez Costco.

Loch Lomond Original

40% alc./vol.

André 77%
Notes citronnées, d’ananas et d’amandes, gousse de vanille fraiche et caramel, céréales au miel. Dans l’ensemble très générique. La bouche est liquide, crémeuse à saveur de vanille, agrumes, oranges, abricots, poires, céréales séchées nappées d’un trait de miel, amandes, gingembre. Courte finale sans passion, notes d’agrumes et d’ananas, poires et abricots avec une touche épicée volatile.

Patrick 84%
Un superbe ensemble de saveurs, très bien équilibrées, mais presque ruiné par une finale trop courte, probablement à cause de la dilution. Le whisky aurait pu scorer très fort si on avait été moins cheap et qu’on l’avait embouteillé à 46%. Nez : Le genre d’arômes que j’aime bien dans un whisky, avec un beau mélange subtil de malt, d’épices, de chêne, de fumée de tourbe, de sel et de sucre. Bouche : De la fumée de tourbe, du chêne, des fruits subtils, du sel, le tout saupoudré généreusement d’épices. La texture est un peu aqueuse, mais l’ensemble offre malgré tout une belle intensité. Finale : Trop courte, subtilement fumée, boisée et épicée.

Martin 81%
Nez: Citron, fleurs blanches et sucre en poudre. Vanille et caramel. Assez doux et banal dans son approche, quoique je ne déteste pas ça. Bouche: Un peu de fumée épicée, citron et miel. Céréales grillées, herbe et un peu de bois. Quelques fruits bien cachés. Finale: Très courte, maladroite au niveau de son dosage. Très aérien, trop même. On n’y pense déjà plus. Équilibre: Je ne peux pas dire que c’est un mauvais whisky, mais je suis par contre certain que je l’aurai oublié la semaine prochaine. À 43% ou 46% je m’en souviendrais.

Penderyn Gold Line Sherrywood Welsh Single Malt

46% alc./vol.

André 86%
Nez attirant bien sucré; wine gums, pâte de cerises, fruits secs, oranges sanguines, pâtisseries feuilletées au miel, abricots séchés et les fruits tropicaux, nez un peu licoreux aussi. Superbe texture en bouche, fluide et agile, les fruits sont intenses et sont appuyés de bonnes épices bien dosées. Raisins, fruits tropicaux, cerises noires, abricots, oranges sanguines, miel et vanille. En revenant au nez, j’ai encore de plaisantes notes de sucre à glacer. La finale est soutenue par de fortes épices et est un peu sèche sans être débalancée. Toute une amélioration sur les versions précédentes.

Patrick 79%
Presque bon. Presque. Nez : Délicat parfum de xérès, avec des notes de chocolat au lait. Bouche : Ok, c’est en bouche que ça prend le bord. Ça commence avec de belles notes de whisky vieilli dans un fût de xérès, puis, on a des notes métalliques. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits et le métal.

Martin 84.5%
Nez: Sucre brun, miel et raisins secs. Touche de sherry sec, bois et poivre blanc. Agrumes et retour du miel. Orge et fruits tropicaux, le tout sous un voile d’herbe un peu laissée à elle même. Bouche: Fruits hyper sucrés, sherry, raisins, cuir, poivre et bois sec. Ça part vite. Miel et épices. Finale: Vanille, raisins, miel et sucre en poudre. Le poivre blanc fait office de berger pour ce troupeau de saveurs. Équilibre: Vraiment mieux que ce à quoi je m’attendais. On perd parfois le contrôle dans le rayon des sucres, mais ce n’est pas nécessairement déplaisant au niveau de l’expérience globale. Good job Penderyn.

Penderyn Gold Line Portwood Welsh Single Malt

46% alc./vol.

André 83%
Nez très rond de confiture de fruits, cerises, framboises et oranges trempées dans le chocolat noir, poires. Je trouve l’approche de cette édition passablement plus timide que le Sherrywood. La bouche est ronde et pulpeuse et on ne ressent pas beaucoup les épices au départ mais après quelques petites lappées, celles-ci s’émoustillent avec frivolité sur le bout de la langue. On a encore droit à cette même confiture de framboises-cerises, accompagnée de zeste d’oranges et de chocolat, de prunes et de raisins secs. Finale épicée et sèche, beaucoup d’épices dont le gingembre et le poivre. Je trouve les arômes et saveurs de ce whisky intéressantes mais le rôle des épices rend la dégustation parfois difficile à suivre. Quoi qu’il en soit, la présentation est agréable et offre un beau challenge.

Patrick 87%
(review 2) Un très bon whisky chaleureux et d’une belle intensité, vraiment satisfaisant! Nez : Parfum fruité et sucré, marqué par des notes de porto chaleureuses et boisées, le tout avec une belle note de chocolat. Bouche : De beaux fruits rouges chaleureux, du sucre et une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et une touche de fruits mûrs.
Patrick 78%
Je ne comprends pas. Nez : Parfum fruité et sucré, marqué par des notes de porto… Bouche : Fruité, sucré, bois brûlé et métal. Ça reste un Penderyn, he? Finale : D’une belle longueur, marquée par le porto et le métal.

Martin 83%
Nez: Chocolat noir et cerise au marasquin. Crème et vin fortifié, presque dans les notes d’un gâteau forêt noire. Un peu de bois fait office de toile de fond. Bouche: Sucre chaud et mielleux, retour du cacao, accompagné de chêne brûlé et d’orange. Quelques raisins secs complètent le portrait. Finale: Chaude et sucrée à la fois. De belles notes de cassonade, d’agrumes et de raisins s’étendent sur une planche de chêne nappée de chocolat au caramel. Touche métallique qui me turn off un peu vers la ligne d’arrivée. Équilibre: Un whisky agréable à boire, mais qui n’est pas sans une fausse note ou deux. Un peu moins de pointes sucrées aurait peut-être laissé sortir d’autres facettes de sa personnalité. Un beau whisky-dessert tout de même.

Old Malt Cask Laphroaig 16 ans 2001-2017

50% alc./vol.
742 bouteilles.

Patrick 90%
Un beau gros Laphroaig qui ne décevra pas, du moins jusqu’à ce que le compte de la carte de crédit arrive. Non mais 400$ pour un 16 ans, faut pas connaître la valeur de l’argent pour acheter ça. Nez : La fumée de tourbe crasseuse typique. En fait, peut-être plus crasseuse que d’habitude, genre de la vieille graisse de moteur et une poche de hockey après les séries. Bouche : Toujours la belle grosse tourbe crasseuse, avec une bonne dose de charbon et d’huile à moteur, avec aussi de belles épices. Finale : D’une belle longueur, très fumée et épicée.

Ben Birdsall – Whiskey Burn; The Distilleries of Ireland by Vespa

Wittenborg University Press – 2018

Patrick 90%
L’auteur a bâti ce livre suivant sensiblement le même modèle que son précédent ouvrage, Whisky Burn; Distilleries of Scotland by Vespa, l’humour en moins, la tente imperméable en plus (ce qui est un must en Irlande). En revanche, j’y ai appris beaucoup plus, en particulier grâce au fait que la plupart des distilleries visitées n’existaient pas lors de mon précédent voyage ! Bâti à la manière d’un récit de voyage, voire d’aventure (la Vespa est tout de même 3 ans plus vieille que lors du livre précédent !), c’est l’un des rares livres de whisky pour lequel vous passerez une nuit blanche : Est-ce que la Vespa sera capable de traverser l’Irlande de long en large ? Vous devrez le lire pour le savoir !

Comme son prédécesseur sur les distilleries écossaises, ce livre s’adresse tout autant aux novices qu’à ceux qui pensent tout connaître sur le whisky.

Ben Birdsall – Whisky Burn; Distilleries of Scotland by Vespa – the Highlands and Islands

Wittenborg University Press – 2015

Patrick 94%
Pour les amateurs d’aventures et de scotch, ce livre est un incontournable : L’auteur fait le tour des distilleries écossaises au volant de sa Vespa 50CC de… 1979 ! Non seulement il peut sembler incroyable d’avoir survécu à une telle épopée en Vespa, mais en plus, il s’arrêtait pour peindre et camper sous une tente plus ou moins imperméable et ce, malgré l’exécrable climat écossais. J’ai particulièrement adoré les nombreux dialogues humoristiques de ses interactions avec les locaux. En fait, l’ensemble de l’œuvre m’a fait penser à une version du XXIème siècle du plus classique ouvrage qui soit sur le whisky, The Whisky Distilleries of the United Kingdom d’Alfred Barnard, c’est donc vous dire !

Enfin, ce livre s’adresse tout autant aux novices qu’à ceux qui pensent tout connaître sur le whisky. Du vrai bonbon à lire !

Loch Lomond 18 ans

46% alc./vol.

André 78%
Céréales au miel, oranges, confiture de fruits, pêches, tarte aux pommes, agrumes, abricots, melon au miel. Le nez est superbe, les fruits intenses et bien ficelés. Ça se gâte en bouche, avec des notes de carton mouillé bizarre et une dose de poivre assez intense. Bien sucré tout de même, sirop de salade de fruits, cosses d’oranges, chocolat, poivre, confiture de fruits sauvages, anis, gingembre, bonbons casse grippe à saveur d’eucalyptus. Saveurs presque musquées. Poudre sucrée des emballages de gomme Bazooka. Finale poivrée et sèche, sur le bois de chêne, à la limite un peu tannique aussi. Un whisky débalancé avec un nez attirant mais une bouche déséquilibrée et des amalgames de saveurs douteuses.

Patrick 88%
Un bon whisky, surprenant, savoureux et un peu original. Nez : Légère fumée de tourbe, avec des fruits asses mûrs et une bonne dose de céréales. Bouche : La fumée de tourbe, de l’orge et des notes discrètes de… Légumes bouillis? Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 86.5%
Nez: Orange, miel, chapelure graham, fruits confits, le tout enrobé d’une petite boucane sublime. Bouche: Fruits des champs, épices mielleuses, raisins secs frais, sucre d’orge. Cacao amer, gingembre avec une pointe de réglisse noire. Finale: Longue et chaude, faisant perdurer toutes les saveurs et arômes précédents. Un peu sèche sur la fin. Équilibre: Le nez est incroyable, mais le reste de l’expérience semble plus ou moins contrôlé. Comme je disais pour le 12 ans, on aimerait bien essayer à 43% d’alcool. Attendez un peu je vais y ajouter quelques gouttes d’eau 😉

Shelter Point Artisanal Single Malt Whisky

46% alc./vol.
100% orge maltée vieillie sur ses propres terres de 380 acres situées en bord de mer à Oyster River en Colombie-Britannique. Le whisky est vieilli pendant 3 ans en Ex-Jack Daniel’s Bourbon Barrels qui, aussitôt vidés au Tennessee, sont expédiés pour un voyage de 43 heures les menant sur l’Ile de Vancouver afin d’être immédiatement remplis du spirit de Shelter Point.

André 86%
Avalanche de fruits tropicaux, bananes, oranges, vanille crémeuse, pommes vertes, caramel, orge maltée. J’adore la bouche qui offre des saveurs de sucre de bonbons un peu artificielle, de cassonade et de cannelle, d’oranges, chocolat au lait et de céréales séchées, du miel également. Je lui trouve une petite ressemblance avec certaines éditions de Two Brewers. Agréable douceur et une texture légèrement huileuse. Finale plus épicée sur la cannelle, de belle longueur, tout en douceur. Un whisky prudent superbement construit.

Patrick 79%
Mouin. Pas certain de comprendre l’idée de faire une imitation d’un whisky soporifique du Speyside. Surtout si on y ajoute une touche de carton mouillé. Nez : Une caisse de carton contenant du cantaloup, dont un qui s’est mis à couler. Bouche : Toujours le carton, mais avec un peu de bois sec et d’épices. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et cartonnée.

Martin 87.5%
Nez: Céréales mélangées, miel et fruits. Vanille, bois et pincée d’épices. Le caramel et les pommes croquantes bouclent le tout. Bouche: Sucre blanc, cantaloup, cacao, cassonade, miel et malt. Touche de bois et de poivre. Cannelle. La texture laisse un peu à désirer, mais je ne trouve pas l’expérience déplaisante. Finale: Chaude et épicée, avec de belle notes secondaires de vanille, crème et chêne. Équilibre: Une belle bête ce whisky artisanal. Les caractéristiques de bien des single malts s’y retrouvent, sans toutefois sacrifier la personnalité de la distillerie. Le meilleur est à venir. Ouaip, c’est bon ça.

Bowmore Vintage Distillation 1984 Limited Edition

58.8% alc./vol.
Édition limitée de 2208 bouteilles, embouteillée en 2000.

André 77.5%
Au premier coup d’œil, ça impressionne un Vintage 84 de Bowmore mais cela cache toute une surprise. Quel retour aux sources, j’ai l’impression de revenir à mes premiers embouteillages de la distillerie avec cette saveur florale. C’est définitivement une édition qui ne plaira pas à tous, singulière et au parfum de violette puissant. Nez maritime, le sel de mer séché sur les galets flânants sur la plage, gomme savon, violette, sherry savonneux, fumée de tourbe lointaine, un peu poussiéreuse aussi. Puissant en bouche, l’alcool se développe rapidement tant bien que mal adoucit par les notes de gomme savon parfumé à la violette desquelles s’extirpe les rappels maritimes salés et de vents du large. Finale en coup de poing de sel de mer et de poivre concassé, d’alcool puissant. Un des Bowmore les plus bizarre ever… uniforme, agencement de saveurs discutable, équilibre plus que discutable. Le goût de gomme savon poivrée est déstabilisante en ti-péché.