Dalmore 18 ans – Edition 2019

43% alc./vol.
Vieilli initialement pendant 14 ans en fût de chêne américain avant d’être transféré en fût de sherry Mathusalem pendant 3 ans, The Dalmore 18 ans repose 12 mois de plus en fûts de sherry de première qualité afin de lui donner davantage de rondeur. Établie en 1839 par Alexander Matheson, Dalmore devint en 1866 la propriété du clan des MacKenzie dont l’emblème est la tête de cerf est désormais apposée sur chaque flacon. Située dans les Highlands à proximité de la fameuse « île noire » rendue célèbre par Hergé, The Dalmore utilise principalement des fûts de sherry de type Oloroso, Aloroso, Mathusalem pour faire vieillir son whisky.

André 88%
Encore une fois semblable au 12 et 15 ans mais avec beaucoup plus de corps et d’onctuosité au nez. Les odeurs sont beaucoup plus définies aussi. Avalanche d’oranges sanguines, de xérès et de chocolat au lait, marmelade d’oranges, raisins secs ainsi qu’une touche poivrée. Après plus de 15 minutes dans le verre, de grosses notes de caramel apparaissent et se mélangent aux saveurs d’oranges sanguines et de cerises. Très intéressante texture en bouche, très onctueuse, gros bol d’oranges sanguines nappé de chocolat au lait fondu, prunes et raisins secs, caramel surchauffé et cigares Cubain. Finale légèrement salée et offrant aussi une bonne dose d’épices et ayant pas mal plus de mordant que l’annonçait le nez. Une édition très agréable, que l’on s’imagine bien siroter dans un gros fauteur en cuir près du foyer avec quelques carrés de chocolat.

Dalmore 15 ans – Edition 2019

40% alc./vol.
Pour cette version 15 ans de la distillerie The Dalmore, la première maturation dure 12 ans en fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique. Ensuite, le whisky est réparti à parts égales dans trois types de fûts de sherry – Amoroso, Oloroso Apostoles et Matusalem – où il séjournera encore 3 ans.

André 83%
Au nez, c’est à se demander ce que cette édition a de plus que sa jeune soeur de 12 ans. Mis à part un peu plus d’épices pétillantes au nez, on retrouve encore ces saveurs d’oranges sangunes et de fruits cake, de chocolat au lait et de marmelade de fruits rouges et du xérès pompeux. En bouche, on a gagné passablement au niveau texture et à l’aveugle j’aurais parié que le taux d’alcool était lui aussi plus fort. Oranges hyper mûres, sherry bien équilibré, gâteau aux fruits, chocolat au lait, cerises noires, raisins secs. Le tout s’accompagne de sensation de bois de chêne toasté bien agréable. Les saveurs s’époumonnent par contre rapidement encore en bouche mis à part les fruits rouges et un soupir d’épices bien discret. La finale est moyenne-longue, fruitée, et portée sur le sherry et le gâteau aux fruits légèrement épicé.

Dalmore 12 ans – Edition 2019

40% alc./vol.

André 79%
Nez costaud et bien rempli. Oranges sanguines, toffee, fruits rouges séchés, xérès, caramel, chocolat au lait. Le nez est respectueux et se livre sans retenue. C’est en bouche qu’arrive la débâcle, le whisky est fade et sans structure, sans onctuosité et passion. En revenant au nez, on a l’impression que les oranges ont tounées et on détecte aussi des arômes de poudre de cacao bizarre. Aucune texture, le whisky file sur la langue et le gosier en s’évaporant presque aussitôt. Marmelade d’oranges, poudre de cacao, fruits secs, gâteau aux fruits, raisins macérés dans le rhum brun, vieux sherry poussiéreux. Les épices se pointent discrètement le nez en finale, cannelle et clou de girofle saupoudrés sur un gâteau aux fruits, oranges sanguines et sherry légèrement chocolaté. Bien qu’offrant des saveurs et arômes intéressant et donnant un certain challenge de dégustaiton, ce Dalmore dilué à 40% s’effondre en bouche de par sa structure chambranlante et sa texture inexistante. Un whisky pour Mr ToutLeMonde.

Patrick 89%
Mon analyse des arômes ne change pas, au contraire de ma conclusion. À l’époque, il y a plus de 5 ans, j’avais trouvé ce whisky trop intense. Aujourd’hui, au contraire, je le trouve riche, intense et superbement balancé… Ce qui lui mérite donc quelques points supplémentaires. Les goûts changent, il faut croire!

SMWS 66.100 Ardmore 12 ans

55.5% alc./vol.
‘’Relax in a recliner’’, Distilled 12/11/1981 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 173 bottles.

André 89%
La mer dans un verre… Étrangement, comme le whisky vient du mainland. Seeweed, enbruns maritimes, pâtes de Curry, oranges, citron. Bouche huileuse et fluide, terreuse et épicée. Approche maritime avec des accents d’huile à moteur souillée et d’agrumes. Les épices son très présentes en finale et gonflent la sensation d’alcool.

Martin 89.5%
Nez: Très doux comme expérience. Citron et cari, poivre et algues. Terre humide et céréales. Bouche: Texture super ample et huileuse. Poivre rose et citron. Pierre lavée et tourbe maritime. Bois sec et petits fruits bien sucrés. Finale: Chaude et douce à la fois. Le sucre en poudre et la planche de chêne sont à l’honneur. Touches de poivre et de bourbon. Équilibre: Un bon SMWS comme toujours. Ardmore ne cesse de surprendre par son côté tourbé malgré son éloignement de l’île d’Islay. On aime d’amour.

Highland Park 15 ans Distillery Exclusive Single Cask #1938

60.3% alc./vol.
1st Fill American Sherry Oak Puncheon, 572 bottles. Disponible en achat à la distillerie seulement, en complément de la visite ‘’Eunson tour’’.

André 93%
Les single cask HP ne font pas l’hunanimité et plusieurs de ceux-ci avaient des notes de sulfure prononcées. Mais cet embouteillage est simplement PARFAIT. Le nez est succulent et invite au respect de la dégustation et à prendre son temps. Grosses cerises noires, fruits secs, oranges, chocolat noir amer. Simple mais juste dans la présentation. La bouche est grasse, remplie de fruits rouges; cerises, oranges ou nectarines tremprées dans le chocolat, cigare Cubain, fruits secs. Une touche saline hyper discrète en finale de bouche qui se drape d’une écharpe fruitée intense. Du grand Highland Park comme on nous en donne trop peu dans les dernières parutions.

Big Peat Fèis Ìle 2019 Edition

48% alc./vol.
Édition limitée de 3300 bouteilles composée de single malts provenant des distilleries Ardbeg, Bowmore, Caol Ila and Port Ellen, fermée en 1983. Cet embouteillage commémoratif présent le visage de 400 Big Peat’s « Pals » (Copains de Big Peat) du monde entier, après que les fans de la marque ont déposé leur selfie en ligne via un concours sur le site de Douglas Laing.

André 87%
Influences maritimes affirmées, sel de mer et filets de pêche séchant près du quai, pitch à toiture, feu de foyer allumé avec des bûches encore mouillées qui dégage de bonnes salves de fumée grasse. Après ce nez attrayant, on attend beaucoup de la bouche qui déçoit rapidement avec sa texture diluée. Bonnes saveurs de citron frais pressé et une fraicheur attrayante, tourbe verdâtre et cendre de feu refroidit au matin, aspect médicinal, varech, sac de jute, agrumes. Finale un peu courte au départ mais qui gagne en longueur à chaque gorgée supplémentaire. Feu de camp, varech, sel de mer et tourbe verdâtre camphrée. Un bon dram de semaine qui manque un peu de torque.

Patrick 89%
Oh que c’est bon ça! Riche et complexe, porté par une belle texture. Une belle bouteille de plaisir liquide. Nez : Fumée de tourbe intense, avec une bonne dose d’huile à moteur et des agrumes. Bouche : De la belle fumée de tourbe, du bois épicé, de l’huile à moteur, du poivre et un peu d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Intense dès l’ouverture, avec de la fumée de tourbe maritime, des notes de corde goudronnée et une pointe d’algues séchées, équilibrées par un vent de citron confit. Bouche: Attaque vive et saline, où se mêlent cendre froide, poivre noir, réglisse et un soupçon de malt sucré qui adoucit l’ensemble. Finale: Persistante et sèche, sur des braises fumantes, du sel marin et une touche d’orge grillée qui laisse une impression de robustesse carrée. Équilibre: Un dram fidèle au style emblématique de Big Peat, combinant intensité tourbée et nuances côtières avec une buvabilité fucking accessible.

Legent Kentucky Straight Bourbon Whiskey

47.5% alc./vol.
Bourbon partiellement fini en fûts de vin et de xérès, produit d’une collaboration entre Fred Noe et Shinji Fukuyo.

André 79%
Nez composé de fruits rouges et de réglisse, pommes caramel, de fruits secs, de raisins mauves. La bouche est très influencée par les des notes de charcoal et de bois de chêne brûlé et de solides épices bien soutenues. La texture en est affectée sur deux points; une sensation edgy pointue d’épices et une texture hyper molle et diluée. Côté saveurs, on retrouve ces mêmes fruits rouges séchés et la réglisse, humée précédemment, cerises et raisins mauves, caramel, grosses notes de poivre noir concassées et de cannelle ainsi que de bois brûlé. La sensation finale en bouche apporte une ambivalence difficile à suivre même si la base du whisky est intéressante. La finale est épicée et poivrée et est monopolisée par les notes de bois de chêne brûlé et de charcoal. Dommage, le scénario était intéressant mais même les acteurs de renom n’ont pas pu donner vie à l’idée originale.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais quand on a annoncé que Shinji Fukuyo y avait collaboré, je m’attendais à quelque chose de plus riche et de mieux équilibré. Bref, dans le style « bourbon vieilli en fûts de xérès », il est aisé de trouver mieux. Étant fan en général des bourbons de Jim Beam, je ne trouve pas qu’on lui a rendu service ici. Nez : Pas de surprise, on détecte les arômes typiques du bourbon de Jim Beam, incluant épices, bois brûlé et cerises, ainsi qu’une bonne dose de fruits mûrs provenant du vieillissement en fûts de xérès. Bouche : Très vineux, avec des fruits mûrs intenses, une tonne d’épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et une touche de cerise.

Martin 78%
Nez: Très rond et fruité, compote de fruits des champs, vanille, bois et crème. Un peu de charbon et de maïs complètent l’aventure. Bouche: Retour des fruits, épices et maïs. Un peu de vanille. Le mix est plutôt louche. Réglisse. Les éléments sont tous potables, mais on dirait qu’il manque un petit quelque chose de rassembleur. Finale: Notes de bois, de maïs et de vanille, nappées de fruits rouges. J’ai l’impression de me répéter, ce qui justement illustre bien la faiblesse de ce whisky. Équilibre: Le bourbon est un style bien particulier, auquel ne sied pas toujours bien les finitions spéciales. On a tenté ici de sortir d’une zone de confort, sans réel succès.

James Eadie’s Trademark X 2017 Blended Scotch Whisky

45.6% alc./vol.
Vous connaissez peut-être le nom James Eadie Trade Mark « X » si vous êtes un passionné d’histoire du whisky. Eadie a commencé à produire cette expression dès 1854 et a déposé le logo de la croix en 1877 – juste un an après que le ‘’Trade Mark Regislation Act’’ soit adopté. Le whisky Trademark « X » a été produit jusqu’à la fin des années 1940, puis a disparu. Cependant, la marque a été relancée par l’arrière-arrière-petit-fils d’Eadie, avec une recette qui comprend 14 des 16 whiskies qui figuraient dans la marque commerciale originale « X », y compris quelques distilleries fermées ! En “Single Grains” : Cambus (fermée en 1993 et démolie par la suite) & Cameronbridge et en “Single Malts” : Littlemill (fermée en 1994 et incendiée par la suite), Glenturret, Blair Athol, Glendronach, Benrinnes, Craigellachie, Aberlour, Dailuaine, Talisker, Coal Ila, Lagavulin & une distillerie secrète de Campbeltown.

André 85%
J’ai servi cet embouteillage dans une session d’introduction aux whiskies Écossais et celui-ci a fait fureur parmi les invités avec sa complexité cachée derrière une simplicité à boire et apprécier. Nez de fruits à chair et de fruits tropicaux, bananes, abricots, poires, belle fraicheur de pommes vertes et d’herbe mouillée rehaussée de bois de chêne séché. Belle texture ronde et soyeuse en bouche. Céréales au miel, morceux de poires en conserve, fruits tropicaux dans un nuage de tourbe diaphane. Sensation plus sèche mais étrangement sucrée aussi en début de finale, avant que la fumée de tourbe ne prenne le dessus sans trop monopoliser toute la bouche et se mélange avec les fruits tropicaux. À 70$ la bouteille, un must!

Patrick 89.5%
Un très bon blend facile à boire, mais offrant tout de même une belle complexité et une expérience de dégustation des plus agréables. Nez : Beau parfum de céréales et de bois frais, avec une petite touche d’herbes. Bouche : De belles épices, une fumée discrète, mais omniprésente, du bois et des céréales. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices et le bois sec.

Old Particular Invergordon 21 ans

51.5% alc./vol.
Distilled May 1997, Bottled May 2018 from Refill Barrel #DL12185, 279 bottles

André 90%
Un whisky qui fait honneur au style. Superbe nez, cassonnade, céréales Sugar Crisp, chocolat au lait, miel, abricots. Léger acéré mais qui demeure discret et qui s’adoucit avec le temps. Belle texture onctueuse en bouche, beaucoup de vanille et de miel. Ça me rappelle un bol de céréales Quaker Croque Nature, d’amandes et de miel assaisonné d’une poignée d’abricots séchés. L’apport des céréales est indéniable avec sa finale de bouche assérée et sèche. L’alcool est bien niché dans l’édredon de vanille et de miel. La finale est hyper longue, l’alcool s’extirpe de ses draps vanillés et mielleux pour picotter un peu l’intérieur de la bouche bien nappée par la texture crémeuse du whisky. Les grains whsikies sont une espèce unique en soit, il ne faut pas les comparer aux single malts, les saveurs sont souvent plus limitées et laissent quelques amateurs sur leur faim. Mais lorsqu’il est bien conçu, on comprend bien l’importance de leur contribution dans les meilleurs blends Écossais.

Patrick 85%
Un très bon whisky de grain, offrant une belle balance de saveurs. Facile à boire et agréable, une belle expérience. Nez : Délicieux parfum, avec du beurre, de la vanille et de la pâte à biscuits. Bouche : Sucré et légèrement boisé, avec une touche de noix de coco et du caramel. Finale : D’une belle longueur, de belles épices, du sucre, de la vanille et du fudge.

Jim Murray – Classic Blended Scotch

Prion Books – 1999

Patrick 90%
J’ai longtemps cherché un livre de référence sur les Blended Scotch – Ceux-ci représentant près de 90% du volume total du scotch vendu, je me suis dit qu’il devait y avoir une profusion d’ouvrages sur le sujet! Et bien non : J’ai dû me tourner vers cet ouvrage qui a été écrit il y a 20 ans pour retrouver la vue d’ensemble que je recherchais. Bref, un livre de référence très bien fait, complet à l’époque, avec de l’information factuelle et intéressante. Idéal si vous êtes curieux d’en savoir plus au sujet de « l’éléphant dans la pièce du scotch ». Ma seule remarque négative, est qu’il est dommage, voire incompréhensible, que ce livre n’aie jamais été réédité à ce jour.