Bowmore 15 ans Fèis Ìle Collection 2018

52.5% alc./vol.
First Fill Oloroso Matured, Bottle #1998 of 3000

André 90%
Une bombe de sherry qui cache ses origines maritimes. Le nez est goulu et entier, la pâte de fruits et le gâteau aux fruits, cerises noires, oranges, rhum brun, raisins secs, dattes, fond salé maritime et le bois gorgé de xérès dans un lointain nuage de fumée de tourbe presque réservée. En bouche, c’est le bon taux de sucre qui étonne et qui arrondit passablement l’effet de l’alcool. La tourbe a un aspect un peu terreux, la fumée est plus présente, tout comme les notes de poivre assez soutenues et le chocolat noir fourré de fruits secs. Sensation licoreuse aussi avec un arrière-plan légèrement tannique. J’ai aussi des notes de compote de pommes saupoudré de gingembre passé au congélateur puis râpé, en finale de bouche. Finale tannique, chocolat noir et café expresso, dattes et fruits secs. J’adore la délicatesse un peu brute de cette édition. Tant que tu est amateur de sherry intense, you’ll get your fix.

Patrick 95%
Ça, c’est exactement le style de whisky que je préfère! Ça ne se peut presque pas quelque chose d’aussi bon! Nez : Du chocolat, des fruits mûrs et sucrés, du sel… J’imagine que ça doit sentir un peu comme ça aussi au Paradis. Bouche : Du xérès chaleureux, des fruits mûrs, du chocolat noir, du sel et une pointe de fumée. Tellement bien construit, j’adore! Finale: D’une belle longueur, salée et fruitée.

Buffalo Trace Kentucky Bourbon Cream

15% alc./vol.

André 90%
De toutes les liqueurs de whisky ‘’aromatisées’’, les seules que je tolère sont celles de ce style. J’avais adoré celle de Forty Creek entre autres, mais celle-ci est définitivement succulente. Pour ma part, il m’arrive de ‘’l’enjoyer’’ sur glace, l’été quand il fait plus chaud (avec modération car ça peut tomber sur le cœur rapidement ces boissons sucrées) ou dans un gros verre de Iced Cap de Tim Horton ou dans un café bien chaud l’hiver. Les amateurs de Bailey’s ne savent pas ce qu’ils manquent… Pour les notes de dégustation, on va faire ça court. Nez et bouche bien crémeuses, notes de vanille, de café et de bien savoureuses saveurs qui rappellent le bourbon. Bon taux de sucre évidemment alors faudra ne pas trop forcer le coudre sur les portions. Une TRÈS belle découverte à parrtager ou pas…

Patrick 90%
Je m’attendais à quelque chose d’atroce, et à ma grande surprise, maudit que c’est bon!! Du caramel, un peu de crème, de la vanille, le tout avec petite touche de whiskey… Dans ce genre de produit-là, c’est l’un des rares que je ne diluerais pas dans mon café!

Blanton’s Single Barrel #552

43% alc./vol.
Dumped 22/05/19, warehouse H, Rick 17. ***Buffalo Trace Mash-bill No.2 (Entre 12-15% de seigle)
Premier bourbon à avoir été mis en bouteille fût par fût (single barrel) en 1983, Blanton’s a révolutionné l’American whiskey. Il est élaboré au sein de la distillerie Buffalo Trace située au coeur du Kentucky. Ce straight bourbon porte le nom du colonel Blanton qui dirigea la distillerie de 1912 à 1953. Le créateur de Blanton’s s’est inspiré de son prédécesseur, tirant profit de l’abandon du principe de rotation des fûts pour que chaque barrique acquière un profil aromatique unique. Durant la Prohibition, cette distillerie fut l’une des quatre distilleries aux Etats-Unis autorisées à produire du whiskey à des fins médicinales. Rebaptisée Ancient Age en 1969, elle porte depuis 1999 le nom de Buffalo Trace qui s’affiche en grand sur un château d’eau digne des meilleurs westerns. Pionnière à plus d’un titre, elle fut la première en 1984 à commercialiser un single barrel bourbon, le Blanton’s. Elle est également la seule distillerie du Kentucky à produire cinq styles de whiskeys différents : deux à partir de seigle, un à base d’orge, un autre à base de blé et un whiskey 100% seigle.

André 84%
Belle compote de cerises, caramel, gros rye cireux, épicé et poivré, cannelle et clou de girofle, fût carbonisé. La bouche est musclée, bien relevée par le poivre et la cannelle. Sensation cireuse bien présente et une grosse astringence de bois carbonisé uen fois ingéré. Côté saveurs on retrouve des cerises, des fruits sauvages, de l’oranges, des raisins secs et du caramel brûlé. La finale est très longue, généreusement épicée de cannelle, de clou de girofle et de poivre noir broyé nappant un bol de fruits sauvages, de pelures de pommes et de cerises noires. Bien que ce soit un super bourbon qui respecte la ligne directrice du style et qui possède une profondeur indéniable, l’équilibre des saveurs est discutable et les épices, à mon sens un peu trop présentes et envahissantes.

Patrick 84%
Un beau bourbon, mais un peu rough. Nez : Du beau parfum de bourbon classique, avec une petite touche de cerises. Aussi de belles céréales, un peu de caramel et du beau sucre blanc. Bouche : Du bois brûlé intense, du caramel et quelques épices. Finale : D’une longueur moyenne, avec de belles épices et un peu de cerises.

Martin 86%
Nez: Les notes classiques du bourbon s’assemblent sous notre nez, « pun intended ». Vanille, maïs, Kool-Aid aux cerises, touche de gomme Bazooka, et bien sûr le sacro-saint chêne vierge. Bouche: Cerises et raisins, vanille et touche poivrée. Bois et maïs. Belle envolée, touche de gomme balloune qui nous dirige en finale. Finale: Bien boisée et poivrée, sur un beau degré d’alcool pas trop assommant. Encore une belle pointe de bubblegum. Équilibre: Un beau bourbon qui en offre beaucoup sans trop en demander en retour. Une marque qui mérite sa réputation. En plus le p’tit cheval sur le bouchon est cool.

Tomatin 40 ans

42.9% alc./vol.
Édition limitée de 1614 bouteilles, distillée le 17 mai 1967, embouteillée le 2 octobre 2007.

André 93%
Raisins secs et purée de pommes, réglisses rouges, cosses d’oranges, abricots, une touche de cannelle titille les narines doucement, le tout aplani par les notes de miel onctueux. Le nez est vraiment solide, juste wow. En respirant, le nez s’arrondit encore plus et de juteuses notes de mangue et de melon au miel émergent goulument. En bouche, le whisky est hyper onctueux, gras et huileux. Belles notes de coconut et de tabac et un savoureux mélange de fruits tropicaux et de jus de raisin mauves frais; d’abricots, melon au miel, oranges, papaye. Il y a bien quelques épices mais pour le moment c’est plus l’avalanche de fruits tropicaux qui prend toute notre attention. Aux gorgées subséquentes, l’équilibre général et la texture vraiment unique nous étonne encore plus. Solide!!! L’apogée de cette expérience mémorable de dégustation est la conjonction des fruits est des épices qui se passe en finale et qui se meurt dans des notes de coconut fumé. J’avais 5 mois quand ce whisky a été distillé, la preuve que je ne suis pas le seul qui vieillit bien! Lol!!!!

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch TB/01-15.03.00/19.MH

46.2% alc./vol.
Batch TB/01-15.03.00/19.MH. Pourquoi Traigh Bhan? Ardbeg aime bien rappeler la géographie locale dans ses bouteilles de son “core range”. On n’a qu’a penser au Uigeadail (la source d’eau de la distillerie), Corryvreckan (un puissant et légendaire tourbillon entre Jura et Scarba au nord-est d’Islay), et plus récemment An Oa (la péninsule au sud-ouest d’Ardbeg sur Islay). Traigh Bhan est le nom sur la carte du Ordnance Survey (l’agence cartographique de la Grande-Bretagne) qui désigne la plage bordée de pierre volcanique mieux connu localement sous le nom de Singing Sands, à une centaine de mètres du légendaire phare de Port Ellen, Caraigh Fhada. Admettons que Ardbeg Traigh Bhan sonne mieux pour un whisky que Ardbeg Singing Sands…’’ Merci Rather be on Islay pour la description du produit! Cette édition ‘’core range’’avec mention d’âge est la première à paraître depuis 20 ans. Maturation en American oak et Oloroso Sherry casks.

André 89%
Quelle belle douceur fumée qui nappe un savoureux mélange d’ananas, de poires et d’oranges couronnées de crème à saveur de vanille, notes verdâtres de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus, d’herbe mouillée. Toujours ce rappel de fruits tropicaux et de citron frais qui nous font ouvrir les narines pour une bonne dose d’air frais parcelé de sel de mer transporté par le vent du large. En arrière-plan on a la fougue latente de l’épine dorsale des jeunes Ardbeg qui dors en retrait, genre de bitume chauffé par le soleil après un orage ou d’huile à moteur souillée. Dans l’expectative de quelque chose de soutenu j’ai les gencises gorgées de salive mais dès son entrée en bouche, le manque de profondeur et de complexité du whisky frappe comme un 10 roues rempli de bois en pleine face. Mélange de fruits tropicaux (ananas, poires, citron), de vanille et de miel, tourbe camphrée et salée, un pincement de bois de chêne sec et d’épices. La texture manque de structure et de support, je m’attendais à quelque chose de plus rond (pas licoreux mais plus huileux disons). Pour être honnête, je cherche encore les notes de fruits rouges… Les saveurs de tourbe se gonflent à chaque gorgée et celle-ci devient très cendreuse et encore plus terreuse après 45 minutes. La finale est tourbée et poivrée, camphrée et boisée, pas hyper longue, mélange de chocolat et de fruits tropicaux. Bien des distilleries aspirent à n’avoir qu’un seul whisky tourbé de cette qualité. Mais avec le temps, Ardbeg est devenu son pire ennemi, on ne peut que le comparer qu’avec lui-même et il faut avouer que cette édition n’est pas stellaire comme des précédentes parutions.

Patrick 90%
Un délicieux Ardbeg, où toutes les saveurs que j’aime sont présentées avec retenue, ce qui nous permet de les savourer comme jamais. Nez : La délicieuse fumée de tourbe d’Ardbeg tout en douceur avec une note salée et quelques agrumes. Bouche : La fumée de tourbé d’Ardbeg, du poivre, un peu de sel marin et de discrètes agrumes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et les épices du bois brûlé.

Martin 91.5%
Nez: Des steaks sur le bbq aux briquettes. La plage en fin de soirée. Un peu de sel, un peu de fumée de tourbe. Céréales et fruits tropicaux. Le tout est dosé d’une manière à ce que rien ne prenne le dessus sur les autres. Une belle complexité mariée à une aussi gracieuse délicatesse. Bouche: Tel qu’attendu, la tourbe ouvre le bal, pour ensuite nous laisser voir fruits tropicaux, bois sec, poivre blanc, chocolat noir, sel marin et touche de pierre lavée. Brin d’asphalte, comma Ardbeg sait si bien nous le servir. Finale: C’est chaud, c’est fumé. Bien poivrée et boisée, la finale nous laisse sur des notes agréables de fruits et de chocolat. Équilibre: Un excellent Ardbeg, qui nous laisse sur une grande douceur et complexité pour un malt qui se veut habituellement si impétueux.

Penderyn Royal Welsh – Icon of Wales Series #6

43% alc./vol.
Peated Portwood Finish. Ouverte en l’an 2000, Penderyn est la première distillerie galloise à produire du whisky depuis cent ans alors que le dernier concepteur de ce spiritueux avait fermé ses portes en 1903. Penderyn célèbre ses racines galloises avec cette 6 e édition de la gamme Icons of Wales. Une bouteille et une étiquette calquées sur le premier whisky gallois datant de la fin du 19eme siècle, qui était produit dans une distillerie située au nord du Pays de Galles, dans le village de Frongoch, Penderyn redonne vie à cette distillerie fermée depuis plus de 100 ans avec une expression à la tourbe délicate. Le Royal Welsh Whisky est issu du distillat Penderyn, 100% orge maltée non tourbée, vieillie en ex-fûts de Laphroaig et fûts de Porto.

André 79%
Le nez est réservé mais bien rond et d’une belle douceur. Confiture de fruits et d’oranges, belle vanille onctueuse et une fine fumée de tourbe en retrait. La rondeur apportée par le port cask est attrayante mais se garde d’envahir tout le nez. En bouche, les notes de fumées se gonflent rapidement et la tourbe devient saline et aiguisée. On ressent beaucoup les notes de bois de chêne un peu verdâtre aussi, vite recouvertes pas les notes de fruits rouges en compote. La vanille s’est transformée en saveurs de caramel et de toffee. La finale est vraiment hyper edgy, une tonne de poivre et d’épices appuyées de notes de bois de chêne sec effilé. La douceur du Port Cask vient d’en prendre pour son rhume… ouch… Débalancé et aucune souplesse dans la finale de bloc monolitique de poivre et d’épices.

Patrick 89%
Un whisky original et savoureux, le genre de whisky qu’un gars comme moi, qui en voit des nouveaux à chaque jour, adore déguster. Pas ce que la plupart des gens peuvent rechercher, à moins qu’ils ne recherchent une nouvelle présentation de la fumée de tourbe. Alors, dans ce cas, vous trouverez ce whisky réjouissant! Nez : Un mélange intriguant de fumée de tourbe et de sève de jeune arbuste. Le tout complété par un peu de caramel, de vanille et de bois. Bouche : Toujours le mélange intéressant de fumée de tourbe et de sève, avec des épices et un peu de sucre. Finale : D’une belle longueur, fumée et discrètement salée.

Martin 81%
Nez: Malt et vanille, orange et citron, touche de vin et de bois épicé. Légère pointe de menthe et de boucane de tourbe. Bouche: Vanille et melon au miel. Fleurs blanches et bois vert un peu astringent. L’influence du port cask se cache un peu plus ici. Finale: Le porto timide de la bouche prend son envol ici, accompagné de notes de cacao, de chêne, de cinq poivres, de vanille et d’herbe. On vient un peu ici rattraper les lacunes que la bouche avait, mais en sacrifiant un peu les points forts de celle-ci. Équilibre: Mélange de saveurs agréable, quoique peu raffiné. Nez quelconque, avec texture et finale en fort contraste, un peu en dents de scie comme expérience. Les épices finissent par tout étouffer.

Glenrothes 25 ans The Soleo Collection – Edition 2019

43% alc./vol.
Les fûts utilisés pour cette version proviennent en grande partie de First Fill Sherry Casks.

André 86%
La première fois que j’ai goûté à cette édition c’était au NB Whisky Festival 2018, un tiers d’once arraché de peu au kiosque parmi la foule déchaînée voulant se rincer le gargotton avec une bouteille de prix. La dégustation m’avait laissé de marble mais je m’étais promis de m’y replonger et de lui donner la même chance que mes autres évaluations, dans le même environnement, à environ le même timing, dans le même verre, etc. Ma note à ce moment avait été de 86% et mon comparse Patrick s’était extasié et donné un stellaire 94%. Alors nous y voilà, take 2… Nez pâteux, raisins de Conrinthe et oranges confites, pâte de fruits, dattes et prunes séchées, feuilles mortes mouillées, blague à tabac. Merde! Comment un whisky avec un nez si gourmand peut-il avoir une texture si peu amoureuse? La bouche est diluée et sans passion, c’est déprimant. Les saveurs sont bien là mais étouffées par la dilution trop importante. Dattes et raisins, cuir mouillé, caramel, fruits secs, cerises noires, oranges. La fianle est tannique et pâteuse, relevée d’épices et offre un gros sherry bien charnu. Je reste sur mes positions. Ce whisky, sans être mauvais, n’a pas l’étoffe des grands whiskies, sorry.

Martin 85%
Nez: Orange et mangue, xérès et crème. Touche de bois et de raisin. Bouche: Bois, coriandre, poivre rose et touche de fruits. À cette étape pn perd un peu d’intensité. Finale: Chêne, épices et fruits rouges. Équilibre: Beau sherry cask, fait une forte impression au nez, mais fait patate sur le reste de l’expérience.

Lagavulin Distiller’s Edition 2002-2018

43% alc./vol.
PX Sherry Cask, Batch LGV 4/507

André 88%
Un trip à trois de saveurs… Avec une belle femme aux cheveux noir de tourbe terreuse et une aux cheveux roux de xérès. J’ai toujours adoré la conjonction de la tourbe puissante et de l’utilisation de sherry cask, deux saveurs que j’apprécies énormément. D’avoir toutes ces saveurs dans une seule gorgée c’est le ciel version whisky. Le nez nous offre une bonne dose de fruits rouges et de fruits séchés, raisins secs, xérès, une belle tourbe musclée mais ronde, un aspect maritime materné par de bons bras bien grassaouillets de sherry amoureux. On a même droit à de beaux accents d’oranges qui dansent dans un nuage diaphane de tourbe huileuse. La bouche dégage des saveurs de cendres froides et de tourbe terreuse phénolique, de raisins et fruits secs, de cosses d’oranges trempées dans le chocolat noir, de sel de mer séché sur les lèvres, de caramel chaud avec une fine touche de poivre broyé. La texture est à la limite liquide et huileuse mais les saveurs tellement bien équilibrées. Ensemble très aromatique comme Lagavulin sait bien le faire. Finale douce, tourbée, fruitée et de chocolat poivré. Un Lagavulin avec une pointe d’exotisme mais qui n’a pas perdu sa vraie personnalité.

Patrick 94%
Un autre whisky extraordinaire de Lagavulin. Oh que c’est bon. Et je suis bien content d’en avoir une bouteille pleine! Nez : Oh oui oh oui oh oui! Ça sent bon, ça! La belle fumée de tourbe de Lagavulin, du sel de mer et du délicieux xérès fruité et sucré. Bouche : Toujours la superbe fumée, le sel et le xérès, le tout dans une balance sublime. Oh que c’est bon. Finale : D’une belle longueur, salée, fruitée et sucrée.

Kilkerran Heavily Peated Batch #2

60.9% alc./vol.
Assemblage de whiskies âgés d’environ 3 ans et demi, 70% bourbon cask, 30% sherry cask, 88ppm.

André 76%
Alors j’avoue, je n’ai pas eu beaucoup de plaisir à évaluer ce whisky. Un jeune whisky qu’on a tenté de cacher sous les notes de fruits tropicaux et rouges. Un alcool parfumé… Le nez évoque un bol de céréales séchées couronées de morceaux de pommes vertes en dés, assaisoné d’un splash de citron et d’herbe verte tout fraichement sortie du sac de tondeuse. On a aussi droit en prime a de bonnes salves de tourbe grasse et terreuse qui tente maladroitement de donner un peu de texture et d’adoucir cette sensation d’alcool pas mature du tout. La bouche confirme ces impressions, ça goûte le bois mordu à pleine dents et les céréales séchées. La tourbe s’est mélangée d’une poigne d’herbe mouillée et de terre détrempée. On détecte la provenance maritime du dit liquide avec ses éclats de sel de mer et d’enbruns maritime évidents. J’ai encore droit (tout comme la batch 1) aux saveurs de fruits tropicaux fortement citronnés. Finale huileuse, parfumée à la fumée de tourbe, à la jeunesse évidente. Les deux batches Heavily Peated ont été mes plus grandes déception de la série complète de cette discrète distillerie.

Patrick 91%
Quand la batch 3 va sortir, n’attendez pas mon évaluation et achetez-la! Vous m’enverrez ensuite une carte de remerciements avec un échantillon !!! Oui, c’est une valeur sûre à ce point-là, et suffisamment unique pour que ça vaille la peine de l’ajouter à sa collection! Nez : Une belle grosse fumée de tourbe graisseuse, des agrumes, de la vanille et un peu de chêne sec. Bouche : Une belle grosse fumée de tourbe portée par le gras du bacon croustillant, une tonne de sel de mer et un peu de bois. Genre, un déjeuner de bûcheron de lendemain de veille. Finale : D’une superbe longueur, portée par le gras du bacon, et marquée par la fumée de tourbe.

Martin 87%
Nez: Fruits tropicaux, fruits de champs, vanille et vin chaud. Vent de raisin, de xérès et de cuirette. Je trouve juste que c’est un brin difficile de discerner la tourbe au nez pour un whisky qui s’annonce « heavily peated ». Bouche: Miel et crème, tourbe et foin, sherry et raisin, céréales et poivre. Assez punché et épicé en bouche, le feu roulant du cask strength apporte encore son effet ravageur pour notre grand plaisir. Finale: Bien poivrée et chaude, avec une belle longueur sur des pointes de vanille et de bois, de tourbe camphrée et de bourbon. J’haïs pas. Équilibre: J’aime bien oû on s’en va ici. Une belle différence entre la Batch #1 et celle-ci. Juste 6 mois de vieillissement a calmé la tourbe mais a crinqué les autres saveurs. Bien hâte de voir la suite.

Kilkerran Heavily Peated Batch #1

59.3% alc./vol.
Assemblage de whiskies âgés d’environ 3 ans et demi, 50% bourbon cask, 50% sherry cask, 88ppm.

André 80%
Un pourcentage approprié de fûts de sherry et de bourbon, une belle proportion de tourbe bien dosée et on a droit à un très jeune whisky à l’équilibre surprenant. Au nez, une pelletée de jus de citron frais et une autre de jus de fruits sauvages. Belles notes cerisées bien rondes, tourbe grasse et terreuse, ananas et poires, accents maritimes et de bois sec. En bouche, on perçcoit la jeunesse du whisky et les fruits ont délaissé un peu la danse. On dirait que des saveurs de virgin oak viennent d’apparaitre. Jus de salade de fruits tropicaux, citron, bois verdâtre et alcool de grain, herbe verte mouillée, miel. Sensation un peu cendreuse et de feu de plage sur lequel cuit des viandes bien grasses. La tourbe et le sherry tentent tant bien que mal de cacher la jeunesse de l’alcool mais c’est peine perdue. Finale sur le jeune alcool qui manque encore de vieillissement, texture huileuse, tourbée, terreuse et maritime.

Patrick 93%
Oh wow, un beau gros whisky intense et porté par une texture incroyable! Unique, je regrette de ne pas avoir mis la main sur une bouteille! J’adore! Nez : Ooooooh! Bang bang bang, c’est du gros calibre ça! De la grosse fumée de tourbe intense, avec de la cendre, de la vanille et du beau gros bacon gras! Bouche : De la grosse fumée de tourbe intense, du poivre, du bois brûlé, de la vanille, des agrumes et toujours le savoureux bacon! Finale : D’une belle longueur, fumée et grasse.

Martin 87%
Nez: Tourbe et mélasse forment la trame de fond de cette expression. Fruits des champs et citron, crème et bois. Poires et air salin. Touche de poivre et de gingembre. Bouche: Texture un peu fade, mais les saveurs sont au rendez-vous et elles sont équilibrées. Céréales tourbées, ballot de foin, vanille, crème et fleurs. Bois et petits fruits, ananas et poivre rose. La morsure d’alcool est vraiment tolérable. Une livre de bacon sur le BBQ. Finale: Longue et chaude, sur des accents de jeune bois, de vanille et de tourbe. Le céréales ne nous lâchent pas. Équilibre: Quand même très bien pour son âge. Belle expérience qui me donne hâte aux prochaines éditions plus matures. Win!