Seaweed & Aeons & Digging & Fire & Sherry Casks & Cask Strength – 10 ans

56.4% alc./vol.
Batch 03.

Patrick 94%
Cette bouteille, avec son étiquette si particulière, m’intriguait depuis longtemps. Et bien, je n’aurais pas dû attendre, me fier à mon instinct et sauter dessus! Nez : De beaux fruits mûrs à la perfection et sucrés, du chocolat au lait, du sel de mer et le tout discrètement enveloppé d’une belle fumée de tourbe évanescente. Bouche : La fumée est ici plus présente, mais se présente tout de même bras dessus – bras dessous avec un beau xérès fruité et sucré (mais pas trop, juste assez!) et du chêne brûlé. Le tout est complété par de belles notes de cannelle, une touche poivrée et un peu de chocolat. Finale : D’une très belle longueur, débordante de fruits mûrs, et avec une touche salée et fumée.

Martin 89%
Nez: Braise humide, chocolat noir, algue séchée, datte et une pincée de cuir mouillé. Bouche: Huileuse et percutante, sur la tourbe grasse, la confiture de prune, le caramel brûlé et une touche de café torréfié. Un vent de fruits tropicaux conclut cette étape de la dégusttion. Finale: Longue, saline et cendrée, avec un retour de fruits secs et d’épices. Équilibre: Un dram tourbé-fruité puissant, profond, légèrement sauvage, mais habilement structuré, avec un caractère maritime assumé.

Kim 88%
Nez : Pâte de coing et papaye séchée apparaissent sous l’alcool proéminent, jus de citron, cassonade. Je capte quelques arômes, puis une vague d’alcool vient submerger le tout. Bouche : Encore ici les fruits tropicaux aux saveurs concentrées, fleurs de mélilot séchées, poivre blanc et sucre de palme. L’alcool offre une belle trame structurée pour ces saveurs qui, sans être très complexes, me plaisent bien.

Aerolite Lyndsay 10 ans

46% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky – The Character of Islay Whisky Company – Aerolite Lyndsay est en fait une anagramme des mots « ten year old Islay » (Islay de dix ans d’âge) !

Patrick 90%
C’est souvent la « finale » d’un whisky qui fait qu’il perd des points, mais ici, c’est tout contraire. La finale s’étire tellement longtemps et est tellement délicieuse que j’ai ajouté quelques points à la note que je prévoyais initialement donner. Bref, un superbe whisky de dégustation. Nez: Fumée de tourbe maritime, avec une touche de miel sucré, de paprika, de caramel salé et de vieux papier journal (je trahis ici mon âge!). Bouche : Une délicieuse fumée de tourbe bien salée, du chocolat noir, du cuir, du miel et une touche fruitée extrêmement discrète. Finale : D’une très belle longueur, fumée et cendreuse, salée et sucrée. J’adore le goût qui me reste en bouche.

Martin 85%
Nez: Fumée sèche, caramel salé, citron confit et une pointe de vanille. La tourbe est bien présente mais elle se laisse désirer. Bouche: Texture fine mais expressive, sur la cendre froide, le miel, le malt toasté et une touche d’épices. Finale: Moyenne à longue, légèrement saline et cendrée, avec un retour sucré-fumé. Équilibre: Un Islay quand même bien construit, offrant une tourbe modérée et une texture harmonieuse, parfaite pour faire découvrir le style de l’île à un apprenti.

Kim 83%
Nez : Brioche au sucre à la crème qui aurait fait un bref et bénéfique séjour dans le fumoir, cerises noires, poivrons vert grillé, noix de grenoble, son de blé. Bouche : Si un whisky et un muffin au son avaient fait un enfant, ça donnerait ça. Feeling de « brun » mais pas mauvais; gruau, son de blé encore, mélange de noix, raisins secs. Un beau petit whisky sympathique sans être flamboyant ni fabuleux.

Costco – A Whisky Tour of Scotland DAY #11 – Caol Ila 4 ans

46% alc./vol.
Hogshead 225-250l.

André 83%
Nez expressif, sur la fumée de tourbe terreuse et cendreuse, les fruits à chair, le citron et sel de mer. La tourbe en bouche est plus végétale et poivrée, d’aspect maritime avec sa livraison de sel de mer. Poires, ananas et citron, fond de crème glacée à la vanille intensément poivrée et d’iode médicinal. Sensation cendreuse plus discrète. Texture un peu liquide, sans trop de consistance. Finale de fumée de tourbe terreuse et médicinale, de cendre froide et de vanille.

Patrick 89%
Un très bon Caol Ila, surtout considérant son jeune âge. Impressionnant et savoureux. Nez : De la belle fumée de tourbe intense, bourrée de cendre et une touche maritime. Bouche : Si la fumée de tourbe très intense et la cendre sont au premier plan, il est difficile d’ignorer la tonne de sel présente! Le tout est porté par une surprenante texture pour un whisky si jeune. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 88%
Nez: Tourbe vive, iode, citron frais et chêne humide. Rien ne laisse présumer sa jeunesse pour le moment. Bouche: On reste toujours sur la tourbe comme ligne directrice, sur la fumée de bois, le zeste de citron, les olives noires et une touche de sel marin. Une pincée de poivre noir scelle le tout. Finale: Moyenne à longue, salée, goudronnée, avec un rappel cendreux et végétal. Équilibre: Un dram jeune mais expressif, qui fait sortir le poète en moi, brut de bord de mer, qui claque comme un vent d’ouest sur les falaises d’Islay. À date je crois le meilleur du calendrier.

SMWS 10.264 Bunnahabhain 7 ans

58% alc./vol.
« Bacon Butter Butt » , Distilled 24-10-2013 from 1st Fill Ex-Oloroso Sherry Butt Finish, 481 bottles. Deux fûts de bourbon de 7 ans d’âge provenant de la distillerie Bunnahabhain sur Islay ont été combinés dans un fût oloroso de premier remplissage pour le reste de sa maturation.

André 84%
Lourdaud comme approche, sur une avalanche de fruits rouges dans un warehouse en terre battus un peu humide. Fond de caramel et de poivre moulu, prunes, pâte de fruits, tourbe médicinale. La bouche est musclée, très épicée et légèrement sèche, beaucoup de cannelle et de poivre, caramel chaud, terreux d’empotage et vieux chais humide, pommes, prunes accompagnées d’une touche de soufre. Finale sur les allumettes brûlées, la tourbe camphrée et terreuse et les fruits rouges très épicés.

Patrick 89%
Un beau gros SMWS intense comme un coup de poing dans les côtes (et je sais de quoi je parle, parlez-en à mon sensei en combat de karaté). Nez : Un beau gros parfum de fumée de tourbe grasse et huileuse, avec du beurre brûlé, un trait de vanille et une goutte de jus de pomme. Bouche : Porté par une superbe texture très huileuse, j’y retrouve du gras brûlé, de la grosse fumée de tourbe crasseuse, des allumettes brûlées, du paprika, du gros sel et une goutte de jus de prune. Finale : D’une superbe longueur, brûlante avec du bois brûlé, du piment, du poivre et une pincée de sel.

Kim 93%
Nez : Ah, savourer un bol de popcorn au beurre en regardant brûler un amoncellement de pneus! Viennent ensuite une salade d’asperges crues, une quiche au jambon fumé et un flan. Un menu complet quoiqu’hétéroclite, dans un dram. Bouche : si j’imaginais le goût du liquide coulant d’un foyer extérieur que l’on arrose pour l’éteindre après une grosse soirée de grillage de guimauves, ça serait exactement ça. J’ai l’impression de boire du jus de cendre, mais sucré. Il y a en complément de cet étrange nectar, du foin sec, des raisins secs imbibés de vin rouge et vraiment beaucoup de plaisir.

Elements of Islay LP6

51.3% alc./vol.
Fruit du mélange de 4 fûts de type Ex-Bourbon Cask, distillés en 1998 et embouteillés en 2015.

André 90%
Une autre bouteille ouverte voilà plusieurs mois sur laquelle je reviens afin d’en faire l’évaluation. Flaveurs du bourbon cask bien en évidence dans un nuage de fumée de tourbe médicinal; ananas, zeste de citron, abricot et melon au miel, tourbe cendrée, sel de mer. La richesse de la bouche est impressionnante, la texture est duveteuse sans être huileuse, énormément de fruits tropicaux; ananas flambés, zeste d’oranges, sirop de poires, melon au miel, cendre froide, iode. Longue et douce finale, médicinale et maritime, fruitée avec générosité. Un délice.

Patrick 84%
Un beau scotch intense qui représente bien ce que j’aime sur Islay. Nez : J’y retrouve le nez de tourbe médicinale et maritime que j’aime tant dans les scotchs d’Islay, avec une touche terreuse et des cendres froides. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi des agrumes et des ananas cuits. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve évidemment de la fumée de tourbe d’une belle intensité, mais aussi une tonne d’épices venant du chêne séché et brûlé, des cendres et de l’ananas cramé. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Ah, les parfums d’Islay, un trésor national… Goudron frais, algues séchées, miel foncé et pomme bien cuite. Bouche: Texture riche et vibrante, sur la fumée d’herbes, le caramel salé, le clou de girofle et une bonne dose de réglisse rouge. Finale: Longue, huileuse, saline, avec un retour hyper terreux et mentholé. Équilibre: Un Islay robuste et nuancé, qui jumèle intensité tourbée et gourmandise avec une belle maîtrise. Solide dram!

Bruichladdich Octomore Edition 14.1 Ochdamh-mòr

59.6% alc./vol.
Maturation de 5 ans en First-fill ex-American whiskey casks, fabriqué avec de l’orge de type Concerto provenant du «mainland » Écossais, tourbé à 128.9ppm.

André 89%
Incroyablement doux et muet au nez pour un whisky si alcoolisé et tourbé. Vanille crémeuse, sirop de poires, zeste de citron et melon au miel, pommes vertes, cendre froide. Ressemble étrangement au Lagavulin 12 ans Special Release 2024. Très étonnant en bouche. Pas mal straight forward, beaucoup de citron et de vanille, melon eu miel et miel d’acacia, fruits tropicaux, fumée de tourbe médicinale soutenue, grosses notes de sel de mer et de poivre en fond de bouche. Finale cendrée et maritime d’esprit tropical et parfumée de pâte à choux. Belle rétro-olfaction de citron fumé.

Patrick 90%
Dans le plus pur style d’Octomore, je demeure toujours surpris de la qualité, de profondeur, de la complexité et de la texture pour un si jeune whisky. Nez : Ça a beau être un Octomore, la première chose que j’ai senti, c’est les agrumes. Mais c’est vrai que ça n’a pas été long avant que la fumée vienne emporter toutes autres sensations! Bref, agrumes, fumée et, en faisant un effort, du caramel salé et des grains de café fraichement grillés. Bouche : Ok, ici, la fumée de tourbe, c’est aussi subtil qu’un coup de poing dans la face! Ceci étant dit, après quelques gorgées, je remarque si la fumée de tourbe est terreuse et salée, j’y retrouve aussi du de la vanille, du caramel, des agrumes, des pommes vertes, du café, des noix et une touche mielleuse très discrète. Le tout porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et vanillée.

Martin 93%
Nez: J’ai peur de de Barad-Dûr. Tourbe terreuse et fumée grasse, caramel brûlé, vanille crémeuse, noix de coco, agrumes vifs, zeste de citron même, contrastant avec la signature fumée. Bouche: Texture dense et percutante, mêlant suie iodée, malt toasté, sucre caramélisé, fruits mûrs, café torréfié et épices chaudes. Wow. Finale: Très longue, persistante, marquée par la fumée, le chêne brûlé, le poivre noir et un léger retour salin-minéral. Équilibre: Un dram radical, intense, brut et cendré. Mais d’une étonnante complexité, où la puissance sert à l’expression d’un malt ultra-tourbé sans tomber dans la caricature.

Kim 93%
Nez : d’emblée, une chose me vient en tête : c’est vert et frais! Concombre extra juteux, jus de lime, chimichurri, salade d’asperge. Ça me donne envie de le marier avec un ceviche ou un tartare de poisson.
Bouche : la verdure cède place à une impression de… Noël, et je ne m’y attendais pas du tout. Orange confite, dulce de leche, noix de Grenoble et pacanes caramélisées, sucre à la crème. Juste wow!

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #17

58.3% alc./vol.
Embouteillé en novembre 2023

Patrick 90%
Afin d’éviter d’écrire un texte trop long (voir n’importe quel texte d’André), tout ce que vous avez de savoir est : Laphroaig, cask strength. Nez: L’incomparable fumée de tourbe de Laphroaig, à mi-chemin entre le labo médical et le chantier routier d’asphalte. Genre, un hôpital sur le bord de la mer à Islay qui brûle de la tourbe pour chauffer, séparé par un champ de bruyère d’un feu de camp sur la plage, pendant qu’on mange une poignée de noix assis sur une couverture en cuir. Bon, ok, ça prend de l’imagination, mais je vous mets au défi de feeder ça à votre générateur d’image IA favori! Bouche : Porté par une superbe texture, j’y retrouve de la fumée de tourbe crasseuse et iodée, du cuir, du tabac, des agrumes, du miel, du sucre, des noix et un peu de vanille. Genre, pas mal toute ce qui faut pour que ce soit bon. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur des notes fumées et épicées.

Lagavulin 12 ans Special Release 2024 – Fireside Tales

57.4% alc./vol.
Maturation provenant d’un mélange de first-fill bourbon et de refill casks.

André 91%
Moi qui disait que les éditions annuelles perdaient en qualité, je ne sais pas si mon commentaire a trouvé preneur mais là… wow! Quel superbe Lagavulin, typique, clean, représentatif et contextuel. Nez sans ambivalence du bourbon cask, laissant toute la place à la fumée de tourbe, aux vanillines et à l’inspiration maritime. Ananas cuits sur le feu de plage, citron, vanille, iode, fumée de tourbe crasseuse. Plutôt conservateur mais présentation irréprochable. Exquise texture en bouche, très veloutée et crémeuse. Beaucoup de vanille et de citron en approche, poires en conserve, cendre froide, sel de mer, ananas, pommes vertes, fumée de tourbe terreuse. Avec l’aération, le whisky devient huileux en bouche, la fumée est encore mieux intégrée. Finale de bonne longueur, tourbée et iodée, remplie de fruits tropicaux et de crème vanillée. Le meilleur de la série depuis 2019 selon moi.

Patrick 94.5%
Même si, tout au long de votre vie, vous avez contemplé des milliers de couchés de soleil, il arrive parfois d’en voir un qui nous surprend, nous force à nous arrêter quelques minutes pour le contempler. C’est exactement le feeling que m’a procuré ce Lagavulin. Comme un coucher de soleil, celui-ci n’apporte rien de vraiment nouveau « sous le soleil » (jeu de mot involontaire, mais consciemment accepté), mais m’a plongé dans un état de plénitude. Nez : Aaaaah! (sourire béat). Même après avoir bu la moitié de ma bouteille, je ne peux m’empêcher de rester longuement contemplatif à chaque fois que j’hume ce whisky. Au point que j’en perds mes mots. Enfin. Fumée de tourbe, léger sucre, légère vanille, chêne brûlé. Rien d’original, juste du classique présenté parfaitement. Bouche : La fumée de tourbe, du charbon de bois, de la vanille sucrée, des épices et un peu de bois vert… Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur un mélange de fumée de tourbe et de chêne carbonisé.

Ardnahoe 5 ans Inaugural Release

50% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks et Ex-Oloroso Sherry casks.

André 85%
Nez en deux temps, sur les fruits tropicaux et les fruits rouges. Raisins secs, prunes et cerises noires, puis ananas flambés, abricots et compote de bananes. Fumée de tourbe relativement discrète, bien terreuse, minérale et saline sur fond de chocolat noir amer. La bouche offre des notes tourbées plus affirmées ; oranges, prunes et cerises, ananas, abricots, zeste de citron. Mélange de terre grasse et de chocolat noir accompagné de nonnes notes de poivre. Bonne texture en support au taux d’alcool. Finale citronnée, fumée et fruitée, minérale, de longueur respectable. À défaut d’être original, c’est bien construit. Pourrait ressembler à un Kilchoman.

Patrick 83%
C’est toujours excitant de goûter au premier whisky d’une nouvelle distillerie, surtout si celle-ci est située sur Islay. Bref, est-ce que justement, ça goûte le scotch d’Islay? Oui! Toutefois, je crois que qu’il me faudra encore patienter quelques années avant de devenir aussi fanatique que je le suis pour certaines de ses voisines. D’ici là, je vous recommanderais tout de même d’en acheter deux bouteilles, une pour boire, l’autre pour garder! Nez : Fumée de tourbe typique d’Islay, avec des notes de pommes cuites, de biscuits et d’agrumes. Bouche : J’ai le sentiment d’un jeune whisky, avec une belle fumée de tourbe aromatique, une touche de sel, de la crème pâtissière, du zeste de citron et un soupçon de gingembre. La texture en bouche, malgré le 50% d’alcool, trahit la jeunesse du whisky. Finale : D’une belle longueur, fumée et subtilement salée.

Martin 85%
Nez: Embruns salins, fumée douce, vanille et une pointe d’agrumes confits. Fruits rouges et un peu d’ananas épicé. Bouche: Structurée, sur le caramel, la poire juteuse, une fumée cendrée et une nuance herbacée légère. Finale: Moyennement longue, saline et légèrement épicée, avec un retour de tourbe fine et de malt grillé. Équilibre: Un whisky prometteur qui capture bien l’identité côtière d’Islay, offrant une fumée élégante et un profil harmonieux malgré sa jeunesse.

Kim 81%
Nez : Tourbe maritime évoquant un feu au bord de la mer, à marée basse, avec les algues qui sèchent sur les rochers. Léger sucre d’orge, ananas pas tout à fait mur, jambon fumé. Bouche : C’est un whisky écossais de 5 ans et ça parait. Le bois est très présent et ça rend l’expérience plutôt râpeuse, aride. Il faut garder en tête que c’est une première itération.

Dràm Mòr Caol Ila 9 ans 2015

55.2% alc./vol.
Cask No.302611, Finished in French Oak Oloroso Hogshead, 288 bouteilles.

André 86%
Pas de subtilité ici, on va droit au but. Tsunami de tourbe médicinale et terreuse, sur fond très sucré, écorce de citron et ananas flambés sur le feu de camps, suie de cheminée ramonée, citron et sel de mer. La bouche est sucrée, vraiment sucrée, la texture huileuse mais le whisky n’offre malheureusement aucune longévité en bouche, les saveurs s’affadissent très rapidement. Sucre de confiserie, iode, malt vert, citron, cendre froide, un peu d’eucalyptus et une poignée de petits fruits rouges dans un nuage de fumée de tourbe médicinale. À l’aération, les notes cendreuses gagnent du terrain, tout comme les fruits rouges. L’ensemble demeure agréablement doux compte tenu du taux d’alcool et des saveurs prononcées de tourbe. La finale est de bonne longueur et dévoile quelques fruits tropicaux absents depuis le début de la dégustation sur un édredon de fumée de tourbe sale et médicinale.

Patrick 91%
Tout ce que je suis en droit d’attendre d’un dram de single malt d’Islay se retrouve ici. Intensité et subtilité se côtoient admirablement bien pour mon plus grand plaisir. Nez: Un envoûtant de fumée de tourbe, d’embruns maritimes, de fumée de cigare et de très discrets petits fruits sucrés. Bouche : Dès les premiers instants, la fumée de tourbe, de cigare et les embruns marins se livrent une bataille épique afin de satisfaire mes papilles gustatives. Une fois que les protagonistes se sont légèrement essoufflés, les discrets petits fruits sucrés viennent faire une courte apparition pour nous séduire à la va-vite. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, fumée, salée et subtilement fruitée.

Martin 91%
Nez: Fumée maritime, citron confit, coquille d’huître et algue humide. Pierre lavée et gros sel. Bouche: Une approche franche et tranchante, sur la tourbe minérale, le zeste d’agrumes, la cendre froide de cigare et une touche bien médicinale. Finale: Longue et persistante, iodée, avec une amertume fine et poivrée. Toujours le cigare froid à la fin. Équilibre: Un Caol Ila droit, direct et marin, qui capture l’essence d’Islay dans une de ses formes les plus pures. J’adore ce dram.

Kim 75%
Nez : Empyreumatique, sur la grosse fumée goudronnée, même médicinale. J’ai l’impression d’avoir le nez dans une vieille trousse de premiers soins poussiéreuse. Ça ne fait pas dans la dentelle, mais j’y discerne de petites pointes de fruits verts comme le kiwi et le raisin. Bouche : Eh boy! Ça fesse dans le dash encore là, avec un imposant côté torréfié qui s’ajoute à l’empyreumatique, amenant du chocolat noir, de l’écorce de cacao et des grains de café. Bien que ces saveurs soient intéressantes, l’ensemble manque d’équilibre et de raffinement pour être plaisant.