Kilchoman Batch Strength

57% alc./vol.
Âgé dans une combinaison de fûts de vin rouge re-carbonisés, de xérès oloroso et de bourbon. Embouteillé le 13/08/2024 (attention, cette information n’est pas sur l’étiquette, mais discrètement imprimée directement à l’arrière de la bouteille)

André 87%
Pourrait facilement devenir une édition phare représentative de la distillerie. Fumée de tourbe clean parfumée à l’eucalyptus, miel d’acacia, iode, pommes vertes, poires, citron, grains de céréales séchés à la tourbe. Esprit médicinal et côtier bien représenté. L’alcool est bien caché en bouche sous une belle texture huileuse. Les notes de céréales séchées sont en notes de tête. La fumée de tourbe est devenue plus assagie et offre plus une sensation du style crasseuse ou même cendreuse. Poires et citron, céréales séchées, herbe et sensation d’eucalyptus, melon au miel, embruns maritimes, quelques fruits rouges épars bien discrets. Finale cendreuse, citronnée et maritime. Manque un peu de caractère mais une belle représentation du style de la maison.

Patrick 91%
Simple et rudement efficace, mes attentes étaient élevées envers ce whisky et elles sont rencontrées. Oui, ce scotch coche toutes les cases! Nez : Ça sent la joie! Pour être spécifique, j’y retrouve évidemment la délicieuse fumée de tourbe de Kilchoman, mais aussi de discrets petits fruits rouges, de la vanille, du caramel salé et une goutte de miel. Bouche : Ça goûte le bonheur! En fait, la fumée de tourbe iodée de Kilchoman, le raisin vert, le fudge, du caramel, du tabac et de délicieuses épices. La délicieuse texture fait en sorte que je ne ressens presque pas la force de l’alcool. Finale : D’une superbe longueur, fumée, salée et épicée.

Martin 90%
Nez: Tourbe terreuse, zeste de citron, caramel chaud et une pointe d’algue séchée. Maritime et mielleux à la fois. La belle et la bête… voici les deux. Bouche: Vive et huileuse, sur la cendre froide, le chocolat noir, la vanille et un soupçon de fruits secs. Finale: Longue et légèrement salée, avec un retour de fumée et une nuance bien poivrée. Équilibre: Un dram percutant, construit sur la tension entre la tourbe minérale et la douceur du chêne, un Kilchoman résolument expressif sans lourdeur.

Kim 85%
Nez : certains whisky cask strength réussissent bien à masquer leur taux d’alcool (les traîtres). Ce n’est pas le cas de celui-ci. Mes narines sont tellement assaillies par l’alcool qu’elles en perdent toute contenance. Après avoir repris leurs émotions, elles décèlent du sel de céleri, du poivre blanc, un petit caramel pâle et du citron confit. Mais torpinouche que l’alcool ne laisse pas sa place!
Bouche : encore à fond sur le sel de céleri et même une branche de céleri fraîche et croquante, piment jalapeño grillé, un côté torréfié qui se développe sur l’amertume et non sur le mocha. Après plusieurs gorgées je reviens à mes notes, car ce côté torréfié s’approfondit, rappelant un toffee foncé presque brûlé. C’est rough, végétal à fond, ca manque d’équilibre mais somme tout c’est bien plaisant. Je serai vraiment curieuse d’en faire un Bloody ceasar!

Gordon & Macphail Discovery Bunnahabhain 10 ans Heavily Peated

43% alc./vol.

André 82%
Beau nez de fumée de tourbe vanillée, compote de bananes, poires, miel et jus de citron sur fond médicinal et maritime. Cendre froide citronnée à l’aération. La bouche est moche, aucune texture, sensation liquide et des saveurs délavées sauf pour la fumée de tourbe plus persistante. Iode, poivre, gras de bacon, zeste de citron, bananes en purée, abricots, le tout sur fond cendreux. Finale de bois brûlé et de cendre froide, de racines de gingembre, citron et fruits à chair et d’une rasade de bois brûlé. Autant Bunnahabhain que Gordon & Macphail sont capables de mieux que ça.

Patrick 83%
Pour un whisky de lundi soir, c’est exactement ce que je recherche. Pour le samedi soir par contre, faut pas être trop difficile. Bref, c’est bon, mais ce n’est pas une bête de compétition. Donc, ok si vous pouvez l’acquérir pour moins de 100$, sinon passez votre tour. Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe maritime, fraiche et plein d’agrumes. Bouche : La texture en bouche est mince, mais au le scotch est « sur la coche » au niveau saveurs. Fumée de tourbe, sel de mer, agrumes, une subtile touche de bananes et du bois grillé. Finale : D’une longueur moyenne, salée avec un peu d’agrumes.

Old Particular Bowmore 10 ans

48.4% alc./vol.
Distilled 03/2014, Bottled 04/2024 from Refill Barrel #DL18875, 288 bottles.

André 89%
Des fois, tu as juste envie d’un bon whisky tourbé simple mais bien conçu. Et bien voilà! Fumée de tourbe relativement clean, maritime et iodée, zeste de citron, crème à la vanille et bois de chêne caramélisé. La bouche est minérale et maritime, la texture huileuse, fort agréable. Vanille, miel, citron, iode, poussière de pierre et fruits tropicaux parfumés de fumée de tourbe cendreuse. Finale moyenne en longueur, représentative du style et de la provenance de la distillerie. Je dirais que cela peut rappeler les Bowmore Tempest. Encore une fois, heureux de voir que les embouteilleurs indépendants sauvent quelques fûts qui ne seront pas massacrés avec des embouteillages officiels de la distillerie de qualité douteuse.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #16

58.5% alc./vol.
Bottled 12/2022.

André 88%
Beau nez de tourbe végétale et verdâtre, cendre froide de feu de foyer, fruits de mer, oranges, citron, bananes et poires. Notes d’antiseptique et de désinfectants que l’on retrouve dans les hôpitaux. La texture en bouche est hyper crémeuse, vu le taux d’alcool. Crème à la vanille nappée de confiture de citron, cendre froide, iode, tourbe végétale, eucalyptus, terre noire et poivre moulu. Finale de pommes vertes, de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus, de cosses d’oranges, zeste de citron, poivre accompagné d’une rétro-olfaction salée maritime.

Patrick 92%
Ceux qui se plaignent « que les whiskys étaient bien meilleurs il y a 25 ans » oublient qu’un tel scotch n’existait que dans nos rêves les plus fous à l’époque (oui, je fais des rêves bizarres!). Nez: Un mélange de fumée de tourbe et de feu de camp, le tout en bord de mer, en dégustant des fruits tropicaux assis sur une planche de chêne séchée. Bouche : Ici, le sel est au premier plan, mais la fumée de tourbe n’est pas très loin derrière. J’y retrouve aussi une bonne dose de chêne séché et épicé, ainsi qu’une discrète goutte de vanille. Le tout est porté par une délicieuse texture. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Martin 89%
Nez: Iode, fumée médicinale, goudron frais et bacon fumé, adoucis par une touche de vanille et de zeste de citron. Bouche: Puissante et riche, avec une attaque tourbée intense, des notes de braise, de sel marin, de cuir, de clou de girofle et de malt toasté. L’alcool est bien intégré malgré la force, laissant passer des nuances de réglisse noire et d’herbes séchées. Finale: Longue, sèche et résineuse, sur le feu de camp, les épices brûlées et la tourbe huileuse. Équilibre: Un monstre parfaitement dompté. Brutal, franc, mais nuancé, ce Laphroaig exprime toute sa personnalité sans filtre. Un classique sauvage pour amateurs avertis.

Bunnahabhain 14 ans Fèis Ile 2024 Ruby Port Cask Finished

58.7% alc./vol.
Ce whisky de 14 ans a été initialement rempli dans des fûts de bourbon le 26 mai 2009 avant d’être transféré pour un affinage supplémentaire dans des fûts de Porto rubis le 17 novembre 2020.

André 87%
Nez très lourd. Pâte de fruits, dates et raisins séchés, cerises noires, oranges sanguines. Belle complexité derrière un mur de fruits puissants. Succulente texture, ronde et charnue. En bouche; confiture de fruits, prunes et dates, cannelle, réglisse, cerises noires et gâteau forêt noire, caramel, cassonade et chocolat noir amer, poivre et sel de mer. Sensation pâteuse au nez à l’aération. Après quelques gorgées, bois de chêne épicé. Finale moyenne en longueur, chocolatée et fruitée (beaucoup de raisins secs et de dates) avec une touche maritime et épicée. Un whisky pour les plus patients, demandant du temps à s’équilibrer et se débarrasser de notes – un peu weirdo – du nez apparues aux premières minutes dans le verre.

Patrick 81%
Une grosse bête de porto pas subtile pantoute. Une demi-once, c’est bien, mais une bouteille, non merci. Nez : Du gros porto intense qui, avec l’alcool, prends toute la place. Bref, des dates, des cerises, des prunes, du caramel et du chocolat noir amer. Bouche : Très intense, marqué par le raisin, des dattes, des prunes, des cerises et du gâteau aux fruits. J’y retrouve aussi du cuir, du bois carbonisé, de la cannelle, une pincée de sel et une bonne dose d’épices. La texture me semble un peu mince malgré le taux d’alcool. Finale : Un peu courte, fruitée et surtout boisée.

Malts of Scotland Bruichladdich 19 ans

58.1% alc./vol.
Distilled 2002, Bottled 2021, from Cask #MoS 21038, Douro Wine Cask Matured, Bottled #159 of 246

André 90%
Savoureux Bruichladdich, tout en douceur, belle réussite provenant du wine cask. Nez au parfum d’oranges sanguines et de cerises-framboises, raisins secs, chocolat au lait. Le côté fruits rouges n’est pas super puissant, cela rappelle presque le bois de cerisier plutôt que les cerises elles-mêmes. La bouche est douce, remplie de notes de figues et de prunes, framboises et cerises, wine gums, oranges sanguines, le tout sur fond salé et maritime. Très fruité. Finale légèrement sèche et tannique, fruits rouges, chocolat au lait et poivre.

Martin 91%
Nez: Oh les raisins secs et les oranges, un beau portrait qui se dessine. Chocolat en seconde place, presque Cherry Blossom. Bouche: Prunes, fruits des champs, bonne dose de poivre. Bois, vanille et oranges. Belle douceur malgré le degré d’alcool. Finale: Une douce fumée nappe les céréales qui arriveront pour accompagner le reste des saveurs. Superbe composition. Équilibre: Vieux Bruichladdich et wine cask expérimental c’est à peu près toujours une combinaison gagnante. Un dram à savourer tranquillement.

Kilchoman 12 ans European Tour 2023

58.5% alc./vol.
Provenant du mélange d’Ex-Bourbon barrels et de Port Cask, édition limitée de 3325 bouteilles.

André 87%
Tourbe typique de la distillerie au nez, zeste de citron, iode, céréales fumées, terre humide, petits fruits rouges en retrait. Invocation et inspiration maritime. Belle texture souple sur fond d’alcool et de tourbe aiguisée et crasseuse. Fumée sale, sel de mer, tar, citron, poires, vanille, chocolat noir fourré de grains de poivre noir. L’alcool bien ressenti surtout avec l’apport des épices. Belle et longue finale maritime, très fumée et parfumée d’un mélange de fruits rouges et de fruits à chair. Intéressant sans être singulier.

Patrick 93%
Ayoye! Je déménage en Europe? J’ai rarement vu un cask strenght si bien équilibré, où l’intensité vient des saveurs et non de l’alcool. Ça, c’est du whisky dont se doit de saisir chaque bouteille qui passe! Nez : La fumée de tourbe me semble ici plus crasseuse que ce Kilchoman m’a habitué, avec de l’huile, du sel, des épices, des fruits mûrs et sucrés, du caramel et de la vanille. Appétissant! Bouche : Superbe, avec de la fumée de tourbe, du sel, de la vanille, de l’huile, des fruits des champs et du chêne brûlé craquant. Le tout est porté par une superbe texture huileuse, et est tellement bien construit qu’on ne ressent pas la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Bowmore 18 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

Patrick 90%
Je m’en serais acheté une bouteille sur le champ… S’il n’était pas si cher. Nez: Le xérès est au premier plan, avec une petite pointe salée-sucrée bien agréable. La fumée de tourbe est ici trèèèès discrète. Bouche: Un beau mélange intense de xérès et de sel, avec une belle lune de fumée très agréable. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chêne brûlé, le sel et le xérès.

Kim 73%
Nez : Quelque part entre une boite à cigare, un vieux meuble vernis et un garage rempli de solvants à peinture, de vieille huile à moteur et autres produits, il me donne décidemment une impression de monsieur d’un certain âge. J’ai l’impression d’être moyennement le public cible, mais qui sait ce qu’il peut réserver. Bouche : Bien que les impressions un peu typées « papi » soient encore là, ce sont les légumes verts bouillis (asperge, brocoli, chou de Bruxelles) qui se démarquent, et je ne suis pas une grande fan. Je cherche vraiment du positif, vraiment…

Bowmore 15 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

André 82%
Moins catastrophique que la nouvelle l’édition de 12 ans d’âge, mais sérieusement en dessus des dernières éditions. Nez de réglisse rouge et de cerises éventées, l’essence géographique de la distillerie est plus évidente. Sel de mer, chocolat fourré de caramel, fumée plutôt effacée, oranges, raisins secs et bois de cerisier. La bouche est plus épicée et parfumée d’épices du chêne. Chocolat au lait, cannelle diffuse, fruits secs, oranges, raisins, fumée lointaine, sel de mer, touche de menthol. Texture ordinaire. Finale précipitée, sur les vieilles cerises et la fumée et l’iode diluée. À 170$ la bouteille, y’a moyen de trouver pas mal mieux sur les tablettes.

Patrick 87%
Un très bon Bowmore comme je les aime, me rappelant un peu le stock « du bon vieux temps! » Nez: D’abord le sel et le xérès, puis du caramel et enfin une touche de fumée et de chêne. Bouche: Une belle arrivée salée et fumée en bouche, supportée agréablement par le xérès et le chêne. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le sel et le xérès.

Bowmore 12 ans Sherry Oak Cask

40% alc./vol.
Un mariage de Bowmore élevé en fûts de sherry Oloroso et en fûts de chêne américain ex-bourbon, affinés en fûts de sherry Oloroso en chêne espagnol de premier remplissage.

André 77%
Dans les compagnies vivant une descente aux enfers niveau qualité-prix, Bowmore suit Macallan de près. Je me rappelle lorsque j’ai commencé mon exploration des whiskys voilà près de 25 ans, Bowmore m’avait séduit pour l’équilibre de ses saveurs et arômes, sa texture et ses références typiques à ses origines géographiques. Maintenant, ses éditions sont ternes, sans attrait, délavées. Nez de bois de chêne teinte de timides cerises, sel de mer lointain, fumée diaphane, caramel. C’est terne et triste. La bouche est ennuyeuse, morne. Mélange de cerises délavées, chocolat, fumée de tourbe terreuse crissement lointaine, caramel, iode. On ne parlera même pas de texture qui est inexistante tout comme la finale, qui tombe aussi rapidement qu’un Stuka en plongée. C’est à croire que personne goûte au stock avant de distribuer. Tristesse.

Patrick 84%
Un très bon whisky trop dilué. Nez: Un beau parfum de xérès avec une touche de sel de mer et de très discrète fumée de tourbe. Oui, nous sommes à Bowmore! Bouche: Sel, vous brûlé, fumée et un peu de xérès. La texture est un peu mince, mais sinon l’ensemble de saveurs est bien réussi. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le sel et le xérès.