Bruichladdich 14 ans Single Private Sherry Hogshead

62.9% alc./vol.
Cask #0220.

André 91%
La première impression du nez m’a rappelé un Kavalan en fût de sherry que j’ai évalué dernièrement. Très thick comme nez, gros caramel aux saveurs de cerises noires, de Coke aux cerises et de cassonade. La texture en bouche séduit par son onctuosité et son aspect gras et huileux. Oranges sanguines, cerises marasquin, terreau d’empotage, sensation poussiéreuse bizarre, dattes dans leur jus, bois caramélisé et une touche de sauce soya et de soufre – bien discrète. En respirant, les notes de caramel deviennent très puissantes. Le taux d’alcool s’est complètement éclipsé, ça se boit – presque – comme de l’eau. Finale tannique et boisée, cerises et dates trempées dans le caramel, sel de mer et cannelle. Unique.

Patrick 90%
Un scotch vraiment impressionnant, complexe, intense et doux à la fois, traditionnel et unique en même temps… Le genre de whisky qui demande du temps, que tu ne peux jamais boire « sur le fly ». Tu le gardes pour les occasions du genre « réfléchissons à la raison de notre présence dans l’univers ». Bref, faut avoir le temps. Couleur : Je parle rarement de la couleur de mon dram, mais je me dois de mentionner que j’ai déjà vu des cafés plus clairs que ça! Nez : Trèèèès intense, avec du GROS xérès subtil comme un dix-roues dans un magasin de porcelaine. Bref, des grosses cerises, du gros chocolat, de la grosse sauce soya sucrée, du gros caramel et du gros bois brûlé. Et, après plusieurs minutes, une subtile note terreuse qui semble être là juste pour ma narguer avec mes « grosses » flaveurs. Bouche : D’une douceur étonnante considérant le taux d’alcool, j’y trouve tout de même une grosse intensité de saveurs, mais avec une balance que le nez ne laissait pas présager. Des cerises, de la terre humide, de la sauce soya, des oranges sanguines, du gingembre, du chêne grillé et une goutte de caramel chauffé. Finale : D’une très belle longueur, avec des cerises, du caramel cramé et du bois brûlé.

Bruichladdich 8 ans The Laddie Eight

50% alc./vol.
Batch #19/132. Initialement destiné au Travel Retail Market, le Laddie Eight a été créé par le maître distillateur Adam Hannett.

André 83%
Beaucoup de citron et de poires à l’ouverture au nez, sensation maritime et légèrement minérale, fruits tropicaux, miel, zeste d’orange, ananas, herbe verte mouillée. La bouche est plus soutenue; notes de poivre broyé et de chêne, minéralité se mélangeant de sel de mer et d’épices pointues, de gingembre, pommes vertes, poires, citron et oranges. La finale étonne par sa longueur. On remerciera les épices au passage et l’alcool plus apparent, sur les fruits tropicaux et un esprit maritime général. Loin d’être exceptionnel ou singulier.

Bruichladdich Octomore Edition 15.1 Ochdamh-mòr

59.1% alc./vol.
Tourbé à 108,2 PPM et distillé en 2018 à partir d’orge de type Concerto 100 % écossaise, dans une combinaison d’ex fûts de bourbon et d’anciens fûts de bourbon recharred.

André 86%
Nez citronné et parfumé de fruits tropicaux à chair, réglisse noire, crème à la vanille, fumée de tourbe grasse et terreuse. Melon au miel, mangue, compote de bananes, abricots, poires et citron. La bouche est musclée et sèche, gosses notes de gingembre et de poivre avec un retour sur les fruits tropicaux du nez et la vanille. Ça manque un peu de complexité en bouche. La finale est sèche et cendreuse, très fruitée avec une forte rétro-olfaction d’oranges.

Patrick 88%
Un bel Octomore simple et efficace, du genre « pas le temps de niaiser ». Si ce n’est pas le dram le plus complexe que je n’ai jamais vu, ça livre définitivement la marchandise attendue. Nez: Un délicieux mélange de fumée de tourbe, d’agrumes et de fruits tropicaux nappés d’un petit trait de vanille. Bouche : L’arrivée en bouche m’est apparue très salée, avant que le tout ne soit emporté par une vague de fumée de tourbe. J’y ai ensuite retrouvé les agrumes et les fruits tropicaux ainsi que du beau chêne sec et craquant. Finale : D’une très belle longueur, s’étire sur la fumée de tourbe et le chêne craquant.

Ardbeg Y2K 23 ans

46% alc./vol.
Distillé en 2000, Bottled 2023. Distillé dans l’alambic historique qui a servi Ardbeg pendant 51 ans, avant d’être retiré du service en 2001, le whisky a été élevé dans des fûts de bourbon et de sherry Oloroso. Ce Ardbeg Vintage_Y2K est le premier d’une série d’éditions limitées de whiskies distillés en 2000. Chacune représentera une facette différente de la distillerie et aucun whisky ne se ressemblera, selon les dires des représentants de la distillerie.

André 86%
Plus sur le bourbon cask que le sherry cask. Le nez s’ouvre sur un mélange de poires et de citron dans un nuage de fumée de tourbe terreuse et grasse diaphane, l’herbe verte humide, belle vanille presque florale. La première gorgée m’a laissé plutôt froid, les suivantes étaient de mieux en mieux. La bouche est douce mais manque d’un peu de texture. Citronnelle, sirop de poires, ananas flambés, herbe verte mouillée, fines herbes, menthol et cocottes de pin. Accents maritimes et sensation de minéralité accompagnant la fumée de tourbe cendreuse qui se gonfle au fil des gorgées. Finale forestière et maritime à la fois, très courte en longueur, oscillant entre les forêts de conifère du nord et les arbres fruitiers des tropiques. Cocottes de pin, citron, iode, herbe mentholée et fumée de tourbe. Très bon whisky, décevant vu le prix mais bon, dans le marché prohibitif actuel…

Patrick 88%
Un très bon dram, mais tellement trop cher. Pour reprendre les mots d’un ambassadeur d’une marque concurrente, c’est pour les gens qui ont plus d’argent que de bon sens. Nez : La superbe fumée de tourbe maritime et médicinale d’Ardbeg, avec de l’herbe, des fleurs, du miel et des agrumes. Bouche : Un beau mélange entre le sel, la fumée de tourbe et le chêne craquant. J’y retrouve aussi des herbes, des agrumes, des ananas caramélisés, des notes forestières et une touche de menthe. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, forestière, avec des agrumes, du sel et de la fumée de tourbe.

Kilchoman Fèis Ìle 2023

55.3% alc./vol.
La version Fèis Ìle 2023 est un assemblage de trois fûts distillés à partir d’orge Publican cultivée à 100% sur Islay, maltée et distillée à Kilchoman en 2011 et 2012. Le fondateur de Kilchoman, Anthony Wills, a personnellement sélectionné deux fûts de bourbon et un fût de sherry pour être mis en cuve ensemble pour ensuite être mis en bouteille à la force naturelle du fût. Édition limitée de 1159 bouteilles.

André 91%
Superbe nez, à la fois tropical et aussi sur les petits fruits sauvages nordiques. Sirop de poires, compote de bananes, ananas, coconut, zeste de citron, prunes et framboises. La fumée de tourbe évoque la petite fermette, impression agricole. La bouche est grasse et souple, touche minérale accompagnant la fumée de tourbe terreuse et animale, beaucoup d’iode. Les fruits rouges sont plus apparents en bouche qu’au nez. Framboises, raisins secs, zeste de citron, abricots, ananas, bleuets. Bois de chêne plus ressenti également accompagnant des notes de cacao et de caramel. Belle finale saline et maritime, la fumée de tourbe est relativement douce, les fruits poursuivent leur lancée. Très belle expression. Étonné qu’on ait eu ça au Québec mais vu le prix largement exagéré, peut-être que ça ne se vendait pas ailleurs, je ne sais pas trop…

Patrick 94%
Un superbe dram riche et complexe. J’Ai toujours aimé Kilchoman pour ses whiskys intenses et légers à la fois, mais ici nous sommes à 100% dans l’intensité, avec une profondeur et une richesse que je ne leur connaissais pas, en j’en suis très heureux. Nez : Avant même de remarquer la fumée de tourbe, ce sont les fruits tropicaux que j’ai remarqués, la banane, les agrumes et une petite touche de sel. Bouche : La fumée est toutefois ici au premier plan, avec une bonne dose de sel. Les fruits de champs sont au second plan, avec une goutte de caramel, du bois brûlé, des agrumes, des ananas, du poivre et beaucoup de chêne sec. Belle texture huileuse en bouche. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée, boisée et avec une trace subtile de fruits tropicaux.

Jack Wieber’s Classic of Islay Cask #409

56.2% alc./vol.
Cask #409, Bottled 2021. Possiblement un Lagavulin Cask Strength.

André 82%
A demandé beaucoup de temps pour s’équilibrer et exprimer ses saveurs. Fumée médicinale persistante coiffant un bol de fruits séchés. Embruns maritimes, caramel, cerises, oranges sanguines. Aspect de fermette et esprit agricole. La bouche offre une texture moelleuse agréable, mais migre rapidement sur des notes plus minérales et de cendre de feu de foyer refroidie, pour ensuite offrir des notes de fruits de mer et de bois brûlé intense. L’ensemble manque de profondeur et de nuances, de délicatesse aussi. Mélange de fumée de tourbe terreuse, grosse minéralité, cendre froide, fruits séchés, charcoal, poivre, caramel brûlé parfumé au sel de mer. Finale amère et un peu plate. Rochers séchés au soleil, fumée crasseuse et sel de mer.

Kim 85%
Nez : Évoque la cire d’abeille, kiwi, épinards poêlés et, oserais-je le dire… du bouillon de poulet (celui en poudre trop jaune). Je n’en reviens pas d’être en train d’écrire ça. Et le pire? Ce mélange hétéroclite ne me déplait pas. Bouche : Tous ces éléments s’amalgament de manière étonnamment cohérente. Même le côté chimique de bouillon de poulet jaune, qui glisse vers le pneu brûlé, a quelque chose de plaisant. Est-ce une merveille? Non. Ais-je du plaisir à la boire? Tout à fait.

Port Charlotte 15 ans « The Queen of the Still Private Cask »

50% alc./vol.
Distilled July 2001, Bottled October 2016 from First Fill Bourbon Cask #270, 214 bottles. Embouteillage du cask privé de Martine Nouet dégusté en sa compagnie à sa maison de Normandie.

André 92%
Nez d’inspiration bourbon cask, très frais et tropical. Citron, abricots, ananas, miel et vanille, la fumée de tourbe et le sel de mer comme toile de fond. La texture est superbe, très huileuse et souple. Avalanche de fruits tropicaux – ananas, poires, mangue, abricots, fumée de tourbe en montée progressive offrant à la fois des tonalités terreuses et minérales. Très longue finale, qui garde le ton de la tourbe et de la mer. Fruits tropicaux, fruits de mer, roches parfumées de sel brûlées par le soleil. Merci Martine pour ce beau moment.

Patrick 92%
Si les single casks sont rendus choses communes, un « private cask » de la « reine de l’alambic », c’est plus rare que la m. de pape! Merci à André de m’en avoir refilé un échantillon! Mes attentes étaient donc élevées et sont absolument rencontrées. Superbe, bravo et merci Martine (c’est elle, la reine de l’alambic). Nez : Frais, avec un mélange savoureux de fumée de tourbe, de sel de mer, de fruits tropicaux et d’agrumes. En fait, le parfum m’a dit à plusieurs reprises « es-tu certain d’avoir tout vu » tellement il offre une subtile complexité. Cette discussion avec le parfum a donc fait que ça m’a pris plus de temps que normal pour y goûter (bon, ça, et le fait que ce n’était pas mon premier dram de la soirée!). Bouche : Belle texture en bouche très huileuse. De la délicieuse fumée de tourbe d’une belle intensité, beaucoup de sel de mer, puis des fruits tropicaux et des agrumes. Finale : D’une superbe longueur, j’y retrouve des notes minérales, encore plus de sel et des agrumes.

Single Cask Nation Bowmore 11 ans

57.4% alc./vol.
Cask #160490, 1st Oloroso Sherry Hogshead, Distilled January 2013, Bottled March 2024, 307 bottles. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask et affinage de 39 mois en Ex-Oloroso Sherry.

André 89%
Étrangement muet au niveau des saveurs maritimes et tourbées. Fruits macérés et fruits séchés, oranges sanguines, chocolat, caramel et raisins secs, dates. Fumée de tourbe discrète sur fond minéral. Pour le haut taux d’alcool, la texture est hyper moelleuse, l’alcool pleinement intégré, aucun ressenti. Prunes, cerises, raisins de Corinthe, réglisse, fumée de tourbe salée et minérale, chocolat, oranges, ananas et citron. Finale un peu courte, sur un mélange de fruits tropicaux et de fruits rouges séchés, de fumée docile et de sel de mer.

Patrick 87%
Un délicieux Bowmore, avec un petit air crasseux que je n’ai pas vu souvent dans les embouteillages maison de la distillerie. Ca demeure un beau dram complexe où chaque gorgée semble apporter quelque chose de nouveau. Nez : Petit air salin discret, compote de fruits des champs et une petite trace de chocolat noir. Bouche : Oh, ici par contre, l’air salin n’est pas du tout discret, c’est plutôt une pleine gorgée d’eau de mer! Il m’a fallut prendre une 3ème gorgée pour être capable d’y voir autre chose. Bref, mis à part le sel qui est beaucoup plus intense, c’est semblable au nez avec le sel, du bois brûlé, un peu de compote de pomme et un soupçon de chocolat noir. A la 4ème gorgée, je remarque enfin la fumée de tourbe et de l’huile à moteur. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, le poivre et un peu de fumée de tourbe. Puis, après une couple de minutes, le sel semble être tout ce qui demeure.

Ardbeg 17 ans Committe Exclusive The Legend Returns

40% alc./vol.
Ardbeg ressuscite son emblématique whisky de 17 ans d’âge du début des années 2000 et discontinuée en 2004. Cette édition limitée est réservée aux membres du comité Ardbeg. L’équipe de création de Ardbeg, composée du Dr Bill Lumsden et de Gillian MacDonald, a suivi de près les éléments qui ont rendu l’original si légendaire auprès des amateurs d’Ardbeg afin de créer cette réplique.

André 86%
Pour avoir eu 2 bouteilles de l’édition originale du début 2000, cette version est loin de l’original, surtout au niveau de la texture en bouche. Embruns maritimes, zeste de citron, melon et miel et ananas flambés sur le feu de plage, pommes vertes, iode, fumée de tourbe herbacée très discrète. Hyper doux en bouche, bien fraiche, la fumée de tourbe apparaitra seulement après quelques secondes en bouche. Beaucoup de fruits tropicaux – ananas, citron, melon au miel – puis les saveurs trahissant l’origine apparaissent; seaspray, anis, fruits de mer, tourbe médicinale feutrée, touche d’eucalyptus accompagné de minéralité. La tourbe se marie ensuite aux fruits tropicaux. La texture est un peu quelconque. Finale un peu courte, avec des notes de tourbe mentholée, l’esprit maritime au menu, une bonne minéralité, des fruits tropicaux omniprésents et des notes de bois brûlé.

Patrick 91%
Un « whisky de semaine » de luxe! Oui, j’ai été amèrement déçu d’apprendre qu’il avait été embouteillé à 40% et filtré à froid : Adieu la texture en bouche! Oui, ça a teinté ma première dégustation qui m’a (un peu) déçue. Mais, il est tellement facile à boire et agréable à boire que je m’en suis procuré une deuxième bouteille. Danger : Le plaisir croit avec l’usage! Nez : Oui, nous sommes sur Islay! Un superbe parfum maritime, salin, avec des fruits de mer, des algues, de la fumée de tourbe terreuse et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Bon, fallait s’y attendre, la texture en bouche est décevante. Mais une fois qu’on en a fait notre deuil, on réalise qu’on a tout de même affaire à un dram de compétition! Du beau sel, de la fumée de tourbe, des fruits tropicaux, tout y est! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Kim 80%
Nez : tourbe vive et citronnée, salicorne, livèche écossaise, bref ça évoque un feu de camp sur la berge quelque part sur la Côte Nord. Bouche : je ne m’attendais pas à autant de sucrosité à l’attaque, c’est surprenant. Pain grillé, presque brûlé, légumes verts (zucchini, haricots) poêlés au beurre. Sympathique, mais sans plus.

That Boutique-y Whisky Company Islay #3 – 13 ans – Batch 4

48.6% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky – Ce single malt mystère d’Islay, proviendrait de la distillerie Laphroaig. 1479 bouteilles.

Patrick 89%
Un très bon whisky – Bon, pas pour rien que les gens de la TBYWC ont laissés « fuir » l’info qu’il s’agissait d’un Laphroaig, c’est (presque) toujours un gage de qualité! Nez: Délicieuse fumée de tourbe légèrement aromatisée de fruits tropicaux bien mûrs et de vieux cuir. Bouche : La fumée de tourbe est intense et enrobée de saumure, avec des fruits tropicaux nappés de miel cuits au BBQ, du thym et autres herbes et une subtile touche de menthe. Finale : D’une belle longueur, fumée, cendreuse et avec une touche de tabac et de menthe.

Martin 87%
Nez: Fumée dense, algues séchées, caramel salé et une pointe de poivre citronné. Bouche: Belle texture huileuse, sur la cendre froide, le chocolat noir, le poivre noir et une note iodée marquée. Finale: Longue, saline et légèrement amère, avec un retour de malt grillé et de braise. Équilibre: Un Islay authentique et bien structuré, un dram à la fois puissant et équilibré, où la tourbe se marie adéquatement à la douceur du vieux bois.

Kim 90%
Nez : Charbon de bois, zeste de citron flambé voire même calciné, pétrichor et feuilles fraichement tombées au sol après une averse d’automne, smoked meat sur pain de seigle. Ce mélange un peu hétéroclite n’est cependant pas déplaisant, pour peu qu’on aime le côté terreux et empyreumatique. Bouche : Fidèle au nez, mais avec une touche de sucre épicé. La finale est loooongue et délicieuse, s’étirant sans fin sur une fumée riche et de l’humus (le sol, pas la trempette de pois chiches).