Bruichladdich Octomore 10 ans 2018 Dialogos 3rd Release

56.8% alc./vol.
167ppm. Optic barley, vieilli dans une proportion de 37% First-Fill Port Pipes, 31% First-Fill Cognac Barrels, 20% Second-Fill Bourbon Barrels et de 12% vieillis pour une période de 3 ans en First-Fill Bourbon Barrels puis 2 années supplémentaires en Virgin Oak Casks et finalement 6 années dans des Ex-Bourbon Barrels. Édition limitée de 12,000 bouteilles.

André 93%
Fruits rouges séchés, cerises noires trempées dans le caramel brûlé. Fumée cendreuse bien puissance mais élégamment équilibrée, tourbe médicinale, feu de plage, tarte aux pommes. La bouche est au départ bien douce mais s’accentue sur d’importantes notes de poivre noir et de tourbe médicinale s’élevant dans un cresendo cendreux. L’utlisation des fûts de Coganc et de Port donnent un aspect un peu twiky aux fruits, on perçoit qu’on est pas dans l’utilisation des sherry ou port cask classiques. Avec le temps, la fumée cendreuse prend des tournures de cuir mouillé et de poivre noir, l’alcool est devenu plus soyeux malgré sa force. La bouche est maintenant ronde et chaleureuse, bien fruitée et tourbée, notes de fruits secs et de caramel chauffé. Savoureux! Finale hyper fruitée, la tourbe s’arondit de plus en plus mais demeure évidente, influences senties du bois de chêne et du Cognac cask. Une superbe édition ou l’influence de la variété de fûts donnent toute l’importance à la palette de saveurs singulière.

Patrick 94%
Nez : Assis sur le bord d’un feu de camp, je mange des biscuits à la costarde tout en buvant du thé noir avec une pincée de sel. Bouche : De la fumée de tourbe intense, mais tout de même bien balancée, beaucoup de sel, du chêne, du poivre, du cuir, des noix et de discrets abricots. Finale : Loooooooongue, très longue, fumée et salée.

Martin 94%
Nez: Jerky fumé et sel marin en puissance. Tourbe, cendre et fruits rouges. Pommes caramélisées et cassonade. Bouche: Sel marin, tourbe et fruits bien gorgés. Assez doux, le feu roulant du degré d’alcool prend son temps avant de nous atteindre. Belles céréales, caramel soyeux, texture moelleuse à souhait, j’adore! Finale: Planche de chêne cendrée, vent de la plage au coucher du soleil. Panier de fruits et de céréales. Tout est en douceur, feutré même. Cuir, cuir et re-cuir derrière. Incroyable! Équilibre: Les variations du Octomore sont toujours excellentes, variant dans les mentions d’âge depuis les premiers embouteillages autour de 5 ans, mais ici à 10 ans sa force tranquille nous décoiffe pas à peu près! Ça va être quoi à 12, 15 et 18 ans!

SMWS 10.179 Bunnahabhain 12 ans

60.2% alc./vol.
‘’Flamingos Smoking Pipe Tobacco’’, Distilled 01/12/2006, from 1st Fill Ex-Red Wine Barrique Finish, 243 bottles

André 87%
Fruits séchés au feu de tourbe sur le bord du Loch, sel de mer discret, jambon fumé dont le gras fondu tombe sur les pierres évanescentes du feu de plage, prunes, raisins de Corinthe, framboises, accents hospitalesque. Superbe texture en bouche, cerises noires, prunes, raisins de Corinthe, fruits secs, sel de mer, tourbe terreuse parfumée aux fruits secs, jambon fumé. Le wine cask laissera par contre une impression finement chlorée de fin de bouche. Finale sur le vin rouge et la fumée terreuse et organique, cendreuse et ponctuée par la force de l’alcool en toute finale.

Patrick 84%
Intense. Trèèès intense. Un peu trop même. Sur le coup, j’ai été déçu du manque de balance puis, j’y ai pris goût… Mais je suis content de ne pas en avoir acheté une bouteille. Couleur : Bon, je ne parle presque jamais de la couleur d’un whisky, mais ici, c’est trop exceptionnel, d’un incroyable orange-brûlé tendant vers le rouge, comme j’en ai rarement vu! Nez : À cinq pieds de distance j’ai été capable de détecter les arômes fruités de ce dram! Toutefois, en m’approchant, le tout a évolué vers quelque chose de plus salin, d’un peu fumé et avec une touche minérale. Bouche : J’ai rarement vu un whisky goûter autant le vin. Genre, pas subtil pantoute. À la deuxième gorgée, on finit par y trouver aussi un feeling me rappelant celui qu’on a quand ça fait trop longtemps qu’on a le même cigare en bouche et que l’humidité de la salive fait que ça goûte le cigare mouillé et la fumée en même temps. Bref, des gros fruits mûrs pas subtils pour deux cennes, de la cendre, du goudron et du tabac. Finale : Plutôt longue, me donne l’impression de licher un botch de cigare qu’on vient de tremper dans le vin rouge.

Martin 87%
Nez: Fruits rouges et air salin, légère tourbe maritime, raisins et smoked meat. Assez insolite et attirant. Bouche: Raisins et caramel salé, céréales, fumée et pierre lavée au bord du loch. Cuir et cigare, tourbe et vin rouge. Finale: Longue et bien poivrée, on retient les notes de vin, de calcaire et de sel. Bois sec et quelques petits fruits dilués. Équilibre: Bien cendré, vineux et épicé. J’aime bien son intensité, mais sa subtilité laisse fort à désirer. J’aime ça pareil!

Ardbeg Feis Ile 13 ans 2018

56.4% alc./vol.
Oloroso Sherry Butt, Distilled 01/04/2005, Distilled 09/04/2018, Cask #1321, 543 bottles

André 87%
Oh simonac… Wow… Cerises noires fumées au feu de tourbe, réglisse rouge, caramel, dattes dans leur jus, un brin de sel de mer et de poivre broyé. La bouche est généreuse côté saveurs; chocolat noir fourré de pâte de cerises noires, dattes roulées dans le poivre, tourbe à la fois maritime et végétale, raisins secs, prunes, réglisse rouge, beaucoup d’épices et de poivre. Y’a un quelque chose dans le fût de xérès qui cloche, une touche sulfureuse qui, alliée aux fortes épices (surtout la cannelle) et au poivre rend le whisky très acéré et un peu brusque, à la différence de la bouche qui est douce et équilibrée malgré des saveurs fermes et définies. Cette sensation s’attendrie avec l’aération et fait ressortir les notes de caramel et de café moulu. La texture en bouche est soyeuse et presque grasse, les saveurs intenses et les épices doublement intenses. Le whisky gagne définitivement à respirer et être savouré sur des longues minutes. La finale est cendreuse et minérale, tourbe poivrée, cerises noires et prunes, caramel assaisonné au sel de mer, algues. Bien que ce Ardbeg est d’une qualité supérieure à bien des single malts tourbés, il est, selon moi, inférieur à la qualité à laquelle on nous a habitué, surtout pour le prix.

Laphroaig 16 ans

48% alc./vol.
Exclusivité boutique hors-taxes.

André 89%
Après avoir passé une bonne partie de la journée en kayak de mer, je cherchais le whisky approprié et je suis tombé sur cet échantillon qui devrait avoir quelque chose de maritime dans sa palette de saveurs. Tourbe unique bien médicinale et maritime de Laphroaig, bonbons menthol aux éléments verdâtres, jus de citron, grosse vanille hommage aux ex-bourbon casks, miel, pommes jaunes, abricots, une touche d’oranges. Plutôt rond et équilibré au nez, rien de brusque malgré les saveurs tranchées et une tengeante qui rappelle les produits antiseptiques des hôpitaux. Au même taux que le Quarter Cask, cette édition est beaucoup plus léchée et polie mais quand même moins que les défunt 18 et 21 ans d’âge. Bouche pulpeuse et huileuse pour la texture. Citron, agrumes, camphre, tourbe terreuse assaisonnée de sel de mer, pastilles Fisherman’s Friend, poivre, huile à moteur de bateau souillée, bois de chêne bien brûlé, antiseptique. Après de longues minutes, savoureuses notes sucrées qui rappelle la poudre recouvrant les gommes Bazooka. Longue finale bien poivrée et épicée, puissante et tourbée. Pandémie oblige, les bouteilles de ce Laphroaig 16 dorment sur les tablettes vides des boutiques hors-taxes privées de leurs voyageurs pressés, alors si l’évaluation vous inspire, vous savez quoi faire une fois la crise passée… Avec les décevantes dernières parutions et provenant en plus de duty-free, ce Laphroaig livre la marchandise et étonne agréablement.

Patrick 88%
Un très bon Laphroaig avec toute les saveurs que j’aime dans cette distillerie. Si ce n’était de la texture, ça serait spectaculaire. Nez : Le délicieux parfum de la tourbe sale de Laphroaig, avec du créosote, du sel et… De bons petits biscuits! Bouche : De la fumée de tourbe intense, avec de la cendre, du créosote, du poivre, du bois brûlé et du sel. Superbes saveurs, mais la texture laisse un peu à désirer. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et poivrée.

Martin 89%
Nez: Tourbe fruitée et crémeuse, très peu agressif comme approche, vent maritime, touche iodée, pommes et fruits à chair blanche. Bouche: Belle texture sirupeuse. Oranges et tourbe, épices et cendre. Eucalyptus, chêne et poivre, superbe. Huileux vers la fin. Finale: Assez longue et plaisante, tout en restant douce pour un tourbé de la sorte. Pastilles pour la toux, tourbe cendreuse, bois sec, poivre noir. Équilibre: Un excellent choix, dommage que ce soit encore une fois une édition Duty-Free qui est difficile à obtenir. Qui sait, avec les aéroports pratiquement déserts peut-être auront-ils de l’inventaire à distribuer ailleurs?

Kilchoman Single Cask – Bourbon Cask #770/2011 – Kensington Wine Market

56.8% alc./vol
Bourbon Cask 770/2011, Distilled 09/12/2011, Bottled 12/08/2019

André 83%
Ananas et bananes flambés sur le feu de plage, poires caramélisées, jus de citron, tourbe définie mais léchée dans l’approche. Quelle superbe texture, bien ronde et qui camoufle bien l’alcool, un peu huileuse aussi. Sensation de galets saupoudrés de sel de mer séché au soleil et de poussière de pierre, grosses notes de grains de poivre noir moulu, pommes vertes, sirop de poires, citron, miel et bois sec, huile à moteur souillée, cendre de feu de foyer refroidie, très maritime dans l’ensemble. Une fois ingéré, le whisky change de trajectoire et largue son aspect moelleux et crémeux pour devenir franc et presque agressif. Finale de céréales séchées et de tourbe crasseuse, terreuse, poivrée et salée. Finie la délicatesse et les belles nuances…

Patrick 90%
Du pur Islay comme j’aime. Simple, intense et efficace. Aaaah, Kilchoman! Nez : Fumée de tourbe, ananas, oranges et sel subtil. Bouche : De la fumée de tourbe intense, du poivre, du sel, de discrètes agrumes, un peu de bois brûlé, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, tourbée et boisée.

Martin 88%
Nez: Tourbe séchée et un peu timide. Herbe jaune, malt sec, vanille et fruits secs. La plupart des éléments du nez évoquent une impression de sécheresse. Ce n’est pas désagréable, mais tout de même particulier. Bois sec et ananas. Bouche: Pierre lavée, vanille sucrée, tourbe légèrement terreuse. Bois sec, épices endiablées, poivre rose. Fruits tropicaux un peu cireux. Texture à mi-chemin entre le vin sec et le sherry huileux. Bien maîtrisé, quoique moins subtil que je ne l’aurais souhaité. Finale: Longue, chaude, fruitée et bien marquée par la tourbe herbeuse. Les notes de poivre et de chêne sont à l’avant-plan. On reste longtemps avec l’impression de prendre une marche sur une plage du Maine un matin d’automne. Équilibre: Je n’haïs pas, très bien, mais on dirait qu’avec les années Kilchoman nous a habitués à plus de finesse. Les coins sont un peu rough sur celui-là.

SMWS 3.306 Bowmore 18 ans

59% alc./vol.
« Summer on Islay », Distilled 17/02/1999 from 2nd Fill Toasted Ex-Hogshead, 222 bottles.

André 91%
Ananas et oranges, crème vanillée, fumée de feu de tourbe lointaine, mangue, poires, limonade au citron, miel, une touche de sel bien discrète. Très délicat et nuancé. Grosse tourbe terreuse et salée en bouche, ananas rôti, cosses d’oranges, citron et agrumes, sel de mer, terre humide et vieux cuir, herbe verte mouillée, caramel. Un whisky puissant avec une texture délectable. Longue finale, s’asséchant rapidement suivie d’une montée de sel de mer, de poivre et d’épices. Du beau travail d’utilisation du bourbon cask.

Patrick 94%
Un gros Bowmore intense, avec une superbe balance. Tout ce que j’adore dans un whisky s’y retrouve, miam miam miam. J’adore. Nez : Sel, fumée de tourbe, avec une belle petite dose de xérès. Bouche : Wow, un superbe sel, du xérès, de la fumée de tourbe et une bonne dose de bois brûlé. Intense. Finale : Très longue, avec énormément de bois brûlé, de la fumée et un peu de xérès.

Martin 93.5%
Nez: Sel marin et citron. La tourbe est là mais elle est lointaine, fidèle à l’habitude de Bowmore. Bois et vin. Bouche: Tourbe, malt salé, chêne grillé, vin rouge et raisins. Épices et xérès. Finale: Belle descente boisée et épicée. Équilibre: Un superbe Bowmore qui malgré son degré d’alcool se prend tout en douceur et en élégance.

Jack Wieber’s Classic of Islay #3

55.7% alc./vol.
Embouteillé en 2018 – Cask Nos. 1802 – Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin semblable aux « Distillers Editions », mais en version cask strength.

André 88%
Vieux fût de sherry poussiéreux, embruns maritimes, cendre refroidie, viande fumée sauce BBQ, fumée de bois de cerisier, ananas, fruits de mer, médicinal. Bouche; cerises terreuses, tourbe animale genre fourrure mouillée, xérès poussiéreux mêlée de chocolat noir, sel de mer, fruits de mer sur le feu de camp. À l’aération, de grosses notes de caramel apparaissent et les notes animales tendent à disparaitre progressivement sans amputer l’aspect phénolique de la tourbe. J’ai aussi des notes de citron et d’oranges qui prennent place et s’entremêlent aux saveurs de fruits rouges séchés et poivrés. Superbe texture grasse et bien enrobante. Douce finale, la sensation médicinale et phénolique s’est adoucie, le sherry est plus plat et laisse même la place èa des saveurs d’agrumes, de caramel et de cassonade.

Patrick 95%
Lorsqu’on m’a vendu cette bouteille comme étant « fort probablement » un Lagavulin Distillers Edition Cask Strength, j’avais de gros doutes, surtout qu’il s’agit de l’un de mes whiskys favoris. Mais oui, j’en mettrais ma main au feu, c’est bel et bien ce que ça goûte. De plus, l’étiquette n’est pas la seule chose à sembler provenir d’une époque révolue, le prix, fort raisonnable, aussi! Nez : La fumée de tourbe et les arômes d’un beau xérès sucré se chicanent pour être à l’avant-scène. Le parfum me fait penser à un Lagavulin « Distillers Edition » sur les stéroïdes. Bref, c’est rudement alléchant. Bouche : Superbe fumée de tourbe adoucie par le fruité et le sucré d’un délicieux xérès, et complété par de belles notes salées. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe verte bardée d’un vent de vin fortifié, de vanille et d’air salin. Fruits, agrumes et crème viennent compléter le tableau. Bouche: Fruits sucrés, tourbe bien affirmée, épices dominantes sur la fin. Citron, pierre et vent du nord. On aime bien. Le taux d’alcool est moins agressif que je ne l’aurais cru. Finale: Longue et chaude. Tourbe bien présente, xérès goulu, chêne bien gorgé. Cannelle et poivre. Fleur de sel. Équilibre: Un bon Islay bien ficelé. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je suis bien prêt à croire en la théorie d’un Lagavulin Cask Strength oublié…

Finlaggan Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Caol Ila, version cask strength

André 87%
Cendre citronnée, lampe à huile, camphre, bacon cuit sur un peu de plage au déjeuner, sel de mer, peppermint, pitch à toiture. La bouche est franche, aiguisée par l’alcool, cendreuse, salée et camphrée, notes de citron et de vanille, bois verdâtre, motte de terre parsemée d’herbe, poivre broyé. Selle de cuir tout juste enlevée du cheval qui vient de traverser une plage des Iles Hébrides, fumée de feu de camp mélangé de mottes de tourbe terreuse, bonbons peppermint. Ce qui déçoit c’est la structure et la texture qui s’époumone rapidement, c’est dommage car l’amalgame des saveurs est intéressant. Finale pointue et sucrée aussi, cendreuse, un brin huileux, tourbe citronnée et camphrée, menthe poivrée, eucalyptus, chlorophylle.

Patrick 92%
De la fumée de tourbe portée par une belle texture huileuse comme ça, et le tout à un prix aussi raisonnable, oui j’en veux! Tout ce que je recherche dans un dram d’Islay s’y retrouve. Nez : De délicieuses volutes de fumée de tourbe et de bacon gras s’échappent joyeusement de mon verre. Le tout accompagné de bois, de céréales, de vanille et d’une touche fruitée très discrète. En fait, à part la fumée, pas mal tout est discret. Bouche : De la belle fumée huileuse et savoureuse, du sel, du bois brûlé, voire carbonisé, du cuir, une bonne dose d’épices (en particulier du poivre), et une discrète touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Bien sûr, tourbe et herbe nous partent le bal. Vanille et fruits, malt grillé et crème. On est loin de se douter ici qu’on approche les 60% d’alcool. Bouche: Tourbe huileuse et grasse, à la Ardbeg ou Caol Ila. Épices et citron en puissance. Sel marin et cuir, chêne et tartinade choco-noisettes. Finale: Bien épicée et boisée, bien chaude et longue, elle nous livre des notes supplémentaires de cacao, de vin chaud, de fruits et bien sûr de tourbe bien grasse. Équilibre: Un excellent dram d’Islay, des saveurs franches, un taux d’alcool explosif, un prix raisonnable, difficile de demander plus…

Elements of Islay CI8

55.2% alc./vol.
Le huitième venu dans la série CI est issu d’un mariage de 5 fûts de bourbon distillés en 2008 et embouteillé en 2017.

André 85%
Belle grosse tarte lime et citron dégustée sur le quai de Port Askaig. Pommes vertes Granny Smith, sel de mer et miel, tourbe organique. L’utilisation du bourbon cask laisse toute la place aux odeurs qui présentent bien la provenance maritime du produit. Le nez est un peu franc, je m’attendais à quelque chose de plus rond et dodu. En bouche, première impression, pour ne pas dire déception, c’est la texture qui offre très peu de rondeur et de texture, le whisky en est presque dilué et supporte peu les saveurs. Citron, vanille, sel de mer, poivre, tourbe terreuse organique parsemée de quelques poignées d’herbes vertes, pommes vertes, poires, miel. Laisser le whisky s’équilibrer une demi-heure dans le verre aide grandement à l’harmonisation des saveurs. Finale moyenne longue, un peu pointue, tourbée, saline.

Patrick 87%
Un très bon whisky qui, à défaut de proposer quelque chose de nouveau, présente un aspect classique fort bien réussi. Nez : La fumée de tourbe est évanescente, enveloppant à peine les pommes vertes, le citron et le seul de mer. Bouche: Ah! C’est ici que la fumée de tourbe se cachait! Celle-ci est mariée brillamment avec du sel de mer, des agrumes, des pommes vertes et une généreuse dose de poivre, le tout porté par une généreuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, marquée par le sel de mer.

Martin 88%
Nez: Fumée saline, citron confit, filet de porc grillé, herbes marines et résine de pin. Bouche: Franche et huileuse, sur le goudron, le poivre blanc, les agrumes confits et une touche d’ananas rôti. Finale: Longue, minérale, fumée et salée, avec un retour d’agrumes et de cendres. Un feu roulant d’épices du degré d’alcool. Équilibre: Un dram costaud et ciselé comme Arnold dans les années 80, qui combine la puissance de l’alcool brut avec une belle maîtrise aromatique.

Kilchoman Am Burach Edition 2020

46% alc./vol.
Am Bùrach, littéralement « le désordre » en gaélique, est un nom bien peu commun pour un Single Malt. C’est pourtant bien le fil rouge de l’histoire derrière ce whisky. En 2014, un des employés de la distillerie mélange par erreur des fûts de l’expression phare Machir Bay avec des fûts de Port Cask Matured. De cet épisode, qualifié par le general manager Islay Heads de « désordre », est resté le nom mais surtout une délicieuse conséquence, un heureux assemblage. Cette édition unique en son genre et totalement éphémère, a donc un vieillissement compliqué pour ses 9 ans d’âge. Assemblage de distillat vieilli en ex-fûts de Sherry et de Bourbon avec un distillat maturé en fût de Porto, il a ensuite passé 6 ans en ex-fûts de Bourbon avant de bénéficier d’un affinage de 6 mois en ex-fûts de Ruby Port. Édition de 10550 bouteilles.

André 86%
Couleur rouge, rouge, rouge…Étonnant comment la présence du port cask se fait sentir dans les bras fumés de la tourbe terreuse typée. Très fruits rouges, belle intensité des arômes, autant des fruits que de la tourbe; confiture de fruits, aspect maritime, prunes, cerises, sensation cireuse bizarre qui rappelle la cire sur les pommes à l’épicerie, tourbe terreuse, réglisse rouge. Nez très attirant et avec beaucoup de corps! À la première gorgée en bouche, je suis déçu. Avec ce qu’annonçait le nez, je m’attendais à une texture collante presque gluante mais je trouve le whisky plutôt disparate et un peu dilué même… Mélange de sel marin et de poivre, la tourbe terreuse et grasse bien prononcée, mélange de cerises et de prunes, réglisse rouge, framboises, canneberges, fruits secs. Malgré l’intensité des saveurs, la texture nous laisse tout de même sur notre faim. Aux gorgées subséquentes, les notes poivrées se confirment et des notes de chocolat noir émergent. Finale tourbée, cannelle et fruits rouges séchés, sel, poivre, terre mouillée, chocolat et grains de café moulus. Gros points positifs, les arômes et saveurs. Point négatif, définitivement la texture. J’essaie de trouver un autre Kilchoman qui s’approcherait du rendu aromatique de cette édition et je ne trouve pas. Pour ma part, on est définitivement dans la singularité.

Patrick 90%
Un beau gros whisky présentant mon mix de saveur préféré, c’est-à-dire de la grosse fumée de tourbe et de belles notes fruitées et sucrées. Nez : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de fruits, d’agrumes, de sel et de sucre. Bouche : De beaux fruits mûrs enveloppés dans une grosse fumée salée intense. Le tout est accompagné d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, sucrée, salée et surtout fumée.

Martin 88.5%
Nez:Tourbe fruitée, cerises rouges, Kool-Aid à la cerise, confitures, pommes et bouchon de Maker’s Mark. La bouteille est rouge, le whisky est rouge, tout est rouge! Bouche: Tourbe boisée et fruitée. Encore la cerise à l’infini, les épices et le poivre rose. Une dichotomie évidente entre la tourbe et la cerise chimique. Finale: Très tourbée et poivrée, le clash avec les fruits est ultra-évident. Café et cacao en puissance. Pas mauvais quand même. Équilibre: Les saveurs prises individuellement sont très accrocheuses, mais un flagrant déséquilibre de celles-ci me font douter de le pertinence de son prix élevé. J’aime bien, mais j’en attends plus d’un Kilchoman à 180$