SMWS 10.264 Bunnahabhain 7 ans

58% alc./vol.
« Bacon Butter Butt » , Distilled 24-10-2013 from 1st Fill Ex-Oloroso Sherry Butt Finish, 481 bottles. Deux fûts de bourbon de 7 ans d’âge provenant de la distillerie Bunnahabhain sur Islay ont été combinés dans un fût oloroso de premier remplissage pour le reste de sa maturation.

André 84%
Lourdaud comme approche, sur une avalanche de fruits rouges dans un warehouse en terre battus un peu humide. Fond de caramel et de poivre moulu, prunes, pâte de fruits, tourbe médicinale. La bouche est musclée, très épicée et légèrement sèche, beaucoup de cannelle et de poivre, caramel chaud, terreux d’empotage et vieux chais humide, pommes, prunes accompagnées d’une touche de soufre. Finale sur les allumettes brûlées, la tourbe camphrée et terreuse et les fruits rouges très épicés.

Patrick 89%
Un beau gros SMWS intense comme un coup de poing dans les côtes (et je sais de quoi je parle, parlez-en à mon sensei en combat de karaté). Nez : Un beau gros parfum de fumée de tourbe grasse et huileuse, avec du beurre brûlé, un trait de vanille et une goutte de jus de pomme. Bouche : Porté par une superbe texture très huileuse, j’y retrouve du gras brûlé, de la grosse fumée de tourbe crasseuse, des allumettes brûlées, du paprika, du gros sel et une goutte de jus de prune. Finale : D’une superbe longueur, brûlante avec du bois brûlé, du piment, du poivre et une pincée de sel.

Kim 93%
Nez : Ah, savourer un bol de popcorn au beurre en regardant brûler un amoncellement de pneus! Viennent ensuite une salade d’asperges crues, une quiche au jambon fumé et un flan. Un menu complet quoiqu’hétéroclite, dans un dram. Bouche : si j’imaginais le goût du liquide coulant d’un foyer extérieur que l’on arrose pour l’éteindre après une grosse soirée de grillage de guimauves, ça serait exactement ça. J’ai l’impression de boire du jus de cendre, mais sucré. Il y a en complément de cet étrange nectar, du foin sec, des raisins secs imbibés de vin rouge et vraiment beaucoup de plaisir.

SMWS 53.445 Caol Ila 15 ans

56.7% alc./vol.
« Nothing to see here », Distilled 24-09-2007, ex-bourbon hogshead, refill american oak PX hogshead, 271 bottles.

André 91%
Nez très équilibré, affichant des notes de sel de mer et de fruits rouges intenses. Cerises, prunes, iode, camphre, viande cuite sur feu de bois et notes de tourbe médicinales bien dosées. La bouche est sublime, ronde et soyeuse. Texture huileuse s’aiguisant rapidement avec l’arrivée de l’alcool et des notes tourbées. Compote de fruits, cerises, prunes et raisins, viande fumée, sel de mer, camphre intense, caramel. Finale de bonne longueur, viandes cuite et enduites de caramel et de sel, fruits rouges, poivre intense et fumée de tourbe bien présente.

Patrick 95%
Attention, le plaisir croit avec l’usage. Si vous avez une telle bouteille à portée de main, annulez tous vos plans pour le lendemain avant même d’ouvrir la bouteille : Après, il sera trop tard! Le monde n’aura plus de sens, tout votre univers se retrouvera concentré dans votre verre. Vous ne pourrez pas dire que je vous avais pas prévenu. Nez : La fumée de tourbe liquoreuse enlace les notes de xérès fruité, de vieux vinaigre balsamique, de chêne brûlé, de miel, de sel et de tabac. Je pourrais passer des heures à simplement humer ce parfum. Bouche : De la grosse fumée de tourbe sale comme je l’aime, avec du goudron, des notes médicamenteuses, du sel, du chêne brûlé, du xérès fruité et du miel. Le tout porté par une texture en bouche enveloppante, voire grisante. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur des notes de bonheur, de joie et de plaisir intense.

Martin 91%
Nez: Fruits rouges et caoutchouc, vieux pneu et essence de vanille. Caramel un petit peu cramé. La tourbe est représentée ici sous un air assez particulier. Bouche: Belle texture d’entrée de jeu. Poivre rose, bois, framboises, agrumes et vin fortifié. Ça dégage! Finale: Bien poivrée et dosée, on nous en met plein la gueule, et on en redemande! Équilibre: Solide dram malgré tout! Techniquement ces ingrédients ne devraient pas trop marcher ensemble, mais comme la soundtrack de « Howard the Duck » de John Barry, étrangement ça fonctionne tempête!

Kim 91%
Nez : embruns salins, pneus neufs, « rim » de verre de margarita, avec en trame de fond les petits caramels mous carrés emballés individuellement et populaires à l’Halloween dans les années 90. Bouche : douceur et décadence! Un soupçon de tourbe qui recouvre, comme un drap de soie tout léger, une solide charpente boisée, caramélisée et voire même sucrée. Wow!

SMWS 64 Rare Release – Mannochmore 15 ans

53.1% alc./vol.
« Viscous Velvet » – Distillé le 25 septembre 2007 – 1st Fill & Refill Oloroso, PX & Bourbon Hogsheads – 2119 bouteilles – Embouteillage commémoratif du Spirit of Speyside Whisky Festival 2023.

André 88%
Bois de chêne gorgé de xérès, caramel à l’orange, vernis à bois, prunes et raisins secs, cerises. La texture en bouche est exquise, bien ronde et pulpeuse mais malheureusement qui perd son lustre trop rapidement. Cerises marasquin roulées dans le poivre, oranges, prunes, vieux bois verni, chais de terre humide, cannelle. Finale un peu courte, le sherry cask en avant-plan, passablement de poivre. Beau mélange de fruits rouges (prunes, cerises et raisins) et d’orange. Sécheresse importante en rétro-olfaction accompagné de bons tannins du bois de chêne.

Patrick 85%
Au nez, ce whisky est tout simplement spectaculaire. Toutefois, en bouche, il est simplement « bon ». L’alcool est peut-être un peu trop fort au goût, malgré le pourcentage d’alcool relativement bas pour un embouteillage de la SMWS. Nez : Un beau parfum riche et succulent, avec de la confiture de figues, du miel, du gâteau aux fruits, du tabac à pipe et de délicieuses charcuteries. Envoûtant! Bouche : Du café, des pelures d’oranges séchées, du gingembre, des noix grillées enrobées de miel, du caramel et du jambon salé ainsi que des raisins secs. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 87%
Nez: Cannelle, caramel, beurre de pommes à l’érable. Pommes mijotées et touche de framboise. Céréale et poivre rose. Incroyablement intriguant. Bouche: Caramel et crème brûlée, bois et cassonade, poivre noir et bonne pointe de cannelle. Finale: Longue et sèche, notes de cuir et de raisins secs, pelure d’orange. Tire d’érable sur la neige. Équilibre: Un excellent dram, même si la maîtrise de l’alcool est un peu maladroite, la maîtrise du sherry est sua’ coche.

Kim 86%
Nez : pomme verte, mélange de bonbons surettes à la lime et de Swedish berries, beurre de pommes avec un soupçon de cassonade. Bouche : l’alcool prend le dessus, pas mal, et ça prend donc un certains temps afin de discerner les autres arômes, celles-là beaucoup plus subtiles : crème brûlée, figues caramélisées, raisins sultanas. Un peu dommage que l’alcool ne soit pas mieux intégré, car les saveurs sont vraiment chouettes et la finale s’allonge sur un intense sucre d’orge gourmand.

SMWS 70.8 Balblair 7 ans

59.4% alc./vol.
« Youthful and zesty – yet complex » – Distillé le 19 mai 2006, 206 bouteilles.

André 85%
Purée de poires, raisins verts, sac de pelouse tout juste tondue, avec accents un peu maritimes, jus de citron et des agrumes. Je n’aurais pas deviné la distillerie à l’aveugle mais en sachant ce que c’est, je dirais que cela respecte la ligne directrice que nous livre normalement la distillerie. La bouche est onctueuse et fraiche, la vanille pétillante et épicée et mielleuse avec quelques sauts d’humeur de bois de chêne et les fruits du nez. Finale qui est plus sur les agrumes, les oranges et le raisin, l’alcool est relativement doux et la palette de saveurs intéressante. Une belle découverte qui démontre beaucoup de maturité venant d’un whisky si jeune.

Patrick 88%
« Youthful and Zesty » : Ce whisky porte admirablement bien son nom.  Nez: Crème brûlée, vin blanc, citron et touché de miel.  Bouche : Chêne, pommes, raisins et zeste d’agrumes.  Très complexe.  Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et marquée par les agrumes.

Kim 80%
Étrangement, ça sent le sake avec une très légère pointe de fumée. Le goût cependant est très différent de ce à quoi je m’attendais à l’odeur, plus riche. L’alcool est assez présent, mais on décèle des épices, un peu de fruits confits, d’agrumes et de verdure. Il se passe un peu trop de choses en même temps à mon goût.

SMWS 93.145 Glen Scotia 8 ans

59.9% alc./vol.
« Sweet Filth » – Distillé le 16 mars 2012, 1st fill ex-bourbon barrel, 227 bouteilles

André 87%
Influences côtières, amandes salées, zeste de citron, oranges, fumée de tourbe terreuse lointaine, air salin. Belle texture huileuse et grasse en bouche, motte de tourbe terreuse et herbeuse, iode, citron, gingembre. Une pointe de fumée à saveur d’eucaplytus se développe au fil des gorgées, tout comme la cannelle et quelques fruits rouges. Une fois ingéré, sensation de poussière de pierre weirdo. Finalew sur l’ananas et le citron, la fumée terreuse et beaucoup de sel de mer.

Patrick 91%
Un autre whisky qui démontre que Glen Scotia était un joyau caché ! Un whisky riche et intense dont ma bouteille s’est malheureusement vidée trop vite… Nez : Amandes grillées et sucrées, noix de coco, avec une pointe de fumée et de l’air marin. Bouche: De la belle fumée de tourbe, une tonne de sel, du pain multigrain grillé, de la noix de coco, des roches, une pointe sucrée et énormément d’épices venant de bois brûlé. Finale: Très longue, intense, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Fruits rouges, sel marin, vanille et une brise de fumée légère. Bouche: Corps riche et énergique, sur la fraise mûre de septembre, le caramel blond, la cendre froide et une pointe de poivre rose. Finale: Longue, saline et boisée, avec un retour de malt grillé et de fruits tropicaux. Équilibre: Un bon dram de Campbeltown vif et fruité, avec une bonne tension maritime et une intensité bien gérée, malgré un profil qui reste relativement empreint de jeunesse. Ceci étant dit, cela ne constitue pas une ombre au tableau si contrastante que ça…

Kim 86%
Nez : L’impression d’entrer dans un garage garni d’outils, de pneus, de solvant à peinture, d’une tondeuse fraîchement remplie d’essence et de retailles de bois. On en sort ensuite pour aller cueillir quelques herbes au jardin : sarriette, estragon, thym. La balade se termine devant une cuve où cuisent des épis de maïs bien frais, parfumant la vapeur qui s’en échappe. Bouche : le mélange tourbe sucrée c’est souvent une combinaison gagnante. Je reste sur les fines herbes, cette fois sèches, le miel pâle et encore des souvenirs de garage de banlieue (bien que n’ayant jamais goûté le contenu d’un garage). La finale se fait un tantinent trop astringente et le plaisir que j’avais au nez est un peu amoindri, mais ça reste très bon.

SMWS Distillery 53 Rare Release – Caol Ila 8 ans

58.4% alc./vol.
« Throw the Cork Away », distillé 1er avril 2013, Ex-bourbon hogsheads, 1st fill Oloroso hogsheads, 2677 bouteilles.

André 85%
Pommes et cerises, gras de bacon cuit sur un feu allumé avec de l’huile industrielle sale, sel de mer, zeste de citron, prunes, grains de cafés dans le chocolat noir. Mélange éclectique. La bouche est terreuse et salée à la fois, brute et industrielle ce qui tranche d’avec les saveurs de fruits rouges du xérès. Viande cuite sur le feu de camps, huile souillée, iode, terre mouillée, poivre broyé. Belle texture qui migre vers une sensation de suie et de cendre froide. Finale de fruits rouges, de poussière de pierre, de sel de mer, camphrée et d’inspiration maritime.

Patrick 94.5%
Un whisky extraordinaire, qui évolue de gorgée en gorgée de manière magistrale. Les saveurs que je préfère dans un whisky, mais présentées d’une manière digne d’un chef étoilé! Ahurissant. Nez : Wow, dès les premières effluves, j’ai compris la raison d’être du nom du whisky! Je sens du beau xérès bien sucré et fruité, enveloppant une belle fumée de tourbe discrètement salée, des huiles et quelques herbes. Bouche : En bouche, le beau xérès sucré et fruité doit combattre un peu plus la fumée de tourbe bien salée, qui prends de plus en plus de place avec chaque gorgée. J’y retrouve aussi de l’huile d’olive, un peu de citron, des câpres, du thé noir et du bacon. Le tout porté par la texture en bouche qu’on est en droit d’attendre d’un tel chef d’œuvre et ce, malgré son relativement jeune âge. Finale : D’une extraordinaire longueur, fumée, fruitée, sucrée et huileuse.

Martin 89%
Nez: Tourbe crasseuse et caramel salé bien sirupeux, de la belle huile à moteur sucrée ça. Terre et cassonade, touche herbeuse et citronnée. Crème anglaise. Let’s goooooooo! Bouche: Caramel et vanille soutenus. Les épices du cask strength embarquent assez prestement. Sucre blanc, poivre rose, bois et céréales tourbées. Un bel équilibre de saveurs. Finale: Le tout est très bien transporté par une texture qui sait s’effacer au besoin. Cendre, chêne, vanille, caramel salé, crème au beurre, macarons, terre et retour aux cendres. Équilibre: Ça faisait un bon bout de temps que la SMWS m’avait impressionné de la sorte. Les beaux jours ne sont pas tous derrière nous…

Kim 88%
Nez : de la tourbe vive, ça existe? C’est tourbé mais un peu vert en même temps, comme un zeste de lime. Et pour mêler un peu les cartes, il y a un côté brioché, voire même crème pâtissière, qui pique ma curiosité. Bouche : une belle grosse brioche au citron confit et… au poivre! Le mariage peut sembler étrange, mais ça fonctionne drôlement bien.

SMWS Glen Scotia 8 ans Campbeltown Malts Festival 2022

59.7% alc./vol.
« Changes Faster than a Chameleon », Vintage 11-09-2013, First Fill Ex-Bourbon Barrel, 1460 bottles.

André 86%
Nez citronné et salin, poires, oranges, ananas, miel, fumée de tourbe relativement posée, très tropical. Bouche herbacée sur fond minéral. Après une quinzaine de minutes à s’aérer, belles notes de pommes vertes et de sucre à glacer, embruns maritimes salins, fruits tropicaux. La texture reste tout de même pointue en bouche vu le taux d’alcool. J’adore les notes citronnées et orangées qui se sont également développées à l’aération. Finale sur le gingembre et le poivre, tropicale et épicée.

Patrick 89%
Un délicieux Glen Scotia, maritime comme je les aime! Des whiskys comme ça, j’en prendrais tous les jours! Nez : Un beau parfum maritime avec bien du sel, mais aussi des agrumes et un peu d’huile de colza. Bouche : Ici aussi, le sel est omniprésent, mais aussi du chêne craquant et épicé, du chocolat noir, du citron, de l’huile d’olive, du thé vert et des piments. Finale : D’une belle longueur, huileuse, salée et savoureuse.

Martin 87%
Nez: Beurre salé, écorce de citron, embruns et pâte à tarte. Salade de fruits tropicaux en conserve, légère tourbe et goutte de miel dilué. Bouche: Franche et saline, avec des notes d’orge, de malt, de poivre blanc, d’huile de lin et d’ananas rôti. Finale: Longue, sèche et herbacée, marquée par une pointe de craie et une touche fumée. Équilibre: Un Campbeltown fougueux et précis, à la minéralité bien affirmée, qui brille aux bons endroits.

Kim 80%
Nez: tarte au citron avec une immense meringue sur le dessus, noix de coco grillée, gousse de vanille et un soupçon d’anis moulu. Bouche : ça me semble jeune, le bois est présent mais pas super bien intégré. Toutes les promesses que j’avais au nez cèdent place à du bois vert, de la paille et du sucre de canne.

SMWS Glen Scotia 8 ans Campbeltown Malts Festival 2023

60.2% alc./vol.
« Lock, Stock & two smoking Funnels », Campbeltown Malts Festival 2023, Vintage 16-09-2014, First Fill Ex-Bourbon Barrel, 1276 bottles.

André 85%
Le nez ressemble pas mal à l’édition de l’année précédente. Sel de mer et zeste de citrons, fruits tropicaux dont le melon au miel, la poire et la papaye. L’aération permet de beaucoup équilibrer les saveurs et de dompter le taux d’alcool. Le fût de bourbon est encore à l’honneur en bouche avec son avalanche de fruits tropicaux à chair. Cendre de feu de foyer froid, iode, citron, compote de bananes, ananas flambé, vanille. L’alcool est beaucoup plus ressenti que dans l’édition 2022, ce qui assèche considérablement la sensation en bouche. Finale de bonne longueur, pointue, fumée et saline parfumée de fruits tropicaux.

Patrick 90%
Un superbe whisky offrant une belle complexité et une belle texture malgré son relatif jeune âge. Nez : Un bel assortiment d’arômes, avec une touche de fumée de tourbe, des fleurs, de la sauce teriyaki sucrée avec du miel, du thé chinois et des crevettes cuits dans le beurre.  Bouche : La fumée de tourbe est au premier plan, mais laisse tout de même une belle complexité de saveurs s’exprimer, telles que des oranges, des fruits de mets cuits au beurre, du caramel salé, des herbes aromatiques et une discrète note chocolatée. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et complexe.

Martin 89%
Nez: Fruits rouges confits, cuir fumé, sel marin et mokaccino. Pelure d’orange qui survole le tout. Bouche: Tourbée quoique gourmande, sur la fraise mûre du Québec, le caramel, les épices poivrées et une touche de chêne humide. Finale: Longue, chaude, avec des notes de cacao, de réglisse et de fruits compotés. Beurre de pomme et poivre rosé. Équilibre: Une expression vive et colorée, où Campbeltown rencontre le bourbon avec audace et panache. Si j’suis convaincu?

Kim 79%
Nez : mais pourquoi est-ce que ca me rappelle quand je volais du triple sec dans l’armoire de mes parents? Probablement à cause des effluves d’écorce d’orange, de citron frais et même un peu de poire jaune. Mais derrière se cache un fond de grain qui me rappelle de très jeunes whisky et ne me convainc pas. Bouche : ici aussi le grain est très présent, en plus d’une généreuse dose de sucre. J’ai un rappel de vin jaune, le petit côté astringent et terreux, ce qui me plaît quand même, mais ça reste débalancé.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons Rye Whiskey

40% alc./vol.

André 79%
Agréable à boire mais pas à savourer disons. Nez fermé et limité côté flaveurs. Mélange de caramel et de canne à sucre, oranges, petites cerises, vanille et bois toasted. La bouche s’ouvre sur la cannelle plus précise et un peu de poivre. Le fond demeure sucré. Poires, cerises, poivre, caramel, vanille, cosses d’oranges, poudre de gommes ballounes, sirop d’érable en finale de bouche. Finale de sirop de cerises, confiture d’orange, sucre en poudre, sirop d’érable et de maïs, s’étirant sur de la crème glacée à la vanille poivrée et de l’essence de bois de chêne caramélisé.

Patrick 80%
De bonnes saveurs, mais l’ensemble est un peu trop léger et/ou dilué à mon goût. Bref, ça dépend du public cible je suppose. Nez : Parfum de seigle léger, fruité et sucré. Bouche : Portés par une texture un peu mince, les saveurs sont tout de même agréables avec des épices à BBQ et du poivre, ainsi que de subtils petits fruits et du bois brûlé. Finale : Un peu courte et épicée.

Martin 82%
Nez: Simple et direct, avec une pointe de seigle épicé, un peu de vanille et une douceur sucrée qui rappelle le butterscotch. L’alcool se fait assez présent, masquant légèrement la finesse. Bouche: L’entrée est souple, dominée par le seigle, quelques notes herbacées et une touche de miel. Toutefois le profil reste assez mince, manquant d’amplitude et de profondeur. Finale: Courte, avec un retour discret de poivre et de chêne sec, vite dissipé. Équilibre: Un rye whisky honnête mais limité, qui manque de complexité et d’intensité pour se démarquer. Ceci étant dit, un deuxième verre ne me dérangerait pas non plus.

Kim 90%
Nez : Épices : carvi, anis, nigelle, cumin. Eau de rose et gomme balloune. Vraiment spécial, ça pique ma curiosité. Bouche : Un beau rye, agréable à boire. Miam, miam. En 2e dégustation, wow le kick, c’est vraiment plaisant mais ça surprend. Vraiment la complexité des saveurs me plait énormément.

Springbank 10 ans Batch #24/165

46% alc./vol.
Bottled 24/07/2024. Fruit d’un mélange de fûts dans des proportions de 60% Ex-Bourbon Cask et 40% Ex-Amontillado Sherry Cask. 9900 bouteilles.

André 88%
Superbe nez. Compote de pommes, mangue et oranges, zeste de citron et iode en fond de scène. La bouche est tout aussi fruitée ; ananas, mangue, abricots, oranges et citron. Le sherry donne plus des notes de framboises que de cerises ou raisins secs. La texture est étonnamment moelleuse en bouche. Sensation maritime avec des notes d’iode et une touche de minéralité. Petite touche de fumée de tourbe poivrée. Finale de longueur moyenne, sur des notes de framboises, de fruits tropicaux à chair intenses assaisonnés de sel de mer et de fumée de tourbe relativement discrète ainsi qu’une pincée de cacao.

Patrick 89%
Un délicieux dram bien balancé et d’une belle complexité. Nez : Fumée de tourbe d’une intensité bien modérée, avec une touche florale, de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche : La tourbe est ici plus présente, enrobée d’une délicieuse couche de sel, laissant tout de même un peu de place à la vanille, aux fleurs et aux fruits tropicaux. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et boisée.

Martin 88%
Nez: Céréales maltées, poire mûre, fumée terreuse et sel marin discret. Bouche: Texture huileuse, construite sur des couches de zeste d’orange, poivre noir, pomme cuite et tourbe grasse. L’ensemble oscille entre salinité et douceur. Finale: Longue, sèche, avec des rappels de noix, de cendre froide et de malt grillé. Équilibre: Un single malt bien ancré, avec complexité et un caractère rustique et maritime à la fois.

Kim 87%
Nez : Cendre froide au réveil en camping, canne de tabac et boite de raisins secs. Bref, un plongeon olfactif dans mon enfance. J’ai aussi un peu de créozote et des notes vertes de légumes printaniers (asperges, haricots verts). Bouche : Sur le caramel à fond, avec encore le petit créozote, mais qui n’est pas déplaisant du tout. J’ai encore là des souvenirs de rallumer le feu de camp de la veille au matin. Punché et solide.