Balvenie 25 ans Single Barrel

47.8% alc./vol.
Fût #162, bouteille #118, distillé 31-03-90, embouteillé 09-06-15.

André 77.5%
J’ai de la difficulté à croire que la pénurie de fûts dans l’industrie pourrait justifier la mise en bouteille d’un fût de si piètre qualité. Ma lune de miel avec Balvenie s’est terminée abruptement cette semaine avec la dégustation de cette édition, faut-il le rappeler, de 1405$ pièce. Difficile de ne pas comparer cette édition avec les single cask de 17 ans à 200$ et au céleste 12 ans à 130$… La déception n’en est que plus amère. Une édition qui pulvérise simplement les savoureuses saveurs habituelles de la distillerie par des notes de chêne et où le bois gâche le travail de 25 ans de vieillissement. Au nez, sans vie et effacé. Notes de bois sec, chêne épicé, clou de girofle, trace de vanille épurée, de bois vert et d’herbe verte mouillée. En bouche, quelques timides notes de citron et d’agrumes, un peu de miel et de vanille et avalanche de bois vert humide et de chêne épicé. Présentation maladroite et déséquilibrée. Le whisky est sec et épicé, nullement chaleureux comme on se serait attendu d’un whisky si vénérable. La finale est longue et aiguisée, longue pas pour les bonnes raisons. J’ai de la difficulté à coucher par écrit mon désarroi et ma déception.

Patrick 85%
Un bon whisky riche et intense sur le côté boisé. Un superbe whisky de 10 ans! Euh… Oups? 25 ans? Sans joke? Nez : Bois sec, oranges, miel, caramel et vanille. Bouche : Agrumes, miel, mélange de bois sec et de bois vert, le tout complété par quelques épices. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Martin 81.5%
Nez: Orge et citron, chêne, orange et vanille. Manque cruellement de complexité, j’ai peine à croire qu’on a 25 ans. Bouche: Bois jeune et vert, épices, presqu’une impression de rye. Miel, vanille et soupçon de mélasse. Un peu décousu dans l’ensemble. Finale: Moins longue que d’autres expressions de cet âge. Chêne sucré, épicé et belliqueux. Âpre et acide. Équilibre: Pour un 25 ans single barrel on repassera. Comme quoi chaque fût est différent. On aurait peu-être dû utiliser celui-ci dans un autre single malt de la distillerie.

Creative Whisky Co Irish Whiskey 13 ans Cask Strength

51.8% alc./vol.
Distillé le 21 Janvier 2002, embouteillé en Mars 2015, fût #20021, 336 bouteilles.

André 94.5%
Belles notes de fruits séchés et de fruits tropicaux, caramel, vanille, beau taux de sucre qui balance bien le fort taux d’alcool. Les saveurs rappellent les red wine cask finish. La bouche est très huileuse, avec quelques sursauts d’épices, bouche pulpeuse de fruits séchés et de fruits tropicaux, l’ananas, les bananes et les bonbons-jujubes en forme d’oursons ainsi que les raisins secs. La finale est très fruitée, sucrée à souhait et encore ce plein sac des bonbons jujubes en formes d’oursons. Simplement superbe, festif et fruités. Superbe whisky; belle présentations, saveurs généreuses, équilibre digne de mention. C’est à se demander pourquoi il y a tant d’Irish whiskies si ennuyeux sur le marché…

Patrick 90%
Quoi??? Seulement 336 bouteilles? Je les veux toutes! Un super whisky, surtout si vous avez la dent sucrée. Nez : Nez fruité, chaleureux et sucré, avec un trait de vanille et de sève. Bouche : Fruité, sucré, épicé, avec de la vanille, un peu de bois brûlé et du beau sucre blanc et riche. Mais surtout, de beaux fruits chaleureux et sucrés. Finale : Longue et intense, marquée par le sucre et le vin.

Martin 93%
Ambre rosé. Nez : vent assez timide et posé. Caramel, xérès, vanille et vin rouge. Orge et fruits tropicaux. Bouche : punch aux fruits, miel, séduisant sherry. Épices, chêne. Une grande complexité qui se développe à un rythme qui nous rappelle une époque plus simple. Finale : le chêne poussiéreux et la cannelle dominent ici, couplés à des notes fruitées savoureuses. Équilibre : un mariage parfait entre le Kool-Aid et l’Everclear, un whiskey avec lequel on prend son temps. Ça rappelle le temps où les magasins étaient fermés le dimanche.

Glenlivet Master Distiller’s Reserve Triple Cask

40% alc./vol.
Édition limitée vieillie dans trois types de fûts différents. Les fûts de chêne traditionnels présentent le style classique de la distillerie tandis que les fûts de chêne Américain apportent profondeur et onctuosité. Enfin les anciens fûts de sherry sont à l’origine de la complexité et la richesse de ce whisky.

André 81%
Volée de pommes vertes, sensations poudreuses au nez, poires, purée de banane, toffee et vanille. Entre les nouvelles éditions et les anciennes avec mention d’âge. La bouche est légèrement débalancée, un peu trop sèche et épicée à saveur de cannelle et d’herbe verte (du style retrouvé dans les anciennes versions de Glenlivet). Heureusement les saveurs de tarte aux pommes bien chaude sont encore présentes en bouche car l’ensemble est pas mal rectiligne au niveau des saveurs. Oranges, poires, herbe verte coupée, pommes, un brin de sherry et de fruits séchés. Finale courte mis à part les épices, les saveurs se fanent rapidement en laissant une sensation sèche en bouche. Pour une édition hommage à Alan Winchester, je trouve le choix mal à propos si l’on compare le résultat final versus le talent d’Alan, quoique pour le prix il est difficile d’être déçu de son achat.

Patrick 81%
Un bon whisky, sans fautes, mais qui ne vous offrira pas grand frissons d’excitation non plus. Moi, tant qu’à boire ça, j’aime mieux me passer d’alcool. Nez : Parfum léger où se mélangent les effluves de malt et d’alcool, avec de subtiles notes de chêne et d’agrumes. Bouche : Sucré, boisé et épicé à la fois. L’ensemble est complété par des notes d’agrumes qui donnent à l’ensemble une sensation de fraîcheur, malgré la chaleur que ce dram procure. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois et les agrumes.

Martin 83%
Nez: Malgré une timidité soporifique au nez, on reconnaît bien le malt signature de Glenlivet. Miel, pommes et fleurs, vanille avec une touche dominante de chêne. Bouche: Miel, crème anglaise, vanille et fleurs blanches sur une texture surprenamment et agréablement généreuse. Finale: Un peu étouffée par un alcool un brin maladroit. Chêne et épices. Touche de malt. Équilibre: Pas mauvais, mais tant qu’à se taper un NAS, on va rester avec le Founder’s Reserve.

Jameson Black Barrel

40% alc./vol.

André 84.5%
Hyper fruité, avec de savoureuses notes d’orange et de nectarine, vanille crémeuse, céréales et le fût brûlé. Ce qui étonne, c’est définitivement les saveurs intenses de fruits et de bois brulé. La texture en bouche est crémeuse et cache bien sa force latente. Céréales grillées, fût brûlé, fruits exotiques, vanille, banane. Le whisky est costaud en bouche et les saveurs du fût brûlé masquent un peu les autres saveurs. Rétro-olfaction épicée au gingembre. Finale longue, copeaux de bois brûlés, épices. Un Jameson qui tranche d’avec les autres expressions de la série. Ce whisky est plus ‘’sale’’, plus période industrielle, ça me rappelle ce que devait être travailler dans les mines de charbon et lorsque les gars allaient au pub se taper un dram avant de revenir à la maison. Un whisky Irlandais avec une forte personnalité et des saveurs définies.

Patrick 85%
Un whiskey qui livre ses promesses! Un très bon Jameson marqué par le bois brûlé. J’en ferais bien mon dram quotidien. Excellent rapport qualité/prix. Nez : Savoureux parfum épicé et marqué par le bois brûlé, avec des notes d’orge intense et de vanille. On jurerait presque avoir affaire à un single pot still au lieu d’un blend. Bouche : Épices, orge, bois brûlé et vanille, le tout porté par une belle texture huileuse avec des notes d’agrumes des plus subtiles. Finale : D’une belle longueur et marquée par le bois brûlé.

Martin 85%
Non seulement ambré, mais graine de citrouille. Nez : fruité et boisé tel qu’attendu d’un Jameson, mais avec une touche de douceur qui est quant à elle inopinée. Miel et céréales complètent bien le tableau. Légère sécheresse. Toffee. Bouche : frais et épicé à la fois, fruité et boisé. Légèrement fumé, avec de douces vagues fleuries. Vanille et noix. Orange et clémentine séchée. Finale : les saveurs de la bouche continuent et se transfigurent en notes de caramel et de chêne carbonisé. Équilibre : un excellent Jameson, une belle édition qui, quoi qu’abordable, reste malheureusement rare.

Kim 77%
Nez : Cerises au marasquin, ananas, jus d’orange. Bouche : Beaucoup plus doux que le nez laissait penser, presque sirupeux, petit soupçon de poivre blanc. Intéressant, mais manque de corps. Il serait parfait pour faire des cocktails, mais sinon tombe un peu à plat.

Powers John’s Lane

46% alc./vol.

André 85%
Épicé, réglisse rouge, vanille, miel, fruits sauvages. Beaucoup d’effluves du fût, on ressent beaucoup le bois charred, moue de café dans le budum. Texture huileuse, étonnante, mais beaucoup d’épices prononcées et la cannelle. Bonbons en forme de poissons rouges, amandes grillées et bananes. Finale, fruité, épicé, gingembre, un peu courte. Étonnant par son puissant côté fruité mais légèrement débalancé par les notes de fût brûlé un peu trop présentes en bouche.

Patrick 88%
Un beau whisky savoureux et très bien construit. Définitivement, Powers, une marque qui gagne à être connue! Nez : Réglisse rouge, vanille, fruits et de subtiles épices. Bouche : Une bonne dose de bois épicé, des fruits, de la cannelle et des amandes grillées, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, et délicatement épicée.

Martin 86%
Nez: Fruité et épicé, framboises et réglisse rouge. Touche de bois et de miel. On sent qu’on a affaire à quelque chose de pas mal doux et sucré. Le bois semble sec et poussiéreux. Bouche: Sucre blanc, fraises et framboises, toujours réglisse et poivre. Les accents de bois y sont toujours. Finale: Miel et épices, bois et fruits. Équilibre: Un beau voyage de saveurs, c’est bien fait. Habituellement les blends irlandais sont d’une grande douceur, mais ici on brouille les cartes et on nous garde alertes avec un poignée d’épices ici et là.

The First Editions Mortlach 24 ans 1989

49.7% alc./vol.
212 bouteilles.

André 88.5%
Nez relativement plat au niveau arômes ; beaucoup de vanille, bananes en purée, petits fruits presque muets, raisins secs, un brin d’agrumes et une belle fraicheur générale. Difficile de savoir si au final c’est un bourbon cask ou un affinage car les saveurs sont contradictoires. En bouche, miel, agrumes, oranges, poivre et gingembre. J’aime beaucoup la texture, un peu huileuse que nuance les épices. La finale est douce malgré les saveurs pointues et le taux d’alcool. Dualité de saveurs ; miel, vanille et bananes contre épices, fruits séchés et poivre. Un Mortlach complètement différent de la ligne habituelle, offrant un défi de saveurs au dégustateur.

Glen Moray 25 ans 1986 Portwood Finish Batch 1

43% alc./vol.

André 86%
Sherry puissamment doux, bois humide dans la terre, fruits sauvages, compote de fruits, chocolat noir, miel. Superbe nez, balance exacte des éléments, les saveurs sont définies mais le nez équilibré avec brio. La bouche est épicée et un peu astringente, le sherry est domestiqué et les épices un peu trop fortes versus les saveurs fruitées ce qui déséquilibre le whisky. Fruits secs, cannelle, poivre, réglisse rouge, sherry, chocolat. La réalité de la bouche n’est pas à la hauteur des promesses du nez. Finale courte, orientée fruits séchés et épices. Un bon whisky, avec un léger déséquilibre en bouche mais qui me laisse un peu sur mes attentes.

Loch Lomond Organic 12 ans 2013 Release

48% alc./vol.
Le whisky Loch Lomond 12 ans organic est produit avec des céréales issues de l’agriculture biologique.

André 72%
Pas pour convertir personne et devenir Organic friendly. Nez d’odeur de ferme, terre d’étable mouillée, foin, mélange de bois mouillé et de céréales aromatisées aux agrumes. En bouche, poires, céréales, agrumes, pomme verte et des saveurs bizarre et très difficiles à cerner en arrière-bouche. Chose certaine, ce n’est pas agréable comme sensations et saveurs. On a aussi droit à des saveurs qui rappellent le virgin oak et ça c’est ce qui manquais à ce cocktail de flaveurs pas agréables. La finale est épicée (ce qui masque les saveurs discutables) et goûte affreusement le bois vert. Sérieusement, c’est à se demander si ce whisky a été goûté avant sa distribution ou s’il devenait embêtant d’annuler sa mise en marché vu la hauteur de la subvention du gouvernement pour les affaires agricoles. Quoi qu’à la veille de l’Halloween, un whisky tel que celui-ci serait idéal dans un tasting avec thème « whiskies qui font peur »…

Patrick 75%
Come on, ont voudrait convaincre les gens que les whiskys organiques ne sont pas bons, on ne s’y prendrait pas autrement! Nez : Agrumes, sucre blanc, chêne, vanille et caramel. L’ensemble n’est pas excitant. Bouche : Chêne sucré, tonne d’agrumes, vanille et quelque chose de bizarre que je n’ai pas vraiment le goût d’approfondir. Finale : Trop longue et goûte le jus de bas.

Redbreast 12 ans Cask Strength Batch B1/15

57.4% alc./vol.
Redbreast 12 ans Cask Strength est la version non-réduite du célèbre Single Pot Still irlandais Redbreast 12 ans. Élevé en fûts de xérès Oloroso et mis en bouteille sans filtrage à froid.

André 93%
Évidentes notes de sherry, gâteau forêt noire, fruitcake, poires, vanille onctueuse, oranges. Simple, direct, efficace. Texture hallucinante en bouche, huileuse et fluide, superbe. D’abord les fruits séchés tirés du sherry, puis les épices astringentes et sèche – la cannelle principalement, la pomme rouge, le xérès, la vanille. L’alcool est puissant mais ne monopolise pas la bouche. Chocolat noir, café budum. Une autre gorgée et la texture étonne autant, cette sensation huileuse et presque visqueuse, le mélange de fruits et de vanille crémeuse, intense. Pour la finale, nous aurons droit à un retour sur la pomme saupoudrée de cannelle, cuillerée de vanille. Une belle expression apportant un nouveau jour sur les whiskies Irlandais. Cette version savoureuse et bien alcoolisée démontre qu’il est possible de livrer un whisky Irlandais de qualité, avec des saveurs distinctives, un grain de singularité et une texture unique. Définitivement dans mon top 10 de la section Irish whiskies.

Patrick 91%
Une belle et savoureuse surprise! OMG, les Irish devraient plus souvent embouteiller leur whiskys à la force du fût! On y découvre toute la complexité qui avait été diluée dans le 12 ans régulier. Nez : Superbe parfum de xérès et de gâteau aux fruits, chocolat intense, raisins, dattes, épices et une note subtile de chêne. Bouche : Wow! Le xérès est intense, autant que les épices et le chêne, le tout avec de la vanille, des raisins secs, du gingembre et du miel. Intense, complexe et savoureux. Finale : Longue, intense et savoureuse.

Dewar’s Special Reserve 12 ans

40% alc./vol.

André 87.5%
Amandes roulées dans le miel, céréales maltées, vanille fraiche, une touche fruitée et finement florale, genre fleur blanche. Équilibre et consistance, ce qui est rare dans le milieu des blends, mais ce whisky a de quoi étonner. La texture est divine en bouche, hyper sexy, soyeuse et souple, même si un peu rectiligne au niveau des saveurs – miel, vanille, discrète touche de fumée, grains de céréales séchés. La finale dévoile quant à elle quelques accents épicés. Ensemble harmonieux, saveurs agréables, superbe texture, le tout livré à prix d’amis de surcroit. On en redemande.

Patrick 90%
Facile de comprendre le succès de ce whisky : Superbement construit, avec tout ce qu’il faut à la bonne place. J’adore. Nez : Succulent raisins secs, pomme verte, caramel, touche d’épices et de chêne. Superbe parfum. Bouche : Raisins secs, épices, chêne, pommes et vanille. Le tout superbement mélangé et balancé. Finale : Dune belle longueur, fruitée et vanillée.