Flora & Fauna Mortlach 16 ans

43% alc./vol.

André 83%
Sherry superbement balancé, sucre brûlé se transformant par la suite en caramel. La bouche est plutôt boisée (cèdre) et fruité (framboises) accompagné de gâteau aux bananes chaud. La bouche est la finale en elle -même car celle-ci est un plongeon direct sur un no man’s land plat et monotone.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel, d’une distillerie qui l’est tout autant! J’adore, le genre de whisky à apporter sur une île déserte. Nez : Le parfum si unique de Mortlach, présentant un mélange de vieux vin, de cuir, de viande rouge, de sucre réchauffé et de vanille subtile. Alléchant. Bouche : D’abord un gros sucre chaleureux, de la viande rouge, une tonne d’épices à steak et un peu de caramel. Menoum. Maintenant, j’ai le goût de me faire cuire un gros steak sur le BBQ! Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir chauffé et la cassonade.

Gordon & MacPhail Distillery Label Mortlach 25 ans

43% alc./vol.
Assemblage comprend exclusivement des fûts de sherry, dont certains de premier remplissage.

André 91.5%
Très noble au nez, pulpeux et ample, on sent qu’on a affaire à un whisky qui a de la candeur et du raffinement. Pelures d’oranges, sherry un peu vieillot, boisé, une touche de viande rouge et de compote de pommes, toffee, cannelle. Quelle texture en bouche! Succulent mélange de fruits sauvages confits, de confiture de cerises assaisonnée de cannelle, oranges, pommes cuites, vieux cuir, dates, prunes, raisins secs, chocolat noir, wine gums, fruit cake. Longtemps après chacune des gorgées, les saveurs se développent lentement en bouche avec assurance. La finale est un bâton de cannelle trempé dans la compote de fruits et le chocolat noir poivré ainsi qu’une touche de viande rouge typique de la distillerie. Savoureux!!!

Patrick 94%
Ce n’est un secret pour personne, je suis un fan de Mortlach, et cette bouteille est une autre très bonne explication de cette passion. Le genre de whisky qui fait presque pleurer de bonheur. Unique et grandiose. Nez : Vieux cuir, caramel, fruits très mûrs et de subtiles oranges. Je salive. Bouche : Oh que c’est bon! Du vieux cuir, du vieux xérès caramélisé, du sirop de fruits mûrs et une touche de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir et le bois brûlé.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

40% alc./vol.

André 81%
Très céréale et fruité. Léger et agréable, une touche florale accompagné d’un ruban d’épices. Pas mal meilleur que je m’attendais, pas le genre de single malt qui vous renversera, mais rien à vous marquer négativement au point que vous voudriez vous rouler en boule comme un hamster dans un coin en pleurant. Je suis heureux que ce soit la bouteille de Pat, car avoir été la mienne , j’aurais été déçu.

RV 79%
Doux au nez avec léger malt et grain. Développement sur le blé, assez uniforme, avec une belle petite explosion de céréales à la déglutition. Trop uniforme et tranquille à mon goût: une promenade sans surprises dans un champs de blé sous un ciel passager.

Patrick 80%
Au nez, bas de laines mouillés dans du jus malté. Au goût, l’orge mouillée rappelle un bol de céréales qui ont trempées trop longtemps dans leur jus… La finale? Trop courte. Malgré cette description un peu rébarbative, ce whisky demeure quand même bon. Mettons qu’il y a aussi une légère cerise quelque part. Intéressant si votre objectif est de découvrir les différentes distilleries de l’Écosse.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Superbe équilibre des éléments. Beaucoup de céréales d’orge bien maltées, mélangées de caramel brûlé et de miel. Le caramel est chaud et vraiment agréable, c’est un vrai délice en bouche… Bonbon carré au caramel, fruits secs, sherry, pommes rouges passées date avec un peu de brunâtre dessus, gâteau aux fruits et quelques épices dispersées. La texture en bouche est un peu poreuse et sèche, bien épicée quoique douce et sucrée, à la limite feutrée, mais on fait ici dans les saveurs usuelles et qui s’accordent naturellement ensemble et non dans l’audace. À la longue, vanille du fût de chêne et jus de salade de fruits. Finale longue, principalement axée sur les fruits, le xérès et les épices.

Patrick 91%
Un dram tout à fait unique, dont j’ai atteint trop rapidement le fond de la bouteille. Cette distillerie utilise la méthode de distillation la plus tordue de l’industrie, et nous sommes bien heureux : le scotch est complexe, bien balancé et surtout unique. Nez : Viande rouge à la sauce aux petits fruits des champs. Chêne épicé et crémeux. Bouche : Texture suave. Viande vineuse avec une pointe de caramel. A la seconde gorgée, on détecte le chêne et ses épices. L’ensemble est sucré, chaleureux, fruité et épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée.

Martin 89.5%
Ambre classique avec des jambes grasses et rapides. Nez: Xérès et orange sanguine nous sautent au nez, suivi d’épices, de pruneaux et de beau malt grillé. On ne peut plus alléchant. Bouche: Plutôt léger à l’atterissage, on s’attendrait à un poids et à une richesse supérieures pour un whisky vieilli 15 ans en fût de sherry. On apprécie tout de même sans grogner la vanille et les épices du chêne, des fruits séchés et une touche de gingembre. Finale: Épices astringentes du sherry nous accompagnent pour une douce déscente sur une planche de chêne vers une couverture réconfortante, douce et sucrée. Équilibre: Un très respectable sherry cask, provenant d’une distillerie qu’on ne voit, grâce à Diageo, malheureusement pas assez.

Gordon & MacPhail Mortlach 21 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez plus délicat et efface que l’édition 15 ans, le sherry est beaucoup plus discret et s’approche plus de la pomme que du sherry lui-même. Belle touche surprenante de menthe verte qui s’accompagne de vanille, de noix de coco et de fruits secs éventés dans leur emballage. En bouche, la menthe est plus volage et le sherry prend une tournure plus boisée mais sans être omniprésent. Délicieuses saveurs d’oranges confites avec une montée en crescendo d’épices qui donneront le ton à la finale, bon rythme épicé, les fruits rouges qui dansent dans les bras du sherry un peu vieillot et boisé. Agréable mais a perdu la vivacité du 15 ans.

Hart Brothers Mortlach 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en octobre 2011. Vieilli en fûts de chêne américain.
 
André 83%
Floral à souhait, odeur de vin de pissenlit, et mélange de céréales et de fruits, sucre. La bouche est sans challenge, la texture est molle et sans vie, c’est liquide et passer. Je lui trouve encore des saveurs de bonbons Certs éventés, tout comme dans le Littlemill… Le floral est toujours présent en bouche, les fruits sont généreux mais la texture et la structure du whisky laisse grandement désirer. La finale est courte et sans surprise. Un taux d’alcool plus soutenu airait grandement aidé à l’ensemble.

Patrick 85%
Très particulier, vraiment intéressant. Une distillerie unique. Nez : Pissenlits, et herbes. Aussi un peu de chêne et de vanille. Bouche : Fleurs et herbes. En fait, me rappelle le vin de pissenlits de mon grand-père Albert. Finale : Longue et portée sur les épices du chêne.

Martin 82.5%
Jaune presque fluo-prestone. Nez: Céréale du Speyside un peu mielleuse. Touche d’herbe et de vanille. Bois présent mais discret. Bouche: Cireux et mielleux en bouche, cire d’abeille. Toujours l’herbe, avec un peu d’épices. Finale: Assez rustre et sans finesse. Un peu métallique avec des notes de fruits secs. Équilibre: Ok mais sans plus. Je miserais plus sur un distillery bottling officiel.

Mortlach 12 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Viande de bois servie avec une sauce aux fruits sauvages, oranges et miel, chocolat au lait fourré aux cerises, prunes, gingembre plus discret que dans l’édition 16 ans. Savoureux en bouche, la tarte aux poires, les oranges, caramel, miel, toffee et vanille, fruits sauvages et prunes, chocolat, touche de cannelle, xérès bien fruité. Belle texture onctueuse avec des saveurs pas trop intenses. Le whisky est bien défini dans sa présentation de saveurs, rien de chaotique, tout est précis. Finale épicée, mélange de cannelle et de gingembre avec un bon retour sur le xérès et le café au lait.

Patrick 90%
Je l’ai déjà dit, mais je ne peux l’expliquer. Mortlach, pour moi, c’est le top du Speyside et parmi les grands whiskys du monde. Ce 12 ans n’y fait pas exception. Je suis conscient de ne pas faire l’unanimité, mais ça doit être l’ingénieur en moi qui capote sur le la complexité technique de la fabrication de ce scotch, complexe, mais si élégante. Nez : Oh wow. Un superbe arôme de fruits mûrs, de viande rouge légèrement grillée, d’épices, de chocolat noir. Oh que ça sent bon ça. Bouche : Toujours le sublime mélange de viande rouge légèrement grillée, de fruits mûrs, d’épices et de chocolat noir, mais aussi de chêne et une note de fumée discrète venant du bois brûlé qui vient donner un niveau de complexité supplémentaire. Finale : D’une belle longueur, et je voudrais qu’elle s’étire encore plus tellement c’est bon.

Martin 87.5%
Nez: Chêne épicé gorgé de xérès, fruits des champs, chocolat à l’orange, gingembre et pruneaux. Chaleureux et prometteur. Bouche: Vanille, caramel et poires. Sucre doux, bien dosé, melon d’eau, cantaloup, orange et cacao. Belle texture langoureuse. Belle chaleur des épices. Finale: Bois, xérès, dattes, raisins, gingembre. Longue et chaude comme on les aime. Équilibre: Un autre succès de Mortlach. Un achat définitif à faire. Si ce n’est pas pour vous, au moins ça fait un cadeau distingué qui montre que vous avez fait vos devoirs.

Mortlach 16 ans

43.4% alc./vol.

André 89%
Cosses d’oranges roulées dans le gingembre, sherry vieillot, léger accent de viande rouge sur le bbq typique, raisins secs. Superbe texture en bouche, liquide mais qui a du corps du côté des saveurs; chocolat au lait, fruits secs, raisins, prunes, cerises, oranges, viande de bois, pelures de pommes rouges, caramel, appuyé par une cascade de gingembre et de poivre broyé ainsi que du toffee et du miel, une touche de réglisse peut-être aussi. Longue finale épicée plus sur la constance des saveurs que sur la force de celles-ci avec un brin d’effet tannique et terreux.

Patrick 93%
Oui, je suis vendu à Mortlach. Mais c’est justement une arme à double tranchant : la barre est haute! Nez : Un bon steak de viande des bois avec un coulis aux bleuets, clou de girofle et autres épices. Unique et appétissant. Bouche : Semblable à ce que j’ai détecté au nez, mais on a ajouté à l’ensemble un trait de caramel et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, sucrée et légèrement épicée.

Martin 89.5%
Nez: Malt grillé, xérès goulu, bois vineux. Raisins secs, chocolat au lait, vanille et pâte de fruits. Riche et alléchant. Un joyau du Speyside. Bouche: Texture un peu fade, mais on réussit à se rattraper avec la richesse des saveurs. Pelure d’orange, fruits mijotés, miel, épices et vin fortifié. Du bon jus comme on dit. Finale: Épices, surtout le gingembre, céréales et chêne. Cerises noires, caramel et dattes. Nuage de mokaccino. Équilibre: Solide expression de Mortlach, qui malgré son récent retour en piste ne cesse de nous épater.

Mortlach 18 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Signature du Mortlach, épices singulières baignant dans le toffee, cannelle, gingembre, terre mouillée, fruits séchés, vieux bois de chêne gorgé de sherry noble et rustique. La bouche est légèrement sèche, passablement épicée et l’amalgame de saveurs est très intéressant ; oranges, fruits séchés, toffee, et les épices du nez (cannelle et gingembre). En respirant, notes de morceaux de pommes trempées dans le chocolat fondu, café au lait. Superbe texture visqueuse sur fond d’épices, cela rappelle presque certains vieux bourbons américains avec un fond tannique et un peu sec. La finale est sèche, épicée mais offre de savoureuses notes de vieux sherry boisées. Un whisky savoureux mais un peu trop conservateur dans son approche.

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky, parmi les plus complexes et bien balancé que j’aie jamais bu. Mortlach mérite bien sa réputation! Nez : Riche parfum de fruits mûrs, de chocolat et de cuir. Bouche : Superbe! Cuir, chêne brûlé, épices, fruits mûrs et chocolat. Tout y est, même une touche de miel et de caramel vers la finale. Finale : Longue, savoureuse, complexe et bien balancée.

Mortlach 75 ans 1939

44.4% alc./vol.
Je dois dire que je me sens très privilégié de pouvoir savourer et analyser ce whisky. À 50,000$ la bouteille, ce n’est pas le genre de bouteille que je peux seulement même penser me payer. En tant qu’évaluateur, j’ai accès à nombre d’échantillons provenant de contacts et de passionnés qui, tout comme moi, partagent et échangent des samples de ce précieux alcool. J’ai en plus ici la conjonction de deux passions ; celles du whisky et de l’histoire, la 2eme guerre mondiale plus particulièrement. D’avoir à évaluer un whisky distillé au début de qui serait un des plus grands conflits du XXeme siècle est un événement en soi, surtout quand on sait que la quasi-totalité de la production de whisky Écossais serait stoppée afin d’aider à l’effort de guerre. Je me lance donc dans l’évaluation de ce whisky emblématique avec une grosse part d’admiration, de respect mais aussi un fond de peur. Avec un échantillon de 15ml, je n’ai pas droit à un deuxième essai… Alors d’avoir ce whisky dans mon verre, de penser qu’il y a des gens qui l’on distillé en 1939 en Écosse et que moi, aujourd’hui, je suis à évaluer ce whisky par une chaude journée d’été frôlant les 30 degrés bien assis sous la pergola de ma maison de Québec, me tire presque quelques larmes.

André 94%
Pour un whisky, de passer 75 ans dans un fût sans se faire assimiler par les saveurs du fût lui-même, c’est comme un vieux couple qui après 50 ans de mariage n’ont seulement tirés le meilleur de leurs partenaires sans chacun perdre sa personnalité. Nez délicat mais avec passablement de caractère, les notes de sherry sont sans ambiguïté ; raisins secs, gâteau aux fruits, prunes, confiture de fruits. Bonnes effluves boisées, mais le sherry domine le bois et je dois avouer que j’avais quelques craintes sur l’équilibre général après 75 ans dans le fût. Oranges sanguines, épices douces, un peu comme les bâtons d’ensens qui brûlent dans les vieilles églises. En bouche, l’approche est fruitée sur le xérès, encore ce mélange de fruits secs, de prunes, gâteau aux fruits, pâte de fruits séchés, vieille ceinture de cuir mouillée. Le whisky change passablement en bouche après 5-10 minutes après l’avoir avalé, il laisse une sensation sèche, poussiéreuse, on dirait du sherry en poudre. La finale est hyper longue et fruitée avec passion, les épices rehaussent un peu la tranquillité noble du whisky. Avoir été dégusté à l’aveugle je n’aurais probablement pas donné la même note à ce whisky. Mais comme déguster un whisky est étroitement lié avec l’expérience que l’on en retient, je ne peux pas m’empêcher d’y ajouter quelques points supplémentaires pour le souvenir que j’en garderai. Merci Johanne pour l’échantillon.

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