SMWS 29.167 Laphroaig 20 ans

58.6% alc./vol.
“Wowf!” – Distillé le 4 avril 1995, 214 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 92%
Étonnant la ressemblance avec le 129.65, mais cette édition, plus forte en alcool est encore plus douce que son jumeau diabolique. Encore une fois ; ananas, fruits tropicaux, agrumes et poires, tourbe vraiment douce et cendreuse, suie de foyer. On dirait par contre que les odeurs et saveurs de vanille et de miel tirées du fût de bourbon sont encore plus intense. L’étiquette parle de meringue, je seconde. Les personnes qui n’ont pas goûté de scotch tourbé de plus de 20 ans auront un choc. Associer délicatesse et tourbe est difficile à croire mais c’est le cas ici. La bouche est nuancée, feutrée, sans se départir de sa tourbe médicinale typique. Les fruits arrondissent aussi passablement les saveurs masculine de tourbe sale et crasseuse, de feu de tourbe grasse et huileuse; les agrumes et le citronné un peu acide, l’ananas, la vanille, la banane. La finale est forte et soutenue mais aussi très contrôlée, la tourbe et les fruits s’unissant avec passion sans une valse fruitée d’agrumes mélangée de vanille et de miel au citron.

Patrick 90%
Laaaaaaaaphroaig! Un bon dram complexe et intense, où la fumée de tourbe qu’on aime tant est mise en vedette par un bouquet complexe, savoureux et si bien balancé. Nez : Fumée de charbon, fleurs, sel, cuir, banane, fruits sucrés et noix de coco. Complexe et surprenant. Bouche : Belle vague de sel, de fumée de tourbe et de charbon. Quelques fleurs, toujours les bananes et une touche subtile de fruits. Le tout est complété par du café dans lequel on aurait versé quelques gouttes de miel.

Martin 91%
Ambre trouble tirant sur le tournesol. Nez: Une légère tourbe timide cède aisément la place à miel, fruits tropicaux et noix de coco. Sel léger et cuir nous rappellent que nous sommes bien au bord de la mer. Bouche: Miel, herbe, charbon, chêne et épices. On détecte une touche de noix avant que le feu roulant de ses plus de 58% d’alcool ne nous enveloppe. Finale: Chêne, noix, cendres, épices et fromage vieilli. Grains de café aromatisés à la vanille française. Équilibre: C’est excessivement rare que la SMWS et Laphroaig ne fasse pas bon ménage. On peut aisément compter cette expression parmi les bons coups.

SMWS 29.159 Laphroaig 17 ans

51.7% alc./vol.
“Anyone for cricket?“ – Distillé le 3 octobre 1997, 280 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 88.5%
Typiquement Laphroaig; bandages d’hôpital, tourbe phénolique, saveurs tirées du fût de bourbon (vanille, coconut, poires), sel marin, médicinal à souhaits, huileux. En bouche, le whisky est franc et tranché, en tout cas, on se serait attendu à plus de tendresse de la part d’un fût de 17 ans d’âge. La texture est moelleuse et huileuse par contre mais le whisky a beaucoup d’influences du fût de bourbon, genre bois vert encore mouillé. Encore une fois, saveurs médicinales, la tourbe phénolique et les bonbons Fisherman’s Friend, forte présence des céréales qui s’accompagne d’une toile de fond d’oranges et de poires. La finale est salée avec passion, phénolique et bien tourbée, médicinale, camphrée. Un peu sec et astringent par contre.

Patrick 87%
Un peu léger pour un Laphroaig, mais tout de même délicieux comme on connaît les scotchs de cette distillerie. Nez: Gazon brûlé et salé, jus de pomme, algues et chips au vinaigre. Bouche : Très savoureux, cuir salé, algues, quelques épices. Le tout est complété par une subtile touche de chocolat noir à la menthe. Finale : D’une belle longueur (comme pas mal tous les SMWS!) et savoureuse. Marquée par le cuir salé.

Martin 89%
Jaune franc légèrement trouble. Nez: Respire Islay avec fumée, tourbe, diachylon, vanille, pommes vertes, pierre lavée et fleur de sel. Bouche: Sucré et fruité à l’arrivée. vanille, tourbe, sel, fruits rouges, noix et chêne. Finale: Chêne épicé et vanillé. Une belle longueur. Une tourbe sèche reste jusqu’à perte de vue. Équilibre: Avec un taux d’alcool un peu plus raisonnable, cette version laisse un peu plus librement s’exprimer le fût et le caractère typique de Laphroaig.

SMWS 10.83 Bunnahabhain 9 ans

58.8% alc./vol.
“Incredibly awesome!” – Distillé le 20 décembre 2005, 192 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 85%
Bizarre…. Végétal et très salé, encore une fois maritime mais pas trop. Sucré aussi, du genre miel et vanille avec une légère touche de fumée de tourbe à l’eucalyptus. La bouche est portée sur les céréales et les saveurs citronnées et d’agrumes. En finale de bouche, encore les agrumes et le citron, bonne dose d’épices et de sel de mer. Sans être un whisky mal présenté, ce Bunna est encore trop influencé par sa jeunesse et par le fût de chêne, en plus d’avoir un éventail de saveurs relativement limité. Le whisky ne semble manquer de finition et d’apparat. Quelques années supplémentaires de vieillissement lui auraient donné une rondeur et une subtilité qu’il lui manque ici.

Patrick 86%
Le Bunnahabhain de loin le plus salé que j’aie jamais vu. Si vous aimez votre scotch salé, ne cherchez plus! Nez: Beau sel de mer délicat, voire même sucré ou mielleux, le tout complété par une touche de fumée. Bouche : Eau de mer finalement très salée, caramel salé et fruits de mer salés. Bref, sel, sel, sel. Finale : Belle finale salée, très longue et surtout très salée. Ai-je dit salée?

Martin 85.5%
D’une pâleur extrême, presque de l’eau! Nez: Mais c’est ici que s’arrête cette comparaison… Bloc de sel, algues et pierre lavée. Tourbe et miel. À l’aveugle j’aurais presque risqué un blend contenant du Kilchoman. Bouche: Extrêmement salé, fruits, vanille, butterscotch, épices et bois. Une constante tourbe maritime habite l’ensemble de la maison. Son taux d’alcool d’une solidité incroyable ne laissera personne indifférent. Finale: Encore sous le signe de la tourbe. Un peu de vanille, d’épices et de chocolat blanc perdurent sur une planche de chêne. Équilibre: Un dram très intéressant, mais peut-être un peu trop jeune et fougueux. Son agressivité serait probablement calmée par un peu plus de maturité.

SMWS 27.109 Springbank 16 ans

58.3% alc./vol.
“Guns on the grouse moor” – Distillé le 31 mai 1998, 738 bouteilles, ex-gorda de xérès.

André 72%
Sherry puissant au nez, confiture de fruits, noix nappées de miel. En bouche, bien fruité, bonbons en gélatine, confiture de fruits, viande fumée et beaucoup de sel de mer. Quel mélange bizarre. Arrière-goût très épicé et salé, viande séchée avec un retour de chlore… c’est infecte… Chaque gorgée rehausse ces saveurs de sulfure et de chlore… Définitivement, un embouteillage à oublier… 16 ans dans un fût pour en arriver là… La démonstration qu’un mauvais fût peut gâcher le meilleur distillat. J’ai jeté le reste de mon verre dans l’évier et ça a été rejoindre les milliards de litre de merde déversés par Coderre dans le St-Laurent.

Patrick 82%
Définitivement pas mauvais, mais loin d’être trippant. Nez: Un mélange rock and roll de xérès et de tourbe, le tout sur un lit de fleurs, pendant qu’on mange des jujubes aux framboises et une bouchée de fudge. Bouche : Sel et xérès brûlant, fumée de tourbe, jambon salé (wtf ?), pelure d’oranges et fudge. Finale : D’une belle longueur, mais présentant un mélange de saveurs un peu étrange.

Martin 79%
Ambré-rosé plutôt neutre. Nez: Céréale affirmée, miel et confitures, le tout entouré d’un genre de nuage de pourriture, comme si on avait oublié de fermer le couvercle de la poubelle. Un peu de jerky salé et de fumée de tourbe se développent par la suite. Bouche: Arrivée en bouche un peu acide, texture moyenne, oranges, vanille, xérès, fruits rouges et chêne. Un mélange somme toute agréable qui en fait presque oublier le nez douteux. Finale: Les saveurs mentionnées précédemment sont toujours au rendez-vous, mais une sorte d’aura de vidanges teinte le tout. Équilibre: Sans être totalement vil, c’est un exemple de mélange qui, sans pour autant être complètement déséquilibré, demeure plus ou moins bon.

SMWS 29.158 Laphroaig 14 ans

61.7% alc./vol.
« The Smoking Gun » – Distillé le 14 avril 2000, 584 bouteilles, ex-fût de xérès.

André 94%
Singulier mélange de tourbe phénolique et de fruits secs ainsi que de sherry. Le nez est goulu, le sherry est poussé presque à l’extrême, ce qui lui donne des odeurs de viandes vieillies et séchées, de vieux meuble en bois. Beaucoup de fruits séchés mélangés de sel de mer et de phénol, feu de plage mal éteint mourant sur la plage. En bouche, c’est juste ‘’wow!’’… Superbe texture qui attire l’attention au départ, puis montée progressive des saveurs de fruits secs et de sherry, se mélangeant aux saveurs de feu de tourbe, de sel marin, de poivre et d’antiseptique. Vernis à meuble de bois peut-être. En s’évaporant en bouche, les poires et le melon, les agrumes et le vin fortifié. La présence du sherry arrondit passablement le whisky et calme les effets du taux d’alcool relativement élevé. En s’aérant, le whisky dégagera aussi de belles vagues de caramel brûlé. L’alliage sherry-tourbe phénolique est parfois hasardeux, mais quand la présentation est irréprochable, le résultat n’en est que mémorable. Enjoy !

Patrick 95%
Aussi bon qu’un whisky puisse être, j’adore! Toutes les saveurs dont on peut rêver dans une balance parfaite. Nez: Aaaaaaalleluia!! Wow! Un avalanche de fruits, de sel de mer, de tourbe, de prosciutto, de feu de camp… OMG, quel parfum savoureux! Bouche : Comme prendre une gorgée de vin avec une tonne de cendre dans le verre, sur le bord de la mer. Le tout alors qu’on se prépare un petit pic nic de prosciutto et melon miel. Finale : Tourbe, sel et fumée qui s’étire aussi longtemps qu’on aime ça.

Martin 92%
Bronze cuivré, écho du xérès. Nez: Noix et fruits séchés. Sel marin et tourbe. Xérès et poudre à canon. Jerky salé et cendres de cèdre. Wowee! Bouche: Superbe rondeur, texture chaleureuse. Fruits et tourbe, fumée et chêne. Sel et pansements, antiseptique et caramel. Une vraie de vraie bombe de sherry tourbé. Finale: D’une longueur appropriée, elle transporte tous les bons éléments pour nous laisser en douceur sur des impressions de feu de camp qui meurt doucement sur la plage. Équilibre: Un solide, solide peated sherry cask. Je ne dis pas ça souvent, mais un taux d’alcool légèrement inférieur l’aurait peut-être rendu un peu plus facile d’approche.

SMWS 53.216 Caol Ila 21 ans

60.6% alc./vol.
“BBQ in pine-clad dune” – Distillé le 13 juillet 1993, 597 bouteilles, ex-fût de xérès.

André 91%
Savoureux nez de feu de tourbe brûlé avec des branches de pin vert, antiseptique d’hôpital, feu sur la plage, odeurs de viande fumée typique de certains vieux fûts de sherry. La bouche est huileuse et un peu crasseuse, la tourbe est intense mais délicate, sablée par les 2 décennies passées dans le fût. Sensation d’herbe verte tout juste taillée, de vanille et de fruits secs. La finale est huileuse et crasseuse, maritime et cendreuse. Mélange de poires et d’ananas, d’agrumes maritimes. Le point fort de ce whisky; sa texture huileuse et le mélange de sherry et de tourbe. Un Caol Ila hallucinant, à presque 61% d’alcool après 21 ans ??!?!?!.. wow

Patrick 90%
Goûte plus la saucisse au porc fumé que la saucisse au porc fumé. Yep. Un whisky qui dit ce qu’il pense et qui pense ce qu’il dit. Je viens de me faire un nouveau BFF. Nez: Pas de surprise, mais tout de même définitivement: fût de chêne ayant contenu du xérès et maintenant plein de whisky full sel et tourbe. Pendant qu’on mange des saucisses. Bouche : Xérès fumé, chêne brûlé, saucisse au jambon, j’en reviens pas la quantité de viande qu’il y a dans ce whisky! Viande fumée, s’entends! Finale : S’étire longuement sur une belle fumée sale comme on aime. En tout cas, moi.

Martin 91%
Paille blanche très pâle pour un sherry cask. Nez: Feu de camp et fumée de tourbe, bacon fumé. Planche de chêne au bord de la mer, lavée un peu plus avec chaque vague. Bouche: Cendreux et crasseux, avec tout de même une certaine gêne de la part de la tourbe. Citron, vanille, miel, xérès et chêne. Le solide taux d’alcool rehausse tout ce que l’on retrouve ici. Finale: Sel marin, bois et fruits tropicaux. Un voile de fumée de tourbière ajoute ici une belle ambiance. Équilibre: Un superbe embouteillage qui montre la qualité de Caol Ila, et un fût que la SMWS a eu la sagesse de saisir au vol.

SMWS 3.221 Bowmore 19 ans

54.2% alc./vol.
“Starry, starry night” – Distillé le 19 avril 1994, 538 bouteilles.

André 87.5%
Caramel bien frais avec une touche de miel, céréales Sugar Crisp, un fond maritime avec des saveurs de sel et une touche de tourbe. Pas facile d’approche ce whisky… La bouche dévoile de belles nuances de caramel, de vanille et de miel, qui se mélangent lascivement avec des embruns de sel de mer et des saveurs d’étals de poissons séchés sur le quai. La notice sur l’étiquette parle de marshmallow brûlé, j’achète ça… La bouche me déçoit un peu car l’éventail de saveurs est limité, je trouve le whisky plutôt plat dans l’ensemble. La finale est fumée et poivrée, beaucoup de saveurs de vanille et de miel avec une fine couche poudreuse.

Patrick 89%
Du bon whisky, avec tous les bons ingrédients. La seule chose qui manque pour qu’il soit parfait est un peu de magie. Mais ça demeure un très bon whisky. Nez : Bowmore comme je l’aime, le mer, le chêne, la vanille, le xérès. Avec une touche de cendre. Bouche : Xérès, cendre et fumée, sel intense, plat de bonbons, chorizo et surtout, une belle tourbe omniprésente. Finale : Longue et salée.

Martin 85%
Ambré décoloré étonnamment fade pour un Bowmore. Nez: Céréales au miel et caramel épais, un peu comme une mystérieuse recette de mon enfance où l’on retrouvait du caramel coulant en plein coeur d’un carré aux Rice Krispies. Tourbe et sel marin se chargent du reste. Bouche: Caramel salé et fumée de tourbe. Vanille et miel. Sel et cuir. Retour de la tourbe, accompagnée d’une poignée de poivre blanc. Finale: À priori fumée et poivrée, on y retrouve aussi un peu de bois et de vanille. Elle est malheureusement trop courte. Insolite, d’ailleurs. Équilibre: Un peu étrange, beaucoup des conditions gagnantes d’un excellent malt sont réunies, et pourtant…

SMWS 93.63 Glen Scotia 15 ans

56.1% alc./vol.
“Unapologetic non-conformist” – Distillé le 30 juin 1999, 275 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 78%
Wow, complètement inattendu. Un bourbon cask si fruité, c’est définitivement inusuel. Nez de sherry et de fruits rouges trempés dans le chocolat, la compote de framboises, les raisins secs. La bouche est franche et acérée, malgré l’abondance de fruits rouges et les morceaux de pommes coupés en dés. Y’a quelque chose qui cloche dans les saveurs de fruits, c’est vraiment bizarre car j’aurais associé ça à un mauvais choix de fût de sherry… pas de bourbon !?! Genre légère saveur de chlore ou sulfurée. La finale est un mélange de salade de fruits poivrée, mais avec toujours ce background chloré un peu tannant. Y’a quelque chose qui tourne pas rond dans ce whisky…

Patrick 89%
Un savoureux et complexe whisky, dont les saveurs sont équilibrées magistralement. Nez : Parfum vineux, cacao, pommes rouges mûres et chocolat au lait. Bouche : Vineux et sucré, avec de belles notes de chocolat. Le tout est complété par des pierres trempées dans l’eau de mer. Finale : Salée et savoureuse, s’étire juste aussi longtemps qu’on aime ça!

Martin 84%
Doré-ambré légèrement foncé qui nous fait presque douter de la nature de son fût. Nez: Fruits rouges, caramel, vanille et un soupçon de xérès? On dirait qu’il n’y a pas juste sa couleur qui met son baril en doute! Bouche: Texture mielleuse, chaude et sucrée. Raisins, caramel, chêne, fruits, compote de pommes, bâtons de cannelle. Assez vineux. Finale: Moyennement longue, mais assez agressive. Une espèce de vague bizarre de soufre vient couvrir le reste des saveurs d’une drôle d’amertume. Équilibre: Étrange choix de fût. À l’aveugle on pourrait miser sans crainte sur un fût de xérès et on aurait tort. Son petit côté sulfureux en finale vient malheureusement saboter ce qui aurait pu autrement être un succulent whisky.

SMWS 3.228 Bowmore 26 ans

46% alc./vol.
“A deep, brooding masterpiece“ – Distillé le 8 décembre 1987, 206 bouteilles, ex-fût de xérès.

André 87%
Caramel (beaucoup de caramel) et planches de pin rouge, pommes, sel marin, sherry opulent, ribs sucrées sur le bbq. En bouche, petits bonbons rouges en forme de cœur à saveur de cannelle, puis mélange de caramel bien épicé, de tourbe relativement discrète et d’oranges. Sensation hyper texturée en bouche, rehaussé d’épices bien consistantes. Le caramel ressort toujours de l’ensemble et cela gâche le plaisir des saveurs associées au fût de sherry qui se sont presque tut. Finale sur les pastilles casse-grippe, retour sur le caramel omniprésent, puis saveurs de bbq fumé, d’épices et de sherry salé. Ce n’est pas un mauvais whisky mais certainement pas ce qu’on serait en mesure d’attendre d’un single cask de 26 ans.

Patrick 91%
Bowmore, Bowmore, Bowmore, sel, xérès et tout ce qu’on y aime. Nez: Panier de fruits mûrs, caramel salé mais aussi sel et tourbe. Relativement simple (bon, autant qu’un Bowmore de 26 ans ayant vieillit dans un fût de sherry peut l’être), mais tellement efficace. Bouche : Bowmore à son meilleur, avec le vieux sel de mer, le chêne, le xérès, la tonne fruits mûrs. Finale : Longue, boisée et salée.

Martin 87%
Ambré et foncé tel les plus grands fûts de xérès. Nez: Une grosse pomme de tire achetée à un prix de fou à Expo-Québec. La tourbe, le sel de mer et le sherry racé typiques à Bowmore sont avec plaisir au rendez-vous. Bouche: Caramel salé, pommes rouges, cannelle, tourbe, cuir et raisins. Un élégant sherry cask d’une belle douceur mais à qui il manque un peu de rondeur. Finale: Cuir et réglisse rouge. Cannelle et fruits des champs. La durée laisse un peu à désirer, l’absence de fumée à ce stade-ci aussi. Équilibre: Beaucoup d’aspects d’un peated sherry cask stellaire sont là, mais la finale tombe un peu à plat. 26 ans de Part des Anges, je veux bien croire, mais 46% pour un cask strength? Wow?

SMWS 121.80 Isle of Arran 14 ans

54.6% alc./vol.
“A curious and eccentric conundrum” – Distillé le 20 avril 2000, 292 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 87%
Savoureux, divin au nez. Moelleuse vanille recouvrant des céréales, bonbons en forme de nounours en gélatine (wine gums), poires. La bouche est comme un gros oreiller de plumes d’oie, aérienne avec beaucoup de nuances et de texture, un peu huileuse aussi. À défaut d’avoir un éventail de saveurs élargi, on a misé sur la qualité de la présentation. Après quelque temps dans le verre, de belles arômes d’oranges se dégagent, qui accompagnent divinement les poires. Odeurs de chocolat aussi… miam… Quelques grains de sel de mer en finale de bouche. La finale est épicée et un peu sèche et offre une belle dualité salée-sucrée, beaucoup de vanille et de miel. La poire est de retour et s’amourache des cosses d’oranges et d’agrume.

Patrick 92%
Wow! Définitivement pas ce que je m’attendais à trouver! Un superbe whisky très complexe. Nez: Parfum très floral, figues et gomme balloune. L’ensemble est sucré comme un dessert. Bouche : En ligne avec le parfum, mais avec aussi des notes de chocolat, de caramel et de miel. Le tout est complété par des notes savoureuses, boisées et légèrement salées. Finale : D’une belle longueur et salée.

Martin 88%
Un beau jaune pâle expliqué par son fût. Nez: Belles effluves de céréales et de petits fruits bien propres à la distillerie. Le généreux taux d’alcool apporte un soutien bien approprié. Fleurs et fèves de cacao complètent l’orchestre. Bouche: Herbe et miel, vanille et épices. Texture crémeuse et toute en douceur. Notes de chêne, de muscade et de chocolat. Même s’il est élevé, le degré d’alcool nous laisse amplement le temps de déconstruire notre gorgée. Finale: Le chocolat et le chêne de la bouche ouvrent le bal sur cette finale sèche et généreuse à la fois. Orange et miel, bois poussiéreux et épices. Équilibre: Et on se répète encore, ce n’est pas tous les fûts qui doivent quitter la distillerie! La SMWS a une fois de plus scoré!