High West 21 ans Rocky Mountain Rye

46% alc./vol.
Mashbill de 53% de seigle, 37% de maïs et de 10% d’orge maltée. Étant vieilli en fût réutilisé, il ne peut techniquement donc ne pas s’appeler Rye Whisky, une technicalité mais qui lui fait perdre son appellation.

André 92.5%
Méga mélange de fruits, de caramel chocolaté, de vanille et d’épices. Onctueux et attirant. Pommes rouges, bonbons en forme de poisson goûtant la cannelle, légère sensation cireuse au nez. En bouche, le rye est en avant plan enveloppé de son côté cireux, les fruits secs, arrondi par les sucres apportés par l’important taux de maïs, puis migrant sur le poivre en fin de bouche. La texture est vraiment remarquable. La finale est le prolongement naturel du nez et de la bouche. L’intensité des fruits rouges et du seigle sec est bien balancée par les notes de caramel et de sucre apporté par le maïs et la sensation feutrée et cireuse sert d’écrin afin de présenter les saveurs de façon magistrale. Un must!

Patrick 90%
Un délicieux et chaleureux whiskey, complexe et bien balancé. Une superbe réussite, j’aurais aimé en avoir plus qu’un échantillon de 15 ml… Nez : Parfum d’une savoureuse complexité, présentant des fruits épicés, du chêne brûlé, de la vanille et une chaleureuse cassonade. Bouche : Arrivée en bouche chaleureuse et marquée par les épices. Ensuite, on détecte aussi des notes de bois brûlé, des fruits des champs bien mûrs et une note orangée des plus subtiles. Finale : Longue et chaleureuse, s’étirant sur le bois brûlé et une note orangée.

Glendronach 19 ans Madeira Finish

46% alc./vol.
Non filtré à froid et de couleur naturelle, le GlenDronach 19 YO Madeira Cask Finish a d’abord été élevé en fûts de chêne européen puis a terminé sa maturation dans un très petit lot de barriques de Madère.

André 93%
Purée de pommes, fruits tropicaux, jus de fruits, poires, un brin d’agrumes et une pincée d’épices. Nez onctueux et crémeux, très invitant. La texture du whisky en bouche est hallucinante, mais les saveurs n’offrent aucune autre surprise que celles s’étant livrées en bouche. Les épices sont par contre plus définies ; mélange équilibré de sucre mélangé de cannelle et de gingembre. Le temps passé en fût a beaucoup arrondi le whisky qui est velouté et très texturé. La longueur de la finale surprend aussi le dégustateur vu la douceur des arômes et saveurs. Les épices et quelques notes de poivre prolongent la sensation en bouche de façon soutenue mais sans brusquerie et laissent aussi une légère astringence agréable. L’utilisation des fûts de chêne Européen et l’affinage en fût de Madère est superbement bien présenté et on peut facilement en disséquer les influences apportées par chacun des types de fûts. Encore une fois, un merveilleux Glendronach… Dire que ces fûts trainaient dans les entrepôts avant le rachat de Billy Walker et de ses comparses. Ils doivent encore rire du méga deal qu’ils ont fait en 2008 en achetant la distillerie et surtout ses chais avec les tonneaux qui y dormaient…

Patrick 84%
Malgré que ne sois pas amateur de finitions en fûts de vin de Madeire, je dois admettre que celui-ci est au dessus de la moyenne. Pas au point de me réconcilier avec le style, mais tout de même agréable. Nez : Panier de fruits tropicaux, avec quelques agrumes, de la vanille et un trait de caramel. Bouche : Les fruits détectés au nez sont toujours présents, mais enveloppés d’un délicat écrin de bois légèrement épicé et poivré. Finale : Les saveurs s’étirent délicieusement longtemps pour notre plus grand plaisir.

Redbreast 21 ans

46% alc./vol.

André 88%
Grandement influence par le xérès, le nez est généreux et souple mais nuancé par de soutenues épices, tranches d’ananas nappées de miel, fruits tropicaux. Belle texture moelleuse et goulue qui sert bien de toile de fond avec les épices. Mélange de fruits rouges et de fruits tropicaux. J’aimes moins les saveurs herbeuses qui me rappellent les bonbons menthol défraichis. Le tout est enrobé de vanille et de beaucoup de miel desquels tranchent les épices aiguisées. La finale est longue, persistante mais je trouve que les épices sont un peu trop prédominantes pour les autres saveurs si douces.

Patrick 86%
Riche, complexe et savoureux. Mais mes attentes étaient plus élevées, alors je reste un peu sur ma faim, surtout qu’il s’agit du plus vieux Irish Single Pot Still jamais produit. Nez : Xérès et raisins trop mûrs, cerise, vanille, miel épicé et fruits tropicaux. Bouche : Chêne, épices, fruits mûrs, vanille, chocolat, ananas et une belle touche de gingembre et d’orange. Finale : Dune belle intensité et savoureuse.

Martin 87%
Sa couleur est plus vive même que le 15 ans. Nez : assez saisissant. Bois, prunes et gingembre, bois sec, verdure. Vin fortifié, Madère? Épinettes ou bois de pin. Bouche : miel et Madère, bois de pin encore. Sucre doré et épices. Caramel doux. Finale : toutes les saveurs précédentes convergent sous le signe de l’épinette. Équilibre assez solide et insolite, mais pour 400 $, on repassera.

Ardbeg Perpetuum 2015

47.4% alc./vol.

André 87.5%
Un Ardbeg rendu approchable pour afin de souligner le 200eme anniversaire de la distillerie. Le nez est domestiqué, mais on trouve rapidement l’origine du liquide avec ses saveurs maritimes, son sel de mer et sa tourbe apprivoisée. Notes de bitume, de tourbe presque propre au nez, beaucoup d’agrumes, d’oranges et de chocolat noir. Juste au nez comme ça, je le trouve trop rond et poli, presque feutré. La fougue cochonne du Ardbeg 10 ans et du Uigeadail me manque un peu. La bouche est plus musclée ; épices des Caraïbes, poivre noir moulu, gingembre, tourbe remplie d’herbe verte se terminant par des notes salées et d’asphalte qui brûle. J’aime beaucoup les saveurs inattendues que nous font découvrir la bouche mais j’accroche moins sur la façon qu’elles sont ficelées ensemble. La finale est souple et longue, étrangement fine pour la force des saveurs livrées. La tourbe est ronde, presque poreuse, un peu ashy et les saveurs herbeuses et de pelouse reviennent napper le tout avec une rétro-olfaction camphrée, d’eucalyptus et de chlorophylle. Un Ardbeg qui se fait plus docile afin d’attirer de nouveaux adeptes mais qui dans mon cas me déçoit un peu. On dirait qu’Ardbeg veut prôner l’ouverture et la tolérance comme Justin Trudeau, mais personnellement, je trouve ça plutôt ‘’phoney’’. On se reprendra au 225eme coudonc…

Patrick 93%
Ardbeg à son meilleur, riche, profond, complexe et balancé avec brio. Intensité et douceur, assez incroyable! Nez : Délicieuse fumée de tourbe au chocolat aux noix, air marin, touche de conifère, agrumes et bouquet de fleurs. Bouche : Semblable au nez, mais plus intense au niveau du sel et avec une touche de fruits, de poivre et d’épices intenses. Finale : Longue et savoureuse. Fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Belle tourbe asphaltée à la Ardbeg, mais avec une facilité d’approche un peu plus appropriée pour un malt anniversaire. Iode, vanille, agrumes et cacao. Bouche: Une fois la tourbe passée, on retrouve du poivre, des oranges, de la cannelle et de la vanille. Pas mal plus agressif qu’au nez, mais après tout, c’est un Ardbeg. Finale: Longue, camphrée, épicée et tourbée. Sel marin et bitume. Équilibre: Un nez qui trompe par sa douceur, couplé à une bouche puissante, bon bicentenaire!

Compass Box Lady Luck

46% alc./vol.
Édition limitée à 754 bouteilles, septembre 2009. Assemblage de seulement 3 fûts: Caol Ila 29 ans 1980 fût #8165, Caol Ila 25 ans 1984 fût #5384 et Imperial 14 ans 1995 fût #100049.

André 91%
John Glaser est définitivement un génie du whisky. Texture huileuse au nez, sérieux c’est du solide côté textural au nez. Hyper soyeux mais très défini dans les saveurs. Belle fumée de tourbe, agrumes juteux, cannelle mélangée de cosses d’oranges, vanille crémeuse, tarte aux pommes. La texture en bouche est unique, huileuse à souhait, soulevée par les notes de feu de plage presque éteint. L’influence du Caol Ila est indéniable, les origines maritimes s’esclaffent au travers de vagues de fruits exotiques, d’agrumes, de tourbe huileuse et de fumée un peu grasse. Peut-être pas la plus grande variété aromatique mais la justesse est incontestable. Finale longue, un brin astringente et épicée, agréable mélange de fruits exotiques et de tourbe de fumée huileuse. Pointe d’herbe verte en toute finale de bouche. Si vous avez une bouteille, vous êtes définitivement un Lucky Guy.

Patrick 85%
Un autre blend complexe et admirablement équilibré de la part de Compass Box. Mais… J’aurais tout de même préféré en boire les composants (Caol Ila et Impérial) séparément. Nez : Parfum riche, profond et chaleureux. Très boisé, fumé, cendré, sucré et marqué par les agrumes. Une touche herbeuse complète le tout. Bouche : Arrivée en bouche très épicée et marquée énormément par les agrumes. Le tout est enveloppé de fumée, de charbon et de cendres. La texture est riche et huileuse. Finale : Longue, fumée et épicée.

Lagavulin 8 ans 200th Anniversary

48% alc./vol.

André 89%
Après les déceptions des éditions 200eme anniversaire des distilleries Ardbeg et Laphroaig, j’attendais avec expectative et un peu de crainte l’édition de Lagavulin soulignant aussi leur ‘’deux-centenaire ‘’… L’édition 16 ans d’âge trônant tout au haut du palmarès des meilleur whisky sur le marché (dans mon livre à moi comme on dit), la barre était haute. Ne fût pas la surprise d’apprendre que la distillerie optait pour un 8 ans d’âge pour souligner cet événement. Synonyme des tendances du marché, pénurie de vieux fûts (et de whisky âgé), hausse faramineuse des prix, plafonnement des ventes de single malt au niveau mondial (les amateurs eux-aussi sont peut-être plus éveillés au marché des micro-distilleries et du nouveau-monde) mais cette édition avait donc une grosse responsabilité envers ses amateurs. Distillerie chérie de plusieurs hardcore fans, on attendait avec une pelle et un fanal comme on dit… Donc, au nez; directement dans le style Islay, pas de Lagavulin comme on le connait, plus artisanal et brut comme les Kilchoman peut-être. Tourbe et fumée, huileux et bizarrement un peu sec aussi. Beaucoup de toffee, de vanille, motte de tourbe mouillée, terreuse et herbeuse. Mélange bizarre de poivre et de fruits tropicaux. La texture offre une approche douce, le whisky semble un peu dilué malgré son 48% d’alcool. Au fil des petites gorgées, les strates de tourbe fumées s’accumulent et gagnent en puissance. Cela amplifie les saveurs de poivre et d’épices. Au final la tourbe semble plus mentholée, un peu comme les bonbons casse-grippe. Les fruits encerclent bien le tout; poires, pommes vertes, un brin d’agrumes. Côté médicinal omniprésent en finale, les bandages et l’antiseptique médical, sel et poivre, menthol, tourbe grasse, beaucoup de poivre (encore une fois) et de gingembre astringent. Un superbe whisky dans le style, mais j’ai de la difficulté à lui faire passer la barre du 90%, surtout pour un manque de « wow factor » au niveau texture. J’adore les effluves de chocolat noir qui s’échappent du verre une fois le whisky terminé. Alors fans de Lagavulin; BUY!

Patrick 92%
Différent de tous les Lagavulin que j’aie jamais bu, avec un bon fond malpropre et une intensité débridée. Pas extraordinaire comme l’original (le 16 ans), mais c’est tout de même vraiment réjouissant de découvrir une nouvelle facette de Lagavulin. Nez : Oh que la fumée est intense ici! Intense et malprore comme je n’ai jamais connu Lagavulin, avec une bonne dose de charbon et d’huile à chauffage. Bouche : Poivre, sel et épices, avec une bonne dose de chêne brûlé. Intense, huileux, mais avec aussi une texture démontrant que le whisky est plutôt jeune. Finale : Fumée et intense.

Martin 90%
Blanc cassé, presque transparent. Nez: Thé, miel et cassonade. Pierre lavée, tourbe salée, phare du Fisherman’s Friend. Racé et robuste. Xérès. Bouche: Tourbe enflammée, algue et sel, miel et vanille. Bois sec et épices, le tout nappé d’une douceur insoupçonnée. Crème brûlée, noisettes et tourbe verte. Finale: Épices chaudes et bois gorgé de sherry. D’une belle longueur, la fumée iodée fait office de toile de fond pour épices, cantaloup et raisins blancs. Équilibre: À la hauteur de attentes et de la réputation de la distillerie. Très unique par rapport aux autres Lagavulins sur le marché. Un sacré beau coup pour souligner le bicentenaire de la distillerie. Un peu jeune, mais avec un taux d’alcool qui compense amplement.

Talisker Distiller’s Edition 2005-2015

45.8% alc./vol.
Embouteillé en 2015.

Patrick 93%
Talikser à son meilleur, un whisky savoureux et balancé admirablement. Un superbe scotch pour toutes les occasions. Dommage qu’il ait été sold out à la ASQ avant que j’aie le temps de mettre la main sur une bouteille L Nez : La belle fumée poivrée de Talisker, avec de belles notes épicées, et un fond fruité des plus subtils. Bouche : En bouche, on sent bien que la fumée, le poivre et les épices sont délicieusement tempérés par les fruits. Le tout est équilibré de façon magistrale. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Bunnahabhain XVIII

46.3% alc./vol.

André 90%
Wow, tout un changement de cap pour cette nouvelle édition boostée de 3.3% supplémentaires… Nez de sherry opulent et de caramel onctueux, fine touche maritime, chocolat fleur de sel. En s’aérant le whisky offre maintenant de belles notes de fruits tropicaux et un léger brûlé caramélisé. En bouche, le sherry est magnifique, la texture huileuse sert bien de toile de fond aux arômes de miel et de vanille. Une légère touche d’épice nuance aussi l’ensemble du whisky. Les notes maritimes de sel et de tourbe livrent une finale soutenue où le sherry et les raisins secs tranchent avec les épices d’une bonne force. C’est comme si Bunnahabhain venait de ressusciter !

Patrick 87%
Riche, profond, complexe et bien balancé. Un très bon whisky qui rencontre les attentes qu’on est en droit d’avoir de la part d’un scotch d’Islay de 18 ans. Nez : Xérès salé, huile de noix et vanille. Parfum très chaleureux et profond. Bouche : Toujours le xérès salé, avec un du vin sucré et de la vanille. Le tout est enveloppé d’un délicieux chêne brûlé et épicé. Finale : Longue et enveloppante.

Martin 88.5%
Orange bruni de sherry avec de généreuses jambes goulues et tranquilles. Nez: Raisins rouges et blanc écrasés, dattes et cuir, caramel, toffee et vanille. Assez doux et sournois, quoique peu fumé pour un Islay. Bouche: Une arrivée en bouche un peu plate se transforme rapidement en gâteau aux fruits et aux noix, doublé d’orange sanguine et d’épices. Vanille boisée. Savoureux. Finale: Incroyablement longue et chaude, caractérisée fortement par le cuir et le chêne. Petit retour des noix. Équilibre: Bien construit, bien vieilli. Un superbe exemple de sherry cask âgé. Un peu dispendieux diront certains, mais des fois y faut ce qu’y faut…

Kilchoman Machir Bay (no vintage date)

46% alc./vol.

André 91%
Encore une fois, nez typique de la distillerie. Huileux, tourbe grasse, agrumes, côté maritime indéniable, un brin d’acidité légèrement citrique. La bouche offre une texture encore une fois incomparable, soyeuse et huileuse, camphrée, pleine d’agrumes et de fruits tropicaux. Ananas, citron, vanille, fruits rouges, enrobés de fumée de tourbe grasse. La texture est étonnante pour un whisky si jeune livrant des saveurs si affirmées. La finale est épicée et un peu sèche mais demeure fruitée et puissamment tourbée. Un bel embouteillage pour découvrir le style peated des whiskies d’Islay. J’apprécie le petit côté artisanal de la présentation et la qualité supérieure de l’ensemble.

Patrick 90%
Le whisky d’été de l’amateur de tourbe. Frais, léger, voire même vivifiant, mais avec tout le punch de tourbe qu’on aime tant d’un scotch d’Islay. Nez : Belle fumée de tourbe et agrumes. Très huileux, avec un bon fond malpropre comme on aime. Bouche : Agrumes, vanille, sel et tonne de fumée de tourbe. Frais et intense. Finale : Longue et savoureuse.

Adelphi Selection Caol Ila 12 ans

58.1% alc./vol.
Distillé en 2003, embouteillé en 2015, 285 bouteilles, chêne espagnol, ex-fûts de xérès.

André 90.5%
Belle tourbe enrobant une poignée de fruits séchés, poivre noir moulu, bacon, suie de cheminée et asphalte chaude tombant de la benne ouverte du camion 10 roues. La bouche étonne par sa douceur et les saveurs sont bien variées et se présentent en montée crescendo. Douces au départ avec la vanille crémeuse et le chocolat noir, puis le poivre moulu et les épices des Caraïbes plus musclées précédent le bitume fraichement passé au rouleau compresseur et le feu de plage mourant dans la brise matinale. Notes ténues de sherry et de fruits secs. On a même droit à quelques soupirs de camphre en finale de bouche qui se mélangent avec la suie de cheminée et la tourbe maritime. Wow, du solide comme présentation.

Patrick 94%
Le meilleur Caol Ila que j’aie jamais goûté, présentant une belle complexité équilibrée à merveille pour permettre à chaque composante de s’exprimer à merveille. Nez : Fumée de tourbe et algues marines, vanille, chêne et quelques succulents fruits. Bouche : Sel intense, tourbe, poivre, épices et puissant chêne avec une touche de vanille. Le tout demeure enveloppé par les algues. Finale : Longue et savoureuse.