Glann Ar Mor Maris Otter Barley

46% alc./vol.
Ce Glann Ar Mor met à l’honneur la variété d’orge “Maris Otter”. Celle-ci fût très populaire dans le milieu brassicole dans le courant des années 1970 avant de disparaître à la fin des années 80.

André 86%
Maritime à souhait. Galets humectés de sel de mer séchés au soleil, herbe verte mouillée, céréales, miel, caramel. A presque des allures de whisky vieilli en virgin oak, vanille, avec une touche agricole et de chêne vert. La bouche offre de l’ambivalence, hésitant entre le bord de mer et le champ de culture de fruits tropicaux; poires, abricots, citron, sel de mer, roche séchée au soleil, herbe verte mouillée, pommes, bois de chêne vert. Finale salée et poivrée, cannelle.

Patrick 87%
Un beau whisky frais, intense et savoureux, qui ferait croire à un cask strength, si ce n’était de son manque de profondeur. Nez : Belle orge sucrée, vanille et bonne dose de chêne. Bouche : Un beau whisky chaleureux, très intense au niveau des céréales, avec un beau sucre blanc et chêne frais explosif. Finale : D’une belle longueur et marquée par les épices.

Martin 88%
Nez: Pierre lavée, algue, citron, orange et touche de bois. Vanille et miel, sucre en poudre, fleurs et crème. Je cherche la tourbe, basé sur ce caractère, mais elle se fait discrète. Bouche: Sucre blanc, eucalyptus, pierre lavée, agrumes et poivre blanc. Chêne sec, pommes et cannelle. Finale: Chaleureuse et longue, un bel amalgame de saveurs qu’on pourrait approprier aux Highlands, avec même une légère fumée au fond du palais. Équilibre: Une belle job de la part de Glann Ar Mor, parfois je trouve leur offre disons « dans la moyenne », mais ici on a droit à un incroyable dram dans sa catégorie.

Lost Distillery – Jericho Christmas Pudding Blended Malt Whisky

46% alc./vol.
Blended Malt – Sherry finish.

Patrick 88%
Un très bon whisky, surtout pour l’amateur de finition en fûts de xérès que je suis en train de devenir! Nez : Wow, ça sent le bonheur ce whisky-là! Un beau parfum marqué par le xérès, avec de belles notes de sucre et un peu de bois. Bouche : Fruité et sucré, avec quelques épices, un peu de poivre et une touche boisée. Finale : D’une belle longueur, sucrée et boisée.

Colonel EH Taylor Straight Rye Bottled in Bond

50% alc./vol.

André 87%
Bien que l’étiquette annonce le rye, le nez est quand même discret à l’approche et laisse plus entendre au départ l’utilisation de fûts neufs, bien représenté par les notes de fruits rouges et de petits fruits sauvages. Au nez, la réglisse rouge, les cerises marasquin, la cannelle, les oranges, les prunes séchées, le gâteau aux épices. La bouche est poivrée et les céréales séchées plus en évidence, bonbons à la cannelle et rye typique, la réglisse rouge et la cerise noire, sensation cireuse enrobante, les fruits séchés. Rien qui tranche de l’ordinaire et rien qui rompt l’équilibre. La première gorgée, la finale m’a tellement déçu, la fluidité et le manque de consistance de la texture, les saveurs éphémères… Mais en ajoutant quelques gorgées, les aveurs semblent s’accumuler en couches successives et gagner en pérennité; poivre, cannelle, sécheresse et astringence du bois de chêne, coses d’oranges, réglisse rouge. Un rye peut-être un peu trop prodent selon mes attentes mais une qualité indéniable. On reconnait la signature de la justesse propre à Buffalo Trace.

Patrick 87%
Un très bon whiskey, surtout si vous êtes amateur de rye intense en épices. Par contre, le rapport qualité/prix ne m’a pas impressionné. Nez : Aucun doute possible, c’est un rye! Les épices du seigle sont intenses, tout comme celles du chêne. Et avec un peu d’imagination, j’y sens aussi de la vanille et de la cerise. Bouche : Toujours les épices du seigle en premier plan, soutenu par les épices du chêne. La vanille et la cerise sont moins discrètes qu’au nez, mais demeurent tout de même à l’arrière-plan. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par les épices du bois brûlé.

Kim 87%
Nez : Mielleux à souhait, avec une généreuse dose de seigle (et donc d’épices), bel équilibre. Bouche : Le seigle est tellement intense que ça donne presqu’une impression de fumée et de concentré de raisin. Crème glacée à la vanille, chocolat noir, la finale est un peu terreuse, mais agréablement.

Caol Ila Distiller’s Edition 2003-2015 Moscatel Finish

46% alc./vol.
Caol Ila est le nom gaélique du «Sound of Islay», le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Jura, dans l’une des régions les plus sauvages et les plus belles de la côte occidentale écossaise. Les fûts de Moscatel sélectionnés pour sa seconde maturation confèrent à cette expression de Caol Ila une très belle délicatesse et une richesse aromatique remarquable.

André 89%
Le Moscatel confère une souplesse et une tranquilité au nez habituellement plus fougueux de Caol Ila, on dirait que le cavalier un peu impulsif a trouvé sa muse pour lui procurer plus de maturité. Le nez est maritime, un peu industriel, rappellant les cheminées crachant leur fumée huileuse et peu sale, notes de tourbe terreuse avec un léger brin sucré, la pommade à odeur de camphre pour soigner la grippe et même une poignée de fruits tropicaux et exotiques. L’apport de saveurs maritimes et de salade de fruits rend le whisky presque festif et tropical ce qui donne une belle conjoncture de saveurs et d’arômes entre la tourbe industrielle et masculine et les fruits plus sensuels. La texture en bouche est singulière, un peu poreuse, rappellant les galets polis par la mer, on a même droit à une sensation cendreuse et poussiéreuse un peu insolite qui sert bien de toile de fond à la fumée camphrée, au sel de mer et au poivre. Ce qui retient particulièrement mon attention, ce sont les saveurs gourmandes de poires, de vanille et d’ananas, de jus de salade de fruits en conserve, une tengeante festive fort agréable pour des saveurs habituelles de Caol Ila qui sont plus ceux tirés de l’Atlantique Nord et des océans nordiques. La finale est sucrée…et poivrée, fruitée et tourbée. Les papilles gustatives se font chahuter un peu mais l’expérience est particulièrement challengeante. Les éditions Distiller’s Edition sont une belle alternative pour les amateurs qui trouvent les saveurs originales de la distilerie un peu trop tranchées. L’apport du cask finish, sherry, moscatel ou autre adoucit les sautes d’humeur et la fébrilité de la tourbe masculine et industrielle ainsi que le côté un peu terreux de celle-ci. Enjoy, c’est un tasty whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, avec tous les bons arômes et qui serait vraiment exceptionnel si ce n’était d’un léger manque d’intensité. Lors du lancement des Classics Malts par Diageo, 43% pouvait sembler un taux d’alcool acceptable, mais aujourd’hui, des produits d’une telle qualité ne devraient jamais être dilués sous les 46%… Nez : Fumée de bois avec une note vineuse, une tonne de cendres, une bonne dose de poivre et quelque chose nous rappelant la mer. Bouche : Un verre de cendres liquides ! Avec du poivre, du bois brûlé, un subtil jus de fruits et une touche de sel. Finale : D’une belle longueur, fumée, fraîche fruitée et salée.

Martin 89%
Nez: Tourbe iodée, abricot sec, miel floral et une touche de cuir bien éphémère. Bouche: Texture douce et équilibrée, sur la fumée sèche, les fruits à chair pochés, le sucre brun et un trait d’agrumes. Finale: Longue, légèrement vineuse, avec des notes boisées et salines. Les fruits sucrés restent aussi. Le degré d’alcool supporte aisément le tout avec élégance. Équilibre: Une édition bien maîtrisée, qui enrichit le caractère marin de Caol Ila avec de beaux fruits sans le dénaturer.

Catoctin Creek Rabble Rouser 4 ans Rye

50% alc./vol.

André 88.5%
Nez sans ambiguité, beau rye fruité et épicé, la réglisse, la cerise noire, léger cireux (que l’on retrouvera aussi en bouche), blood oranges, poivre moulu, gingembre et cloude girofle. Nez plein et intense. En bouche, beaucoup de poivre et d’épices, le fruité du virgon oak est intense et la conjonction du taux d’alcool et des épices offre un ensemble soutenu et bold, ayant beaucoup de corps et de texture. Cœur de pomme avec pépins, la pelure de pomme rouge, réglisse, cannelle, cire de chandelle. Longue finale propulsée par les épices, le poivre et l’alcool. Ce whisky n’est pas pour cœurs sensibles. L’intensité des saveurs et le bon taux d’alcool, en plus des épices et du poivre forment un ensemble puissant et défini, très en ligne avec le style du rye authentique, présenté aussi dans le respect de la philosophie micro-distill américaine. Love it or take it…

Patrick 81%
Un parfum superbe, mais le whiskey est trop marqué par le bois brûlé à mon goût. 4 ans, ça reste jeune pour jouer dans la cour des grands. Nez : Parfum de seigle sucré et fruité, profond et chaleureux. Bouche : Bois brûlé et épicé, poivre, quelques fruits, pommes et cannelle. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Jameson Crested

40% alc./vol.

André 81%
Suprenant pour un whisky d’entrée de gamme. Le nez est fruité (fruits rouge & sherry), melon d’eau, poires, on y découvre tant au nez qu’en bouche, des notes qui rappellent effectivement le Red Brest, cette onctuosité et cette générosité apportée par le sherry, la quiétude des saveurs et arômes. Beau mélange d’épices et de miel, ce moelleux apaisant provenant des céréales habilement sélectionnées. La bouche est fruitée, le sherry et le gâteau aux épices, le miel et le chocolat noir, les oranges, le miel et les agrumes. La texture est bien mais manque de punch, l’équilibre des saveurs est intéressant sans avoir un facteur wow. La finale est légèrement poreuse et poudreuse, mais sans trop d’intérêt mis à part les notes de sherry et d’agrumes, les épices et le poivre. Un nez au parfum prometteur mais c’est pas mal tout.

Patrick 85%
Au premier essai, je lui avais donné la même note qu’André, soit 81%. Mais un matin de tailgate, j’y suis revenu et j’ai été agréablement surpris. Bref, un whiskey matinal, à savourer les papilles gustatives à jeun ! Nez : Parfum typique de Jameson, rappelant le pot still Irlandais, avec une petite note fruitée. Bouche : Le fameux whiskey « pot still » en premier lieu, puis de la vanille, du raisin, du miel et quelques épices chaleureuses. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 80%
Nez: Petite pointe d’alcool qui dévoile tranquillement des notes de grain, de cantaloup, de miel, de fruits et de bois. Cuir. Pommes rouges et touche de xérès. Bouche: Texture très décevante, mais qui offre tout de même quelques notes sucrées et douces. Sirop de poire, fruits rouges, poivre rose. Finale: La texture aqueuse ne laisse pas les saveurs s’accrocher longtemps en bouche. Bois de chêne, poivre, xérès dilué. Équilibre: Un whisky relativement oubliable. L’avoir moins dilué aurait fortement je crois contribué à rendre ses saveurs plus punchées et sa texture plus enveloppante.

Jameson Distiller’s Safe

43% alc./vol.
Jameson Distiller’s Safe est un pot still whiskey élaboré par le Maitre Distillateur, Brian Nation. Cette sélection spéciale de distillats montre à quel point la douceur des notes subtiles des whiskies de grain irlandais s’associent bien avec le côté plus intense des Irish Pot Still.

André 78.5%
Avec le virage au No Age Statement, on ne sait plus quoi inventer comme nom afin de rendre le whisky plus attrayant. Le nez présentes un mélange de saveurs florales, herbeuses et épicées. Pomme verte, raisins verts, herbe mouillée, oranges. Rien de bien sophistiqué et de raffiné. La bouche est au départ épurée et sans passion, les saveurs n’étonnent en rien le dégustateur sauf les épices (gingembre) qui est un peu plus punché qu’au nez, la vanille. Un second survol nous fait découvrir des notes de poires et d’agrumes ainsi qu’une volée de poivre. La finale s’étire sur les épices et le poivre. Ce whisky, bien qu’agréable, est déséquilibré, un peu trop dilué et sa texture en bouche est presque inexistante. Le rendu au final hésite entre l’ambivalence et le manque de créativité.

Patrick 90%
Une belle surprise, le côté doux de Jameson à son meilleur. Un whiskey idéal pour les chaudes soirées d’été. J’aime ! Nez : Parfum de beurre et de fruits subtils et sucrés typique d’un whiskey de grain. Bouche: Wow! Le beurre, le sucre, quelques fruits et une délicate touche d’épices très appétissante. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois.

Martin 81%
Nez: Pommes, miel, crème et herbe. Raisins blancs et chêne. Une petite poignée de fruits au passage, mais pas bien plus. Bouche: Fruits, bois et poivre, le tout sur une texture qui ne réussit pas tout à fait à garder les saveurs bien longtemps. Finale: Trop courte et un peu décousue. Poivre agressif, planche de chêne, fruits rouges et chocolat au lait. Équilibre: Jameson est habituellement considéré comme un whisky doux, mais ici j’ai l’impression que petit côté bourru et unidimensionnel lui cause plus de tort que de bien. Je m’attendais à plus, bien que je ne refuserais pas un verre si on me l’offrait.

Glenfarclas 30 ans Warehouse

43% alc./vol.

André 89.5%
Sherry festif et un peu éclaté, ça me donne l’image des jupes des danseuses espagnoles qui tournent et dansent par une soirée endiablée; fruits rouges, cerises marasquin, les raisins mauves, chocolat au lait, gâteau au fruits frais (pas celui qui baigne dans son jus depuis une semaine), blood oranges. C’est toute qu’un party dans la bouche ce whisky… Cerises marasquin, gâteau aux fruits, cosses d’oranges, le tout saupoudré de gingembre et de poivre, un peu de prunes séchées aussi. Même si le whisky a passé 30 ans dans le fût, il a gardé une vivacité extraordinaire et une souplesse pleine de fraicheur et d’innocence. Le whisky est pas licoreux mais bien liquide est souple. La finale est moyenne longue, belles cosses d’oranges et nectarines, jus de cerises et épices plus discrètes, jus de raisins…et une fine touche fumée. Glenfarclas offre un whisky à pleine maturation de sherry qui est plus ‘’grand public’’ que bien d’autres whiskies du même style, ce qui est aussi en accord avec son prix, fort abordable, pour un 30 d’âge on s’entends…

SMWS 119.14 Yamazaki 11 ans

53.9% alc./vol.
« Rasberry imperial stout » – Distilled April 2003 from 1st fill bota corta cask, 538 bottles.

André 95.5%
Couleur hallucinante, très bois foncé, du rarement vu… Avalanche de cerises noires, chocolat noir et café expresso, boisé élégamment et qui rappelle le vieux fût vieillissant dans un entrpôt de terre légèrement humide, la pâte de fruits et la confiture de cerises. Ce whisky offre tout le savoir faire, l’exactitude des saveurs et des textures, l’accord des saveurs, toute la qualité et le détail que l’on retrouverait dans un kimono fait main et artisanal. Incroyable texture moelleuse et duveteuse en bouche. La pâte de fruits, les dattes et les pruneaux séchés, les figues, beaucoup de gingembre et d’épices, cerises noires et chocolat un peu amer, oranges, le toffee chauffé et la cassonnade, gâteau aux fruits. Léger pâteux en finale de bouche avec une montée à la Buzz Lightyear (up to the stars et beyond) des épices, ensemble un peu sec et astrigent. La finale est presque éternelle, sur toutes les nuances de fruits livrés en bouche, ensemble consistant et pâteux, mais combien réconfortant. Ce whisky a un sérieux et une noblette fine et raffinée, les saveurs sont intenses et inspire à la reflexion et presque à l’introspection. Chaque gorgée est un voyage de découverte de saveurs et une variante que l’on prend plaisir à découvrir et analyser. Ce whisky est dans mon top découverte de l’année…

Patrick 95%
Un grandiose whisky d’une complexité hors du commun, superbement original. Yamazaki? Incroyable! Nez : Parfum de vin sucré intense, chocolat au lait et framboises. Diablement appétissant. Bouche : D’une grandiose intensité, du bois brûlé, et… Oui, ils ont bien fait de le nommer « stout impériale à la framboise », ce fut exactement mon premier feeling! Aussi un peu de café, de chocolat noir et de pain de viande. Finale : D’une belle longueur, du bois brûlé, du café noir et du chaleureux vin épicé.

Martin 95%
Juste au visuel on comprend parfaitement le p’tit nom de ce SMWS. Nez: Café espresso et cerises noires, malt carbonisé et xérès poussiéreux, retour des cerises, avec une appréhension au niveau du taux d’alcool, comme se préparer à sauter à l’eau quand on sait qu’elle est frette… Bouche: Chocolat, xérès, café, noix, explosion d’épices. Bière brune, bacon et cerises. Solide sherry cask, belle puissance. Finale: Boisée, fruitée et sèche. Belle puissance et intensité. Équilibre: Damn you SMWS, quand tu nous tient! Alliage de probablement la meilleure distillerie japonaise et du club de whisky au plus grand pouvoir d’achat au monde… Insane.

Laphroaig 25 ans édition 2015

46.8% alc./vol.

André 93.5%
Nez envoûtant, l’apport du sherry surprends beaucoup avant même la finesse de tourbe, fine et distinguée qui vient vous chatouiller les narines, un peu verdâtre et mentholée, l’eucalyptus et la chlorophylle, les agrumes et le citron frais dans l’eau, cendreux, mais beaucoup plus fruités des autres éditions de 25 ans d’âge que j’ai eu la chance de goûter. La bouche est un peu poreuse, genre de pierre ponce, les fruits rouges, le chocolat noir, notes de tourbe médicinales, sans agressivité, herbe verte, lime et citron. La texture est soyeuse et raffinée, le temps à beaucoup calmé la fougue de la tourbe qui est posée et incroyablement douce. Une fine pellicule de sel de mer vient couvrir le tout. La finale est douce et longue, presque langoureuse, les particules de tourbe pétillent lentement en bouche et se dissolvent lentement dans des vagues de fruits rouges et tropicaux. Une édition remarquable, amalgame de saveurs uniques, texture de rêve. Un Laphroaig avec de la classe et beaucoup de savoir faire.

Patrick 89.5%
Un très bon Laphroaig, mais qu’on aurait probablement été mieux d’embouteiller il y a cinq ans. Il semble en effet avoir perdu un peu de son punch. Ça demeure un très bon whisky, mais avec un petit manque au niveau de la finale qui m’empêche de dire qu’il est excellent. Mais tout de même très bon. Nez : La tourbe goudronnée, poivrée et maritime de Laphroaig, mais adoucie, et avec une savoureuse dose de fruits et de chocolat noir. Bouche: Chêne fumé et tourbe salée, avec une subtile note de caramel sucré. Finale : Longue, épicée et fumée, avec une belle pointe de sel. C’est malheureusement ici que ce scotch perds quelques points au niveau de la texture en bouche.

Martin 92.5%
Nez: Tourbe verte et mentholée, avec un paquet de notes de feuilles vertes, chlorophylle, coriandre, persil et eucalyptus. On perce la couche de phénols pour trouver pierre lavée à l’eau de mer et citron frais. Bouche: Fruits rouges, touche de poivre et de cannelle. Le chêne semble bien gorgé de sherry. Le degré d’alcool supporte bien le reste des saveurs telles cacao, pâte de fruits, cuir et caramel vanillé. Finale: L’élégante texture transporte bien les sensations au prochain niveau. Fumée, épices, bois, xérès, vanille et touche d’agrumes, en terminant la promenade sur la plage au matin, près des cendres encore fumantes du feu de la veille. Équilibre: Vraiment bien construit, un scotch maritime dans la plus fine des traditions. Si le portefeuille ou l’occasion le permet, c’est un dram à définitivement essayer.