M.A. Signature Vodka

40% alc./vol.
Montréal, Canada. Vodka à base de grains canadiens avec infusion de cucurma longa qui permettrait d’éviter la gueule de bois du lendemain.

RV 85%
Une vodka encore plus clean que sa bouteille (superbe), et que je ne classerais pas dans les vodkas aromatisées, car l’herbe est très subtile, certainement plus que le goût de genièvre de certaines mauvaises vodkas. Au nez, sent la vodka normale quoiqu’on y trouve un fin soupçon d’herbes qui deviennent sucrées (presque bonbon) en respirant. Arrivée ultra clean, l’alcool prend du temps pour sortir de la texture moelleuse mais elle finit néanmoins à s’installer doucement. Elle descend ensuite très bien, toujours de manière ultra clean, et la chaleur y est. Une vodka surprenante qui avec la Pur Vodka, est un signe encourageant que le Québec est capable de beaucoup mieux que l’infecte Kamouraska.

Shelter Point Stillmaster Vodka

40% alc./vol.
Canada. Vodka canadienne faite à base de single malt.

RV 87.5%
D’emblée, de la sélection du grain jusqu’au nom de la vodka, la comparaison avec l’ontarienne Stillwater single malt vodka est inévitable. Tout d’abord au nez, le grain est évident, mais se révèle un peu moins sucré que la Stillwater, avec un peu de vinaigre me faisant penser à certains corn whiskey. Du vinaigre on tombe dans le beurre en bouche, avec le malt qui pousse une chaleur surprenante, comme si cette vodka était à 50% d’alcool. La finale est pas mal plus intéressante, avec un beau mélange de grain légèrement poussiéreux, de citron et de sucre, le tout dans une bonne longueur. Quelques années plus tôt j’aurais crié au génie (comme je l’ai fait avec Stillwater) mais cette Stillmaster est suffisamment différente pour qu’on ne la qualifie pas de copie, et qu’on lui donne une note loin d’être honteuse, quoiqu’un peu inférieure.

Schenley Silver Wedding

40% alc./vol.
Schenley Distilleries, Canada.

RV 76%
Très lointain bonbon peppermint, beaucoup trop claire et discrète. Assez clean, mais bien épicée avec finale transparente. Pas le genre qu’on déguste fièrement mais tout de même buvable.

Russian Prince

40% alc./vol.
Bacardi, Canada. Distillée trois fois.

RV 75%
Sucrée et subtile au nez, pour la vodka la moins dispendieuse au Québec, qui par dessus le marché vient dans une bouteille de plastique, elle promet olfactivement d’être pas si pire. L’arrivée en bouche commence par un feuillu sucré de trèfle tirant faiblement du côté du genièvre aigre, et en finale tout se gâche, avec une transition vers la menthe, malheureusement suivie d’une attaque rapide d’alcool, et d’un aftertaste qui ne laisse que le bout de la langue perplexe qu’une aussi belle lancée se termine de manière aussi lamentable. C’est le genre de bouteille qu’on aimerait pouvoir affubler de l’épithète de grande incomprise exquise, mais qui ne livre pas. Toute une agace.

Reyka Iceland Vodka

40% alc./vol.
Islande. Filtrée dans la roche de lave.

RV 84.5%
Doit respirer assez longtemps avant de produire des effluves notables de feuilles, de groseilles et de cerises de terre un peu timide par rapport à l’omniprésence de la pierre de cap (tuf) et la craie. Très discrète arrivée en bouche avec la pierre qui se poursuit, mais beau crescendo de sucre et d’épices en finale, subtile et très clean. Les roches volcanique de la filtration savent très bien contrôler les rênes des saveurs qui se font présentes sans toutefois être overpowering. Le chemin de la subtilité peut parfois donner de meilleurs résultats que celui de l’audace. Peut-être un peu trop calcaire à mon goût, mais bien découpée en phases précises, parfaite pour évaluer les subtilités de développement de cette alcool.

Rain Vodka

40% alc./vol.
Frankfurt, Kentucky, USA. Composée de blé blanc 100% organique et distillée par la Buffalo Trace, fabricant du réputé George T. Stagg Straight Kentucky Bourbon.

RV 84.5%
Feuillue, à mi-chemin entre la menthe et les feuilles de cactus; très verte avec un poivre discret, comme sa petite pointe d’amidon. En bouche, la menthe cette fois très douce et sucrée se poursuit mais n’évolue pas beaucoup, par contre en finale ce sont les épices et la pierre qui se réveillent assez bruyamment pour prendre le palais. L’aftertaste de retour sur l’amidon est léger, presque trop, mais je préfère davantage une telle vodka qui ne laisse qu’un souvenir éthéré à celle qui peut laisser un désastre de genièvre ou de plastique persistant. Comme vodka d’introduction, cette ondée tranquillement parfumée de fin d’été réveille juste assez les sens pour continuer les expériences et découvertes.

Polar Ice Vodka

40% alc./vol.
Toronto, Canada. Distillée 4 fois, au nom assez commun: Polar Bear existe aussi en Russie et en Australie, mais il ne s’agit du même producteur.

RV 75%
Assez uniforme au nez avec une impression de canne de noël. Totalement absente en bouche, mais un aftertaste presqu’appréciable de seigle plastifié. Avec un manque assez évident de personnalité, sans être mauvaise, quand un des points forts est d’être l’un des moins chère…on passe vite à autre chose.

Pur Vodka Ultra Premium

40% alc./vol.
Rougemont, Québec. Fabriqué entièrement au Québec. À noter que son nom n’est que Pure coïncidence avec le nom du site (qui existait avant la vodka).

RV 82.5%
Pelure de pomme avec un peu de genièvre, assez contrôlée avec un petit arrière-nez de miel. Les pommes glissent sur la langue mais se transforment en propane et en tôle. La finale est de son côté un peu plus dosée et conventionnelle. Une vodka locale bizarre, qu’il convient d’acheter pour tous les mix d’été, qui est correcte bue straight (donc qui mérite bien entendue d’être appelée Premium) mais tant qu’à moi, il y a encore place à amélioration pour s’éloigner de la finale un peu trop métallique.

Myer Farm Vodka

40% alc./vol.
Ovid, Finger Lakes Region, New York. Fabriqué à partir de blé doux d’hiver cultivé sur la ferme même.

RV 79%
Nichée dans un coin perdu des Finger Lakes, le doigt est peu subtilement levé, mais pas bien haut. Dès le nez je crains que l’expérience soit sèche, autant pas le sucre en grain très prononcé que la vanille acerbe. Toute aussi brutale en bouche, elle se révèle suffisamment longue cuivrée… et malheureusement avec un léger goût de genièvre.

Moskovskaya Osobaya Vodka

40% alc./vol.
Московская особая водкаInde, Russie, 1894.

RV 81%
Doux parfum suave, lustré et sucré. Arrivée épicée en bouche mais n’est pas supportée par un scénario très varié, même si la finale le se révèle pleine d’épices, sans le sucre promis au nez. Pas du tout désagréable, vaut mieux que les mix mais pas de là à être avidement recherchée, un film avec un trailer du tonnerre qui déçoit. Mais quel nez!

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