Ensign Red – Black

45% alc./vol.

Patrick 49%
Un whisky plutôt poche. Pas mauvais au point de le recracher, mais définitivement au point de ne pas vouloir en prendre deux gorgées. J’avais un échantillon de 15 ml, et je n’ai pas été capable d’en prendre la moitié. Nez : Alcool, touche de céréales et un peu de sucre. Bouche : De la cassonade, une touche bizarre de fruits et du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Martin 68%
Nez: Son petit côté fade nous met des bâtons dans les roues pour bien cerner les arômes. Une fois qu’il a respiré un peu, ce whisky nous offre de manière récalcitrante des notes de bois grillé, de cassonade, de fruits rouges et de céréales. Bouche: Bois, cassonade, cerise noire, sucre blanc. Touche de poivre et de vernis à ongles. Finale: Courte, mais punchée et poivrée à souhait. Le reste dégringole un peu sur un air insipide de déjà-vu. Équilibre: Un brin plus de personnalité que le Ensign Red original, mais ça ne me donne pas plus le goût de me tenir avec…

Kavalan Solist Rum Cask

58.6% alc./vol.
Cask #M111104033A

André 89%
Tire plus du bourbon cask que du rum cask. Sucre cristallisé sur le miel dans son pot, ananas, cassonade, fruits tropicaux, vanille, canne à sucre. La bouche est hyper fruitée, très tropicale; mangue, ananas, lime et citron, oranges et fruits de la passion, puis mélange très prononcé de sucre divers (canne à sucre, miel, vanille) tranché par des notes de gingembre et d’épices. Texture huileuse mais pas collante en bouche. Finale astringente, épicée et poivrée masquant les fruits tropicaux et ou le taux d’alcool est plus ressenti.

Patrick 88%
Non, vous ne trouverez pas ici de saveurs vous rappelant réellement le rhum, mais plutôt un beau mélange de saveurs sucrées et épicées. Celles-ci vous feront voyager en esprit au niveau du Tropique du Cancer, à la recherche d’une île paradisiaque de la mer de Chine où l’on produit un tel nectar. Nez : De beaux arômes riches et envoûtants de sucre brun, de fruits tropicaux bien mûrs et d’une goutte de vanille. Bouche : Oh, c’est astringent, ça! Du miel, des fruits tropicaux, une bonne dose de chaleureuses épices et du chêne sec. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur phénoménale, boisée, épicée et avec un soupçon de miel.

Pip Hills – The Founder’s Tales

Birlinn – 2019

Patrick 55%
J’ai lu ce livre en prévision de l’animation de deux dégustations portant sur les whiskys de la Scotch Malt Whisky Society (SMWS), en me disant qu’une autobiographie de son fondateur me fournirait certainement du contenu intéressant. Eh bien, sur les 26 chapitres, 3 ou 4 seulement portent sur la SMWS, les autres portent sur son auto (une Lagonda des années 1930, ça vaut la peine de faire une petite recherche en ligne si vous ne savez pas c’est quoi) ou ses innombrables bateaux. Des chapitres entiers leurs sont consacrés (exemples : chapitre 15, The Lagonda and the Fall of Communism – Part 1 ; chapitre 16, The Lagonda and the Fall of Communism – Part 2 ; chapitre 23, Boats ; etc, etc, etc.) où le seul lien avec la raison pour laquelle j’ai acheté le livre était que l’auteur avait apporté une caisse de bouteilles avec lui. De plus, l’autocongratulation dont il use dès le premier paragraphe devient rapidement très lourde : « ‘Who is this Pip Hills I keep hearing about ? Is he famous ?’ The third man says, ‘Famous ? No, he’s legendary. He’s the sort of guy people tells stories about in pubs.’ ». On constate aussi qu’il est amer d’avoir été congédié de son poste de président de la SMWS, mais le lecteur avisé ne pourra qu’aisément constater que malgré ses nombreuses bonnes idées (il a fondé la SMWS après tout !), il était un bien piètre gestionnaire. Et aussi un auteur bien ordinaire : Si je souhaitais écrire un livre, celui-ci serait un contre-exemple de ce que je souhaiterais écrire. J’aurais dû me méfier en voyant la couverture… Charles MacLean, l’auteur du recueil de « tales » les plus soporifiques que je n’ai jamais vu, y allait d’une « praise » disant « A brillant storyteller »…

Ensign Red Fine Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 55%
Que l’agence d’inspection des aliments du Canada ait appuyé la distribution de ce « whisky » est à la fois inquiétant et effrayant. Ce produit devrait plutôt être dans la section détergent au Wallmart et non dans un magasin de boissons alcoolisé… Nez sur la cassonade éventée, ala cannelle et du rye épicé. La bouche est un mélange de bois mouillé et de bois brûlé, de fruits rouges divers, cannelle et cassonade, syrop d’érableNous allons nous économiser du temps et éviter de parler de la texture. La finale, eee, quelle finale? Courte, sucrée (sirop d’érable et cassonade) et légèrement épicée (poivre et cannelle). Je dis toujours aux gens lors de session de dégustation qu’il est important de goûter à de moins bons whiskies pour se donner des points de référence mais là, on frôle presque l’empoisonnement alimentaire… Je donne 55% pour la forme et l’audace d’avoir tout de même mis en bouteille un produit si douteux.

Patrick 45%
À peine plus goûteux qu’une vodka cheap. C’est la première fois de ma vie que j’écris ça, mais si la vodka est moins chère, allez-y donc avec ça! Nez : Un parfum rappelant de la vodka… Bref, de l’alcool et un peu de sucre blanc et rien d’autre. Bouche : Du sucre, un peu de fruits et surtout de l’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par l’alcool.

Martin 65%
Nez: Assez muet au début, mais une couple de sniffs plus tard on décèle bien des fruits rouges. Sucre, cannelle, alcool brut, touche de bois et de poivre. Bouche: Texture fade, bois mouillé, sucre, cannelle, poivre. Carton mouillé. Bien décevant. Finale: Courte, un peu poivrée, mais rien ne demeure. Carton et eau sucrée. Équilibre: Ce n’est pas honteux au point de l’envoyer dans l’évier, mais ça reste un dram d’une tristesse incroyable. Vraiment décevant.

Forty Creek Victory 2019

43% alc./vol.
Limited 2019 Edition Lot 013. Le 7 juin 1813, les forces américaines ont été forcées de se retirer de leur camp qui avait été établi près de l’endroit où se trouve aujourd’hui la distillerie Forty Creek, grâce à un effort combiné des militants locaux, des peuples autochtones et de la marine britannique. Bien que l’engagement à Forty n’ait pas été une bataille majeure de la guerre de 1812, il s’est avéré essentiel pour empêcher l’avancement des troupes américaines et aider à assurer la victoire de ce qui allait éventuellement être connu sous le nom de Canada. Ce whisky est le fuit d’un mélange de whisky de seigne, de maïs jumelé d’une portion de vin rouge Chilien Villard Noir Starbord.

André 83%
Nez bien rempli de rye épicé et de cassonade jumelée de sirop d’érable. Les notes de caramel et de pacanes arriveront un peu plus tard pour se joindre à l’effort de guerre. Salves de fruits rouges divers, petites notes de réglisse et de plus intenses notes tanniques boisées. La bouche est bien ronde, notes de noix caramélisées, pacanes trempées dans le sirop d’érable et fruits secs, prunes et raisins secs, vin rouge. Il manque un hook pour apporter ce whisky à un stage de médaille honorifique, l’ensemble est peut-être trop organisé ou prudent. Finale de cannelle et de fruits rouges, pommes et cassonade.

Patrick 85%
Un très bon whisky, meilleur de gorgée en gorgée. Il y a tellement de whisky canadien insipides, j’attends avec impatience chaque nouvelle Limited Edition de Forty Creek. Nez : Du sucre, des fruits, du caramel, du bois sec et un peu de vanille. Mais surtout du bois. Bouche : Du bois, du beau caramel, des épices, des fruits mûrs discrets, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, boisée, sucrée et épicée.

Martin 86%
Nez: Caramel, vanille, bois sec, fruits et cassonade dorée. Très caractéristique de la distillerie, avec un petit côté timide qui se dégênera rapidement je l’espère. Bouche: Caramel brûlé, sucre d’orge, chêne, vanille et épices. Fruits nappés de beurre d’érable. C’est très très bon ça. La texture pourrait être plus enrobante, mais bon, je reste tout de même satisfait. Finale: Bois, caramel et poivre noir sur planche de bois. Équilibre: Un bon Forty Creek édition spéciale. Avec un peu plus de texture il aurait pu se mesurer au Evolution 2014 ou au Unity 2018. Dommage, quoique j’aime pareil!

Charles MacLean – Whisky Tales

Little Books – 2008

Patrick 59%
Déception. J’ai lu ce livre peu après sa parution : A l’époque, j’animais des chroniques hebdomadaires le matin à la radio et, conscient qu’une bonne partie des auditeurs dans leurs autos n’étaient pas nécessairement fans de whisky, il me fallait colorer le tout d’un maximum d’anecdotes qui pourraient intéresser tout le monde. Alors, avec un livre portant le titre « Whisky Tales », je croyais avoir du contenu pour quelques semaines. Quelle déception de constater qu’il ne s’agissait que d’un ramassis d’histoires mille fois contées, ou tout simplement insignifiantes. Même que les quelques histoires intéressantes étaient présentées de manière tellement soporifiques, je ne savais pas trop comment les adapter pour les rendre vivantes pour mes auditeurs. Bref, un ouvrage à éviter.

SMWS Peat Faerie 7 ans

50.0% alc./vol.
Blended, Batch #4, Vintage 12/10/2010 from First Fill Bourbon barrel, 2172 bottles

André 81%
Tango de tourbe bien orchestré, de miel et de vanille crémeuse, fruits tropicaux, poires, ananas et pommes vertes. Rythme poivré en retrait. La bouche est très anonyme, la texture est platte et sans passion, les saveurs fades et diluées. La même, bien que discrète, est en avant-plan et sert de toile de fond à l’amalgame de fruits tropicaux; melon au miel, ananas, puis les poires, pommes nappées de miel et de crème à saveur de vanille. Petite sensation cendreuse, de poussière de craie et salée en fond de bouche avec la saveur de tourbe s’alourdissant au fil des gorgées. Finale de tourbe phénolique salée et de poussière de pierre et de cendre froide légèrement épicée.

Patrick 88%
Un très bon scotch, intense et savoureux… Mais je dois admettre que je m’attendais à plus venant de la SMWS. Mais ça demeure très bien. Nez : De la fumée de tourbe, des notes maritimes, des pommes rouges et de la noix de coco. Bouche : De la fumée de tourbe intense, du sel, de la pomme rouge, de la cannele et des épices. Le tout semble plus léger que le taux d’alcool annoncé. Finale : D’une longueur moyenne, tourbée et salée.

Martin 85%
Nez: Tourbe végétale bien plaisante, boucane, herbe séchée, vanille, crème anglaise, fruits tropicaux, pommes et poivre noir discret. Je suis un p’tit peu excité. Bouche: Aqueux un peu comme texture. Tourbe bien verte, poivre et chêne, épices chaudes et orge bien gorgée de sirop de fruits. Finale: Les saveurs se dilapident rapidement vu que la texture permet plus ou moins de les garder en bouche longtemps. Poivre, chêne et tourbe demeurent. Équilibre: Je ne déteste vraiment pas ce beau blend tourbé, mais il comporte tout de même quelques défauts, surtout au niveau de se texture. Devant la réputation de la SMWS, ce blend tient plus ou moins la route.

Kavalan Distillery Reserve Peated Cask

56.3% alc./vol.
Cask #R0771217028, Bottle #588 of 697.

André 93%
Je m’attendais à de la tourbe en avant-plan mais c’est plutôt sur les fruits tropicaux, sur l’ananas et les cosses d’oranges, le melon au miel, une pointe de sherry peut-être, une touche de tourbe terreuse et salée. La texture est hallucinante, ronde et huileuse. La tourbe plus prononcée; ananas flambé sur un feu de plage de mottes de tourbe, sel de mer, cerises, oranges, melon au miel, cataloup et la papaye, belle envolée de sucre naturels puis montée du poivre moulu dansant dans les bras de la fumée de tourbe terreuse et maritime. Finale singulière de fruits tropicaux à chair et de tourbe prononcée aux accents à la fois terreux et maritimes. Un maudit beau défi de dégustation et d’analyse.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais je m’attendais à quelque chose de plus orthodoxe. C’est bien la première fois que j’écris ça, mais ça m’a dérangé. Bref, non, ce n’est pas un « sure bet » – il faut vraiment être fan de la distillerie pour l’apprécier. Nez : Un parfum puissant avec des arômes de bois frais, de discrets fruits tropicaux et une fumée encore plus subtile. Bouche : Puissante, épicée, tourbée et boisée, avec aussi une petite touche de fruits tropicaux non orthodoxes. Finale : D’une belle longueur, boisée et marquée par des fruits tropicaux.

Martin 92%
Nez: Un joli mélange de tourbe ultra-crasseuse et de fruits tropicaux. Bien malté au niveau des céréales, avec une bonne dose de vanille et de chêne. Vieille pelouse. Sans oublier la crème fraîche. Bouche: Oranges en puissance, touche de miel et de toffee. Raisins goulus et poivre violent. Cask Strength quand tu nous tiens. Finale: Longue, chaude et avec un criant besoin qu’on s’y attarde. Bois sec, épices bien senties, caramel, fruits rouges. Équilibre: Le taux d’alcool ne détruit pas tout, il aime laisser d’autres aspects de cette expression briller. On ne peut pa lui en vouloir. Une superbe complexité, qui sort des sentiers battus certes, mais qui sait laisser sa marque, fidèle à l’idéologie Kavalan.

Cazul 100 Añejo

40% alc./vol.

Patrick 87%
Une tequila offrant un bon punch – je recommande d’attendre que le soleil soit couché pour celle-ci car elle risque de taper un peu trop en plein après-midi! Nez : Le parfum est dominé par l’agave, avec une touche de vanille, de caramel et de chocolat au lait. Bouche : Tout comme au nez, j’y retrouve de l’agave, de la vanille, du caramel et du chocolat, mais aussi une bonne dose de bois épicé. Finale : D’une longueur moyenne et très épicée.

Tequila 1921 Añejo

40% alc./vol.
Single barrel

Patrick 86%
Une très bonne tequila à boire sous le soleil! Je dirais « ça fait la job »! Nez : L’agave se dissimulé derrière des notes mielleuses, des fruits discrets, une touche de chocolat et un soupçon de bois. Bouche : L’agave est ici moins discrète, accompagnée de bois brûlé, d’épices et toujours de quelques gouttes de miel. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt épicée et boisée.