Samaroli Silvano’s Collection Bunnahabhain 40 ans

51.6% alc./vol.
Distilled 1978, Sherry Butt #7229, bottle 427 of 520 bottles

André 90%
Quarante ans dans le fût et demande aussi passablement de temps dans le verre pour s’ouvrir. Pas les saveurs traditionnelles que l’on attend d’un fût de xérès. Raisins verts, poires hyper mûres, melon au miel, bananes et ananas, belle vanille onctueuse, cireuse et huileuse, quelques fruits rouges éparpillés au loin. À l’aération, une touche licoreuse apparait, genre Sauternes. Ananas baignant dans son jus, purée de bananes et de poires, oranges, melon au miel et mangue, puis mélange de gingembre et de poivre lus pointu, pincée de sel, bois de chêne sec, tarte au citron et fruits tropicaux, miel. Finale de bois sec et de sel, plus edgy. Je m’attendais à quelque chose de plus délicat et plus sur le sherry.

SMWS 53.275 Caol Ila 10 ans

59.9% alc./vol.
« Gauze and effect », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 253 bouteilles

André 80%
Crasseux au max, genre tuyau de poêle devant être ramonée, sel de mer et vieux cordage de bateau de pêche, fruits de mer, tourbe médicinale et un style industriel. L’entrée en bouche est incroyablement douce pour un taux d’alcool si élevé (maritime, sel de mer et médicinal, oranges, vanille, cendre froide, touche de citron frais) mais se déséquilibre rapidement et devient hyper alcoolisé et monopolisé par les notes de bois de chêne sec, de cendre de foyer et de sel de mer. Finale crasseuse, franche et sèche.

Patrick 90%
Caaaaaaaooooool Iiiiiiiiilaaaaaaa! Les arômes, les saveurs, la texture, tout y est. Nez : De la fumée de tourbe, du sel, des algues… L’ensemble est très maritime avec une touche minérale. Bouche : Toujours la fumée, le sel et le côté minéral. Mais aussi du bacon, des chips sel et vinaigre, un peu de bruyère, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, salée et huileuse.

Martin 89%
Nez: Fumée de tourbe grasse, coquille d’huître, zeste de citron et corde goudronnée. Bien complexe dans sa présentation. Fleur de sel wawaou! Bouche: Vive et huileuse, sur la cendre chaude, le bacon fumé, l’anis et une salinité tranchante. Finale: Longue et sèche, iodée, poivrée, avec des notes persistantes de charbon et d’herbes salées. Le large de Kamouraska. Équilibre: Un dram explosif, parfaitement typé Islay, qui évoque une puissance brute sans compromettre sa clarté aromatique. Je suis vendu.

Plantation St Lucia 2005-2016

43% alc./vol.
Ste-Lucie

Patrick 87%
Un beau rhum complexe et chaleureux et où les saveurs évoluent tout au long de la dégustation. J’aime bien. Nez : Un beau parfum complexe, avec des pommes vertes, des amandes et du bois sec et épicé. Bouche : De la canne épicée et chaleureuse, des pommes vertes et… Le feeling d’avoir mordu dans une planche de bois toastée. Finale : D’une belle longueur, d’abord sucrée et légèrement boisée puis s’étire très longuement sur le chili épicé.

SMWS 53.288 Caol Ila 11 ans

59.9% alc./vol.
« Vigorous, concentrated intensity », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 266 bouteilles

André 87%
Une tarte à la lime et citron dégustée sur le quai en regardant les Paps of Jura de l’autre côté du canal. Des embruns maritimes chargés de sel de mer chatouillent nos narines. Le vent a même réussi à porter quelques fines particules de fumée de tourbe d’un feu allumé plus loin sur la plage sur lequel des fruits de mer sont à cuire. Sensation sucrée mêlée d’oranges et de pitch à toiture. Texture licoreuse sucrée et salée à la fois. Mélange de fruits rouges et de fruits exotiques, pommes, oranges, citron, agrumes, fumée saline et crasseuse, huileuse aussi, se changeant en quelqu chose de plus cendreux en bouche après quelques minutes. Quelques éléments verdâtres également, du style herbe mouillée et bois coupé encore vert, eucalyptus et camphre. On est loin de l’habituelle sensation crasseuse et industrielle souvent inspirée par cette distillerie. Finale de moyenne longueur, épicée et poivrée, cendreuse et généreusement tourbée.

Patrick 89%
Un Caol Ila rappelant un Laphroaig, avec tout ce que j’aime d’un scotch d’Islay. C’est gros, intense et très bon. Nez: De la fumée de tourbe et de feu de camp, un peu d’algues et de sel de mer, le tout complété par un peu de bois sec et une touche fruitée discrète. Bouche : Du goudron, de la fumée de feu de camp, de la tourbe, des épices intenses, des oranges, du citron, des fleurs, des sardines grillées, du bois et du caramel salé. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et fumée.

Martin 90%
Nez: Cendre froide, algue sèche, citron confit et un trait médicinal. La tourbe iodée fait bien son effet ici. Bouche: Nerveuse et saline, avec de la fumée vive, du poivre blanc, du poisson fumé et une note d’eucalyptus. Une poignée d’oranges et de pommes rouges vient compléter le portrait gustatif. Finale: Longue, sèche et insistante, sur la suie, les coquillages et un brin d’orge grillée. Les épices poivrées arrivent à la fin pour voler le show. Équilibre: Un Islay musclé et bien cadré, qui impose sa tension minérale sans demander son reste. Un dram qui n’a pas froid aux yeux.

Plantation Nicaragua 2004-2016

42% alc./vol.
Nicaragua

Patrick 86%
Un beau rhum floral, épicé et simplement savoureux. Nez : De belles fleurs avec une touche de fruits tropicaux. Bouche : Toujours les fleurs et les fruits tropicaux, ainsi que des bananes très mûres et une petite touche épicée. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par des épices chaleureuses, style chili.

Revue Québec Whisky 2020

ANDRÉPATRICK


André
L’année 2020 est finalement derrière nous et c’est une bonne chose. Si celle-ci avait commencé sur les chapeaux de roues avec le retour des dégustations au Pub Le Nelligan et celles avec le club, le mois de mars nous a fait grâce d’un coït interrompu côté whisky. La SAQ se remettait de sa latence habituelle des fêtes en nous présentant quelques nouveautés intéressantes pour aussitôt retomber hiberner pour les 10 mois suivants. Alors que d’autres provinces étaient inondées (au sens propre et figuré) de nouveautés alcoolisées. Avec la pandémie, tout est tombé au point mort et personne ne semble s’en être remis encore.

Une belle façon de poursuivre la découverte fût la création de divers groupes d’échanges d’échantillons de whisky, permettant aux adeptes de s’échanger des bouteilles et quelques pépites que certains voulaient bien partager (on mode respect des conventions bien-sûr). Les dégustations du club n’ont jamais été aussi essentielles à la découverte de nouveautés.

Je remercie grandement l’initiative de mes comparses de passer en mode virtuel pour les dégustations du club. Ils ont permis par leur travail acharné la poursuite des activités du club et garanti une quantité phénoménale de dégustations permettant aux membres de garder le lien d’amitié étroit qui caractérise notre Club de dégustation. Mais… n’eut également été de l’enthousiasme des membres du club, ce feu alimentant cette passion commune pour cet élixir serait frivole. Alors un gros merci à vous tous aussi membres du club. Vos participations aux dégustations virtuelles et surtout aux activités de promotions telles que le Festibière et Bulles & Whisky a fait rayonner la réputation du club au sein de la population d’amateurs curieux.

Côté whisky lui-même, l’année 2020 aura été une année positive (c’est rare que tu pourras crier ’’positif’’ sans créer de panique cette année 😊 ). Mes papilles ont croisé une multitude de produits exceptionnels malheureusement pour la plupart, non disponible ici. C’est pourquoi, je ferai mes ‘’best of’’ en 2 parties. Une partie générale et une partie ‘’must have en SAQ’’.

Je suis conscient de la chance que j’ai d’avoir accès à autant de possibilités de dégustation via divers canaux de contacts. Ceci étant dit, le but premier de la page QuebecWhisky était d’en faire la plus grande référence francophone de notes de dégustation de whisky. Force de constater que ce n’est pas seulement en évaluant les produits disponibles ici que celle-ci serait restée ‘’vivante’’. Comme mot de fin avant mon palmarès, un ÉNORME merci à vous chers lecteurs et amateurs de nous suivre. Vous avez été 700,000 !!! à visiter notre site web afin d’y trouver de l’information et des ressources, preuve que vous ne vous abreuvez pas seulement de whisky mais aussi de bonnes évaluations!

On vise le million de visites dans les prochains mois?

Sur ce, pour la nouvelle année, santé évidemment, de bons moments avec vos proches et de belles découvertes whisky.

Slainte Mhath!

*Whisky of the year
Compass Box The General
La preuve que le blending est une science.

*Scottish whisky of the year
Springbank Local Barley 10 ans 2019
Cette distillerie est loin d’être ma préférée, même moi je ne pensais pas voir un whisky de cette distillerie au Top 1 de mon palmarès un jour. La preuve que 2020 n’aura pas été une année comme les autres. Mentions aux Benriach 38 ans Peated 1976, Caol Ila 35 ans et Laphroaig 25 ans.

*Blended Scotch whisky of the year
Dewar’s 27 ans Double Double Ex-Palo Cortado Sherry Cask
Un whisky de 27 ans à 80$ la bouteille de 375ml… take my money!
Mention honorable au Dewar’s 32 ans de la même série.

*American whisky of the year
Elmer T Lee Single Barrel 100 years tribute
L’expérience d’une vie. Mention honorable au George T Stagg mais pour faire changement cette année, relégué en 2eme place.

*Canadian whisky of the year
Wiser’s 23 ans Cask Strength (disponible en SAQ!)
Cette distillerie aura remis à l’avant-plan la qualité exceptionnelle de nos produits locaux. Mention hautement honorable à Two Brewers au Yukon qui est définitivement en train de devenir ma distillerie de whiskies Canadiens préférée. Produits disponibles en SAQ également, un MUST!

*Irish whisky of the year
Tyrconnel 16 ans Oloroso et Moscatel Finish (disponible en SAQ!)
Preuve que l’Irlande se réinvente elle aussi. À essayer et acheter sans retenue. Mention honorable à TEELING qui demeure encore ma distillerie Irlandaise préférée.

*World whisky of the year
Amrut Greedy Angels 8 ans Chairman’s Reserve 2017
Les cieux, c’est ça…

Mention honorifique au Kavalan Peated…hallucinant.
*******************************

Must have et meilleures découvertes qualité prix en SAQ +/-100$

Single Malts
Glenmorangie Original
Glendronach 12 ans Sherry Matured – 79.25$
An Cnoc 12 ans – 80.25$
Laphroaig Quarter Cask – 86.00$
Kilkerran 12 ans – 88.50$
Ardbeg 10 ans – 99.75$
Aberlour A’bunadh – 101.00$

Blended Scotch whisky
Gordon Graham’s Black Bottle – 34.75$
Cutty Sark Prohibition – 36.75$

American whisky
Jim Beam Rye Pre-Prohibition – 29.85$
Jim Beam Bonded – 32.75$
High West Campfire – 79.75$

Canadian whisky
Forty Creek Barrel Select – 25.15$
Lot 40 Cask Strength – 86.25$
JP Wiser’s 23 ans Cask Strength – 138.50$

Irish whisky
Jameson Cask Mates Stout Edition – 40.00$
Redbreast 12 ans Pot Still – 79.00$
Tyrconnell 16 ans Moscatel et Oloroso Finish – 130.00$

World whisky
Armorik Single Malt (France) – 53.75$
Michel Couvreur Overaged – 97.50$


Patrick
2020!
L’année était si bien partie, avec un choix de whisky toujours plus luxuriant, les prix pour les produits réguliers qui commençaient enfin à plafonner et le ciel qui semblait sans nuage. À Québec, le show « Bulles, Whisky et Cie » en février fut encore un mémorable succès qui nous permit de découvrir plein de nouveautés exceptionnelles et de rencontrer des gens tout aussi exceptionnels. Les ambassadeurs se bousculaient aux portes de Québec Whisky, et nous débordions d’idées loufoques d’activités (souvenez vous de la « Soirée du Hockey » de janvier !). Bref, globalement, le monde du whisky se portait vraiment bien et l’avenir s’annonçait radieux comme une journée de vacances au Mexique !

Et là, paf. Sans crier gare, tel un maringouin sur un ruban attrape-mouches, on se retrouve coincé chez nous par une pandémie mondiale comme on n’en avait pas connu depuis un siècle !

Dans notre merveilleux monde du whisky, les conséquences furent nombreuses et essentiellement négatives. La première version de mon texte en faisait d’ailleurs une liste assez exhaustive, jusqu’à ce que Caroline-la-fille-du-CA (ses mots, pas les miens) me fasse réaliser que personne n’a besoin de plus de négativisme, bien au contraire !

Ainsi, certains d’entre nous ont eu beaucoup plus de temps libres, tels les responsables des nouveautés à la SAQ, alors que d’autres ont travaillés d’arrache-pied pour s’occuper de leurs clients, tels leurs équivalents en Alberta. Ces derniers nous ont en effet offerts des nouveautés sur toutes les tablettes à toutes les semaines. Et grâce à cet influx incessant de nouveautés, plusieurs ont trouvés le moyen de se distraire, soit en passant un temps fou sur les réseaux sociaux à nous montrer leurs dernières trouvailles, soit en enviant ces chanceux ou encore, pour ceux qui ont la chance de pouvoir encore voyager entre nos deux provinces, en transportant des tonnes de bouteilles dans leurs bagages!

Pour paraphraser Goscinny: « Nous sommes en 2021 après Jésus-Christ. Tout le Québec est confiné par le virus… Tout ? Non! Un petit groupe d’irréductibles amateurs de whisky résiste encore et toujours. » Québec Whisky, grâce à une équipe du tonnerre avec toutes les compétences et contacts qu’il fallait, s’est viré de bord sur un dix cenne : Une semaine après l’annonce du premier confinement, nous avions déjà mis en place une solution nous permettant de passer en mode 100% virtuel : Notre seul problème fut le succès inattendu de cette formule !!! Nous pouvons donc nous vanter d’avoir été en 2020 le Club de dégustation de whisky le plus actif au pays ! Nous avons tenu plus d’activités que jamais, et nous en avons profité pour avoir des invités (virtuellement) des quatre coins de la planète, du Yukon à l’Argentine, de Pittsburgh à l’Écosse ! Le bon docteur Arruda doit être fier de nous ! Enfin, peut-être pas tant que ça non plus, car nous n’avions plus besoin de faire attention au fameux « 0.08 ».

Personnellement, j’en ai profité pour faire un grand ménage de ma Whisky Room – Fallait bien, elle me sert de background dans mes animations de formations virtuelles. À la quantité de « fonds de bouteilles » que j’ai ainsi vidés, les vidangeurs devaient se dire qu’il y avait un bar clandestin chez nous… J’ai même retrouvé des bouteilles oubliées et presque pleines de Bowmore 1992 et de Balblair 1975 : Ça, c’est mille fois mieux que de retrouver un vieux 20$ dans ses poches de manteau à l’automne !

De plus, ces événements virtuels m’ont permis d’apprendre à connaître des gens avec qui je n’ai jamais le temps de jaser après une activité du Club en « vrai » car je dois nettoyer la salle – j’ai d’ailleurs fini certaines de ces conversations beaucoup trop tard, et j’étais bien content le lendemain matin de pouvoir me lever plus tard en profitant du fait que je n’avais pas à m’habiller et à conduire pour aller travailler. Oui, j’ai été dans le trouble à une couple de reprises quand j’ai réalisé que je commençais certaines de ces journées en vidéo-conférence, mais on finit par apprendre à cadrer la caméra de manière appropriée – ou encore, comme certains de mes collègues, à dire « je ne comprends pas pourquoi vous ne me voyez pas, ma caméra est pourtant bien branchée »…

Enfin, voici donc mes whiskys favoris que j’ai dégustés dans les ~12 derniers mois. Compte tenu de ce que j’ai précédemment laissé entendre au sujet de la SAQ, vous ne serez pas surpris de constater qu’un seul de ceux-ci ait été disponible sur les tablettes de notre monopole d’État favori.

– Licorne de l’année : Lagavulin 19 ans Feis Ile 2019 (Lagavulin étant ma distillerie favorite, il ne faut probablement pas s’étonner ici.)

– Meilleurs single malt scotch (à part le grand gagnant « Licorne de l’année ») : Ex-aequo :
Mannochmore 25 ans Special Release 2016
Jack Wieber’s Classic of Islay #3
Benromach Sherry Cask Matured Peat Smoke 2010-2018

– Meilleur américain : Newport Sea Fog 7 ans (Malheureusement quasi-impossible à trouver à l’extérieur des murs de la distillerie (et encore, faut y aller au bon moment), il s’agit d’un whisky maritime comme je les aime tant !

– Canadian Whisky : Wiser’s 23 ans Cask Strength ** Dispo à la SAQ (Encore une fois, Wiser’s est le gagnant de cette catégorie!)

– Autre pays: Millstone Peated PX Dutch Whisky

– Blended Scotch : Douglas Laing Scallywag 10 ans (J’ai toujours aimé les blends de Douglas Laing (entre autres, Big Peat) – Alors quand une édition spéciale est disponible, il ne faut pas s’étonner que je l’aime bien!)

– Coup de foudre de l’année : Deanston 13 ans 2006 Cream Sherry
(Le gagnant de cette catégorie n’est pas nécessairement un whisky qui a eu la note la plus haute, mais plutôt celui qui m’a laissé une impression la plus magique !)

Bon, la majorité de ces whiskys peuvent vous sembler impossible à trouver, mais j’ai goûté à 5 des 9 whiskys grâce aux activités du Club.

Sur ce, je vous souhaite une superbe année 2021 remplie de belles découvertes!

SMWS 63.53 Glentauchers 8 ans

60.5% alc./vol.
« Nutty professor’s dram », distillé le 29 mars 2010, Refill Ex-Bourbon Barrel, 227 bouteilles

André 78%
Nez délicat et discret, surtout pour un whisky si jeune et alcoolisé. Nez dirigé par la vanille crémeuse, lait glacé, miel, fleurs blanches sauvages, agrumes et fruits tropicaux. Passablement linéaire comme nez. La bouche est effilée et s’ouvre sur des notes de Cream Soda, crème glacée à la vanille, tarte lime et citron. L’alcool balaye toutes ces belles saveurs rapidement dans une avalanche épicé maladroit. Finale très punchée sur l’alcool, belle vanille et fine touche florale. Visiblement, la SMWS commence à manquer de fûts pour fournir la demande. L’âge général des embouteillages diminue de plus en plus, la qualité commence à faiblir… et les prix eux, continuent de monter.

Patrick 86%
Un beau scotch efficace, d’un style très « pur ». Dans le style, c’est très réussi. Nez : Un beau parfum subtilement sucré, avec une touche de vanille et de la mangue et des baklavas. Bouche : De belles saveurs plutôt sucrées, des biscuits aux (très) petites brisures de chocolat, de la vanille, du bois brûlé et un peu de cannelle et de gingembre. Le tout porté par une belle texture agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 84%
Nez: Bonbon acidulé, ananas frais, pâte d’amande et vanille. Un peu de fleurs blanches et de miel en arrière-plan. Bouche: Crémeuse, parfois effilée, avec de la pêche juteuse, du poivre rose, du caramel chaud et une pointe de gingembre. Un voile de lait glacé à la vanille traverse le tout. Finale: De longueur plutôt moyenne, sur le chêne épicé, le zeste d’orange et le sucre brun. Équilibre: Un Speysider relativement joyeux, fougueux et exubérant, qui assume pleinement sa jeunesse. La SMWS quant à elle assume pleinement la hausse marquée des prix pour la dite jeunesse de ses embouteillages.

SMWS 9.119 Glen Grant 24 ans

48.9% alc./vol.
‘’Tasty and rewarding’’, Distilled 16/11/1992 from First Fill Red Wine Hogshead, 185 bottles

André 88%
WOW quel nez! Mélange de prunes et de raisins secs, fruits rouges, framboises, sirop de poires, ananas, crème brûlée et caramel. Alléchant au max. Bouche; coconut et caramel, sirop de salade de fruits, Bailey’s. Les fruits rouges sont plus effacés qu’au nez; pelures de pommes, framboises, raisins, prunes, oranges, pincée de cannelle. Légère sensation cireuse et une texture grasse agréable. Douce finale planante, sur les fruits à chair et les fruits rouges.

Patrick 80%
Mouin… La déception est grande venant d’un whisky de la SMWS, surtout  âgé de 24 ans avec un taux d’alcool quasi parfait… Ça manque de balance, ça tire dans toutes les directions bref, c’est n’importe quoi. Pas mauvais, mais n’importe quoi. Nez : Caramel, jus de poires et raisins et discrètes noix de Grenoble. Bouche : Chili, xérès, noix grillées, clous de girofle et un peu de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois légèrement brûlé.

Martin 88%
Nez: Abricot sec, cire d’abeille, pâtisserie fine et vieux meuble ciré. Canne de fondue Chocolats Favoris aux framboises, si telle chose se peut. Bouche: Douce et raffinée, avec une belle texture pas trop épaisse ni trop fine, sur la marmelade d’orange, la noix de coco grillée, les fleurs séchées et une nuance de thé noir. Finale: Longue, chaleureuse, boisée, avec une persistance de fruits secs et d’épices effilées. Équilibre: Un dram noble et soyeux, super bien posé entre délicatesse, complexité et richesse. Solide!

Douglas Laing The Gauldrons No4

46.2% alc./vol.
The Gauldrons qui signifie littéralement « baie des tempêtes » est un whisky provenant de Campbeltown. Il vient enrichir la gamme Remarkable Regional Malt de Douglas Laing, qui comprend déjà Big Peat d’Islay, l’épicurien des Lowlands, Rock Oyster des îles du pays, Scallywag du Speyside et Timorous Beastie des Highlands. Son nom est une référence aux « criques sablonneuses » de Campbeltown.

André 81%
Céréales séchées saupoudrées de sucre blanc et nappées de crème Anglaise, miel, zeste de citron, une touche de sel de mer, ensemble qui rappelle le virgin oak, fleurs blanches nageant dans une mer d’herbe verte, oranges. Avec cet amalgame de saveurs, difficile d’y attribuer Campbeltown comme région (pour ce que les régions valent encore dans l’univers du whisky Écossais). La bouche est diluée et très liquide; citron, sel de mer, miel. Douce tourbe terreuse en background mélangée de céréales séchées, de vanille et de caramel. Malgré la tourbe, le whisky demeure dans l’ensemble sucré. Fianle de tourbe légèerement salée, de caramel salé, citron et miel.

Patrick 77%
Je comprends pourquoi Douglas Laing est si discret avec ce scotch. Alors que la plupart de leur autres blended malts sont magistraux, celui-ci m’a définitivement laissé sur ma faim. Un mauvais achat. Nez : Parfum de jeunes céréales qui trempent dans l’eau de mer depuis trop longtemps. Le tout avec une touche florale et d’agrumes. Bouche : Du sel, de l’orge sucré, du miel, de la vanille, des mêlons et du bois mouillé. Un discrète note de fumée de tourbé tente sans succès de relever le tout. Finale : Courte, salée et boisée. | 2eme évaluation (2023): 87% De loin supérieur au Gauldrons que j’avais acheté il y a trois ans, celui-ci répondant tout-à-fait à mes attentes. Nez : Nez légèrement maritime, avec une pointe de fumée des agrumes et des fleurs. Bouche : Une bonne grosse dose de sel, de la fumée, du chêne craquant, du miel et quelques chaleureuses épices à steak. Finale: D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 80%
Nez: Sucre en poudre, miel et citron salé, avec une touche de craie minérale et de bois sec qui s’infiltre. Quelques oranges, un peu de crème, un peu d’herbe. L’ensemble est disons un peu décousu, même si la diversité des arômes me charme un peu. Bouche: Peu de texture, peu d’épices, mais bien du sucre gratuit. Glaçage, miel, vanille et melon. Finale: Ici les épices poivrées parviennent à percer un peu, surfant sur une planche de chêne un peu dénaturée. Un brin de tourbe tente de sauver la face de ce chaos involontaire, mais n’y parvient pas tout-à-fait. Équilibre: Douglas Laing a habitude de nous présenter de bons blends représentatifs des différentes régions de l’Écosse. Mais là où leurs embouteillages entre autres du Speyside et des Orkneys nous séduisent, le streak est brisé avec Campbeltown.

Dunville’s 3 Crowns Peated

43.5% alc./vol.
Composé d’un whisky single grain, d’un single malt 10 ans et d’un sherry oloroso 15 ans, tous trois mariés ensuite dans un fût tourbé.

André 86%
Caramel salé et terre mouillée, tourbe terreuse, grains de café torréfiés trempés dans le chocolat noir, petits fruits des champs, poires. La bouche est fluide et légèrement diluée, la tourbe reléguée en acteur secondaire, mélange de poires et de melons, fruits rouges, vanille, miel, poivre, fumée de tourbe terreuse. Courte finale sèche et terreuse, sur des notes de fumée persistantes, salées et poivrées. Intéressant comme alternative au Connemara pratiquement impossible à trouver maintenant avec une tourbe abstraite tirée du fût imbibé de whisky tourbé plutôt que du grain tourbé lui-même.

Patrick 87%
Un beau whiskey original, avec un petit quelque chose me rappelant un single malt américain. Je comprends aisément le succès que ce whiskey a eu, malgré son prix un peu trop élevé pour un whiskey autant dilué. Bref, pas vraiment envie d’en acheter une bouteille malgré tout. Nez : Oh, c’est de la belle fumée de tourbe, ça! Aussi du plastique brûlé, des fruits mûrs, des légumes et du pain. Bouche : Des légumes grillés et fumés, des fruits mûrs, des céréales, une touche de sel et de poivre. Au niveau de la texture, le whiskey semble toutefois avoir été un peu trop dilué. Finale : D’une longueur moyenne, salée et tourbée.

Martin 85%
Nez: Pneu chauffé, tourbe goudronnée, pâte à tarte, fruits séchés, café et touche de cacao. Assez unidimensionnel, mais la tourbe offerte a une qualité moins répandue. Bouche: La tourbe demeure à l’avant-plan. Vanille, fruits rouges, caramel salé, retour du caoutchouc, pointe poivrée et boisée. Finale: Épices grillées, chêne, tourbe et fruits. Accents de steak ou de jerky vers la fin. Équilibre: Assez bien, on expérimente ici, mais bien que dans le Irish tourbé mon coeur demeure appelé par Connemara.