Jack Daniel’s Single Barrel #16-6107

47% alc./vol.
La légende raconte que Jack Daniel quitta le foyer familial à l’âge de 6 ans pour voler de ses propres ailes. Dan Call, un ami proche, l’hébergea dans sa famille. Dan Call était fermier, pasteur, et notamment Distillateur. Grâce à lui, Jack a appris un métier : la fabrication du Whiskey. Après quelques années d’apprentissage, Jack rachète la distillerie de Dan Call pour produire son propre Whiskey. Cette édition est le fruit d’un mashbill composée de 80% de maïs, 12% d’orge maltée et de 8% de seigle.

André 86.5%
Le dédain de certains amateurs de whisky pour Jack Daniel’s est parfois difficile à comprendre, car avec les éditions single barrel, ce whisky américain a vraiment tout pour plaire. Typique au nez; cerises, réglisse rouge, fût brûlé, caramel, douceur du maïs, amoureux et racoleur, touche d’épices bien dosée. La bouche est fruitée et sucrée, belle texture, pleine et ronde, la réglisse rouge à pleine bouche, la pelure de pomme, les fruits sauvages, avec un kick-off d’épices tirées du rye. La finale est fruitée, généreusement poivrée et épicée, saveurs de sucre caramélisé, de belle longueur, avec une rétro-olfaction sèche et boisée (bois brûlé). Un maudit bon dram de semaine, sans trop de prétention mais de belle confection.

Patrick 85%
Un autre très bon single barrel de Jack Daniel’s, mais toutefois un peu moins bon que la moyenne. Il y a un petit manque au niveau de la texture en bouche, et l’équilibre des saveurs n’est pas au niveau habituel pour un single barrel de JD. Je ne m’en plaint tout de même pas, car c’est justement ça la beauté du concept des « single barrel » : Ils sont tous un peu différents. Nez : Le maïs sucré typique de Jack Daniel’s, avec de la vanille et une vague impression fruitée. Bouche : Mélange sucré-épicé, ou plutôt « maïs-seigle ». Moins sucré et plus épicé que la plupart des single barrels de JD. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Wild Turkey Rare Breed – Batch WT-03RB

54.1% alc./vol.

André 87%
Intense comme nez; cœurs de pommes, clou de girofle, gingembre, petits fruits sauvages, réglisse, mélange de miel chaud et de vanille crémeuse, poivre et toute-épice. Ce whisky est un sure shot à tout coup… L’apport de chacune des céréales est relativement facile à isoler. Beau crémeux du maïs, les saveurs de cannelle et de réglisse poivré du seigle. Ensemble de saveurs consistant et alcool soutenu de surcroit. La texture manque par contre un peu de punch si on le compare avec certaines autres éditions de WT. En respirant, les notes de poivre se gonflent comme un pan et on a aussi droit à quelques feux d’artifice de chili flakes en bouche. Légère astringence tirée du bois de chêne également. La force de l’alcool est aussi un peu féroce malgré la livraison de cerises noires qui me rappelle les cans de stuffing pour les tartes à la cerise. La finale est musclée surtout de par l’apport des épices, du poivre et des notes de bois de chêne séché. Un beau et solide bourbon (si on le compare avec les autres marques) mais un peu moins raffiné que certaines autres éditions Wild Turkey.

Patrick 90%
Un excellent bourbon, intense, riche et savoureux, avec tout ce qu’il faut à la bonne place ! Si vous n’aimez ce whisky un tant soit peu, abandonnez : Vous n’aimez simplement pas le bourbon ! Nez : Succulent parfum fruité, avec de belles notes de maïs et de cassonade. Bouche : Belles algues boisées, belles notes de fruits, cassonade réchauffée et charbon de bois : Me fait presque pensé à un bon vin bien boisé (enfin, autant que possible pour un bourbon « standard »). Finale : Longue et savoureuse, marquée par le bois brûlé.

Martin 91.5%
Nez: Puissant et intense au nez, sans être trop agressif. On s’habitue doucement aux effluves de fruits rouges, de maïs et de vanille. Pommes, caramel, poivre, gingembre et seigle. Bouche: Chêne, épices, charbon, vin, cerise. Le taux d’alcool est très élevé, mais son delivery est tellement bien maîtrisé qu’on ne peut que s’en réjouir. Équilibre: Un superbe bourbon, définitivement un embouteillage « top-shelf ».

Cedar Ridge Wheat Whiskey Batch #11

40% alc./vol.

Patrick 81%
La seule raison d’acheter cette bouteille serait pour la curiosité de goûter à un whisky de blé. Rapport que lorsqu’on y goûte, on constate rapidement pourquoi cette famille de whisky n’est pas très populaire. Nez : Parfum typique d’un whiskey de blé… Celui-ci est de plus très marqué par l’alcool, il gagné définitivement à respirer un peu. En plus des notes de blé, je détecte de subtiles notes de petits fruits. Bouche : Intense sur les céréales, avec une bonne dose de bois. Le whisky laisse un film huileux en bouche. Finale : D’une longueur moyenne et boisée.

Jack Daniel’s Single Barrel #13-2778

47% alc./vol.

André 83%
Fruits habituels du style, crayon de cire, cannelle, réglisse rouge, cassonnade. Relativement commun mais superbe agencement de saveurs. En bouche, pleine bouchée de cerises rouges, réglisse noire et rouge, cannelle, pelure de pomme. La texture est malheureusement un peu éparse et molle, un peu anonyme et n’a pas la chaleur amicale des habituels JD single barrel… Finale plus épicée, la cannelle est plus prononcée et s’affuble de quelques notes de poivre noir broyées en supplément. Bon, l’idée des single cask est d’offrir des variantes entre chacune de leurs parutions. Celle-ci est en légèrement en dessous des standarts habituels mais demeure un bon whisky à siroter sur la galerie l’été par une soirée humide et orageuse.

Patrick 80%
Un bon whiskey, mais vraiment moins bien balancé que les Single Barrels habituels. Nez : Parfum de maïs sucré, de cerise et de bois. Bouche : Belles épices sucrées, maïs, bois brûlé avec un peu de vanille et de cire ? Finale : D’une belle longueur, sucrée et épicée.

Jack Daniel’s Single Barrel #16-5530

47% alc./vol.

André 90%
Je suis parfaitement d’accord avec Patrick sur cet embouteillage, wow.. Quelle belle expérience, du nez à la finale. Le nez est très fruité, avalanche de réglisse rouge et de pelure de pommes, beau rye poussiéreux et cireux, belle rondeur apportée par le maïs sucré et fondu. On remarque la contribution de chacune des céréales utilisées, le tout sans flafla et avec rien qui ressort et vole le show, tout en équilibre et en nuances. La bouche est hyper fruitée, texture grasse et ronde en bouche, encore la réglisse rouge et les pelures de pommes, belles nuances apportées par les épices du rye, sensation cireuse de résidus de crayons de cire, s’accompagnant d’une généreuse morsure d’alcool (pas féroce du tout par contre). On en redemande à chacune des gorgées, savoureux, typique mais pas quétaine ni prétentieux dans la présentation. Finale sur les influences des céréales, les fruits rouges, fruits sauvages et savate rouge, épices. Superbe embouteillage et toujours étonnant de voir les variances selon les fûts.

Patrick 90%
Wow, on dirait que ce whiskey s’améliore à chaque baril ! Un superbe whiskey « in your face ». Nez : Le beau parfum de maïs sucré, de caramel et de petits fruits. Bouche : Wow ! Chocolat amer, fûts de bourbon, fruits mûrs, vanille. Le seigle prends ici le dessus sur le maïs. Finale : D’une belle longueur et marquée par le bois brûlé.

Martin 90%
Nez: Très rond et fruité. Maïs, caramel et réglisse, avec un punch d’épices qui pourrait en décoiffer plus d’un. Chêne et charbon. Bouche: Texture superbe, tapis de réglisse rouge, de maïs et de vanille. Un beau mélange de caramel, de bois et de cannelle fait le reste. Finale: Chêne carbonisé, seigle épicé et fruits rouges. On en redemande… Équilibre: Si vous aimez Jack Daniel’s, il est grand temps que vous allongiez le 20$ supplémentaire pour une bouteille de ce calibre.

Stranahan Colorado Whiskey – Batch C185

47% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe whiskey provenant d’un micro-distillerie qui est aussi à un prix somme toute raisonnable (et ce, malgré sa relative rareté) et qui saurait se mesurer aux meilleurs bourbons et scotchs de ce monde. Nez : Chêne sucré, avec de belles notes profondes de céréales et de fruits très discrets. Bouche : Wow ! Superbes épices, chêne, cassonade brûlante et des notes de cerises des plus subtiles. Après quelques instants, on finit par retrouver des traces de la rhubarbe si caractéristique de cette distillerie. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et boisée.

W.L. Weller Special Reserve Straight Bourbon Whiskey

45% alc./vol.

André 85%
Un bourbon de température étouffante et de taux d’humidité qui ferait friser un chauve. Nez posé et à la tendresse du pain chaud qui sort du four, saveurs typiques du style avec son avalanche de fruits rouges séchés et la réglisse rouge, cerises marasquin, pommes rouges tout juste cueillies du pommier, mélange de miel et de caramel. Aucune brusquerie en bouche, le taux d’alcool est paisible, les saveurs presque prévisibles mais l’homogénéité de l’ensemble fait du sens et est tout comme une belle marche en forêt en terrain connu. Beaucoup de réglisse rouge et de pelures de pommes, caramel, légère astringence du bois de chêne avec une touche de copeaux de bois carbonisés. Moelleux avec une touche d’épices (cannelle) un peu plus aiguisées. Finale lente et dodue, mélanges de réglisse, de fruits rouges et d’épices avec une touche de charbon de bois. Un bourbon sans prétention mais de belle conception, en plein ce que l’on a besoin par une journée où il fait 56 degrés avec 125% d’humidité quand tu sues ta vie sur la galerie à l’ombre. 35$ de pur plaisir.

Patrick 85%
Un bon bourbon, offrant une belle complexité et une balance qui l’est tout autant ! Le parfum est original, mais c’est tout de même un whiskey assez traditionnel en termes de goût. Nez : Céréales, blé en fait, pomme, caramel et un je-ne-sais-quoi me rappelant une épicerie asiatique. Etrange ! Bouche : Une belle vague de sucre fruité (cerises), un peu de bois brûlé, une bonne dose d’épices, et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, et marquée par le bois brûlé et les épices.

Woodford Reserve Straight Rye – Batch 25

45.2% alc./vol.
Élaboré à partir de 53 % de seigle, 14 % d’orge maltée et de 33 % de maïs. Bouteille #41564.

André 86.5%
Signature typique du style; céréales définies, petits fruits rouges sauvages, cerises noires, crayon de cire Crayola, sucre brun, pommes rouges, vanille et miel. Nez très doux malgré le pointu du rye. Le bouche confirme le style encore plus, avec sa texture cireuse et ses épices frivoles, les fruits rouges, le poivre, le cuir élimé, un soupçon terreux et peut-être végétal aussi (bois de chêne coupé), associé d’une généreuse dose d’épices (la cannelle, clou de girofle et le gingembre), les bonbons en forme de poissons de couleur rouge, livrés sur une couverture de toffee et de caramel. Belle texture cireuse transpercée de poivre et d’épices. La finale est soutenue, poivrée et bien épicée avec une recrudescence d’alcool en toute finale. Très bien, simple et bien conçu.

Widow Jane 8 ans

45.5.% alc./vol.
Située à Brooklyn, la distillerie Widow Jane a été fondée en 2014. Pour l’élaboration de ses futurs straight bourbon whiskeys, elle utilise des céréales cultivées par la ferme de la distillerie située elle aussi dans l’Etat de New-York, plus exactement à Rosendale ainsi que celles cultivées par une ferme en Pennsylvanie. Son eau de source provient de l’ancienne mine de Rosendale baptisée « Widow Jane ». En attendant que ses bourbons arrivent à maturité, Daniel Preston et son équipe sélectionnent de manière extrêmement rigoureuse des rye bourbons auprès d’une distillerie située dans le Kentucky. Mashbill composé de 75% de maïs, 21% seigle et de 4% d’orge maltée.

André 77%
Cerises noires, réglisse rouge, fruits sauvages, oranges, vanille mais dans l’ensemble le nez relativement muet du début s’ouvre un peu plus avec le temps mais demeure tout de même relativement circonspect. Signature typique du style bourbon avec son avalanche de saveurs tirées du maïs et du rye en bouche. Celle-ci est costaude, cœurs de pommes, réglisse rouge, cerises, beaucoup d’épices et une finale de poivre et de crayons de cire. Finale bizarre d’éclisse de bois et de raisins séchés, cerises noires et réglisse avec un léger tannique oaky que recouvre rapidement des saveurs d’épices poivrées avec peut-être quelques notes de cloude girofle. Un bourbon un tant soit peu typique mais sans aucune particularité intéressante. Pour ce prix, il y a fort mieux dans l’étallage.

Patrick 74%
Pour un whisky pas si pire, le parfum est spectaculairement infect. Difficile à comprendre ou à apprécier. Nez : Parfum étrange et plutôt désagréable, me rappelant des navets trop cuits. Erk. Bouche : Nettement mieux en bouche, plus typique d’un bourbon. Épices, sucre brûlé, chêne noirci et une vague note de savon. Finale : D’une belle longueur, marquée par de subtiles cerises ainsi que du bois brûlé.

Evan Williams 1783 No10 Brand Small Batch

43% alc./vol.

André 79.5%
Commun et anonyme, le bourbon pour du bourbon. Belle livraison de fruits rouges séchés au nez, la cannelle et la réglisse rouge, pomme rouge et poivre, bois de chêne brûlé. Rien de particulier, rien d’unique mais sien aussi qui ne semble pas à sa place. La force du whisky en bouche est surprenante pour ce que le nez en laissait supposer, beaucoup de rye épicé et de poivre, caramel brûlé, pelure d’oranges, réglisse, charcoal, cannelle. La texture est un peu flat et sans passion, mais la sensation d’alcool est légèrement pétillante sur la langue. À l’aveugle j’aurais même misé sur un 48%, pas 43%. Le bois laisse aussi une légère astringence en finale de bouche ce qui met encore plus en valeur les épices et le poivre. Les notes de rye poussiéreux et terreux pavent aussi la finale de bonne longueur pour un whisky si ‘’ordinaire’’. Si vous voulez découvrir le style, ce whisky est idéal, il ne verse pas dans les saveurs excessives et l’alcool coup de poing. Le travail des céréales est

Patrick 84%
Un bon bourbon, intense sur le bois brûlé, qui manque un peu de finesse, mais qui compense par sa belle intensité. Nez : Caramel brûlé, chêne, fruits subtils, maïs et vanille. Un bon parfum appétissant. Bouche : Bois brûlé, sucre, épices, vanille, un peu de cerise, de charbon de bois et une touche de cuir. Un bon bourbon d’un style classique et savoureux. Finale : Longue, marquée par le bois brûlé et la cerise.

Martin 84%
Nez: Avec une grande précision on touche ici les notes du classique bourbon. Vanille, bois, maïs, fruits et caramel. On y décèle aussi une portion de seigle. Petit cuir. Bouche: Fruits et caramel, épices et bois, cuir et cerise. Peu subtil, mais offre une belle puissance. Finale: Plus ou moins longue, elle nous offre des touches de seigle, d’épi de maïs, de bois brûlé et de vanille. Équilibre: Un bon bourbon, mais qui ne fait pas tant d’étincelles non plus.