Sons of Liberty Heavily Peated Single Malt

46% alc./vol.
Élaboré à partir de 82% d’orge tourbé Écossais

André 77%
Peated… pas certain. Ça rappelle plus le bois de chêne carbonisé au nez. Fruits rouges séchés, bbq au charcoal, cannelle et anis, réglisse rouge, onctuosité du pain chaud (la sensation, pas les saveurs). La bouche est bizarre, vraiment. J’ai des saveurs de pâte à dents Crest mélangé avec des saveurs de bois brulé et de charbon de bois, des oranges et des fruits secs, eucalyptus. On retrouve l’épine dorsale représentative que l’on a goûté dans les autres éditions. La finale développe beaucoup de notes de caramel brûlé et de tourbe VRAIMENT weirdo, de cannelle et de tarte aux pommes. Unique mais pas nécessairement dans le bon sens.

Patrick 77%
Bof. J’ai bien aimé lorsque j’y ai goûté à la distillerie (au point d’en acheter une bouteille), mais quelques mois plus tard, en écrivant cette évaluation, je dois admettre avoir déchanté. Le mélange de caoutchouc et de plastique carbonisé est franchement désagréable, et je reste poli. Comme quoi Nez : Fumée de tourbe sale et crasseuse, avec du caoutchouc brûlé. Pas appétissant. Bouche : Toujours le caoutchouc brûlé, de la fumée de tourbe, de l’eucalyptus, du chêne et des agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : Longue, avec une bonne dose de plastique brûlé.

Blanton’s Special Reserve Barrel #294

40% alc./vol.
Warehouse H, Rick 9. Fût #294, Embouteillé 3-19-2019

André 80%
Nez typiquement dans le style, mais très feutré et poli. Cerises essoufflées, oranges, petits fruits sauvages, légère sensation cireuse, pommes, vanille et caramel. Un peu fade en bouche, pas vraiment de structure au niveau texture pour supporter les saveurs, qui sont diffuses, légère sensation de rye timidement épicé, compote de pomme, cannelle, cerises, caramel, miel et oranges. Juste comme ça, je n’ai jamais compris l’idée d’embouteiller un single cask à 40% d’alcool btw… Montée épicée en finale mais qui s’époumonne rapidement dans un nuage de cannelle éventée et de fruits rouges. Un peu trop générique comme bourbon.

Patrick 84%
Ça serait un superbe whiskey si on ne l’avait pas autant dilué. Enfin, si pour vous un whisky à 40% d’alcool est normal et correct, vous adorerez ce bourbon. Nez : Oh que ça sent le bon bourbon ça! De belles céréales sucrées, des petits fruits juteux et une touche de vanille. Classique et alléchant. Bouche : Les céréales sucrées et les petits fruits juteux sont ici accompagnés d’une belle dose d’épices, de bois brûlé et de cassonade. La texture en bouche est toutefois plutôt aqueuse, faute probablement d’une trop grande dilution. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et des épices cajuns.

Martin 81%
Nez: Maïs, crème, fraise et vanille. Assez timide, les notes de bourbon y sont, mais l’intensité pourrait être plus survoltée que ça. Poignée de petits fruits des champs avec l’influence du rye quand on le laisse respirer un peu. Bouche: Sucre en poudre, pommes mijotées, maïs et vanille. Touche de poivre, de rye et de bois. Fruits en pâte. Finale: Légèrement épicée, mais bien trop courte. Bois, miel et fruits rouges. Équilibre: Vraiment une impression de dilution. Ça pourrait plaire à bien des gens qui débutent dans le bourbon, ou qui préfèrent rester à 40% dans leurs spiritueux. C’est correct aussi vous savez…

Blanton’s Single Barrel #552

43% alc./vol.
Dumped 22/05/19, warehouse H, Rick 17. ***Buffalo Trace Mash-bill No.2 (Entre 12-15% de seigle)
Premier bourbon à avoir été mis en bouteille fût par fût (single barrel) en 1983, Blanton’s a révolutionné l’American whiskey. Il est élaboré au sein de la distillerie Buffalo Trace située au coeur du Kentucky. Ce straight bourbon porte le nom du colonel Blanton qui dirigea la distillerie de 1912 à 1953. Le créateur de Blanton’s s’est inspiré de son prédécesseur, tirant profit de l’abandon du principe de rotation des fûts pour que chaque barrique acquière un profil aromatique unique. Durant la Prohibition, cette distillerie fut l’une des quatre distilleries aux Etats-Unis autorisées à produire du whiskey à des fins médicinales. Rebaptisée Ancient Age en 1969, elle porte depuis 1999 le nom de Buffalo Trace qui s’affiche en grand sur un château d’eau digne des meilleurs westerns. Pionnière à plus d’un titre, elle fut la première en 1984 à commercialiser un single barrel bourbon, le Blanton’s. Elle est également la seule distillerie du Kentucky à produire cinq styles de whiskeys différents : deux à partir de seigle, un à base d’orge, un autre à base de blé et un whiskey 100% seigle.

André 84%
Belle compote de cerises, caramel, gros rye cireux, épicé et poivré, cannelle et clou de girofle, fût carbonisé. La bouche est musclée, bien relevée par le poivre et la cannelle. Sensation cireuse bien présente et une grosse astringence de bois carbonisé uen fois ingéré. Côté saveurs on retrouve des cerises, des fruits sauvages, de l’oranges, des raisins secs et du caramel brûlé. La finale est très longue, généreusement épicée de cannelle, de clou de girofle et de poivre noir broyé nappant un bol de fruits sauvages, de pelures de pommes et de cerises noires. Bien que ce soit un super bourbon qui respecte la ligne directrice du style et qui possède une profondeur indéniable, l’équilibre des saveurs est discutable et les épices, à mon sens un peu trop présentes et envahissantes.

Patrick 84%
Un beau bourbon, mais un peu rough. Nez : Du beau parfum de bourbon classique, avec une petite touche de cerises. Aussi de belles céréales, un peu de caramel et du beau sucre blanc. Bouche : Du bois brûlé intense, du caramel et quelques épices. Finale : D’une longueur moyenne, avec de belles épices et un peu de cerises.

Martin 86%
Nez: Les notes classiques du bourbon s’assemblent sous notre nez, « pun intended ». Vanille, maïs, Kool-Aid aux cerises, touche de gomme Bazooka, et bien sûr le sacro-saint chêne vierge. Bouche: Cerises et raisins, vanille et touche poivrée. Bois et maïs. Belle envolée, touche de gomme balloune qui nous dirige en finale. Finale: Bien boisée et poivrée, sur un beau degré d’alcool pas trop assommant. Encore une belle pointe de bubblegum. Équilibre: Un beau bourbon qui en offre beaucoup sans trop en demander en retour. Une marque qui mérite sa réputation. En plus le p’tit cheval sur le bouchon est cool.

Legent Kentucky Straight Bourbon Whiskey

47.5% alc./vol.
Bourbon partiellement fini en fûts de vin et de xérès, produit d’une collaboration entre Fred Noe et Shinji Fukuyo.

André 79%
Nez composé de fruits rouges et de réglisse, pommes caramel, de fruits secs, de raisins mauves. La bouche est très influencée par les des notes de charcoal et de bois de chêne brûlé et de solides épices bien soutenues. La texture en est affectée sur deux points; une sensation edgy pointue d’épices et une texture hyper molle et diluée. Côté saveurs, on retrouve ces mêmes fruits rouges séchés et la réglisse, humée précédemment, cerises et raisins mauves, caramel, grosses notes de poivre noir concassées et de cannelle ainsi que de bois brûlé. La sensation finale en bouche apporte une ambivalence difficile à suivre même si la base du whisky est intéressante. La finale est épicée et poivrée et est monopolisée par les notes de bois de chêne brûlé et de charcoal. Dommage, le scénario était intéressant mais même les acteurs de renom n’ont pas pu donner vie à l’idée originale.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais quand on a annoncé que Shinji Fukuyo y avait collaboré, je m’attendais à quelque chose de plus riche et de mieux équilibré. Bref, dans le style « bourbon vieilli en fûts de xérès », il est aisé de trouver mieux. Étant fan en général des bourbons de Jim Beam, je ne trouve pas qu’on lui a rendu service ici. Nez : Pas de surprise, on détecte les arômes typiques du bourbon de Jim Beam, incluant épices, bois brûlé et cerises, ainsi qu’une bonne dose de fruits mûrs provenant du vieillissement en fûts de xérès. Bouche : Très vineux, avec des fruits mûrs intenses, une tonne d’épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et une touche de cerise.

Martin 78%
Nez: Très rond et fruité, compote de fruits des champs, vanille, bois et crème. Un peu de charbon et de maïs complètent l’aventure. Bouche: Retour des fruits, épices et maïs. Un peu de vanille. Le mix est plutôt louche. Réglisse. Les éléments sont tous potables, mais on dirait qu’il manque un petit quelque chose de rassembleur. Finale: Notes de bois, de maïs et de vanille, nappées de fruits rouges. J’ai l’impression de me répéter, ce qui justement illustre bien la faiblesse de ce whisky. Équilibre: Le bourbon est un style bien particulier, auquel ne sied pas toujours bien les finitions spéciales. On a tenté ici de sortir d’une zone de confort, sans réel succès.

Blanton’s Special Reserve Barrel #1693

40% alc./vol.
Bottled 24/09/18

André 83%
Nez avec beaucoup de caractère, bien relevé par les épices, belles grosse cerises noires roulées dans le poivre et trempées dans le caramel, notes de cassonnade aussi, sensation cireuse prédominente, savate fraiche, compote de fruits sauvages. Avec toute cet amalgame d’odeurs un peu fougueuses, on espérait avoir quelque chose d’aussi relevé en bouche mais le whisky est hyper effacé et les saveurs ternies, affadies. Le whisky garde sa sensation de crayon de cire Crayola et de pomme caramel, bâton de cannelle, oranges et cerises. La finale est moyenne courte, relativement épicée, jus de cerises marasquin et oranges. Superbe nez, très prometteur mais une bouche définitivement pas à la hauteur de l’attente générée par les arômes du nez.

Sons of Liberty – Saison Ale Spirit – Batch 2

46% alc./vol.
Distilled Spirit Specialty

Patrick 86%
Original et surprenant! Surprenant car c’est le genre de saveurs que je n’aime pas trop d’habitude, mais ici, c’est tellement bien fait que je pourrais y prendre goût. Nez : Herbeux, avec du thé, des pêches, du gingembre et des noix de pacane. Bouche : Oh, c’est spécial ça! Du gingembre, de la menthe, du tabac, des pêches et des épices rappelant un whiskey de rye. Finale : D’une belle longueur, avec un mélange d’épices et de pêches.

Martin 80%
Nez: Oh, quand même particulier. Les céréales y sont, un beau vent de baril de bière accompagne le fil conducteur. Thé noir, épices, foin, bois et grain. Touche de vanille. Bouche: Un peu fade en partant, les saveurs de bois et de bière sont plutôt over-présentes. Le retour du thé, des épices, du bois, touche de rye. Les saveurs ne vont pas super bien de pair. J’offre mon pouce par en bas. Finale: Restant de bière et de chêne, en passant par les céréales et les fruits rouges. Équilibre: Certains aimeront peut-être, on peut leur donner que c’est une expérience qu’il fallait essayer, mais ce n’est définitivement pas dans ma palette.

Sons of Liberty Uprising – PX Sherry Cask Finish – Batch 2

46% alc./vol.
750 bouteilles – Mash provenant d’une bière de type stout, avec du Dehusked Chocolate Malt, du Roasted Barley, du Malt Crystal 45, du Biscuit Malt et du Pale Malt. Le tout avec des levures de Classic American Ale. Vieilli plus de 18 mois.

André 90%
WOW! Nez opulent de cerises noires, figues, raisins secs, chocolat noir, barres Cadbury Fruits et noix, réglisse. La bouche est costaude, remplie de fruits secs, de réglisse, de café expresso et de chocolat fourré de cerises. Texture finement cireuse, licoreuse. Le sherry est lourdeau sans être austère. Les notes de bois et la jeunesse du whisky sont perceptibles en finale de bouche, très épicée et boisée, avec ce qui ferait penser à des grosses notes de rye cireux et très épicé. Très surprenant comme whisky, de l’inattendu bien présenté et hors norme.

Patrick 90%
Un beau gros whiskey offrant un mix de saveurs bien équilibrées, originales et succulentes. Idéal pour le dessert ou ceux qui ont la dent sucrée. Nez : Parfum de gâteau forêt noire (chocolat et cerise), avec un bon trait de vanille, une touche boisée et une note de gingembre. Bouche : L’arrivée en bouche est boisée, puis le tout est emporté par une vague de cerises sucrées et de chocolat au lait. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée (gingembre…) et sucrée.

Martin 83.5%
Nez: Céréales, café, chocolat et cerise noire. Soit gâteau forêt noire ou Cherry Blossom, your pick. Pointe de muscade, de vanille et de bois, des crêpes quoi. Je ne déteste pas du tout. Bouche: Superbe texture enveloppante. Cerise, raisin, chêne et épices. Épices qui sont là mais qui demeurent discrètes pour laisser les qualités chocolatées de la stout sortir. Le café est toujours au rendez-vous. Finale: On surfe sur les notes susmentionnées. Le combat café-choco-sherry se poursuit. Équilibre: Je suis curieux, mais pas entièrement séduit. Les saveurs y sont, mais semblent clasher à certains moments. Le xérès adoucit considérablement certains côtés disons moins finis du Uprising original, mais les saveurs intrinsèques de la stout et du sherry ne se marient juste pas super bien.

Sons of Liberty Uprising

46% alc./vol.
Mash provenant d’une bière de type stout, avec du Dehusked Chocolate Malt, du Roasted Barley, du Malt Crystal 45, du Biscuit Malt et du Pale Malt. Le tout avec des levures de Classic American Ale. Vieilli plus de 18 mois.

André 79%
À l’image des meurtres camouflés, où le tueur crisse le feu dans la barraque pour cacher son crime… C’est un peu ça que on a ici. Un whisky qui aurait pu être bon, dont la jeunesse a été cahé sous une couverture de bois de chêne calciné. Beaucoup d’oranges et de cerises poivrée, cannelle, léger chocolaté puis de bonnes effluves d’alcool très jeune et de céréales séchées, graines de citrouille. La bouche est monopolisée par le bois de chêne brûlé, la texture est ronde mais l’ensemble des saveurs est très acéré. Très prononcé sur les notes de cannelle et grains de café torréfiés, poivre, oranges, fruits rouges divers. Finale poivrée, passablement de cannelle et de saveurs de bois calciné, un peu maladroit et brut comme présentation.

Patrick 89%
Un superbe whiskey original et délicieux. Une vraie récompense pour ceux qui osent sortir de leur zone de confort de dégustation! Nez : Un arôme évanescent de stout légèrement sucrée, du chocolat, des bananes, de la cerise et de la vanille. Bouche : C’est bon ça! Crémeux, avec du gâteau au chocolat, de la vanille, des cerises, du gingembre et une note de bois brûlé, voire de cendres. Finale : D’une belle longueur, avec une touche poivrée et des petits fruits rouges sucrés.

Martin 78%
Nez: Un peu de céréales et de chocolat, bien que le reste semble vouloir rester voilé. Vanille et pain aux bananes, bois et cannelle subtile. Bouche: Cerises, fraises et autres fruits des champs. Raisin et chêne, touche d’épices et de miel chaud. Marc de café avec une touche de chocolat. Finale: Poivrée, elle nous laisse principalement sur le café et le cacao, avec chêne et épices pour supporter. Pas méchant. Équilibre: Une drôle d’expérience qui n’est pas sans rappeler des trucs bizarres et innovateurs comme le Wiser’s Hopped. Pas pire, mais jamais au grand jamais je n’en achèterais pas une bouteille.

Sons of Liberty Battle Cry – Sauternes Cask Finish

46% alc./vol.
Mash provenant d’une bière de type triple belge, avec du Rye Malt, du Honey Malt et du Pale Malt. Le tout avec des levures de bière belge trappiste. Vieilli plus de 18 mois.

Patrick 85%
Une belle expérimentation originale. Je suis content d’y avoir goûté, mais une bouteille au complet, ça aurait été beaucoup… Définitivement trop sucré à mon goût! Mais je peux aussi facilement comprendre pourquoi cette bouteille a été si rapidement sold out. Nez : Beau parfum de vin blanc sucré, avec des pommes vertes, des bananes et des fleurs. Bouche : Un mélange étrange, mais pas désagréable, de vin blanc chaleureux et de bière belge. L’ensemble est très sucré. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée.

Sons of Liberty Battle Cry – Beer Barrel Finish

46% alc./vol.
Mash provenant d’une bière de type triple belge, avec du Rye Malt, du Honey Malt et du Pale Malt. Le tout avec des levures de bière belge trappiste. Vieilli plus de 18 mois.

Patrick 87%
Un très bon whiskey, presque à mi-chemin avec une bière belge. Le vieillissement en fût de bière belge l’a agréablement adoucit, tout en lui conférant une complexité supplémentaire et une meilleure balance. Nez : Un beau bouquet de fleurs, et des bonbons au fruits des champs. Bouche : Des bonbons au fruits des champs, des fleurs et une touche de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois brûlé et une bonne dose de sucre.

Martin 81%
Roux très trouble. Nez: Maïs et vanille dès le départ, on est définitivement en sol américain ici. Petits fruits et réglisse, avec une bonne dose de fleurs et de broue de bière aux fruits. Bouche: Seigle et houblon. Vanille et maïs. Bois et épices. Sécheresse des tannins du bois bien en évidence. Pas méchant. Faut apprivoiser, mais pas méchant. Finale: Seigle, maïs, malt et houblon. Grosses épices, vieux bois sec. Longueur moyenne. L’expérience n’est pas sans rappeler le Wiser’s Hopped. Équilibre: Pas méchant, mais ça reste une expérience plutôt bizarre.