Benriach 35 ans 1976 Pedro Ximenez Sherry Finish

54.1% alc./vol.
Cask 5317 – Embouteillé en juillet 2012 – 204 bouteilles

André 91%
Superbe nez gourmand. Dattes marocaines, prunes et raisins séchés, abricots, oranges sanguines, ananas, vieux bois verni. Relativement rectiligne niveau arômes mais une complexité et une noblesse évidente au nez. En bouche, sensation de bois poncé, mélange de raisins, prunes et vieilles cerises desséchées, mangue et ananas, vernis a bois, chêne séché, cannelle et chocolat noir amer. Superbe texture feutrée et moelleuse. Très longue finale, sur les fruits foncés et la cannelle puissante et où les notes de bois de chêne n’ont pas monopolisé la bouche, le tout s’étirant sur des notes amères de marc de café et de chocolat noir et offrant une rétro-olfaction d’oranges sanguines.

Patrick 95%
Dans la catégorie « fait en sorte que la vie mérite d’être vécue », ce scotch est toute qu’une expérience de dégustation que je souhaite à tous de vivre au moins une fois (via cette bouteille ou une autre!). Merci à Andrew du Kensington Wine Market de Calgary de m’avoir permis d’y goûter! Nez : Un parfum envoûtant, avec des raisins secs, du chocolat noir, du moka, des figues et une petite pincée d’épices. Bouche : Incroyablement riche et complexe, avec du tabac, du cuir, des figues, du chocolat noir, des raisins secs, du bois carbonisé et toujours une petite pincée d’épices. La texture en bouche est incroyablement huileuse. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et le cuir.

Signatory Vintage Mortlach 11 ans 2013

57.1% alc./vol.
100 Proof Edition #34 – 1st & 2nd Fill Oloroso Sherry Butt

André 89%
Nez s’ouvrant sur les fruits noirs, mélange de raisins secs et de prunes, bois toasted et noix grillées au four, caramel. L’aération permet à quelques notes de viandes rouge fumées et de cannelle de prendre place, le tout est coiffé de chocolat, de Glosettes et de pommes caramel. En bouche, la touche ‘’viandée’’ distinctive de la distillerie est plus affirmée, notes de pomme cannelle enrobée de caramel, raisins trempés dans le chocolat, cerises noires, caramel salé et chocolat noir. Belle onctuosité côté texture. Finale bien épicée, petite teinte de vernis à bois, de chêne caramélisé et de fruits noirs, le tout d’une longueur appréciable. Cette distillerie est un secret bien gardé.

Patrick 89%
Un autre robuste Mortlach, bien charpenté, fruité et avec tout ce que je recherche dans cette distillerie. Merci mille fois Luc pour le cadeau! Nez: Un mélange de fruits séchés et de dattes, avec des noix, du chêne sec, du chocolat et de la vanille. Ça sent bon. Bouche : L’arrivée en bouche est la scène d’une bataille entre les fruits séchés et le chêne grillé. Ensuite, j’y retrouve des noix, du miel, du chocolat noir, de la vanille et une subtile note de viande séchée si caractéristique de Mortlach. Finale : D’une belle longueur, fruitée et tannique.

Martin 88%
Nez: Le premier contact est résolument attirant, avec du toffee, des noix grillées et des fruits à noyau. Tranquillement le dram dévoile des notes de cuir, de chocolat noir, de marmelade d’orange et une touche de viande fumée typique de la distillerie. Bouche: La texture est riche, presque cireuse. Les saveurs varient entre les fruits secs, le café, le caramel et les épices chaudes, avant qu’un trait de chêne bien grillé ne vienne apporter de la structure. Finale: Longue, chaleureuse, sur le cacao, les noix, le poivre et une légère note terreuse. Équilibre: Un dram jeune mais déjà très expressif, où la puissance du distillat prend clairement le pas sur l’influence du fût.

Kim 89%
Nez : L’alcool s’impose d’emblée et mes narines ont besoin de quelques minutes avant de s’acclimater et d’y détecter cire d’abeille, tranches de pomme trempées dans du caramel pâle, figues fraiches et pâte de coing. C’est intéressant, mais pour le moment pas une grande révélation. Bouche : Je me découvre un amour pour les saveurs tertiaires, à la fois dans le vin et dans le whisky. Dans le vin, elles apparaissent avec le vieillissement, mais dans le whisky elles peuvent simplement provenir des fûts. Se mélangent donc ici quelques arômes tertiaires de cigare, de sous-bois en automne, de pruneaux, mais aussi des fleurs mauves séchées. Des saveurs réconfortantes, enveloppantes et chaleureuses, qui évoquent une pluvieuse soirée d’automne auprès d’un foyer dans un chalet en bois rond. Mon genre de whisky.

Glen Moray Sherry Cask Finish

40% alc./vol.

Patrick 89%
Un whisky que j’ai apprécié un peu plus à chaque gorgée que je prenais. Sans compter le fait que Glen Moray offre le meilleur rapport qualité/prix des scotchs single malt. Bravo, je recommande sans réserve! Nez: Parfum de fruits séchés, de vanille, de caramel, de chocolat noir et d’un peu de bois brûlé. Bouche : Fruits séchés et bois brûlé à l’arrivée en bouche, puis le bois évolue vers les épices à steak alors que les fruits évoluent vers le caramel, le chocolat noir et la vanille. Au niveau texture en bouche, de nombreuses distilleries gagneraient à espionner Glen Moray pour voir comment ils peuvent fournir une texture en bouche digne de ce nom tout en diluant leur whisky à 40%. Finale : D’une longueur moyenne, portée par la chaleur des fruits séchés et du chêne brûlé.

Martin 87%
Nez: Les fruits rouges et les raisins secs se manifestent rapidement, accompagnés de miel, de vanille et d’une pointe de noisette. Le sherry est bien présent, mais laisse encore transparaître un fond de pomme et de malt frais. Bouche: Le caramel, la poire et les fruits secs composent le cœur de la dégustation. Une texture souple soutient des notes de chocolat au lait, de cannelle et d’écorce d’orange, sans que le bois ne prenne trop d’importance. Finale: Plutôt courte, elle conserve des accents de cacao, de chêne tendre et de sucre brun avant de s’effacer en douceur. Équilibre: Une finition bien exécutée qui apporte un supplément de gourmandise à un single malt simple et facile d’approche.

Kim 84%
Nez : Gomme balloune, papaye, shampoing, sans défaut apparent mais plutôt simple. Bouche : Encore vraiment sur la gomme balloune, les fraises des champs, bien juteux et fruité, avec une finale sur la cannelle en poudre.

Glenlivet Fusion Cask

40% alc./vol.
Âgé dans des fûts de rhum et de bourbon de premier remplissage.

Patrick 84%
Un autre bon dram dont on a raté la dilution (ou filtration). Enfin, à moins d’être têteux comme moi et André (car c’est sa faute, c’est lui qui m’a montré à apprécier la texture d’un whisky!), ça reste plaisant à boire. Nez : Un parfum d’une rare profondeur pour un dram dilué à 40%, avec du riche caramel, de la vanille, des oranges, de la noix de coco et des céréales sucrées. Bouche : Toujours le caramel au premier plan, mais avec une note de bois grillé, des abricots, des pommes fraiches, des bananes et une subtile touche d’agrumes. La texture en bouche est toutefois un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec un subtil zeste d’orange.

Martin 83%
Nez: L’orange ressort immédiatement, fraîche et sucrée, avant que la vanille et la noix de coco ne donnent un côté plus crémeux. Avec quelques minutes apparaissent banane mûre, caramel et zeste de citron. Bouche: Plutôt légère au départ, elle gagne en gourmandise avec l’abricot et la pêche. Le caramel revient ensuite, accompagné de pomme et d’une pincée de cannelle; la texture demeure assez souple, mais les 40% limitent grandement son ampleur. Finale: L’orange persiste davantage que prévu, avec vanille, sucre brun et un peu de bois. L’ensemble reste néanmoins assez court. Équilibre: Le concept des fûts fusionnés est original et le rhum apporte une agréable dimension tropicale. Un dram facile et fruité, mais un degré d’alcool supérieur lui aurait probablement donné davantage de relief.

Kim 76%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Fruits exotiques, mais avec un je ne sais quoi de malaisant, un peu comme du sirop aux bananes. C’est doux, et je m’explique mal pourquoi il ne me revient pas. Au 2e tour, vinaigre de riz, ce qui ne me donne pas envie d’y regouter. Bouche : Il se découvre en deux temps, premièrement une belle douceur avec une intense sucrosité et encore la saveur de banane, mais pas déplaisante. Vient ensuite un kick plus corsé, presque boisé, voire charpenté. Je ne sais pas trop quoi en penser… Au 2e tour je suis encore moins convaincue, la finale sur le sirop antimucosité me laisse perplexe.

Glenlivet 12 ans (1970’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Si Glenlivet a toujours été disponible comme single malt, la marque prend son envol au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, grâce notamment aux efforts de Bill Smith Grant. Soucieux de son indépendance vis-à-vis des assembleurs et conscient du potentiel du marché américain, il fait de Glenlivet le single malt le plus vendu aux États-Unis. Si Glenlivet 12 ans était le principal embouteillage de la distillerie, on trouve encore certaines bouteilles datant des années 1940.

Patrick 90%
Incroyable! L’un des meilleurs Glenlivet que j’aie eu! Bon, considérant le succès commercial de la marque, ils doivent savoir ce qu’ils font, mais pour le passionné que je suis, je ne comprends pas comment un tel produit a pu devenir autant soporifique aujourd’hui. Message à l’équipe de la distillerie, si vous produisez à nouveau ce whisky (appelez-le « l’Original » ou whatever), je serai votre meilleur client! Nez : Un bel arôme d’une puissance bien mesurée, avec des pommes, des oranges, du citron, des herbes et une certaine minéralité. Bouche : Délicieux! Des pommes trempées dans le caramel, des oranges, des herbes, du chêne grillé et toujours la minéralité détectée au nez. Belle texture en bouche cireuse. Finale : D’une belle longueur, portée sur la minéralité, le chêne grillé et des pommes légèrement brunies.

Glendronach 8 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glendronach 8 ans est une édition produite dans les années 1970 à début 1980, sous l’ère William Teacher & Sons. Connue pour son blend Teacher’s Highland Cream, la famille est propriétaire de la distillerie de 1960 à 1976, jusqu’à son rachat par Allied Distillers. Existent plusieurs versions de différents degrés, en bouteille haute ou en bouteille dumpy, dont les mentions diffèrent sur l’étiquette : Pure Malt Whisky, Scotch Malt Whisky et finalement Single Malt Whisky.

Patrick 88%
Une belle surprise que ce jeune GlenDronach, complexe et savoureux et qui m’a donné l’impression d’être âgé de quelques années de plus. Quand je goûte un tel produit, j’ai de la misère à comprendre pourquoi les single malts n’étaient pas plus populaires à l’époque! Nez : Le parfum est marqué par les fruits tropicaux, en particulier des fruits de la passion et la mangue, mais aussi par du caramel légèrement brûlé. Bouche : Belle texture cireuse en bouche. Les saveurs sont riches et suaves, avec des fruits tropicaux bien mûrs et juteux, des agrumes, du chêne grillé, des fruits du verger, une touche herbacée et une certaine minéralité. Finale : Un peu courte, mais savoureuse.

Glenfarclas 35 ans Warehouse Edition

43% alc./vol.
Nouvelle gamme Glenfarclas, un whisky de garde entre 30 et 40 ans d’âge. Vieilli exclusivement en fûts de sherry espagnol. Les versions 35 et 40 ans seront disponibles ponctuellement, la distillerie gérant ses stocks de vieux whiskies. Le directeur de la distillerie, Callum Fraser, aurait découvert un lot de fûts approchant leurs 35 ans, dignes de donner naissance à une nouvelle cuvée. Son élégant coffret reproduit les célèbres portes rouges des chais Glenfarclas. 

André 90%
Glenfarclas poursuit sa renommée sur la qualité de la sélection de ses fûts de sherry. Comme d’habitude ici, on a troqué l’opulence de certains xérès pompeux pour la justesse bien dosée, un sherry festif laissant la place à de belles nuances fruitées et des épices bien équilibrées. Nez présentant des notes de framboises et de succulentes notes d’oranges, de l’abricot séché, du miel, raisins des céréales Raisin Brand, chocolat au lait fourré de caramel. La bouche dévoile des épices plus insistantes, une touche de cannelle et de terreau humide. Épices du bois de chêne bien présentes, petits fruits séchés, cannelle et gingembre, caramel, chocolat, humus, oranges, figues, raisins de Corinthe, vieux cuir huilé. On pourrait penser le taux d’alcool un peu mince mais il est tout à fait approprié et laisse place aux armes et saveurs les plus volatiles. Au départ, le sherry est légèrement pétillant avant de transiter vers quelque chose de plus huileux et gras. La finale est fruitée, festive et finement épicée, de longueur très appréciable. Superbe expression, la finesse du sherry est impressionnante.

Patrick 94%
Un whisky tout à fait magistral, d’une intensité et d’une richesse étonnante. Nez: Le parfum est extrêmement riche, au point où j’ai dû me reculer dans ma chaise et ralentir de rythme de ma dégustation. J’y retrouve des amandes grilles, des fruits séchés, du gâteau aux fruits, du caramel écossais et du chocolat noir. Bouche : Superbe texture soyeuse en bouche, apportant de riches saveurs de gâteau aux fruits, du chocolat noir légèrement amer, du caramel écossais, un peu de cannelle, le tout présenté sur une planche de chêne brûlée. L’intensité des saveurs donne l’impression que le taux d’alcool est plus élevé que 43%, ce qui est très positif pour ce dram. Finale : D’une superbe longueur, soyeuse, chaleureuse, fruitée et avec du bois brûlé.

Glenfarclas 17 ans

43% alc./vol.

Patrick 90%
Un étonnant et délicieux Glenfarclas, merci à Francis de m’en avoir offert un échantillon! Ce n’est pas Glenfarclas comme je le connais, c’est mieux encore. Un excellent rapport qualité/prix qui permet d’épater la visite sans casser son cochon. Nez : Étrange, j’ai eu l’impression de mettre le nez dans un verre de rhum tellement il déborde sucre. J’y retrouve aussi des fruits mûrs, des dattes et du caramel. Bouche : Porté par une belle texture, la première chose qui me frappe est une petite note de fumée de tourbe. C’est subtil, mais tellement surprenant pour un Glenfarclas que c’est la première chose que j’ai remarqué. Ensuite, le xérès apporte évidemment son lot de fruits mûrs, mais aussi des noix, de la cannelle et un peu de chêne brûlé. Finale: D’une longueur Moyenne, épicée et fruitée, avec une touche de chocolat au lait.

Glenfarclas 5 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Ce Glenfarclas 5 ans importé en Italie par Co. Import rencontre le goût particulier des Italiens pour les jeunes whiskies. Comme de nombreuses distilleries dans les années 1960 et 1970, Glenfarclas fait embouteiller ses whiskies sous licence par des négociants comme Gordon & MacPhail, à travers leur filiale Grant Bonding Co. Il faut attendre 1979 pour que la distillerie reprenne la main sur ses embouteillages.

Patrick 79%
Si Glenfarclas est aujourd’hui connue pour utiliser quasi exclusivement d’ex-fûts de xérès et mettre sur le marché des produits matures, il en tout autrement avec ce dram : Jeune, visiblement âgé dans un ex-fût de bourbon n’ayant plus grand chose à offrir, je constate que la distillerie a fit un bon bout de chemin entre les années 70 et 2000! Cela étant dit, ce n’est pas mauvais, et je peux comprendre les Italiens des années 70 de s’être rafraichis avec un tel dram qui devait probablement être servi avec beaucoup de glace. Nez : Oh, ce n’est pas un Glenfarclas comme ceux que j’ai appris à aimer depuis 25 ans! Le parfum est jeune, et déborde de notes maltées et céréalières, un peu de chêne sec et de subtils fruits tropicaux. Bouche : Ouf, le new make n’est pas loin! Du chêne, du malt, des ananas, de la banane, du miel et de l’alcool qui ne s’est pas encore suffisamment arrondi. La texture en bouche est un peu mince. Finale : Un peu courte, surtout marquée par l’alcool.

Aberlour Glenlivet 8 ans (1970’s)

50% alc./vol.
Lancés dans les années 1970, les embouteillages d’Aberlour âgés de 8 ou 9 ans deviennent assez répandus après le rachat de Campbell’s Distilleries – le propriétaire d’Aberlour – par Pernod Ricard en 1974. Il en existe plusieurs versions, embouteillées à 70 proof (40%) ou à 50%. Comme de nombreuses distilleries du Speyside à l’époque (Glenfarclas, Glenburgie, Macallan…), Aberlour accole à son nom la mention Glenlivet pour revendiquer son origine, au grand dam de la distillerie éponyme qui se bat pour faire cesser cette pratique depuis le XIXe siècle.

Patrick 84%
J’avais déjà goûté un whisky similaire et mon impression avait été complètement différente… Je suspecte peut-être que la bouteille d’où fut tiré cet échantillon n’était pas tout à fait étanche. Enfin, ça demeure un bon dram, mais c’est surtout une bonne leçon à savoir que lorsqu’on achète un whisky qui a été embouteillé il y a plus de 50 ans, même si ça vient de la meilleure source possible, on ne sait jamais à quoi on va avoir affaire. Parfum très herbacé avec une touche de menthe et de viande rouge bien cuite. Bouche : Les notes d’herbes et de menthe sont toujours présentes, mais partagent ici l’espace avec du chêne sec, du caramel, des oranges et des prunes. Après quelques gorgées, des notes épicées prennent de plus en plus de place. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.