Deanston 15 ans Marsala Finish

55.2% alc./vol.
Distillery Exclusive, Distilled 2002, Bottled 26/04/2018, Limited edition of 1308 bottles

André 83%
Superbe nez de cerises et raisins secs mélangé de poires, mangues et de melon au miel, fruits tropicaux. Bouche sèche et marquée par le bois et l’alcool. Vanille, miel, citron, fruits tropicaux derrière un mur d’alcool puissant et de gingembre. Aux gorgées subséquentes, les influences du bois gagnent en force s’affublant d’un léger côté végétal et de bois séché à saveur de vanille. Finale pointue, marquée par l’alcool et la sécheresse du bois. Pour ma part, un Deanston beaucoup trop influencé par le bois, manquant d’équilibre général et à l’alcool un peu trop fringuant.

Patrick 83%
A l’aveugle, c’est bon! Par contre, si je m’étais payé cette bouteille en m’attendant retrouver un scotch mature de 15 ans avec des notes de vin marsala, je serais probablement fort déçu. Nez : Bois frais, poires, mangues… En fait, fruits tropicaux. Bouche : Dominée par la chaleur de l’alcool et du chêne, j’y retrouve aussi de beaux fruits tropicaux bien juteux, ainsi qu’une discrète touche d’agrumes. L’alcool parait plus fort que le taux affiché. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et boisée.

Deanston 23 ans Oloroso Sherry Matured

50.2% alc./vol.
Distillery Exclusive, Distilled 1995, Bottled 2019, Limited edition of 1473 bottles

André 91%
Nez très opulent, gorgé de pâte de fruits, de cerises et fruits séchés, de caramel, prunes enduites de terre. La bouche est pâteuse et mielleuse, fruits et raisins secs, cerises et vieux cuir, terre mouillée et chocolat noir fourré de poivre, dates dans le caramel fondu, miel chaud. Épices très soutenues parfumant le sherry très dense et compact. Le whisky gagne grandement à respirer longtemps, l’équilibre s’en trouve bonifié, les épices sont beaucoup plus discrètes aussi. Finale très fruitée, passablement d’épices, chocolat noir, raisins secs, cuir et terre mouillée.

Patrick 89%
Un whisky qui m’a laissé dubitatif. Je suis partagé entre « too much » et « wow, quelle intensité ». Comme le mentionne André, le whisky gagne à respirer longtemps, mais n’étant pas de nature patiente, je suis obligé de conclure en disant « presque! ». Nez : Oh boy! Le xérès est tout sauf subtil ici! La grosse pâte de raisins secs, avec un peu de fudge, des cerises, une goutte de miel et du cuir. Bouche : Ici aussi le xérès est très intense, avec des saveurs de raisins secs, de chocolat noir, de cuir, de miel, mais aussi les épices typiques du chêne carbonisé. La texture en bouche est très agréable. Finale : D’une très belle longueur, avec des raisins secs et du chêne brûlé.

Douglas Laing Rock Island Sherry Edition

46.8% alc./vol.
Blended malts comprenant des whiskies provenant des Iles d’Arran, Islay, Orkney et Jura. Ce Whisky a passé les dernières étapes de sa longue maturation dans des fûts ayant préalablement contenu du Sherry Oloroso. Édition limitée de 3000 bouteilles.

André 81%
Je ne trippe pas sur ce type de tourbe à la Tobermory-Ledaig, très terreux avec des accents de soufre mélangé de viande fumée dans un nuage maritime iodé. Bouche ponctuée de raisins secs, de sel de mer, de tourbe terreuse, enrobé de caramel, puis de cerises et de cannelle. Viande fumée et cuite sur le bbq. Finale épicée et tourbée, caramel poivré, grandement influencée par le sherry et qui ne se départit pas de ses notes terreuses du début à la fin de la dégustation. Pour tout dire, je crois que l’influence de Jura est peut-être un peu trop prononcé sur le rendu final.

Elements of Islay LP12

54.7 % alc./vol.
Fruit d’un mélange de 2 ex-bourbon casks et 2 sherry casks distillés en 2014, donc de 6 ans d’âge. Édition limitée de 1672 bouteilles.

André 82%
S’il y a la moitié du mélange qui provient de sherry Cask, je ne sais pas comment cela s’est transmit côté saveurs… Je n’ai rien trouvé de relié au sherry dans la dégustation. Nez maritime très iodé mélangé de foin sec et de bouses de vaches séchées au soleil. Présentation un peu brusque et rêche. Sensation de cendre froide en bouche à saveur de camphre médicinal très iodée et citronné. Poires, melon au miel, citron, cendre, iode. Finale cendreuse et herbeuse, marquée par le poivre et les fruits tropicaux à chair tout en demeurant très astringent. Une version sans trop de finesse et peu de complexité.

Patrick 75%
Dommage d’avoir embouteillé ce scotch à un si jeune âge, quelques années de plus et il aurait été spectaculaire. Fail. Nez : Le parfum est dominé par le sel de mer, des cendres froides et une touche d’agrumes. Bouche : Ouf, ça semble être un très jeune malt, ça. Bref, new make tourbé, agrumes, sel et fruits tropicaux. Mais surtout new make. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel et le new make. Après 30 secondes, ça devient même légèrement désagréable.

Kim 82%
Nez : Sucre d’orge, raisins verts, poivron vert grillé, cendre froide. Bref, ça sent le Islay très classique. Bouche : Ça part en douceur avec un rappel du sucre d’orge. La fumée est délicate et vire ensuite au miel de sarrasin et… au vieux cendrier. Sans tout gâcher, cette finale enlève un peu de plaisir.

Lost Distillery Vintage Selection Gerston Batch 2

46% alc./vol.
L’histoire du whisky Gerston est l’histoire de deux distilleries, connues sous le nom de Gerston One et Gerston Two. Gerston One était une distillerie familiale à l’échelle d’une ferme, avec une production généralement faible produisant un spiritueux de haute qualité qui était en demande à la fois à la maison et plus loin. Il était apprécié par les grands et les bons de la société londonienne et avait des clients aussi éloignés que le Brésil et l’Inde. Il a existé pendant plus de 80 ans et est resté dans la famille Swanson pendant presque toute cette période.

Gerston Two était une distillerie à l’échelle industrielle d’une capacité de 80 000 gallons d’alcool par an. Les propriétaires espéraient imiter le succès du whisky de Gerston One en construisant une nouvelle distillerie, qui avait une capacité presque dix fois supérieure à celle de Gerston One. La production chez Gerston Two a duré un peu plus de deux décennies – ils n’ont pas été en mesure de reproduire le succès et, surtout, la qualité de l’esprit précédemment associés au nom Gerston.

André 91%
Les éditions Gerston sont de loin mes préférées dans peut importe la série. Cet ops ne fait pas exception. Un superbe travail de blending. Nez floral, maritime et industriel à la fois. Fruits à chair en conserve, sel de mer, fumée de tourbe, glaçage à gâteau le tout assaisonné d’une pincée de parmaviolet. En bouche, compote de pommes et gomme à savon, iode et sensation minérale, fumée industrielle très léchée dans le style, fruits à chair. Superbe texture ronde et charnue. La fumée de tourbe est juste bien dosée afin de laisser la place aux saveurs plus délicates. Longue finale planante, minérale et florale sous fond de fumée de tourbe amadouée et de sirop de fruits.

Patrick 94%
Il y a des whiskys tellement mauvais, que je me demande pourquoi je continue à écrire ces évaluations… Puis, il y a des whiskys comme celui-ci, où je suis heureux d’en écrire une, car je pourrai ainsi toujours me souvenir à quel point c’était magistral. J’ai adoré tous mes Gerston de Lost Distillery, et celui-ci ne fait pas exception. Nez: Un parfum de pur bonheur, avec de la tourbe, des fruits mûrs, du miel, des épices et une goutte de caramel. Bouche : Porté par une sublime texture, la fumée de tourbe présente une rare complexité, avec du miel de trèfle, des fruits mûrs, un peu de chêne, du caramel et une pincée de sel. Finale : D’une superbe longueur, salée, fumée et très subtilement fruitée.

Lost Distillery Vintage Selection Auchnagie Batch 2

46% alc./vol.
La distillerie Auchnagie a existé pendant près de 100 ans et a connu au moins sept propriétaires différents. Elle est resté silencieuse pendant une grande partie de sa vie. Ce n’était pas inhabituel pour les petites distilleries du XIXe siècle, car leur existence précaire était souvent à la merci de l’approvisionnement en eau, des pénuries d’argent, des modifications des lois sur les droits et de la demande locale pour leurs produits.
La distillerie Auchnagie (ou Tullymet comme on l’appelait plus tard) était située près du hameau de Tulliemet, à environ 10 kilomètres au sud-est de Pitlochry dans le Perthshire. La terre dans cette zone est rurale est un mélange de pâturages et de collines, apporte donc un approvisionnement suffisant en eau s’écoulant des hauteurs. Depuis le 17ème siècle, les fermes locales de la région ont été construites le long des ruisseaux, et beaucoup ont généré de l’énergie grâce à la roue à aubes. La distillerie Auchnagie a augmenté son approvisionnement en eau en construisant un bassin d’eau juste au-dessus du site de la distillerie et les vestiges de celui-ci peuvent être vus à ce jour. Ce blend est contitué de whiskies âgés entre 18 et 25 ans.

André 90%
Le blending est un art et ce whisky est un fier représentant de cette tradition. Salade de fruits dans leur jus, parmaviolet, poires nappés de crème à saveur de vanille, sel de mer, fumée de tourbe, compote de pommes. La bouche est poivrée et salée, florale avec une forte présence de parmaviolet et de gomme savon, poires, pommes vertes, citron, vanille et miel sous un ciel de fumée de tourbe relativement soutenu. Belle texture ronde adoucissant les épices et le poivre. Le clash de poivre et de parmaviolet est ambicieux et frappe fort. Finale maritime et tourbée, à la fois florale et fruitée. J’adore.

Patrick 91%
Un blend des ligues majeures, dont il serait facile d’abuser un peu trop. Le mélange de miel et de fumée de tourbe est unique et sublime. Nez: Un délicieux parfum où se mélangent une délicate fumée de tourbe, des agrumes, une pincée de sucre blanc et du miel floral. Bouche : Impressionnant comment la fumée de tourbe est mielleuse! Aussi, des fleurs et quelques grains de sel viennent compléter le tout avec brio. Le tout porté par une délicieuse texture. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Lost Distillery Vintage Selection Stratheden Batch 2

46% alc./vol.
La distillerie Stratheden fût fondée en 1829 dans la ville d’Auchtermuchty dans la région de Fife sise dans le Sud des Highlands. Trois générations de la famille Bonthrone ont produit du whisky jusqu’à ce que la grande époque sombre de la Prohibition mette fin à leurs rêves et mette fin aux opérations de la distillerie en 1926.

André 87%
Fruits secs et chocolat, cerises marasquin et sirop de poires, sucre en poudre. Nez délicat de sucre à glacer. En bouche, notes de parmaviolet que l’on retrouve dans de vieilles éditions Bowmore. Sensation maritime, un brin salée et fumée. Sucre à glacer, poires, parmaviolet, cerises, pommes vertes. Vraiment superbe comme agencement de saveurs. La texture est par contre déficiente, un peu trop éparse. Heureusement les notes boisées et de tannins épicées pimpent un peu la finale et permettent d’étirer sa longueur. Les notes de parmaviolet en rétro-olfaction sont vraiment superbes.

Patrick 88%
Un whisky très complexe et bien bâti, qui demande vraiment qu’on s’y arrête pour l’apprécier pleinement. Nez : Un parfum d’une belle complexité où rien ne semble prendre le dessus particulièrement… De la cassonade, du vieux rhum, de la croustade de pommes et plein d’autres affaires un peu trop évasives pour que je me risque à les nommer (je vais laisser André s’amuser avec ça!). Bouche : De la délicieuse compote de pommes épicée, à laquelle on aurait ajouté quelques fruits tropicaux. Après quelques gorgées, je fini par y retrouver aussi une note de fumée de tourbe extrêmement discrète, qui se mélange d’ailleurs avec les notes de chêne sec. Finale: D’une belle longueur, avec un mélange de chêne sec et de Glosettes au raisins.

BenRiach 14 ans Single Cask Limited Release for Premium Spirits Belgium

52.5 % alc./vol.
Distilled 1995, Bottled 05/2010 from Ex-Bourbon Cask #2475, Bottle #212 of 234

André 89%
Nez végétal, entre le fruit de la passion et le kiwi, notes d’ananas et de citron, effluves de tourbe terreuse en toile de fond. La bouche remplie de tourbe puissante, mais demeure fraîche, assaisonnée de fruits tropicaux, d’ananas, cantaloup et de purée de bananes. Belle texture onctueuse et moelleuse, la tourbe s’aiguise au fil des gorgées auquel s’additionne des vagues de citron frais. Sensation minérale en bouche, qui rappelle presque la craie et le charbon. Le nez est passablement plus doux que la bouche où la tourbe est plus aiguisée. Longue finale, très tourbée, minérale et fruitée.

Patrick 90%
Simple et rudement efficace. Nez : Un parfum plutôt léger, voire évanescent, marquée par l’orge et le chêne, ainsi qu’une belle fraîcheur florale. Bouche : Aidé par le taux d’alcool, les saveurs sont ici plus intenses, quoique l’ensemble demeure plutôt léger Bref, si chêne, de l’orge, de la vanille, des fleurs et de la vanille. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Kilchoman PX Sherry Finish Single Cask #342/2013

55.6% alc./vol.
Cask # 342/2013 – Distillé 23.5.2015, embouteillé 25.5.2021 – 242 bouteilles – Exclusif à la SAQ

André 91%
Étonnant comment Kilchoman s’adapte à tout style de maturation et de cask finish. La versatilité de cette distillerie ne cesse pas de m’étonner. Le nez est gorgé de flaveurs de bacon fumé et d’un mélange de cerises et framboises, une touche minérale pointe en dessous de cet édredon de fruits très épais et tendre. On distingue aussi des notes d’oranges, des fruits rouges divers, de la pomme et des raisins. La bouche est maritime et minérale, les fruits intense et très amoureux; fumée de feu de tourbe, bacon, framboises, cerises, terre mouillée, compote de pommes et cerises. On perçoit l’apport du bourbon cask en arrière-plan avec une touche de vanille et de bois sec, d’agrumes aussi. Le sel de mer et la minéralité sont à l’honneur en finale, avant de s’accompagner de fruits rouges et de cerises bien mûres, avant d’être balayé par un tsunami de tourbe intense et terreuse.

Patrick 87%
Un très bon Kilchoman avec un mélange pas trop orthodoxe de saveurs. Nez : Le parfum présente un mélange de fumée de tourbe, de fruits secs sucrés et de fleurs. Bouche : Fumée de tourbe intense, bois cramé, fruits mûrs, une tonne d’épices et un petit zeste d’agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec des fruits secs et des fleurs séchées.

Lagavulin 12 ans – Special Release 2021

56.5% alc./vol.

Patrick 91%
Un classique annuel qui ne déçoit jamais. Nez : Un superbe parfum de fumée-de-tourbe-à-la-Lagavulin, de chêne et de sel de la mer. Bouche : La première impression est dominée par le sel de mer, qui est rapidement emporté par une vague de fumée de tourbe, qui laisse ensuite la place encore au sel, puis la fumée, le sel encore, etc, etc. L’ensemble est frais et porté par une belle texture. Miam! Finale: D’une superbe longueur, fumée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe sèche, embruns marins, citron vert et corde goudronnée, avec un soupçon de thym sauvage. Bouche: Tranchante et saline, sur des notes de cendre chaude, poivre noir, zeste de citron et céréale grillée. Le résultat est net, vibrant, avec une fumée mordante et des accents herbacés qui équilibrent la richesse du malt. Finale: Longue et précise, sur la braise, la roche humide et un soupçon d’anis. Équilibre: Un Lagavulin sans détour, droit comme une flèche. La réduction d’influence du sherry met la tourbe et l’iode en lumière, pour un dram intense, vif et bien maîtrisé. Un classique moderne en quelque sorte.