Kilchoman Sauternes Cask Finish 2011-2016

50% alc./vol.
Limited Edition of 10000 bottles

André 88%
Une édition un peu dénaturée et bien cachée sous le Sauternes, où la tourbe et le sel de mer sont bien en retrait. Le nez est un peu effacé, calme et sucré, genre raisins verts, fumée de tourbe et accents maritimes, sel de mer, fruits tropicaux, une touche de citron. Frais au nez et rappelle un bon verre de limonade sous les tropiques. Le whisky semble un peu dilué en bouche malgré sa bonne dose huileuse et le taux d’alcool, lové sous l’édredon généreux du Sauternes, mais affiche tout de même quelques notes de tourbe terreuse rapidement dès les premières lapées. Fumée de tourbe terreuse, fruits tropicaux, raisins verts, citron, sel, poires, background un peu crasseux et même quelques notes de fruits rouges. Belle finale douche et finement épicée avec une rétro-olfaction sur la tourbe terreuse. Pas mon meilleur Kilchoman mais certainement une édition à présenter à de nouveaux adeptes de la distillerie. Approchable sans trop perdre la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 86%
C’est très bon, mais… Je sais pas. Je l’aurais probablement laissé vieillir un peu plus, question de laisser la tourbe s’adoucir, et le Sauternes prendre plus de place. Rapport que si je n’avais pas vu l’étiquette, je n’aurais jamais deviné de quel type de fût il s’agissait. Nez : Fumée de tourbe avec une touche herbeuse et sucrée. Ça sent bon, mais c’est aussi légèrement étrange. Bouche : Une tonne d’épices, un tsunami de fumée de tourbe, du bois brûlé et du chocolat noir et amer, subtilement sucré. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les épices et une note d’herbe sucrée.

Martin 83%
Nez: Raisins blancs, tourbe fraîche, fruits tropicaux et sucre blanc. Bouche: Herbeux, épicé et plutôt bizarre comme approche. Plus fort en bouche qu’il en donnait l’impression au nez. Le mariage de la tourbe et du vin dessert semble forcé. Finale: Citron amer, chène poivré et vin flat. Minéralité un peu irritante. Équilibre: On salue l’audace et l’innovation, mais parfois les résultats ne sont pas toujours à la hauteur.

Kilchoman Machir Bay 2016

46% alc./vol.

André 84%
Nez huileux agrumé, impression de cendreux et tourbé, citronné et frais, mais masculin dans l’approche des textures. En bouche, mélange de fruits tropicaux, de petits fruits séchés, de citron, d’agrumes et de cendre de feu de tourbe refroidi, sel de mer. La texture déçoit un peu, le côté huileux du nez n’est pas au rendez-vous-même si l’ensemble est agréable. Courte finale, douce même si tourbée et fumée. Un brin d’ambiguïté envers cet embouteillage qui me laisse sur ma faim.

Patrick 90%
Frais et intense, j’adore! Du superbe Kilchoman classique. Nez : La belle fumée de tourbe fraîche, pleine d’agrumes et légèrement malpropre qui est la signature de la ddistillerie. Bouche : De la belle fumée de tourbe huileuse, avec des agrumes, du sel et une discrète goutte de vanille. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et fraîche.

Martin 85.5%
Nez: Doux pour son caractère, la tourbe n’occulte pas le reste. Citron, pierre lavée, frais et cendré à la fois. Bien beau. Bouche: Vanille, citron et meringue, un peu de miel d’épices et de bois. Clou de girofle et une touche de cannelle. Finale: Douce, posée mais quand même affirmée. Èpices, bois, tourbe et citron. Équilibre: Un embouteillage qui marque sur tous les tableaux, mais qui manque un peu de force dans le poignet. On en voudrait plus, plus de tourbe, plus d’alcool, plus de caractère.

Corriemhor 8 ans

46% alc./vol.
Créé spécifiquement par richard Paterson (Dalmore Cigar Malt) pour compléter les meilleurs cigares cubains. Maturation en fûts de chêne américains et en fûts de sherry.

André 87%
Sherry, confiture de fruits, compote de cerises, figues, dattes, noir chocolat, oranges, épices, agrumes. Un maelstrom de saveurs invitantes et bien présentées. Le nez est goulu, belle ampleur qui invite à la dégustation. En bouche, le whisky est souple, très fruité et affiche aussi de belles notes d’épices. Le chocolat noir sert de toile de fond à cet amalgame de saveurs fruitées, poignée de raisins secs et confiture de fruits variés. La richesse du whisky est étonnante pour son jeune âge et l’équilibre est vraiment bien également. La finale est fruitée, belles cerises juteuses, oranges confites, raisins secs et background de chocolat noir amer. J’aime bien cete présentation simple mais juste.

Provenance Tamdhu 12 ans

46% alc./vol.
Distilled March 2004, Bottled August 2016

André 84.5%
Oranges, agrumes, miel, oaky au nez, vanille, crème brûlée. La bouche est douce, mais punchée sur les épices, miel, vanille et agrumes, le fût carbonisé est très présent comme l’annonçait le nez, on y décèle aussi une touche de poivre noir broyé. La finale est rectiligne et douce, longueur moyenne, beaucoup d’accents de vanille et du bois de chêne.

Kilkerran 12 ans

46% alc./vol.

André 87%
Au départ j’avais au nez certains embouteillages bourbon cask de Balvenie. Puis j’ai eu quelques effluves de tourbe qui sont apparues progressivement, ensuite des agrumes et du citron, des notes de sherry et de confiture de fruits, d’oranges, raisins secs et de miel. Ce qui m’étonne par la suite c’est la texture hyper huileuse du whisky, genre huile d’olives dans une assiette blanche qui roucoule sur la langue et dans le palais. La table est mise pour un buffet de saveurs exquises; agrumes, citrons, oranges, confiture de cerises, raisins secs, miel, vanille, ainsi qu’une discrète touche saline. Pas de toute sur la proportion de bourbon casks mais aussi avec la touche de sherry avec les saveurs livrées. Douce finale, lente et langoureuse, fruitée et finement tourbée. J’aime bien cette édition un peu hors norme du scope habituel des whiskies maritimes.

Patrick 91%
Un superbe whisky dont la tourbe tout en retenue lui permet de présenter un superbe bouquet de saveurs. J’adore, et la meilleure preuve est que ma bouteille s’est vidée sans que j’en aille conscience (certes, il s’agit ici d’un argument un peu circulaire). Nez : Légère tourbe florale et maritime, avec une touche boisée et un peu de vanille. Alléchant. Bouche : Fumée de tourbe florale délicate, un peu de sel, de la cendre et une bonne dose d’épices et de bois. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe.

Martin 87.5%
Nez: Pommes et clémentines, miel et fleurs blanches. Fraises, framboises, herbe et léger cuir. Bouche: Pommes, cannelle, sucre d’orge, cuir, miel et oranges. Touche de chêne. Finale: Chêne, cuir, écorce d’orange, miel, fleurs blanches et généreux fond de tourbe presque orcadienne. Équilibre: Doux, sucré, équilibré et affirmé à la fois. La série « Work in Progress » a vraisemblablement porté fruit. Kilkerran nous offre maintenant un single malt mature et accompli.

Macallan Gold Double Cask

40% alc./vol.

André 76%
Eeech, ça sent le virgin oak vanillé et le bois verdâtre, crème Française, oranges et d’une touche d’agrumes et de fruits secs. La bouche est moche, aucune texture presque, beaucoup d’influences du fût de bourbon, saveurs verdâtres, pelures de pommes, oranges, le tout jumelé d’une grosse livraison de gingembre acéré. Finale sèche et épicée, le bois de chêne. On mix ça avec quoi?… Pour être honnête, je n’ai même pas terminé mon verre.

Patrick 79%
Bon, voici comment Macallan a su ramener les « age statements » : en rajeunissent abusivement le Gold! Bref, un whisky bas de gamme, indigne de la marque Macallan. Nez : Caramel, xérès et new make qui semble pas trop loin. Bouche : Toujours le caramel, le xérès, un peu de bois et toujours le new make. Finale : Un peu courte, marquée par le bois et le new make.

Martin 79.5%
Nez: Céréale de Macallan certes, mais sur une toile de fond de crème fraiche, d’herbe et d’agrumes. Fruits séchés et fût de bourbon. Caramel doré. Bouche: Texture fade, eau d’érable, rose, miel, pelure de granny smith, épices et bois. Le xérès y est, mais sans la finesse signature de la distillerie. Finale: Courte, épicée, fade et plutôt sèche. Pointes de chêne, d’épices et de raisin. Équilibre: Macallan, Macallan, Macallan… On commence à être tannés de se faire servir des expressions en-dessous des attentes à un prix exorbitant. Overpromise, underdeliver.

Craigellachie 19 ans – Batch 78-SC33

46% alc./vol.
Distillerie ô combien confidentielle, devenue la propriété de John Dewars & Sons (Bacardi) depuis 1998, Craigellachie fut fondée en 1891 par un personnage haut en couleur : Peter Mackie. Créateur du succès commercial international, le blend White Horse, Peter fut l’un des cinq Barons de l’industrie du whisky, l’un des fameux « Big Five ». Son oncle dont il héritera plus tard, n’est autre que James Logan Mackie, propriétaire de la distillerie Lagavulin sur l’île d’Islay. Exclusivité travel-retail.

André 91.5%
Wow, quelle surprise… Agréable au nez, belle douceur invitante et calme; céréales maltées nappées de miel, poires, une touche de zeste d’orange, pelure de pommes rouges, pincée de gingembre, céréales Sugar Crisp, vanille recouvrant une fine sensation de chêne bien sec, ananas, noix de coco, le sirop de la salade de fruits en canne. La texture en bouche est superbe, un peu cireuse et huileuse, les saveurs harmonieuses et bien agencées même si elles sont principalement les mêmes que livrées par le nez. Une belle salade de fruits tropicaux, festive et qui évoque un déjeuner sur une plage des tropiques. La finale est sucrée avec une rétro-olfaction un peu sèche et épicée. La version qui nous réconcilie avec cette distillerie méconnue et qui affiche maintenant de grands honneurs. Un superbe malt du Speyside qui affiche une maturité étonnante et un équilibre exceptionnel.

Patrick 80%
Un autre démonstration qu’il faut éviter les embouteillages disponibles uniquement en travel-retail. Le whisky me fait penser à une version diluée du 13 ans, avec certes, un peu plus de complexité, mais tellement moins d’intensité. Nez : Parfum très léger de malt, de subtils fruits, de vanille et chêne discret. Bouche : Pas une bonne première impression: j’ai validé que le taux d’alcool était bel et bien de 46%, tellement que ça donne l’impression d’avoir été dilué à outrance. En tout cas, ça goûte tout de même très bon, avec des notes mielleuse, du malt, du chêne, de douces épices, de la vanille et des agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne.

Deveron 18 ans

40% alc./vol.
Construite en 1960 dans le village de pêcheurs de Macduff, Deveron est la distillerie la plus au Nord-Est de l’Ecosse. Elle se situe là où la rivière Deveron rencontre la mer, ce qui procure à son whisky un style marin, empli de notes fruitées.

André 76%
Mélange de poires au caramel et d’oranges, vanille et fleurs blanches, encore cette sensation de poudre sucrée des gommes Bazooka. Un peu plat comme présentation et le nez n’offre rien de bien attrayant. La bouche goûte un peu le métallique bizarre, le poivre broyé et les épices, les saveurs de poires et d’oranges sont délavées et noyées dans un amalgame de saveurs industrielles et métalliques bizarre. La finale est courte, poivrée et épicée. Une bonne raison pour cacher le whisky dans une bouteille verte presque opaque. Quel gachis.

Patrick 86%
Un superbe whisky qui gagnerait à être mieux connu, riche et complexe. J’aime, mais &#@%, arrêtez de diluer mes whiskys! Dans ce cas-ci, ça rend le rapport qualité/prix moins intéressant qu’il aurait dû l’être. Bref, à la moitié du prix, je recommande le 12 ans sans hésiter! Nez : Ça sent bon… Ça sent la mer, un peu de xérès, des pommes et une touche subtile de biscuits « Social Tea ». Bouche : Sel délicat, mais pas subtil pour autant, xérès qui lui, est un peu subtil, bois brûlé, oranges, miel et un peu d’épices. La texture en bouche pâtit grandement d’une trop grande dilution. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée. J’aime vraiment la saveur qu’il me reste en bouche.

Martin 84%
Nez: Pommes mûres, miel et caramel, céréales sucrées avec un soupçon de cire. Facile d’approche. Bouche: Ronde et fluide, sur la poire pochée, la vanille, les amandes et une note d’agrume confit. Finale: Moyennement longue mais délicate, légèrement épicée et boisée. Équilibre: Sans éclat mais bien construit, ce dram joue la carte de la subtilité, un bon choix pour les amateurs de profils calmes et soyeux. Les dégustateurs expérimentés chercheront toutefois un profil plus charpenté disons.

Adelphi Glen Elgin 20 ans 1995

51.7% alc./vol.
Cask #3220, 258 bottles.

André 90%
Orge maltée, sirop de poires, salade de fruits, vanille, gaufres couvertes de miel, tarte au citron. Équilibre indéniable, agencement d’odeurs certain. À vue de bouche…lol… ça me rappelle un whisky des Lowlands, surtout de part l’apport des notes herbeuses et des notes de poivre noir broyé; vanille, jus de salade de fruits, poires, miel, sac à tondeuse rempli d’herbe mouillée, poivre moulu, petite morsure d’épice en préparation de la finale, jus d’orange en poudre Tang. Belle finale douce hyper texturée, un peu collante et mielleuse, les oranges sortent du lot avec ferveur. Juicy juicy whisky. Loved it! 2e évaluation (2023): 90% Wow… Fais penser à un sherry old style bien dosé niveau intensité, savoureux. Fruits séchés éventés, sensation vieillotte et poussiéreuse, un peu terreuse même avec les fruits tropicaux comme toile fond. En bouche, des notes de citron dansent avec les fruits secs, fruits rouges, melon au miel, coconut. La texture est superbe, charnue et moelleuse, sans grande intensité du côté saveurs. Ananas, poires, cerises, miel, coconut. Pour la douceur du whisky, le whisky offre une finale appréciable niveau longueur, les fruits demeurent à l’honneur et s’affadissent longuement pendant de nombreuses minutes.

Patrick 90%
Un superbe whisky, ça valait la peine d’attendre 20 ans: Ma seule déception est d’en avoir seulement un tout petit échantillon! Nez : Délicat parfum de poires, de salades de fruits, des pommes et une touche miel. Bouche : Oh, c’est bon ça! De belles poires, du miel, de la salade de fruits, de la vanille et juste une pincée d’épices pour nous rappeler qu’il s’agit d’un scotch. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois et des agrumes.

SMWS 93.79 Glen Scotia 10 ans

56.9% alc./vol.
« Oiled up and frisky », distilled 29-06-2007 from 1St Fill Bourbon Barrel, 197 bottles.

André 88%
Salade de fruits salée et huileuse, bizarre à dire mais c’est ça qui est ça. Jus de salade de fruits en can, bloc de sel, ananas, abricots, poires, vanille poivrée, agrumes. Déstabilisant comme présentation mais étrangement, l’ensemble se tient et est agréable. La bouche est très poivrée et salée, ces saveurs transcendent les notes de salade de fruits, on a même droit à des notes de gingembre qui aiguisent la bouche en général. La bouche est un peu moins bien équilibrée que le nez, trop fortes épices qui laissent une sensation astringente et pointue. Même la filin huileux semble s’être un peu évaporé. La finale est longue et épicée, poivrée même si la salade de fruits.

Patrick 92%
Un superbe whisky riche et intense, complexe et bien bâti. Non, mais c’est vraiment excellent cette affaire là!!! Wow, une autre réussite de la part de la SMWS! Nez : Appétissant parfum présentant une belle fumée, un peu de céréales, poires, rhum et lime. Intriguant! Bouche : Wow, un superbe mix de fumée, d’épices et de sucre blanc. Aussi des pommes et de la banane. Finale : D’une belle longueur, du sucre brûlant et des épices.

Martin 89%
Nez: Pommes et poires, salade de fruits, miel et fleurs, le tout enrobé d’une fumée épicée alléchante. Bouche: Sucre d’orge, melon et épices. Un peu plus rustre que le nez. Finale: Longue et épicée. Notes de tourbe, de poivre et de miel. Grande agressivité. Équilibre: Encore un bon coup de la SMWS. Il y en a eu de meilleurs, mais il reste que c’est difficile pour eux de se tromper.