SMWS 4.227 Highland Park 12 ans

58.0% alc./vol.
Dreaming to the sounds of the sea – Distillé le 18 janvier 2005 – 311 bouteilles

André 79.5%
Ouch… le nez sent les bas de laine après une randonnée de 10 heures… y’a une petite odeur de pourri bizarre que je ne saurais expliquer… Bois de chêne humide sur un tapis de feuilles mortes, mais une association maritime assez directe dans l’approche; sel de mer, embruns de mer déchainée dans un port sur la baie, fruits de mer pas trop frais, herbe verte, gingembre. C’est pas attirant du tout… Heureusement la texture en bouche sauve la donne, la bouche est de beaucoup meilleure que le nez; beaucoup de vanille, la crème brûlée, grosses céréales pas subtiles, miel. La finale me fait penser à du gingembre qui va avec les sushis, mélange de céréales au miel nappé de vanille, odeurs de fruits de mer sur la plage mouillée. Pas mon type de whisky du tout.

Patrick 85%
Un beau whisky plutôt complexe et assez punché. Sa fraîcheur me donne l’impression trompeuse qu’il s’agit d’un whisky plus jeune que son âge. Nez : Panier d’agrumes et de fruits exotiques, posé sur le bord de la mer. Bouche : Agrumes très salés, de la fumée de tourbe et une touche herbeuse et épicée. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et épicée.

SMWS 42.30 Ledaig 9 ans

60.6% alc./vol.
Chimney sweep’s romantic barbeque – Distillé le 29 mars 2007 – 228 bouteilles

André 89%
Grosses influences du bourbon cask qui laissent la place aux saveurs maritimes, le caramel brûlé, bois mouillé brûlé, fruits de mer, eau salée, coconut, ananas. Le nez a besoin de quelques minutes pour se stabiliser car au départ, la force de l’alcool déstabilise un peu. La bouche est huileuse et finement camphré avec des vagues de gingembre frais, herbe verte, menthol, le bord de mer, algues salées, un peu industriel et brut aussi dans quelques aspects, la cendre de feu de foyer refroidi au matin. Bizarrement le taux d’alcool semble avoir drastiquement fondu et la texture est vraiment huileuse et colle partout en bouche. Longue finale salée et maritime, cendreuse et industrielle.

Patrick 89%
Un très bon whisky, très bien balancé, riche et complexe, le genre de whisky qui m’a pris un bon bout de temps à comprendre, et qui m’a laissé dans un état contemplatif. Nez : Parfum maritime, cendres de bbq au charbon de bois, un je-ne-sais-quoi me rappelant un soir d’orage électrique et touche de sucre d’orge. Bouche : Belle vague de sel maritime, fumée de tourbe, épices du chêne et notes de gingembre. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

SMWS 42.24 Ledaig 9 ans

59.5% alc./vol.
The bee’s knees… – Distillé le 5 octobre 2006 – 204 bouteilles

André 87%
Tourbe organique, terre boueuse et herbe verte un peu pourrie, sel de mer et caramel salé, poivre noir. Cette tourbe est très singulière, personnellement, je ne suis pas trop fan du nez. Le whisky se comporte différemment en bouche; la tourbe est plus phénolique et médicinale, verdâtre et rappelle le camphre ou l’antiseptique, feu de plage sur le sable mouillé, citron, poivre moulu, céréales maltées en toile de fond. Finale bien poivrée, relativement tourbé avec une montée d’alcool impressionnante et une volée d’épices qui titillent la langue. Rétro-olfaction sur le citron et les agrumes.

Patrick 88%
Un superbe whisky tourné, riche, intense et superbement équilibré. Très bien, surtout si on aime l’intensité typique des scotchs de moins de 10 ans. Nez : Fumée de tourbe, caramel salé, beurre de peanuts. Bouche : Belle tourbe intense et poivrée, chocolat noir très amer, mais tout de même légèrement sucré. Finale : D’une belle longueur, marquée par de la fumée très intense.

Bruichladdich The Organic 2009

50% alc./vol.
Bruichladdich The Organic 2009 est un whisky gourmand, d’une grande pureté aromatique, composé uniquement d’orge bio et distillé en 2009. Il s’agit d’une expression non-tourbée dont la totalité du processus a été certifiée par la Biodynamic Association. Bruichladdich The Organic 2009 est une édition limitée à 18’000 bouteilles.

André 83%
Indéniablement maritime et organique, le ne zest axé sur les céréales maltées nappées de miel et les gousses de vanille fraiches, souligné aussi par des notes citronnées fraiches et d’agrumes qui rappellent les tropiques ainsi que des notes florales (fleurs blanches). La bouche est onctueuse et les céréales bien présentes; miel et vanille, ananas, marshmallow, bananes, touche de poivre, citron pressé, cosses d’oranges. Sensation rafraichissante et aérien. Finale fruitée, moyenne en longueur, où les céréales et les agrumes sont très présentes. Ce whisky n’est pas un mauvais whisky en soi, mais on se lasse rapidement de l’éventail de saveurs prévisible et pas très diversifié. Si vous aimez les céréales, un bon whisky pour partir votre journée.

Patrick 83%
Un whisky simple et efficace, qui ne dérangera personne dans son confort. Nez : Parfum dominé par de l’orge mouillée. Subtilement floral. Bouche : De l’orge délicatement sucré et du chêne discrètement épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne.

Martin 83%
Nez: Orge fruitée, crème champêtre, malt et vanille, touche de citron. Bouche: Épices, sucre d’orge, miel, réglisse et bois. Texture un peu fade, quoique le degré d’alcool apporte un joli punch. Finale: Chaude et épicée, malgré sa courte durée. Bois, acétone, poivre blanc et un je-ne-sais-quoi qui laisse une trace amère en bouche. Équilibre: On aime toujours Bruichladdich, bien que le traitement bio ne fasse pas à tous.

Single Cask Nation Loch Lomond Croftengea 10 ans

55.6% alc./vol.
Distilled 2006, Refill Bourbon Hogshead Cask #486, 273 bouteilles. Single Cask Nation, un dérivé de la Jewish Whisky Company embouteille que des single cask. Cette version Croftengea est une version tourbée de la distillerie Loch Lomond.

André 81.5%
Légumes verts, sel de mer, fumée de tourbe et de pneus brûlants dans une cour arrière, céréales sucrées, vanille, miel, agrumes, oranges. La bouche est robuste, presque rêche, poche de jute, alcool bien ressenti, très linéaire côté saveurs. Bonne dose de poivre et de menthol en finale. Encore une autre version de Loch Lomond qu’il me sera facile d’oublier.

Wemyss Malts Velvet Fig

46% alc./vol.
Blended malt avec pleine maturation en Oloroso Shery Cask, édition limitée de 6000 bouteilles.

André 89%
Grosses dattes juteuses, raisins mauves séchés, figues, oranges, gingembre, poudre de cannelle recouvrant le gâteau aux fruits. C’est thick comme présentation. Quelle texture soyeuse et douce au nez, on ressent rapidement que l’on aura doit à quelque chose d’onctueux et de bien construit. La bouche goûte les bleuets sauvages!… wow! … les dattes, figues, bleuets, raisins secs, tarte aux pommes, ainsi qu’un beau mélange d’épices diverses; cannelle, poivre, gingembre, clou de girofle. La texture en bouche est langoureuse, presque licoreuse, c’est goulu et de belle ampleur, onctueux en texture mais avec des saveurs définies et des épices bien relevées. Ça me rappelle un Glenfarclas 105 dilué… le gâteau aux fruits, les oranges confites et grains de poivre moulus. Léger pâteux concentré de fruits séchés en finale de bouche que souligne de belles notes d’épices. Superbe whisky, l’ami idéal du chocolat noir.

Patrick 88%
Un beau gros scotch sans subtilité, et j’aime bien! Une tonne de xérès et de bois et… C’est pas mal ça. Nez: Définitivement pas de la fausse représentation : le parfum déborde d’arômes de fruits mûrs, avec les figues évidemment au premier plan, mais aussi une touche de chocolat noir et un peu de bois. Globalement, du beau gros xérès pas subtil pantoute. Bouche: Ici encore, le gros xérès pas subtil pour deux cennes, avec les fruits mûrs (dont les figues, sans surprise), un peu de bois brûlé et du chocolat noir. Finale: D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Elements of Islay OC4

59.1% alc./vol.
La gamme Elements of Islay a été lancée par la maison de négoce Speciality Drinks, désormais connu sous le nom d’Elixir Distillers, et s’inspire des tableaux périodiques des éléments en empruntant les deux lettres acronymes de chaque distillerie. Ces embouteillages, sans filtration à froid ni d’ajout de colorant et disponibles en quantité limitée, dépeignent à merveille le paysage gustatif des distilleries de cette île écossaise iconique. Le plus tourbé de tous les whiskies d’Islay, présenté sous l’acronyme ‘Oc’ a été distillé en 2010 et embouteillé en 2017, fruit de 3 bourbon barrels.

André 93%
Nez accrocheur, à la fois élégant et brut. Il présente des notes d’agrumes et d’ananas, d’herbe mouillée, de tourbe huileuse et grasse médicinal, de vanille onctueuse et de poivre broyé, des accents maritimes, quelques éléments verdâtres et une touche de viande vieillie près d’un feu de plage. Quelle texture en bouche, hyper huileuse et qui aide à l’approche alcoolisée et très poivrée. Le whisky coule sur la langue dans un premier temps, puis on a droit à un uppercut de poivre assez direct puis l’alcool qui cache bien les saveurs d’agrumes, d’herbe verte mouillée et de tourbe brute et industrielle. La pérennité des notes poivrées est étonnante et propulse la finale sur une longue et langoureuse lancée épicée et tourbée. Une aventure aromatique et gustative qui me remémore des scènes du film Kalifornia, je ne peux expliquer pourquoi… Genre l’aventure inattendue très brute et ‘’in your face’’. On ne passe pas par quatre chemins pour cet embouteillage, attache ta tuque avec d’la broche. Seul hic; le prix exorbitant pour une bouteille de 500ml.

Deanston Decennary 50th Anniversary

46.3% alc./vol.
Édition limitée de 1400 bouteilles soulignant le 50eme anniversaire de la distillerie, provenant d’un mélange d’un Deanston de 1977 40 ans refill hogshead, d’un de 1982 35 ans American Oak, un 1996 21 ans Port Pipe et finalement un Deanston 2006 11 ans Pedro Ximénez Puncheon.

André 93%
Exquis au nez, d’une douceur incroyable avec des odeurs posées et réconfortantes. Cerises noires, framboises et fruits séchés, oranges, vieux cuir élimé, vanille onctueuse, douces épices, chocolat noir et café noir, cannelle. Belle texture onctueuse en bouche, un peu gras, ça colle partout; l’effet du Sherry et du Port cask sont bien ressentis avec l’avalanche de fruits rouges divers. Agréable mélange d’oranges, de cerises et de framboises nappées de chocolat noir, de miel et d’une pincée de cannelle et de gingembre, avec une finale légèrement tannique et vieillotte ainsi que du caramel onctueux. Les épices sont aussi plus fébriles en toute finale et nuancent bien les saveurs qui gravitent, dans l’ensemble, dans le même coin de la palette aromatique. Une belle expérience de dégustation, chaîne et séquence de saveurs et arômes qui racontent une belle histoire.

Patrick 92%
Un scotch exceptionnel, d’une grande complexité et superbement bâti. Le genre de whisky grandiose où l’on découvre de nouvelles saveurs à chaque gorgée. J’adore. Nez : Parfum d’une rare complexité, présentant des notes de fleurs, d’agrumes, de fruits des champs très subtils et une bonne dose de chêne frais. Bouche : Wow, un sublime mélange d’épices, de bois sec, de fruits des champs, de vanille, d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, très épicée et légèrement sucrée.

Martin 93%
Nez: Cerises, cacao et fruits rouges. Orange, bois et cuir. De beaux arômes issus de grands vins fortifié. Caramel grillé et malté. Bouche: Bois sec, cuir et fruits, vanille et sherry. Mielleux et fruité, belle texture onctueuse. Finale: Chaude, sous le signe du xérès épicé. La conclusion appropriée à une belle aventure. Équilibre: Un sherry cask d’exception, avec sa touche de porto qui vient bonifier la sublime expérience.

Lagavulin 35 ans 1982 Refill Sherry Cask, from the cask at distillery warehouse

53.5% alc./vol.

André 91%
Délicat pour un Lagavulin. Petits fruits sauvages, prunes, cerises, tourbe animale dompté, pelure de pomme, miel, chocolat noir, cannelle. Le nez est typique Lagavulin avec ses accents de tourbe très singulières, à la fois animales mais distinguées… Un peu difficile à expliquer mais les fans de la distillerie me comprendront. La bouche, en arrivée, est doucement tourbée et fruitée avec parcimonie. Il ne faut pas longtemps pour ressentir l’effet de l’alcool qui engourdit lentement la langue. Puis, les saveurs s’installent avec plus d’assurance; petits fruits sauvages, framboises, prunes, chocolat noir, beaucoup de poivre et d’épices Chili Flakes. C’est plus costaud qu’attendu. Étonnant de ressentir la tourbe avec plus de vivacité que l’on s’attendait. Finale tourbée, bien tourbée, fruitée, poivrée et épicée. Pas le préféré au niveau dégustation, mais niveau expérience générale…wow.

Benriach 17 ans 1998 Triple Distilled

47.2% alc./vol.
Pedro Ximerez Sherry Finish, Cask #7759, Distilled 27/05/1998, Bottled May 2016, bottle #489 of 639

André 86.5%
Nez d’une opulence fruitée indécente; prunes, dattes, gâteau aux fruits, cerises noires, chocolat amer, oranges, abricots, clou de girofle, gingembre, poivre noir broyé. Approche goulue et très chargée côté fruits au nez. La bouche est bold, un bloc de fruits séchés compressés. Les mêmes saveurs annoncées au nez prennent place sur une couverture à la texture un peu sèche et épicée, presque sec et tannique avec une astringence appréciable. Fruits secs, raisins mauves, prunes, chocolat aux oranges saupoudré de poivre. Légère déception au niveau texture surtout avec ce qu’annonçait le nez. La finale est longue, très épicée et poivrée, ensemble un peu sec, raisins en poudre et fruits secs. Pour le prix demandé, une déception.

Patrick 89%
Un beau whisky riche et intense, qui m’a empli de joie et de bonheur. Ou, en d’autres mots, un beau mélange de sucre et d’épices. Nez : Nez vineux et avec un mélange de saveurs rappelant les gâteaux aux fruits du temps des fêtes (btw, est-ce qu’il y a vraiment du monde qui aiment ça? Je parle du gâteau, pas la description du whisky!). Bouche : Toujours le gâteau aux fruits, mais un peu brûlant, et avec une belle dose d’épices. Et de sucre. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et sucrée.