Blackadder Glenturret 15 ans 1990 Raw Cask

51.7% alc./vol.

André 86%
Pelures de bananes vertes, herbeux, feuilles de bananier brûlées. L’arrivée en bouche est pauvre mais les arômes camouflés de purée de pruneaux et de raisins secs se livrent par la suite – de manière tout de même bien humble et discrète. La finale, légèrement salée s’appuie aussi sur une petite vague camphrée, qui n’arrive toutefois pas à masquer complètement l’amertume et le côté astringent de celui-ci. Effectivement meilleur que la version officielle de 10 ans, mais pouvait-on faire pire?

RV 82.5%
À quelque part entre la bière et le beurre avec fond d’herbe et un contrecoup d’épices. Au goût, plus épicé et un peu boisé, rond et chaud mais sans brûlure de l’alcool au nez. Finale endormante, mais l’aftertaste est mieux. Mieux que la version ordinaire (ce qui n’est pas vraiment difficile), mais le genre de whisky pour lequel il n’est pas opportun (et pas souhaitable) de s’éterniser.

Patrick 85%
Beurre et bière au nez. Au goût, toujours le beurre et la bière, accompagné de gazon, une touche marquée de menthe et un léger brûlé. Léger et orignal. Me rappelle une Bleue ou une Budweiser!

Glenturret 16 ans

58.4% alc./vol.
Distillé le 12 juillet 1991, embouteillé le 28 mars 2008, 618 bouteilles, fût #629. Rare single malt disponible uniquement à la distillerie ou au Whisky Exchange.

André 87%
Nez riche et costaud; fruits secs, résineux, miel, toffee et sherry puissant. Affirmé à l’arrivée, effet du fût de sherry bien présent, raisins secs encore une fois, retour sur la cire d’abeille, le miel et les fruits secs en toute finale. Pourrait ressembler à un mélange de Glenfarclas 105 et de Glendronach single cask…

RV 91%
Le corps, le cœur et les sentiments. Complètement. Le corps: Les céréales qui se poursuivent tout au long de l’expérience, mélangé au pain et à la muscade. Le cœur: Le sucre du sherry, définitivement plus à l’aise que celui de certains Glendronach par exemple. Les fruits rouges amènent aussi une dimension plus apprivoisable au sherry. Enfin, la chaleur indéniable de l’alcool, de l’arrivée en bouche à la finale, me fait prendre partie dans ce combat où les protagonistes sont loin de se ressembler, ou même d’aller dans le même sens, mais où le spectacle qu’ils donnent est amoureusement attirant.

Patrick 91%
Gâteau aux fruits, chêne et épices. Bref, parfum classique et intéressant. Très chaleureux, très vineux… Au point qu’on jurerait qu’on a ajouté une bouteille de xérès au fut juste avant de l’embouteiller. On y retrouve aussi une pierre à savon et un sel rappelant les anciens Bowmore 15 ans (les cylindres blancs…). La finale, plutôt longue, nous fait presque penser à un whisky maritime. Sa chaleur en fait un whisky parfait pour une soirée où rage une tempête de neige (comme ce soir!), assis au coin du feu, ma fiancée sur mes genoux.

Gordon & MacPhail Glentauchers 16 ans

43% alc./vol.

André 77%
Purée de bananes et bananes frites, chocolat blanc sucré. La bouche est plus qu’ordinaire et je n’ai tiré aucun plaisir à essayer d’en détecter les subtilités. Finale plus agréable où la vanille est apparue avec moins de subtilité et belle présence de fudge sucré.

RV 76%
Gordon MacPhails s’est fait passé tout un baril, et Glentauchers doit encore en rire. Mélange d’un peu n’importe quoi, mais vraiment pas frais, ainsi que du bois humide pourri. Au goût, on s’éloigne un peu de la fosse pour mieux replonger dedans en finale, avec du grain passable et du papier de plomb autour des cigarettes. Au mieux, désagréable.

Patrick 81%
Nez de crème caramel faite avec du lait caillé. Au goût, menthe (ce que je n’aime pas particulièrement dans un whisky) et orge. On dirait un whisky beaucoup plus jeune à cause de sa fraicheur. La finale est plutôt courte, mais quand même agréable. Le tout est assez bien équilibré. Avec l’usage, on pourrait peut être le trouver agréable. Whisky idéal à entrer clandestinement à un match de football.

Gordon & MacPhail Glenrothes 30 ans

40% alc./vol.

André 77%
Acheté à un prix plus que ridicule au Nouveau Brunswick (125$), j’avais de grandes appréhensions en ouvrant cette bouteille. La première fois, l’expérience fut désastreuse. Sans personnalité, passager et vraiment décevant. Il a fallu que je tente l’expérience de laisser le verre respirer un bon 30-40 minutes afin d’offrir au nez la chance de se révéler et là, c’est beaucoup mieux, pas à se tirer par terre mais plus acceptable. Le nez et les typicités de Glenrothes – orange, crème brûlée, caramel ou plutôt du sucre caramélisé et léger mentholé en finale – sont là mais « gâchées » par un arôme de vieux bunker humide et renfermé qui laisse une finale pas agréable. En bref, l’expérience de boire un 30 ans est intéressante mais les versions régulières feront aussi bien l’affaire..

RV 80%
Vraiment, un meuble avec trop de couches de vernis qui a fait disparaître la réelle teinte du bois qu’elle recouvre. Cire d’abeille cuivrée a l’image de sa couleur très foncée, pas du tout étrangère à l’odorat usuel de Glenrothes. Par contre, le pin qu’on peut y sentir peut presque être associé à du Lestoil. Très léger de texture, le miel se poursuit, mais de manière beaucoup trop cireuse en finale, et l’orange est disparue. Très bon whisky pris par lui même, mais considérant qu’il s’agit d’un 30YO relativement peu cher mais tout de même dépassant les 100$, c’est une déception si on a déjà goutée ses bouteilles sœurs. Devrait être mélangé à du Select Reserve pour produit un liquide moins frais mais avec plus de pep.

Patrick 68%
1er essai: Soufre… Eurk… Épices… Chêne. Eurk. 2ème essai: Toujours aussi dégueulasse qu’au premier essai. Comment peut-on autant scraper le whisky d’une si bonne distillerie? Pas surprenant qu’il soit vendu à prix d’aubaine pour un 30 ans… Car en fait, le simple fait de demander de l’argent pour ce whisky est du vol! Au nez, forte odeur désagréable de jus de bas dans lequel on aurait laissé fermenter des clous de girofles. Au goût, une légère menthe nous suggère de ne pas oublier de prendre une gomme « menthe extra-forte » pour justement oublier le goût. Le fut a dû être oublié au fond d’une grange à fumier abandonnée et les mouettes devaient s’en servir comme cible d’entraînement.

Glenrothes Three Decades

43% alc./vol.
Glenrothes lance déjà des éditions Vintages depuis quelques temps et au cours des 17 dernières années, les tablettes ont vu apparaitre des embouteillages provenant des années 1970, 1980 et 1990. Le plus ancienne version datant de 1971 et la plus récente de 1998. Le Glenrothes Three Decades célèbre la parution des ces éditions en combinant, dans un seul embouteillage, du whisky de trois décennies. Offert auparavant exclusivement en Duty Free, cette édition est désormais offerte au grand marché mais demeure très difficile à se procurer. Nous avons trouvé celle-ci en Allemagne.

André 89.5%
Panier de fruits axé principalement sur les oranges (les fameuses oranges de Glenrothes) et compote de fruits, pelures de raisins, chocolat au lait, un peu d’épices et de vanille se transformant plus en odeur de sirop d’érable en respirant. Un peu de miel aussi. Le feeling un peu poussiéreux des anciens Glenrothes est de retour. L’alcool assèche un peu l’ensemble mais la texture est superbe et soyeuse, d’une incroyable douceur. La bouche est elle aussi fruitée, avec beaucoup de candeur mais sans trop de puissance, merci à l’équilibre étonnant qui n’est relevé que quelques notes d’épices bien disciplinées. Finale sur le tapis de fruits et la tranquillité des sous bois. J’adore le calme et le réconfort de ce single malt, surtout en ces premières journées de l’hiver.

RV 87%
Une autre grande dame de Glenrothes, pas la plus savoureuse de la famille mais qui mise sur les contrastes pour sortir du lot. Orange, cerise, sirop d’érable confère une odeur douce de Glenrothes assez typique. L’arrivée est peut-être un peu fumée mais surtout occupé par la cannelle qui se joint à la vanille et à d’autres épices sucré avec le chêne de la finale. Manque un peu d’aftertaste, joue dans les même plate-bande, mais ne serait-ce que pour la différence entre le nez et la bouche, vaut bien un petit détour.

Patrick 87%
Parfum de doux caramel et petite touche de fruits. En bouche, d’abord un puissant sucre, marqué par le caramel, les cerises et autres petit fruits mûrs. Trèèèès doux. La finale est très sucrée, très caramel, avec un soupçon d’épices. Bien balancé, facile à boire, j’aime.

Glenrothes Robur Reserve

40% alc./vol.

André 83%
Nez habituel fruité à la signature de Glenrothes, avec ce petit côté poussiéreux que l’on retrouvait dans les anciens embouteillages. Pruneaux et raisins secs, un peu de discrètes épices. Belle douceur en bouche, encore les fruits; oranges, fruits secs, toffee. Finale en pente douce, sans éléments supplémentaires à ceux présentés précédemment au nez et en bouche. Un Glenrothes représentatif sans hauts faits d’arme et aussi sans ratés.

Patrick 87%
Beaux fruits au nez, chêne… Définitivement vieilli en fut de xérès. En bouche, les fruits et le xérès prennent énormément de place. Une touche d’épices et de poivre vient lui donner un peu plus de profondeur. En finale, le chêne revient en force et s’étire moyennement. Un très bon whisky qui gagnerait à être embouteillé à un taux d’alcool plus élevé.

RV 88%
Est-ce que le master distiller s’en tient à son style par prudence ou assurance? C’est l’orange du Glenrothes, encore plus en version marmelade que les autres éditions. L’arrivée est large, puissante, une immense orange lisse et confite ayant écrabouillé un peu de menthe. On conclut le tout par du concentré d’oranges, légèrement brûlé par son caramel mais aucunement par le chêne du baril. L’orange est un peu trop en focus dans cette version, mais chose certaine, elle est délicieuse.

Glenrothes Alba Reserve

40% alc./vol.
Alors que Glenrothes utilise habituellement une combinaison de fût de de chêne ayant préalablement servi au sherry Espagnols et aux bourbons Américains. Les fûts de chêne blanc américain (Quercus Alba) qui ont été assemblés pour réaliser le Alba reserve avaient tous contenu au préalable du bourbon. Mais, ce n’est pas pour autant qu’elle renie ses origines, bien au contraire, elle les revendique haut et fort. En effet, Alba signifie Écosse en gaélique.

André 87%
Influence du fût de bourbon très présente, s’affirmant par la vanille crémeuse et les amandes accompagnées de ces belles notes fruitées (orange, abricot) et de sucre à la crème. Bouche mielleuse, onctueuse mais aussi étroitement liée avec le bois mouillé ou le brin de scie, coupée par une journée de pluie. Il y a aussi une apparition passagère et bizarre en bouche de type cendreuse ou de poussière mais qui s’éclipse rapidement. Finale de très belle longueur sur des arômes de miel, de vanille et de crème. Un Glenrothes hors-norme mais qui apporte aussi une belle latitude à cette distillerie qui nous offre habituellement des produits qui se ressemblent beaucoup au niveau des arômes, surtout celles des fruits distinctifs habituels à Glenrothes.

RV 86%
Abattre l’orge de manière ordonnée rend le grain encore plus agréable? Vive les moissonneuse-batteuse cachère! Un peu plus épicé que les autres Glenrothes, la poussière olfactive est aussi précédée d’un fruité de cerise. En bouche, l’ensemble est assez réglo avec du grain et du caramel mais quand arrive l’aftertaste, it’s oh so sweet. Le fruit de baies rouges et d’orange se poursuit assez longuement pour un whisky no age statement, qui parait d’ailleurs plus vieux qu’il ne l’est probablement. Une très belle bouteille de tous les jours: un verre lundi, mardi, mercredi, jeudi, 2 verres le vendredi (TGIF après tout)…

Patrick 84%
Fruits mûrs, noix de coco et vanille au nez, mais un peu fade. En bouche, l’arrivée est par contre très intense! Fruits, chêne, un peu de de sucre, beaucoup d’épices. Le tout est très bien équilibré, mais encore une fois, aurait gagné à être embouteillé à un plus fort taux d’alcool.

Glenrothes Vintage 1998

43% alc./vol.
Dernier né de la distillerie Glenrothes, ce millésime 1998 marque l’arrivée du nouveau Master Distiller de la distillerie, Gordon Motion. Distillé pour la première fois en 1879, The Glenrothes fut longtemps connu dans l’industrie du whisky pour la qualité de son single malt qu’en fit l’un des « Class A Malts » les plus recherchés par le s Master Blenders. Cette reconnaissance est le fait d’un mode distillation très lent qui permet d’obtenir un distillat particulièrement doux et fruité. Jusqu’aux années 90, une seule mise en bouteille, alors âgée de 12 ans, est commercialisée. Mais en 1994, Berry Bros & Rudd, alors responsable de la marque The Glenrothes, un nouveau flacon aux formes rondes et généreuses, arborant un millésime 1979 est introduit sur le marché. Ce millésime exprime la vision de la maison Berry Bros & Rudd connue de par le monde pour la qualité des sélections qu’elle effectue pour ses vins. Audacieuse, cette démarche remet en cause la notion d’âge, derrière laquelle la majorité des single malts se cachent, et le mien perçu par les consommateurs entre « âge » et maturité aromatique d’un single malt.

André 81%
Une belle rousse portant un parfum épicé. Il y a quelque chose d’agressif dans cet embouteillage, quelque chose à lequel Glenrothes ne nous a pas habitué. Un nez brusque que les arômes de fruits ne parviennent même pas à cacher. Tangerines roulées dans le miel et les épices. Le toffee apparait progressivement à mesure que l’alcool s’évapore. Texture plate en bouche, sans grande expression, heureusement réchappée un peu en finale. Pas de surprise par contre, mis à part un brin de citron et un off-key dans l’ensemble. Un Glenrothes bien décevant.

Patrick 88%
Parfum intense de caramel boisé très sucré. En bouche, le sucre et le caramel sont très présents, mais aussi le bois carbonisé. La finale, d’une longueur moyenne, s’étire sur le caramel et de petites notes de brûlé. Un whisky très bien équilibré, qui n’offre rien de bien original, mais qui demeure tout de même très efficace. Idéal pour ceux qui ont la dent un peu sucrée.

Glenrothes Vintage 1995

43% alc./vol.
Embouteillé en 2011

RV 92%
Toujours la beauté de Glenrothes, cette fois-ci qui se retourne du frigidaire armée de fraises et de crème fouettée maison. Dès qu’on s’en approche, elle sent bon la fraise. En bouche, elle se veut plus conventionnelle, docile et tranquille, mais truffée d’un goût de mascarpone, de fraise et de menthe. Et autant au goût qu’en finale, la texture crémeuse de sa peau laiteuse s’étire jusqu’à l’orange typique de sa finale. Dans la gamme des millésimés de Glenrothes, la meilleure, la plus sexy, celle que je désire pour un gros gros colleux.

Glenrothes Vintage 1994-2007

43% alc./vol.
Embouteillé en 2007.

André 86%
Nez mielleux et très fruité tout comme la bouche; oranges, pêches, nectarines, coconut, beurre de pommes. Le genre de whisky qu’on aime un peu, ou beaucoup mais qu’il est difficile de détester. Finale simple mais généreuse. The girl next door ?

Patrick 85%
Au nez, fruits mûrs, caramel, citron… Au goût, très caramélisée, puis agrumes, puis retour vers les fruits mûrs en finale. Vraiment très sucré. En finale, le caramel et le sucre masque les subtilités qu’on espérait entrevoir… Je me répète, mais… Pourquoi pas quelques points d’alcools de plus?

RV 84.5%
Une petite bouteille attrayante, qui malgré un comportement très conservateur sait attirer mon œil (et mes papilles) avec sa superbe parure et son joli sourire. Pommes, grain et muscade au nez, et un peu de Glengoyne. À la limite, de la rhubarbe. La bouche est beaucoup plus sèche (encore la poussière traditionnelle du Rothes) mais se termine par une excellente crème caramel. En finale on retrouve le grain, davantage sucré, avant un petit fond d’épice intéressant. Dans le reste de la lignée de ses sœurs, difficile de rester insensible.