Gordon & MacPhail Caol Ila 13 ans Sassicaia Cask

45% alc./vol.
Batch 22/029 – Distillé en 2009, embouteillé en novembre 2022, 3550 bouteilles. Maturation initiale de 11 ans en Ex-Bourbon Cask et affinage de 2 ans en Sassicaia Wine Cask. Le Sassicaia est un vin habituellement composé de 85% Cabernet Sauvignon et de 15% Cabernet Franc.

André 81%
Fumée de cigares à la framboise, cerises, zeste de citron en fond de scène, sel de mer, fumée de tourbe terreuse et cendreuse. La texture en bouche est malheureusement molle et diluée avec un bon accent minéral bizarre. Mélange de cerises et de framboises, citron, poussière de pierre, roche séchée au soleil, iode, cendre froide, poivre. Finale tourbée et maritime, très minérale et cendreuse.

Patrick 80%
J’ai été un peu déçu de cet achat…  Le mélange des saveurs est plus ou moins réussi, et il y manque une petite touche de sucre que j’aurais aimé retrouver avec les petits fruits. Bref, ce n’est pas exactement mauvais, mais je n’aime pas vraiment. Nez: De la belle fumée de tourbe avec des figues séchées, de la viande séchée, des agrumes et des fruits des champs. Bouche : De la grosse fumée de tourbe, du poivre, du citron, des fruits mûrs et de la cannelle. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, poivrée et fruitée. 

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch #TB/05-12.02.2004/23.GM

46.2% alc./vol.
Batch TB/05-12.02.2004/23.GM

Patrick 92%
Un superbe Ardbeg! J’ai été agréablement surpris par la force de la fumée de tourbe pour un scotch de cet âge.  Un dram bien construit et très savoureux dont j’ai apprécié chaque goutte. Nez : De la belle fumée de tourbe avec de la suie, une touche de mangue et du bacon à l’érable.  Bouche : Porté par une belle texture huileuse, j’y retrouve la belle fumée de tourbe d’Ardbeg, avec une touche maritime, de la mangue, du bacon et de la suie. Succulent ! Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et subtilement sucrée. 

SMWS 10.213 Bunnahabhain 7 ans

60.5% alc./vol.

 »A Slice of Peat Heaven » – Distillé le 17 octobre 2013, 2nd fill ex-Oloroso butt, 577 bouteilles

André 87%
Aux premières sniff, le sherry est pas mal discret…mais ça ne sent pas le bourbon cask aussi. Fumée de tourbe industrielle et crasseuse mélange d’embruns maritimes et de cendre du foyer froide. Viande fumée et très salée en bouche, fruits rouges divers, huile à moteur souillée, poivre moulu, vanille, touche de citron, sel de mer. La texture est vraiment huileuse et le taux d’alcool bien en retrait. Finale épicée et poivrée avec une belle montée d’alcool appuyant la tourbe industrielle.

Patrick 92%
J’ai souvent dit que les whiskys tourbés âgés dans des fûts de xérès étaient mon mélange de saveurs favori, et ce scotch n’y fait pas exception. Nez: Un gros feu de tourbe intense sur le bord de la plage, de la grosse huile et des fruits bouillis et un peu de chêne. Bouche : Spectaculaire en bouche, avec une tonne de fumée huileuse, un « 10 roues » de sel, des fleurs et une discrète note fruitée. J’ai rarement vu un scotch avec une telle texture huileuse à un si jeune âge. Finale: Extrêmement longue, fumée, salée et subtilement fruitée. Mais c’est justement cette subtilité qui rend ce scotch aussi superbe.

SMWS 53.329 Caol Ila 12 ans

56.5% alc./vol.
« Intense Seaside Experience » – Distillé le 24 septembre 2007, Refill ex-bourbon hogshead, 287 bouteilles

André 91%
Pas si intense en fait… Nez défini par ses origines maritimes. Iode, algues, douce fumée de tourbe crasseuse et terreuse, ananas cuits sur le feu de camps, miel, citron. La bouche est riche et fait preuve d’un équilibre exquis. La texture est ronde et gourmande. Super mélange de citron, d’agrumes et de bleuets. Mélange équilibré de sel de mer et de fumée de tourbe. Fruits de mer cuits sur la plage, bananes flambées, ananas nappés de miel, cannelle et poivre. Certaines saveurs sont à l’extérieur du cadre habituel du bourbon cask. Belle finale, lente et langoureuse, très salée et fumée; le bourbon cask à son meilleur. Un whisky de terroir, oui.

Patrick 91%
Un beau gros Islay intense, crasseux, salé, sucré et complexe. J’adore ! Nez: De la grosse fumée de tourbe crasseuse, de fruits de mer, d’huile et d’épices de barbecue. Intense! Bouche : Un beau mélange intense de fumée de tourbe crasseuse, huileuse et sucrée avec du sel de mer, de la cendre de feu de camp, des épices chaleureux et de superbes, mais discrets fruits des champs qui apporte une subtile, mais superbe note sucrée. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et un peu fruitée.

Bruichladdich Black Art 11.1 24 ans

44.2% alc./vol.
La 11e édition de la série Black Art de Bruichladdich est un single malt non tourbé de 24 ans, issu de fûts remplis avant la renaissance de la distillerie d’Islay en 2001. Seul le distillateur en chef Adam Hannett connaît la recette, les types d’orge et de fûts restant confidentiels pour cette expression unique.

André 88%
Fruits noirs… Prunes et raisins secs, cerises noires, poudre de jus au raisin Kool Aid, oranges sanguines, légère fumée (pas de tourbe). Belle texture en bouche, moelleuse et grasse. Miel, sirop de poires, cannelle, cerises noires et prunes, aspect terreux et fruits séchés. Finale de fruits séchés, le sherry cask fort probablement, terreau d’empotage humide, prunes, raisins et cerises noires, chocolat au poivre et à la cannelle. Bon mais peut-être un peu trop conventionnel.

Patrick 85%
Un bon whisky, mais qui a toutefois déçu mes légitimes attentes face à un whisky vendu 770$ par notre monopole d’état. Nez : Le parfum apparaît à prime abord dominé par l’arôme du vin, avec des prunes, du raisin et des cerises. J’y retrouve aussi quelques noix et une touche de tabac. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve du vin très tannique, du fudge, du cuir et un je-ne-sais-quoi me faisant penser à du rye épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et épicée.

Martin 90%
Nez: Abricot sec, miel, cacao, figue, cire d’abeille, chêne poli, écho de tabac blond. Cerise et raisin. Bouche: Entrée ample et grasse, sur des notes de crème brûlée, marmelade d’orange, noisette grillée, dattes, café au lait, la texture est veloutée et huileuse. Finale: Longue et chaleureuse sur le chocolat noir, les épices douces, le thé noir, la prune et le bois noble. Équilibre: Un dram d’une ohésion remarquable, avec une richesse maîtrisée, un profil élégant et une profondeur contemplative. Un whisky de bord de quai sous la lune.

Bruichladdich Port Charlotte PMC:01 2013

54.5% alc./vol.
Port Charlotte PMC:01 est la sixième version de la série Cask Exploration de la distillerie Bruichladdich. Le millésime 2013 a été élaboré à partir d’orge écossaise Concerto tourbée à 40 ppm, distillée puis mise en fûts de bourbon de premier remplissage pendant 4 ans. En 2017, le spiritueux a été remis en fûts de vin Pomerol de la région de Bordeaux.

André 89%
Nez pâteux et lourdaud. Présence du wine cask bien sentie au nez, tout comme les accents maritimes témoignant de la provenance du whisky. Sel de mer, fumée de tourbe terreuse, pâte de fruits et vin rouge au nez. La bouche est sucrée, le taux d’alcool passe complètement incognito. Prunes et raisins secs, chocolat fumé, tourbe cendrée, pincée mentholée et salée. Fût de vin vieillissant sur la terre battue humide, gâteau aux fruits baignant dans son jus bien emballé sous cellophane, léger accent tannique et petite touche de soufre bien discrète. Longue finale relativement douce, salée et surtout poivrée, parfumée de fruits rouges, de caramel et de chocolat.

Patrick 90%
Un gros whisky qui livre la marchandise comme un gros truck! Nez : Fumée de tourbe intense, avec une petite note de fruits frais et sucrés. Bouche: Un beau mélange de saveurs hyper-intenses, avec de la fumée de tourbe, des fruits frais, de la vanille, une touche poivrée et beaucoup de bois brûlé. Finale: Très longue et intense, avec de la fumée et des fruits frais.

Martin 92%
Nez: Fumée grasse et saline, chocolat noir, pruneau, algue séchée, vanille et une pointe d’agrumes confits. Des beaux fruits bien fumés. Bouche: Texture dense et charnue, sur la tourbe, le caramel, les épices chaudes, le café torréfié et une vague iodée marquée. Finale: Longue, légèrement poivrée, saline, avec un retour de cendre froide et de malt grillé. Équilibre: Une expression tourbée solide mais raffinée, mariant profondeur, salinité et douceur fruitée avec cohésion maîtrisée.

Kim 90%
Nez : On sent bien l’influence du fût de vin rouge, c’est riche et presque terreux, avec un côté caramel foncé, mais également balancé par la fraicheur d’un bouquet d’herbes séchées (thym, menthe, eucalyptus, sauge). Même si Pomerol est une appellation de Bordeaux, ça me rappelle une balade en Provence. Bouche : Une tourbe presqu’acre, un alcool peu subtil se battent pour le contrôle de mes papilles avec des noisettes, des légumes verts grillés et un soupçon de sucre vanillé.

Duncan Taylor Octave Laphroaig 18 ans 2004

53.1% alc./vol.
Distilled 2004, Bottled 2023, Cask #5633399.

André 88%
Sherry fumé et médicinal, prunes et raisins secs, fumée de mazout de mauvaise qualité, sel de mer, bois séché. À l’aération, notes de citron et d’oranges. La bouche est herbacée et médicinale, feu de plage et iode, mélange de fruits sauvages séchés et de fruits tropicaux, tourbe malpropre. Texture ronde sans être huileuse, pimentée de bois sec. Finale sèche, plus orientée sur le citron et l’agrume que les fruits rouges, tourbe évanescente très médicinale et maritime, camphrée.

Patrick 84%
Un whisky qui coche toutes les cases, mais je me demande une fois de plus pourquoi utiliser un tel fût pour « finir » le whisky. En effet, si le nez et la bouche sont sublimes, le temps d’écrire ces quelques mots, la finale, trop boisée, me tombe de plus en plus sur les nerfs et me fait retirer plusieurs points (j’ai commencé à 93%, et pourtant j’écris assez vite!). A 200-250$, j’apprendrais à vivre avec, mais à plus de 900$ comme c’est le cas ici, on repassera. Nez : La fumée de tourbe est presque noyée par l’air marin et les arômes médicinaux. J’y retrouve aussi l’odeur de la fumée de tabac à pipe, des coquillages et surtout du xérès qui prends tout son temps pour monter sur scène. Bouche : Le sel de mer est ici aussi au premier plan, accompagné de la belle fumée de tourbe médicinale typique des vieux Laphroaig. Le xérès est un peu plus présent, juste assez pour complexifier encore plus le mélange de saveurs, avec une petite touche de fruits mûrs sucrés. La texture en bouche est huileuse comme il se doit! Finale : Très longue, salée, fumée et discrètement fruitée. Alors quelques minutes, la planche de chêne prend graduellement toute la place. Trop de place en fait.

Kilchoman 100% Islay 14th Edition 2024

50% alc./vol.
Orge malté de type Publican récoltée en 2013 et 2014, whisky de 9 ans dâge vieilli en Oloroso Sherry Casks et Ex-Bourbon Casks dans un ratio de 9 pour 1.

André 85%
Pas mal le whisky qui pourrait définir l’ADN de la distillerie. À la fois simple et efficace. Nez de fruits tropicaux, beaucoup de citron et crème à la vanille, cosses d’oranges et grains de céréales séchés au feu de tourbe. Bouche un peu rectiligne, passablement sur le bourbon cask; ananas flambés sur le feu de plage, citron, vanille, iode, oranges. Je cherche les notes tirées du sherry cask pour être franc. La texture est huileuse et très agréable, masquant bien l’alcool. La finale est tropicale et festive, belle fraicheur équilibrant les notes de tourbe crasseuse et terreuses de la tourbe. J’aurais personnellement opté pour des fûts plus jeune ayant plus de punch.

Patrick 84%
Un bon Kilchoman. Que dire de plus? Nez : Parfum de fumée de tourbe mélangée avec un peu d’huile à moteur, des agrumes et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Fumée terreuse et huile à moteur, avec une touche de sel. Ensuite, j’y retrouve des agrumes et des fruits tropicaux. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 88%
Nez: Tourbe un peu plus discrète ici, laissant place aux fruits et à la crème anglaise. Un vent de raisins secs et d’agrumes sucrées se développe. Bouche: Sucre et épices. Une tourbe boisée et épicée, marquée par les tannins du sherry cask, se fait tranquillement apercevoir. Finale: Douce et légèrement tourbée et épicée. Raisins, dattes, poivre noir et chène. Équilibre: Encore un petit manquement au niveau de la texture, mais pas mal mieux que la 13e édition.

Kim 79%
Nez : Un tourbe fruitée m’assaille les narines, c’est juteux. Poire, vanille, poivre blanc. Quel bel équilibre!
Bouche : L’alcool prend tellement (trop) de place. Adieu le délice fruité, c’est un coup de poing de grain, de poivre noir et d’alcool. Quel dommage!

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch #TB/06-04.04.2005/24.DB

46.2% alc./vol.
Small Batch Annual Release Batch 6, Batch #TB/06-04.04.2005/24.DB. Traigh Bhan est le nom sur la carte du Ordnance Survey (l’agence cartographique de la Grande-Bretagne) qui désigne la plage bordée de pierre volcanique mieux connu localement sous le nom de Singing Sands, à une centaine de mètres du légendaire phare de Port Ellen, Caraigh Fhada.

André 90%
Un bon choix à un coût respectable pour le marché actuel. À la fois représentatif de la ligne directrice de la distillerie et de ce que doit être un vieux Ardbeg. Notes herbacées et de forêt de pin après la pluie, de zeste de citron, vanille, abricots et poires, eucalyptus. Canevas médicinal et salin, laissant beaucoup de place aux grains de céréales séchés à la fumée de tourbe. À la deuxième gorgée, notes d’oranges et encore plus de fruits tropicaux. Forte influence du bourbon cask. Exquise texture en bouche, moelleuse et huileuse. Intéressant d’avoir des saveurs si définies et de bonne force sur une texture si souple. Fruits tropicaux – citron, ananas, bananes, abricots et oranges – puis apparition de fruits rouges séchés sur fond camphré et d’eucalyptus verdâtre. Finale de chocolat noir et de grains de café torréfiés, poivre concassé et eucalyptus.

Laphroaig 30 ans 2024 Release

45.8% alc./vol.
Vieilli dans une sélection de fûts de chêne américain et de fûts et fûts de xérès européens.

André 91%
Grosse différence gustative entre cette édition et celle de 33 ans d’âge. La proportion de fûts de bourbon plus élevé peut-être? Nez beaucoup plus tropical sur le citron, les cosses d’oranges et d’abricots, le tout sur fond maritime aux notes fraîches et salées, de vanille et d’une poignée d’herbe verte mouillée. La fumée de tourbe est douce, parfumée de notes herbacée et grasse. La bouche est généreuse, la texture agréable et plus ressentie que l’édition 33 ans. Mélange de fruits tropicaux et apparition de notes tirées du sherry cask via les fruits séchés et une légère sensation épicée et tannique. Fumée de tourbe verdâtre, embruns maritimes, banana split, citron, abricots, fruits roues séchés et oranges. Finale tourbée et de bois brûlé, médicinale et maritime, de très bonne longueur mais tout en douceur. 2e tasting: André 92%: Nez délicat et qui demande de l’attention, tourbe herbacée presque effacée et très clean. Les notes de fruits sont hallucinantes; mangue, framboise, abricots, jujubes à la fraise, oranges et une légère pointe de pied de céleri. La bouche est soyeuse et très texturée. Notes de feu de plage alliant iode et feu de bois, zeste de citron, la mangue, l’abricot et la compote de bananes, beaucoup d’agrumes. Le tout est déposé sur un canevas de cendre froide, de poussière de pierre et de sel de mer. Longue et douce finale, minérale et maritime et exposant encore une pléiade de fruits tropicaux juteux, de tourbe médicinale équilibrée aux accents herbacés. Du grand Laphroaig.

Patrick 94%
Nez : Parfum relativement délicat pour un Laphroaig, plus sur les fruits tropicaux, les agrumes et le sel que la fumée de tourbe. J’y trouve aussi de l’herbe et de la vanille. Bouche : Le sel semble ici au premier plan, avec des herbes, des fruits tropicaux, des agrumes, une note minérale et un peu de fumée de tourbe. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi de beaux fruits séchés apportant une belle profondeur à l’ensemble. Le tout est présenté sur une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, salée, fruitée, boisée et subtilement fumée.

Martin 94%
Nez: Fumée cendrée et embruns salés, cuir patiné, tourbe humide, zestes d’agrumes confits et vanille. Bouche: Texture riche et extrêmement veloutée, sur la réglisse noire, le chocolat amer, pruneau, avec des notes terreuses et une pointe médicinale, soutenue par un malt rond et complexe. Ouff. Finale: Longue, chaleureuse, minérale et légèrement boisée avec des accents d’algue et de tabac doux. Équilibre: Un dram d’exception, finement articulé entre fumée, salinité et nuances pâtissières. Un whisky tant qu’à moi qui offre une profondeur et une élégance rares, aligné avec une édition de cet âge.