Bowmore N°1

40% alc./vol.

Patrick 84%
Une balance et un ensemble de saveurs impressionnants, mais la texture en bouche de ce whisky, définitivement trop dilué, est décevante. Encore une fois, les comptables de Beam Suntory ont ruiné le travail de leurs artisans. Nez : Fumée de tourbe, épices, bois brûlé et vanille subtile. Bouche : De belles notes salées et sucrées, du bois épicé et de la fumée. Aussi quelques agrumes et une vanille subtile. Par contre, après quelques secondes, tout disparaît et est remplacé par une sensation aqueuse un peu poche. Finale : Salée, mais vraiment trop courte.

Kilchoman 10th Anniversary Release 2005-2015

58.2% alc./vol.
Bottle #1355 of 3000. Issue de l’assemblage de fûts remplis entre 2005 et 2012, cette édition peut se targuer de contenir du whisky du 1er fût de l’histoire de la distillerie ! Une version collector, sans l’ombre d’un doute.

André 91%
Mes attentes étaient très élevées et je n’ai pas été déçu du tout… En y goûtant dans la dégustation privée assis dans le warehouse de la distillerie (je sais, ça écoeure), je me suis dit de ne pas me laisser influencer par l’émotion et l’engouement du moment et de rapporter un sample afin de le réévaluer à la maison la tête froide. Et bien, j’ai eu le même buzz qu’à la distillerie. Bien heureux de surcroit d’avoir terminé la seule bouteille qui restait à la distillerie même, au milieu des fûts vieillissant dans le chai principal. Au nez; le bourbon cask avec ses flaveurs de poires, d’ananas, de vanille, la tourbe un peu sale est omniprésente bien que pas du tout envahissante, phénolique et entremêlée de salade de fruits et de quelques cerises en dés. On a misé ici sur la puissance des éléments mais dans un souci du respect de l’équilibre et de l’épine dorsale des saveurs qui définissent si bien la distillerie. La bouche explose littéralement avec l’alcool, l’ensemble est un peu animal et sauvage, la tourbe est herbacée et verte, genre herbe mouillée ou feuille bourrée de chlorophylle, jeune et fougueuse, les oranges, mélange de salade de fruits saupoudré d’épices relevées, miel, vanille et un background de sherry un peu timide et de céréales ayant trempées dans l’eau. La finale est un peu débridée, très épicée et poivrée et s’accompagne d’une solide baffe d’alcool et de tourbe animale. J’ai encore en main les premières mignonettes de 50ml de ‘’new spirit’’ de 3 mois que la distillerie distribuait à ses débuts en 2005-2006. D’évaluer le 1er embouteillage de 10 ans d’âge me rappelle de beaux souvenirs que je garde de mes débuts dans le monde du whisky qui datent des mêmes années du début de la création de la distillerie.

Patrick 91%
Un whisky épatant à tous les niveaux, que ce soit par ce qu’il représente ou que ce soit simplement au niveau du goût! Comme André, pour avoir suivi l’évolution de cette distillerie depuis ses premiers mois jusqu’à aujourd’hui, je suis impressionné par le chemin parcouru. Cette distillerie a fait un pied de nez monumental à toutes les distilleries un peu vieillottes qui ne juraient que par la tradition et l’expérience acquise au fil des siècles! Bravo et merci! Nez : Fumée de tourbe, cendres, fruits exotiques, caramel subtil. Bouche : Fumée emplie de poivre et d’épices, bois brûlé, quelques fruits exotiques et un je-ne-sais-quoi de crémeux. Finale : D’une belle longueur, épicée, poivrée et avec un petit quelque chose de sucré.

Bowmore 17 ans Warehouse Men’s Selection Distillery Exclusive

51.3% alc./vol.
Fruit d’une maturation en fûts de bourbon, sherry et wine casks, édition limitée de 3000 bouteilles.

André 95.5%
Invitant au nez, une tonne de cerises noires et nappées de draps de fumée de tourbe et d’odeurs maritimes, sel de mer, oranges et agrumes. La bouche est juste wow et rewow… hallucinante. Mélange d’un équilibre parfait entre les notes de fruits rouges, de tourbe, de sel de mer, de sherry et d’oranges. L’onctuosité est délectable et avec le temps et l’aération, le sherry enrobe la tourbe et la calme comme les bras d’une mère avec son enfant. Les cerises sont bien mûres, presque pulpeuses, des notes de chocolat au lait émergent aussi maintenant, puis cosses d’oranges et notes de vin rouge, sensation de soie et presque tannique aussi, ensuite danse lascive de sel de mer et de tourbe pas très prononcée et une légère morsure d’alcool presque inoffensive. La qualité du sherry est irréprochable, le mariage avec les notes du wine cask est divin. Je suis littéralement sur le cul… quelle expérience… Dans mon top 5 de 2017.

Bruichladdich Octomore OBA Concept C_0.1

59.7% alc./vol.
Limited edition of 3000 bottles. Un vatting de 10 casks (3 datant de 2007, 4 de 2006, 2 de 2008 et 1 de 2002) provenant de 6 differents types de fûts.

André 90.5%
Incroyablement fruitée en approche; abricots séchés, bois de chêne, cerises noires, fraises, fruits séchés divers, grosse tourbe un peu sale, une pincée de sel et beaucoup d’épices. Étonnamment, même avec cette livraison d’épices et d’alcool, le nez demeure relativement rond et approchable. La bouche est très puissante, épices des Caraibes, chili, tourbe intense, menthol, feu mourant le matin dans le foyer, fraises, oranges ou nectarines, cannelle, eucalyptus, poivre. Notes qui rappellent aussi le cask finish, genre wine finish. Finale hyper tourbée, le bitume chaud, abricot séchés, phénolique, fruits rouges et vin rouge et chocolat noir amer. Une édition intriguante et singulière qui respecte tout de même le style de la série Octomore.

Kilchoman 2009 Vintage

46% alc./vol.
8 ans d’âge

André 88.5%
Wow, superbe au nez. Qualité irréprochable de l’équilibre des arômes. Beau nez texturé d’agrumes et de melon d’eau, de cendre froide dans le fond du foyer par un matin d’hiver, salade de fruits divers avec une belle prestance sur les fruits rouges aussi. La tourbe est domestiquée mais tout de même bien présente, belle vanille onctueuse et esprit maritime et côtier, étonnamment bien représenté par la sensation et l’ensemble frais et presque aérien. Le whisky est presque gentil en bouche, le liquide est très souple, une vraie cortorsionniste tourbée, la tourbe est cendreuse et fraiche, moins coup de poing que dans bien d’autres embouteillages de la distillerie, et s’allie admirablement bien avec les saveurs d’agrumes. J’ai encore ces notes de melon d’eau frais et de timide sherry. Le whisky laisse une fine pellicule poussiéreuse et poudreuse en bouche et sur la langue. Habile touche de gingembre en finale de bouche qui apporte un peu de nuances dans ce whisky un peu (trop) docile et un bel épilogue de saveurs maritimes, de sel de mer, d’agrumes et de sherry. Peut-être pas la présentation coup de poing attendue, mais un Kilchoman abordable (niveau saveurs) et probablement plus grand-public. Les saveurs distinctives sont bien là mais la présentation est nuancée et enrobée, l’alcool aussi est hyper tolérable. Du compromis… pas trop compromettant.

Patrick 90%
Un peu rough au départ, mais après quelques gorgées, il se révèle être superbement construit et savoureux. J’adore. Nez : Fumée de tourbe très âcre, avec une note d’agrumes sucrés, de poivre et de vanille. Bouche : Une vague de fumée de tourbe et de bois épicé et poivré. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois carbonisé et épicé et un peu d’agrumes sucrés.

Martin 90%
Nez: Encore la tourbe maritime et la pierre lavée. Citron et agrumes, sel et poivre, bois et fruits tropicaux. Herbeux et à peine terreux. Crème au beurre. Bouche: Frais et sucré, pastilles au miel, chène épicé, tourbe légèrement amère. Finale: Longue et franche, pointes de tourbe d’épices et de cendre de bois. Équilibre: Un superbe voyage de toutes les facettes de la distillerie, tout en douceur.

Kilchoman New Make Spirit 50 ppm

63.5% alc./vol.

André 86%
86%… en tant que new make! Simplement un des meilleurs sinon le meilleur new make qu’il m’a été donné de goûter. Étonnant doux, floral et fruité et appuyé par de solides notes phénoliques sur une toile de fond salée et maritime. Nez; vanille, fleurs blanches, fruits rouges, sel marin, tourbe, céréales. Texture huileuse et grase. Étonnant car normalement, on ressent souvent cette sensation d’alcool presque industriel, un peu râche mais ici, non, de belles saveurs, un spirit invitant et une texture incroyablement douce. La bouche est douce en texture, belle vanille onctueuse, céréales maltées, puis tourbe phénolique et saveurs maritimes dont le sel de mer. Finale de vanille, de fleurs blanches et d’amandes perdues dans des vagues de tourbe phénolique bien prononcées.

Lagavulin 5 ans

±60% alc./vol.

André 78%
Un bébé Lagavulin avec un fort mauvais caractère. Sorbet à l’orange, tourbe définie, accents de new make spirit ou de whisky avec un manque de maturation, un peu sculpté à la hache ou la chainsaw. En bouche; sensation huileuse, saveurs de citron et d’agrumes, marmelade d’orange et vanille, miel et jeune alcool. Explosion d’alcool suivies de vagues de saveurs presque éphémères. Ce whisky manque définitivement de nuances et de raffinement, les saveurs sont tranchées et l’alcool un peu rugueux. Mais on reconnait aussi l’épine dorsale de la distillerie et la singularité des notes de tête qui définissent Lagavulin. Une jeune femme plein de potentiel mais qui ne le sait peut-être pas encore ou une sauce à spaghetti qui est sur le feu que depuis 5 minutes…

Caol Ila Distillery Exclusive 2017

58.8% alc./vol.
Limited edition of 3000 bottles – Mélange de first fill bourbon, refill bourbon et de Californian Red Wine Cask.

André 83%
Fruits rouges, confiture de framboise, trace de tourbe lointaine au nez qui est rond et goulu et qui offre aussi des notes de cassis. Le taux d’alcool aiguise la bouche un peu drastiquement et tranche avec la douceur des fruits sauvages, un brin de cannelle, la confiture de framboise d’où émerge la tourbe contrôlée mais constante. Gomme Dentyne Fire avec des accents qui rappellent le new make spirit ou le jeune whisky. Bien que le nez soit agréable et la texture soyeuse, l’amalgame de sensations que procurent l’agencement des saveurs me laisse perplexe due aux transitions en dent de scie. Finale soutenue sur les fruits rouges et l’alcool, neigette de tourbe qui fond qui la langue et un atterrissage tout en douceur. Un patchwork de saveurs dont les coutures sont mal ficelées.

Lagavulin 16 ans – Fèis Ìle 2017

56.1% alc./vol.
Double Matured in Moscatel cask wood – bouteille 5069 sur 6000

André 92%
Shit… une main de fer dans un gant de velour, c’est exactement ça. Le nez est rond et onctueux, presque inoffensif au départ; raisins blancs, tourbe phénolique très amadouée, poivre concassé, enbruns salins et maritimes, une touche épicée en retrait, une touche de zeste de citron et d’agrumes. Sérieusement, je cherche l’alcool, cibolle, 56.1% seriously?!?! La force de la bouche surprend un peu au départ, la douceur du nez avait bien caché le jeu de l’alcool; tourbe phénolique, raisins verts pressés, ambiance maritime, une touche herbeuse peut-être, qu’égaye les notes fraiches de citron. Prennent place par les suite, notes salines, de fruits de mer, camphre, fumée presque industrielle crachée par les usines du 19eme siècle. La finale est poivrée, plus douce et tendre, belles notes de vanille. Un beau Lagavulin, qui respecte la ligne directrice, plus doux que bien d’autres éditions et à l’équilibre certain. Pas certain du ‘’plus’’ apporté par le Moscatel, personnellement, je n’ai pas trouvé l’ajout ou la variante qui pouvait relier au cask finish. Ceci étant dit, je classerais cette édition entre un 12 ans cask strength et un Distiller’s edition. Les fans seront ravis, peut-être pas renversés mais certainement reçus.

Patrick 93%
Un superbe Lagavulin (comme toujours), mais plus épicé que d’habitude. Mais bon, ça reste un Lagavulin, alors c’est excellent! Nez : Parfum fruité et sucré, enveloppé par une belle fumée superbement aromatique et une note de chêne subtile. Bouche : Charbon, fruits mûrs, bois brûlé, fumée de tourbe, sucre blanc et touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et légèrement fruitée.

Martin 94%
Nez: Une douceur sournoise. Tourbe et raisins verts. Le phare de Lagavulin surplombe les arômes de sucre blanc et d’agrumes. Cacao et cendre. Bouche: Doux et mielleux, tourbe salée, citron et crème, fruits rouges, raisins secs, sherry, épices et chêne. Exquis. Finale: Tourbe de Laga en puissance et en douceur à la fois. Épices, bois et vin fortifié, fumée, orange et cacao. Équilibre: C’est ça qui arrive quand tu prends un des meilleurs whiskys de l’histoire et que tu le crinques cask strength. Le grand phare de la tundra est de retour. Un chef d’oeuvre pur et simple.

Bunnahabhain Moine Port Pipe Finish – Fèis Ìle 2017

55.6% alc./vol.
Bunnahabhain de 13 ans d’âge au total, les 10 premières années en fût de bourbon et de shery oloroso cask et puis ensuite transférés pour un affinage de 3 ans en Port Pipes.

André 91%
Fruits séchés, raisins secs, fumée de tourbe fruitée, beaucoup d’épices, poivre, figue, prunes, chocolat noir. Le nez est bold et très compact, une brique de saveurs intenses mais les saveurs travaillent en parfaites harmonies. La texture est sirupeuse, ça goûte définitivement les barres aux fruits, les prunes séchés, les prunes et les dattes, le chocolat noir et le caramel chauffé, la fumée de tourbe et les raisins secs sur un fond de viande fumée et d’hichory. La finale est longue, douce et affirmée, très fruitée, sirupeuse et fumée. J’adore l’approche inusuelle, les saveurs inattendues, la texture divine. Définitivement une distillerie à surveiller!

Patrick 95%
Un whisky extraordinaire! Bunnahabhain a su gâter ses fans lors du Feis Ile! Hyper savoureux, avec tout ce qu’il y a de meilleur dans le whisky réuni dans un dram et ce, avec brio. Nez : Parfum extraordinairement savoureux, marqué par la fumée de tourbe et le fruit du vin de porto, sans qu’aucun des deux ne domine l’autre. Sucré, chocolaté, une fondue au chocolat au bord d’un feu de tourbe? Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre, jerky de boeuf et porto servi dans un cup de chocolat. Finale : Longue, intense et tellement savoureuse. Marquée par la fumée et les épices du bois.

Martin 93%
Nez: Raisins secs, dattes, légère tourbe, fruits rouges, orange sanguine. Arômes puissants mais habilement contrôlés. Bouche: Fruits rouges, caramel, miel et vin rouge. Raisins, dattes et pruneaux. Cannelle et chêne. Finale: Tourbe salée, pierre lavée à l’eau de mer, fruits rouges et secs. Cacao et tabac. Équilibre: Une grande complexité, est-ce une réussite voulue? Dans tous les cas, il faut en profiter pendant que ça passe. Si je me fie à mon rythme de publication… Trop tard…