Ardbeg 14 ans 2003, Cask #98, Cask sample #17/0121

51.2% alc./vol.

André 93%
Saveurs brutes de sherry, un bloc de fruits séchés très compact, gâteau aux fruits, dattes, raisins séchés, surfant sur une vague de tourbe assouplie et de belles saveur maritimes un peu lointaines, bacon dans le sirop d’érable, tourbe phénolique accentués d’aromes maritimes dont le sel de mer et les fruits de mer. La bouche est presque poudreuse de sherry fruité, le feu de plage dans le sable mouillé, encore le gâteau aux fruits et les dattes dans leur jus, viande fumée, bacon à l’érable, belle tourbe phénolique, sel de mer, crabe, pâte de fruits. La texture en bouche est feutrée, hyper huileuse. Le whisky s’installe lentement en bouche et les saveurs émergent progressivement mais avec beaucoup d’assurance. Passablement d’épices aussi en finale de bouche mais qui s’étiolent assez rapidement laissant seulement un nuage de tourbe un peu translucide dilué de fruits et de sherry. Une belle expérience de dégustation, complexe et intense. Cela valait la peine de consacrer 1h30 de temps d’évaluation.

Lagavulin Jazz Festival 2016

54.5% alc./vol.
Un mélange de Refill American oak hogsheads et de first fill American oak barrels (ex-bourbon & ex-sherry). Édition limitée de 6000 bouteilles.

André 93%
Le nez est propulsé par la tourbe animale et brute, mais on ressent bien les notes de fruits rouges et de cœur de pomme en arrière-plan, les fruits de mer également, cintrés de bras de vanille amoureuse et bien crémeuse, d’oranges et de fruits à chair. La bouche est hyper soyeuse, le bitume chaud, la tourbe un peu féroce, notes de fruits rouges séchés, d’oranges, de poivre et de sel de mer, vanille. Belle finale soutenue mais d’une incroyable texture feutrée, la tourbe est animale mais domestiquée et se marie admirablement avec les notes de fruits rouges. Belle présentation, saveurs efficaces, agencements agréables, du beau Lagavulin.

Patrick 91%
Un superbe Lagavulin, avec tout ce qu’il faut! J’adore! Nez : Tourbe épicée et fruitée, avec une touche de sel, du caramel et des pommes. Très appétissant! Bouche : Wow, riche et intense, fumée de tourbe, caramel, fruits mûrs, sel de mer, poivre et bois brûlé. Finale : D’une superbe longueur, marquée par la superbe fumée de Lagavulin, que demander de plus?

Bunnahabhain 20 ans 1997 American Oak Fèis Ìle 2017

52.2% alc./vol.
Bottle #479 of 528. Vieilli pendant une première période de 19 ans en ex-bourbon cask puis affiné pendant 10 mois supplémentaires en virgin oak cask.

André 84%
Nez rectiligne et incroyablement doux, genre bois de chêne toasted …pas brûlé… Pleines notes de caramel et de toffee, de bois de chêne sucré, beaucoup de vanille qu’on a passé au petit chalumeau pour le caraméliser légèrement, petits fruits sauvages saupoudrés d’épices. La bouche est très épicée et vraiment influencée par le bois de chêne, belles notes de toffee et de caramel, recouvrant des cerises et des fruits séchés. La force de la bouche étonne un peu, surtout de part la forte présence d’épices mais aussi de par les fortes essences de bois de chêne que cache les notes de poivre et de sel de mer. Même si l’équilibre général du whisky ainsi que sa texture sont délectables, l’amalgame et la diversité des saveurs font que l’on se lasse rapidement (surtout après avoir évalué le Moine Mor Feis Ile).

Ardbeg Committee Reserve 2006 (Uigeadail) ‘’Never-to-be-repeated’’

59.9% alc./vol.
Limited edition of 1392 bottles. Cet embouteillage fût distribué aux membres du Committee en 2006 afin de recueillir leur opinion pour ce qui allait devenir l’embouteillage Uigeadail maintenant disponible sur le marché. Fruit de seulement 3 fûts hogsheads de jeune Ardbeg mélangé d’un fût de sherry butt de 2002.

André 95%
Hallucinant… Peu de single malt peuvent se targuer d’avoir autant de charme et d’équilibre à un si jeune âge. La jeunesse du spiritueux va si bien à cette distillerie. Le nez est rempli de phénol, de tourbe maritime, de camphre qu’adoucissent agréablement les notes de sherry assez prédominentes. Belles vagues de fruits séchés, de dattes et de raisins de vieux cuir élimé. Belle texture à la fois huileuse et onctueuse sur le caramel fondu. Le taux d’alcool rend le whisky un peu fougueux en bouche mais le coating huileux protège la bouche de façon admirable. Beaux ressacs de miel et de vanille, feeling animal du genre poil d’animaux sauvages mouillés, camphre médicinal, fruits de mer et viande fumée. Les notes de fumée et de sherry se mélangent et forment une nouvelle couleur de saveurs. L’intégration des 2 types de fûts est bien ressentie sans qu’aucun des deux prenne le dessus sur l’autre. La finale est plus edgy, l’alcool ponctue la langue de salves salées et épicées, notes de chocolat noir et d’expresso, d’asphalte à chaud, de tourbe médicinale et de fruits secs. Pas le whisky avec la finesse impeccable mais on adore la naïveté des arômes et le rendu peut-être même un peu maladroit de la finale, ce sentiment de vouloir quelque chose de solide qui trangresse le temps de par sa structure plutôt que par ses détails précis et raffinés.

Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 79%
Je pleure ma vie, du Laphroaig Select à 1500$… Nez discret, avalanche de fruits tropicaux, citron, lime, une pincée de sel de mer, bon taux de sucre qui camoufle la tourbe, grosse vanille onctueuse, banana split, oranges & nectarines. Signature des vieux Laphroaig ou la tourbe est en retrait. Laisser le verre s’aérer donne encore plus la chance au whisky de s’arrondir mais j’avoues que les notes de salade de fruits sont vraiment invitantes. La catastrophe viendra de la texture de bouche qui est vraiment à chier, en fait, il n’y a aucune texture, ça goûte le whisky dilué et sans structure (j’ai l’image du Laphroaig Select). Même les saveurs sont délavées, comme une vieille photo des années 20 à l’image balayée par le temps. La seule bonne chose c’est que la tourbe est plus soulignée en bouche qu’au nez, les saveurs senties sont bien là mais sans passion mis à part un léger pétard mouillé de poivre et d’épices. Courte finale, tourbe fruitée et tropicale.

Patrick 77%
Plutôt décevant. À se demander pourquoi il a été embouteillé comme single malt… Probablement parce qu’il aurait ruiné le blend dans lequel on l’aurait introduit, et pour profiter des collectionneurs naïfs et des riches parvenus. Nez : Fruits tropicaux qui pourrissent à proximité d’un feu de camp sur la plage. Le tout, c’est avec une créosote. Bouche : Le créosote, puis le feu de camp, les fruits pourris, des piments chauds, du bois brûlé et enfin un sel de mer enveloppant. Finale : Longue et s’étire sur le sel et les fruits pourris.

Ardbeg Fèis Ìle 2009

54.6% alc./vol.
Cask #1190, Toasted Oak Hogshead, distilled 11/05/1998, bottled 10/12/2008, warehouse 91, 282 bottles.

André 93.5%
Bonbons menthol et eucalyptus, sirop d’érable un peu brûlé dans le fond de la pan de métal, tourbe chocolatée, confiture d’oranges, graisse de bacon à l’érable, tourbe terreuse, enbrums maritimes remplis de sel de mer. La bouche est généreuse, texture un peu effilée sur les épices; miel, sirop d’érable, oranges confites, bonbons casse-grippe, eucalyptus, cannelle, sel de mer, raisins séchés, fumée de tourbe un peu sale. Finale sur les grains de café torréfiés et le chocolat noir amer, la tourbe terreuse et maritime, les oranges nappées de miel et de sirop, la cannelle, caramel. Un Ardbeg savoureux et divin.

Patrick 92%
Un beau gros Ardbeg intense et savoureux comme je les adore! Je comprends que l’on ait décidé de faire une édition spéciale de ce fût! Nez : Impressionnant, un Ardbeg avec du succulent sucre de bonbons fruités, mais avec aussi une bonne dose de sa tourbe médicinale et de sel. Bouche : À la différence du parfum, très boisé, légèrement poivré, avec du charbon de bois, un peu de fruits sucrés, une bonne dose de sel et évidemment l’omniprésence de la tourbe. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe.

Lagavulin Distiller’s Edition 2001-2017 Pedro Ximenez Cask Finish

43% alc./vol.

André 91%
Wow… Un Lagavulin drapé de soie et d’étoffe presque prolétaire, un whisky riche, tant au niveau texture que des saveurs et arômes. L’approche est feutrée, presque féline, j’imagine un animal sauvage guettant sa proie au travers d’un mur d’arbres et d’herbe. Le nez est soyeux, duveteux, avalanche de fruits rouges, les cerises marasquin, le chocolat noir, le sel de mer bien iodé, la tourbe animale. La bouche est par contre un peu trop diluée même si les saveurs sont d’une intensité remarquable; dattes, prunes, fruits secs, cerises noires, tourbe phénolique et animale, les fraises et framboises, le gâteau Forêt Noire, cerises marasquin, oranges sanguines. Personnellement, la seule chose qui m’accroche c’est la texture qui est un peu molle et les saveurs semblent s’estomper rapidement si on s’attarde trop à décortiquer le whisky. Outre la tourbe qui offre une persistance étonnante, les autres saveurs sont volatiles et frivoles. Finale tourbée, avec un retour sur des relents maritimes dont le sel de mer en avant-plan. Une belle présentation, un peu trop maquillée pour se faire belle et attrayante pour le grand public, mais certainement une valeur certaine lors de vos prochains achats.

Patrick 95%
J’aime, j’aime, j’aime… J’adore. La recette du whisky parfait: Tourbe et xérès. Et hop! Une bouteille de plus dans le panier! Nez : Aaaaargh… Lagavulin Distillers Edition. Je pourrais arrêter mon évaluation ici! Fruits rouges, caramel, fumée de tourbe, iode… En fait, quelques biscuits salés. Bouche : D’abord sucré et fruité, puis rapidement enveloppé par un nuage de fumée et d’épices. Puis, un peu de chocolat noir, toujours enveloppé par la fumée. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices, de la fumée et une touche de chêne.

Martin 94%
Nez: Tourbe affirmée mais douce, bois de chêne, fruits des champs. Le tout est très discret, tout en sachant ne montrer que l’essentiel. Cuir et vanille. On sent ici que l’on doit prendre son temps. Sel marin et palette de chocolat Laura Secord. Bouche: Fruits, vanille, raisins, cannelle et cassonade dès le départ, pour ensuite laisser briller tourbe végétale et bois sec. Touche de sherry bien sentie. Renversant. Finale: Longue, sur une intensité un peu faible à mon avis, mais qui transporte des saveurs telles que tourbe boisée, cerise noire, sherry goulu et poivre noir. Orange et chocolat. Équilibre: Un must buy. Cette édition est grandiose, tous les atouts du malt signature de la distillerie, enveloppés d’un voile doux et fruité qui saura attirer ceux qui habituellement fuient la tourbe, tout en séduisant les purs et durs.

Kilchoman 100% Islay 7th edition

50% alc./vol.
Distillé en 2010, embouteillé en 2017. Septième édition de Kilchoman 100% Islay, cette référence unique en son genre, rend hommage au savoir-faire Kilchoman et au terroir d’Islay. En effet, comme pour ses versions précédentes, le single malt 100% Islay est produit à partir d’orge cultivée et maltée à la distillerie et est issu de l’assemblage de fût de bourbon provenant de Buffalo Trace.

André 85.5%
L’orge maltée, agrumes et sensation citronnée, poires, sirop de salade de fruits, fruits tropicaux, belle vanille onctueuse. Agréable présentation de whisky tourbé maritime et typique d’Islay. Cette édition est par contre plus étouffée en approche de nez, bizarrement, les saveurs semblent un peu fades et éventées. La bouche est tourbée et camphrée, salade de fruits en can dans le jus, poires, melon au miel, citron, sel de mer et beaucoup d’épices et de réglisse noire. La texture manque d’amour et offre une texture un peu trop liquide, la bonne chose c’est que le taux d’alcool est presque discret. La finale est moyenne en longueur, épicée et poivrée ainsi qu’avec de la tourbe herbeuse très fumée et camphrée. Bien que cet opus de Kilchoman est de belle présentation, la texture en bouche est déficiente et flasque. La surprise que réserve cette 7eme édition est l’assaut des épices et du poivre qui tranche d’avec les saveurs amoureuses de la salade de fruits.

Patrick 86%
Un autre très bon Kilchoman fait pour les inconditionnels de la distillerie. Nez : Vanille, botchs de cigarettes et de cigares cheaps, chêne et orge. Bouche : Chêne sucré, fumée de tourbe savoureuse, agrumes et caramel. Finale : Très longue, marquée par la fumée de tourbe et les épices du bois.

Martin 86.5%
Nez: Agrumes, herbe verte et tourbe camphrée. Citron et crème fouettée. Vanille, chène et terre fraîchement retournée. Bouche: Épices douces, vanille, tourbe et citron. Caramel salé et fumé. Bois carbonisé, fin du feu de camp sur la plage. Finale: Longue et agréable, tourbée et puissante à souhait. Notes de poivre, de bois, de tourbe et de cendre. Équilibre: Un excellent Islay, représentatif de la nature sauvage des éléments de l’île.

Lagavulin Jazz Festival 2017

57.6% alc./vol.
Bottle #2802 of 6000

André 89.5%
Feu de foyer et cendres un peu froides, tourbe phénolique, un peu minérale et calcaire, pelures de bananes, sel de mer, vanille, notes médicinales et background poivré. La bouche est relevée, phénolique et maritime, notes de cendres froides, feu de plage dans le sable humide et l’air maritime, asphalte, quelques fruit rouges, la pelure de pomme et les raisins secs. La texture est moelleuse malgré le taux d’alcool puissant. La signature aromatique est typique de la distillerie, le style de tourbe aussi, on constate rapidement la grande qualité habituelle que livre la distillerie. La finale rappelle la viande fumée, l’asphalte chaud après une averse, notes médicinales et antiseptiques avec une douce morsure d’alcool. Tout comme un bon band de Jazz, une qualité d’exécution, gamme de saveurs délectables avec une pointe d’improvisation côtière. Vos papilles tapperont du pied au rythme de cette dégustation phénolique.

Kilchoman Loch Gorm 2017

46% alc./vol.
Maturation exclusive en sherry Oloroso butts, édition limitée de 13500 bouteilles.

André 92%
On ne se lasse pas de cette présentation de Kilchoman alliant la tourbe et les saveurs maritimes et la compote de fruits. Au nez, maritime et coastal, agrumes, oranges, léger citronné très frais, fruits séchés, marmelade de fruits rouges, belle tourbe pas trop prononcée, nez feutré mais saveurs masculines. La bouche développe la tourbe en de riches vagues de saveurs phénoliques, mélange de marmelade d’oranges, de fruits séchés et de gingembre et de gâteau aux épices. Après quelques temps, savoureuses notes de chocolat noir amer. La tourbe est puissante mais étonnamment contrôlée, apaisée par les caresses du sherry Oloroso goulu. Réglisse rouge, gros grains de poivre noir broyés. La texture est grasse et très huileuse en bouche. La finale est fruitée et maritime appuyée par de solides notes d’épices et de tourbe. Synonyme de qualité indéniable, on mise ici sur la qualité de la distillation et des fûts et non sur 200 ans de savoir faire. Cette distillerie sera définitivement à surveiller dans les prochaines années.

Patrick 89%
Un superbe whisky super riche, complexe et intense. Un peu trop de cendre mais sinon, c’est super. Nez : Fumée intense, une touche de sel, une note fruitée et un peu de poivre. Bouche : Sel intense, fumée de tourbe qui l’est tout autant, une tonne de cendres, du poivre, une petite touche fruitée subtilement sucrée. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et sucrée.