Bunnahabhain Toiteach A Dhà

46.3% alc./vol.

André 86.5%
Alléchant mélange de tourbe, de xérès et d’oranges. Fruits secs, chocolat fumé, oranges et cerises. Simplicité et justesse. Encore une fois, la texture en bouche est divine, soyeuse et ronde, on perçoit rapidement l’onctuosité du liquide. Côté saveurs, les raisins mauves séchés, bleuets, cerises, oranges, fumée de tourbe terreuse, oranges et chocolat poivré, caramel. Finale moyenne en longueur. Les saveurs sont bien définies mais se fondent bien les unes dans les autres. Légère sensation de poussière de pierre et de poudre à saveur de raisins pateaugeant dans des nuages de fumée de tourbe. J’ai personnellement trouvé le whisky à son apogée lorsqu’il avait passé un bon 30 minutes dans le verre. Un superbe malt d’introduction aux whiskies tourbés d’Islay.

Patrick 92%
Un excellent whisky, j’adore! Riche, intense, bien balancé… Le mélange de fumée et de xérès est exactement ce que je préfère dans mon scotch! Nez : Superbe fumée de tourbe, riche et enveloppante. Le tout enveloppé par du xérès et du chêne savoureux. Alléchant! Bouche : Fruité et très fumé, avec du bois, des épices et du poivre, l’ensemble étant plutôt sucré. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et sucrée.

Martin 87%
Nez: Crème, miel, orge et fruits de champs. Petit panier de bleuets avec une légère fumée. On reprend une sniff et la fumée de tourbe terreuse et herbeuse s’intensifie, et son bouquet de xérès s’expose. Bouche: Fumé, fruité, épicé. Le baril de chêne se fait bien sentir, ou goûter devrais-je dire. Raisins secs et poivre, belle intensité. Finale: Le bois et le poivre sont à l’honneur. Les saveurs sont bien représentatives de ce qu’on a expérimenté jusqu’à présent, et la finale laisse cela s’étirer sur un moyen temps. Équilibre: La tourbe n’est pas trop agressive et se développe bien dans le temps. Un bel exemple de peated sherry cask qui rappelle les belles années de Bunnahabhain. Tout n’est pas perdu!

Laphroaig 31 ans Vintage 1974 Sherry Cask

49.7% alc./vol.
Limited Edition of 910 bottles

André 95.5%
J’avais complètement oublié cet échantillon qui date de quelques années et que j’avais rapporté d’une dégustation à la distillerie en compagnie de John Campbell, le distillery manager de Laphroaig. Nous étions un petit groupe de 10 personnes et avions été invité par le groupe Beam. J’étais le seul du groupe qui ne travaillais pas pour la compagnie et John à ce moment m’avait dit ‘’tu es notre invité alors choisis quelles bouteilles tu aimerais goûter en plus de la série que j’ai choisi’’. Choix difficile car j’avais accès à sa collection personelle et j’ai opté pour un Cairdeas 30 ans, le Cairdeas annuel qui n’était pas encore sorti sur le maerché dont je suis allé chercher directement dans une boite à l’expédition (en promettant de ne pas publier de review avant sa sortie) et ce Vintage 1974 entre autres choix… J’avais gardé une expérience extraordinaire de cette dégustation et remisé l’échantillon dans ma boite ‘’to be reviewed’’. Alors on replonge dans ce mythique whisky. C’est superbe, vraiment. De la délicatesse mais des saveurs bien campées; belle confiture de fruits encore chaude, caramel salé, une touche d’enbruns maritimes transportant le sel de mer. Il y a aussi un aspect rafraichissant avec une touche de fruits tropicaux et de citron, frais sorti du réfrigérateur, d’oranges confites. Ceux-ci se mélangent aux fruits secs et aux raisins. La tourbe hyper distingué, phénolique et terreuse n’est pas du tout en avant plan (comme la plupart des vieux Laphroaig) mais agit pour l’instant en acteur de soutien. Le nez demande du temps car les flaveurs sont volatiles et raffinées, parfois presque secrètes et réservées. J’ai mis plus de 30 minutes à constamment revenir au verre pour en dénicher les subtilités. La bouche est… est… divine. WOW… Quelle délicatesse des saveurs, du pur raffinement. Un canevas de tourbe terreuse et légèrement camphé sert de support aux différentes nuances fruitées (fruits tropicaux – oranges, mangue, poire – et fruits rouges secs – cerises, framboises, raisins. Autant la tourbe que le sherry est superbement bien équilibré, tout se complète et se bonifie mutuellement. La finale est hyper longue, pas de part la force de l’alcool ou de la tourbe terreuse et chocolatée mais par la qualité des saveurs et la délicatesse des arômes. La tourbe se mélange maintenant à une pincée de poivre, le sel de mer rappelle l’origine du whisky, les différents types de fruits l’utilisation des fûts. Quand les saveurs racontent le whisky, c’est ce genre d’expérience que ça donne. Certains diront qu’à 20,000$ à LMDW à Paris les attentes sont élevées mais tout amateur de whisky qui se respecte sait que le prix n’est pas toujours gage de qualité. Cette bouteille fait exception et se classe au top 5 de mes meilleures expériences de dégustation ever sur mes (presque) 3000 whisky évalués.

Laphroaig Cairdeas 2019 Triple Wood

59.5% alc./vol.
Édition de 36000 bouteilles, maturation en ex-Bourbon barrels, ayant d’abord mûri en quarter casks ainsi qu’en ex-oloroso European oak Sherry casks.

André 90%
Nez typiquement Laphroaig avec sa tourbe médicinale représentative, des accents prononcés de menthol et d’herbe verte ainsi que de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus. Ça sent aussi la terre mouillée, les poires et abricots séchés ainsi que des soupirs de fruits rouges un peu distrants. La bouche est puissante, salée et grandement poivrée, cendre refroidie et pansements gorgés d’antiseptique, camphre et menthol, poignée d’herbe verte arrachée du sol dont les racines sont encore attachées à de la terre mouillée et boueuse, poires, abricots, raisins, citron et agrumes. Belle texture huileuse et grasse avec des tonalités de chêne séché, saveurs de vanille et de caramel. La finale est hyper longue, poivrée et tourbée, puissante et interminable pérennité.

Patrick 91%
Mes attentes sont toujours élevées envers les Cairdeas et elles sont ici rencontrées. J’y retrouve la belle fumée de tourbe crasseuse et médicinale typique de la distillerie, mais aussi des notes fruitées des plus agréables. Que demander de plus? Nez : De la fumée de tourbe médicinale, la terre mouillée, les abricots séchés, des fruits rouges bien mûrs. Un parfum alléchant, s’il en est un! Bouche : De prime abord, un mélange de tourbe médicinale, de sel de mer très intense et de chêne brûlé. Puis, un soupçon de fruits rouges, une touche d’agrumes et du chili bien pimenté. Le tout est porté par une belle texture grasse. Finale : D’une belle longueur, fumée, pimentée et salée.

Martin 92%
Nez: Menthol et eucalyptus, pastille Fisherman’s Friend fumée, air salin et touche de fruits tropicaux. Bien sûr, en voici un autre qui cache bien son degré d’alcool. Bouche: Tourbe, fruits bien sucrés, avec une vague de caramel et de cannelle. Le chêne brûlé et la boucane perdurent dans une texture huileuse, grasse et pesante à souhait. Finale: Longue, chaude, fumée et épicée, on en redemande encore et encore. Équilibre: L’édition annuelle de Laphroaig qui ne déçoit jamais. Un must-buy.

Kilchoman 10 ans Bourbon Cask #446/2008

56.6% alc./vol.
Distilled 21/08/2008, Bottled 21/08/2018, 209 bottles

André 92%
Marmelade de poires et d’ananas fumée, vanille onctueuse, fumée de tourbe camphrée, embruns maritimes salés, salade de fruits avec cerises, oranges, cendres refroidies. Belle onctuosité en bouche apportée par la collade amoureuse du bourbon cask, cosses d’oranges et de marmelade de fruits, cintré d’une fumée terreuse et salée, puis les poires et l’ananas en dés. Malgré une approche robuste, ce Kilchoman est très approchable et d’une douceur incroyable. La finale est longue est fumée, camphrée, bien meublée par la salade de fruits tropicaux bien fraiche. La versatilité de cette distillerie à un si jeune âge est impressionnante.

SMWS 10.152 Bunnahabhain 10yo

58.7% alc./vol.
« The leviathan wakes… » – Distilled 10/12/07 from Refill Ex-Bourbon Hogshead, 261 bottles.

André 90%
Un festin de fruits de mer sur la plage. Le moteur du bateau a callé et dégage des vagues d’huiles à moteur souillées qui se mélangent au sel de mer. Le temps est à l’orage et l’air est gorgé d’embruns maritimes puissants et de quelques grains de sable transportés par le vent. Un des marins a avalé quelques pastilles camphrées (des Fisherman’s Friends peut-être) car il traine un début de grippe recalcitrant. À l’ouverture, le sac dégage ses odeurs puissantes de camphre et de Tiger Balm charié par le vent un peu féroce provenu du large. Nos sens sont aussi inspirés par une sensation minérale brute mais fraiche. La bouche laisse des trainées d’huile de poisson (sardines?) en conserve et de tranches d’ananas cuites sur le feu de bois. Certains ont préféré de bons verres de jus de citron. De puissantes images qui font défiler une histoire bien ficelée dans nos têtes.

Patrick 90%
L’un des Bunnahabhain les plus intenses que j’aie goûté – il faut dire que cette distillerie n’a jamais été reconnue par ses « peat beast ». Ça n’empêche pas l’ensemble d’être très bien équilibré et agréable. Nez: Un envoûtant parfum de fumée de tourbe, avec des pommes vertes, des agrumes, de la cendre, du charbon et du mercurochrome. Bouche: De la grosse fumée de tourbe pleine de charbon, de sel et vinaigre, de mercurochrome, de fruits de mer, d’agrumes et d’une touche rocheuse. Finale: D’une belle longueur, salée, fumée et un peu épicée.

Martin 89.5%
Nez: Hareng fumé, citron, crème et braise ardente. Pas piqué des vers. Encore pierre lavée et sel marin. Normalement je me serais attendu à un peu plus de fruits de la part de cette distillerie, mais ici on y va dans la solide tourbe. Bouche: Sel, sucre à la crème, fruits confits et tornade de poivre blanc. Bois, vanille et cannelle. Finale: Je retire ce que j’ai mentionné au nez, ici l’avalanche de fruits nous emporte sur les notes longues et chaudes de bois, de vanille, de sherry et de poivre. Équilibre: J’aime bien ce combo Bunna-SMWS, c’est vraiment un scénario typique dans le genre « meilleur des deux mondes »…

Elements of Islay AR10

52.4% alc./vol.
Seulement 2 ex-fûts de bourbon d’Ardbeg distillé en 2001 ont été embouteillé pour cette édition de 17 ans d’âge.

André 92%
Belle tourbe camphrée et herbeuse rendue docile par le vieilissement en bourbon cask, vanille onctueuse, chocolat noir, fruits tropicaux, ananas, poires, melon au miel, jus de citron, médicinal et maritime comme il se doit. Le nez est docile et se laisse approcher facilement. Quelle texture en bouche… wow! Hyper sensuelle, licoreuse et huileuse. Au départ le sirop de fruits tropicaux en can, beaucoup d’ananas et de poires, puis arrivée massive de tourbe camphrée médicinale et terreuse, d’anis, de sel de mer et d’herbe mouillée. Fine sensation acide apportée par les notes de citron aussi. Aux gorgées subséquentes le whisky est plus sucré et laisse une bizarre sensation de cendre refroidie sur les dents. Belle longue et douce finale qui rappelle les feux de camps sur la plage, le whisky affiche aussi des notes de sel de mer et de poivre broyé, de menthol peut-être aussi. Quel superbe whisky avec une texture hallucinante.

Patrick 90%
Du Ardbeg cask strength, sans artifices. Je ne sais même pas pourquoi vous perdez votre temps à lire ces lignes, c’est évident que c’est excellent! Nez : La belle fumée complexe d’Ardbeg, avec du créosote et un peu de goudron. Bouche : De belles épices, du bois brûlé, du créosote et du goudron. Finale : D’une belle longueur, intense et marquée par la fumée et le bois brûlé.

Elements of Islay LG8

59.5% alc./vol.
Produit à partir de 2 ex-bourbon barrels distillés en 2006 à la distillerie Lagavulin.

André 89%
Poires, melon au miel, pêches, mangue, agrumes, vanille, bbq sur la plage, belle salinité maritime, tourbe crasseuse et terreuse. Sensation huileuse et de grasse de viande cuisant sur un bbq de plage, boisson au citron et agrumes, jus de salade de fruits tropicaux, la bouche est puissante et généreusement poivrée, l’alcool est franc et la tourbe puissante, cendreuse et un peu sale et industrielle, médicinale et camphrée. Notes de bois de chêne carbonisé aussi, bonbons casse-grippe à la menthe et Tiger Balm, bacon. Boisson au citron et au miel. Longue finale, bien poivrée, bacon bits, charcoal et fruits tropicaux. Un Lagavulin un peu unidimentionnel mais avec des saveurs justes.

Patrick 91%
Du Laphroaig cask strength, c’est rare qu’on se trompe avec ça. Nez : Du beau gros Laphroaig sale, avec de la belle fumée médicamenteuse. Bouche : Fumée intense et médicamenteuse, avec une bonne dose de charbon de bois et une touche de goudron, le tout porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, très fumée, épicée, goudronnée et tourbée.

Elements of Islay CI10

58.2% alc./vol.
Dixième embouteillage Caol Ila de la gamme Elements of Islay lancée par la société Elixir Distillers. Cette édition distillée en 2008 et 2009 est issue d’un mariage de 3 fûts hogsheads provenant de la distillerie Caol Ila.

André 88%
Fumée intense mais douce, un peu cendreuse aussi, sale et crasseuse, notes d’agrumes et citronnées, poires, boisé, genre bois de chêne pas complètement séché, vanille et une pincée de sel de mer. Notes verdâtres aussi à lesquelles je ne peux rattacher aucune image en particulier. Manque un peu d’onctuosité en bouche mais on détecte un léger huileux un peu grassouillet qui rend l’ensemble facile à boire malgré le bon taux d’alcool. Le whisky offre un bon mélange de fruits tropicaux et d’agrumes, de pommes vertes, une fumée phénilique cendreuse et verdâtre, eucalyptus, notes de citron aussi et un baiser de citron en finale de bouche. Longue finale aux saveurs de bbq au charcoal sur la plage, iode, poivre, anis, chandelle à la citronnelle.

Patrick 85%
Un gros whisky intense, voire agressif. Nez : Fumée intense, subtilement poivrée, du malt et bois brûlé. Bouche : Bois brûlé, fumée poivrée et une tonne d’épices, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et épicé.

Elements of Islay OC5

59.8% alc./vol.
Ce nouvel Octomore de 7 ans d’âge est un Single Bourbon Cask distillé en 2011 et embouteillé en 2018.

André 91%
Grosse fumée de tourbe sale terreuse, agrumes, ananas, oranges, tarte aux pommes, sel de mer, jus de citron. Dans l’expectative d’un uppercut d’alcool et de tourbe aucunement subtil, je me lance avec une première lapée… Surprise, pas de tsunami d’alcool tourbé mais plutôt des grosses notes d’oranges et de citron, d’ananas et de pommes, la salade de fruits en can, une texture soyeuse arrondie par le fût de bourbon. Les notes tourbées quant à elle proviennent plus des notes de céréales au miel fumées, un peu crasseuses aussi. J’adore le clash de saveurs entre la fraicheur des fruits tropicaux et citronnées en contraste avec l’odeur crasseuse huileuse et souillée et celle de tourbe terreuse et mouillée ce qui met les papilles gustatives à rude épreuve. Malgré l’onctuosité du whisky en bouche, on perçcoit tout de même la jeunesse de celui-ci, plus dans la présentation générale et aussi dans sa fougue ressentie beaucoup plus en finale de bouche qui est un peu imprévisible, poivrée et tourbée. Ce Octomore démontre que complexité et équilibre vont parfois de pair avec jeunesse de maturation dans le monde du whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, intense, percutant, et bien équilibré. Nez : Fumée de tourbe marquée par la cendre et une bonne dose de bois frais. Bouche : Une tonne de cendres, de la fumée de tourbe, une généreuse dose de bois brûlé et une petite note d’agrumes, le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Elements of Islay PI5

63.1% alc./vol.
Produit par la distillerie Bruichladdich, cette édition est un Port Charlotte provenant d’un mélange d’un fût Refill Hogshead et d’un fût 1st Fill Barrel, distillés en 2009.

André 87%
Oh la la… Ça rappelle la fermette à grand-papa Jean-Louis ça… Grosse tourbe pas subtile, cendreuse et grasse, miel, sel de mer, herbe séchée et céréales, odeurs citronnées et fraiches, sensation huileuse et minérale à la fois. La bouche est edgy, sèche et puissante. La tourbe est encore crasseuse et cendreuse, j’ai encore cette sensation minérale qui rappelle les galets nappés de sel de mer séchés au soleil que l’on lècherait (je n’ai pas essayé btw). On perçoit la jeunesse du whisky avec son intensité un peu malhabile mais qui a beaucoup de charme pareil. Belles notes de zeste de citron et de sel de mer dans un nuage de fumée de tourbe huileuse. La finale est franche, bien tourbée et attendrie par les toanlités de citron et de vanille.

Patrick 90%
Si bien équilibré, et riche et balancé… Wow, incroyable! Nez : Sel de mer, fumée de tourbe, tabac, une touche de sucre et une note fruitée très subtile. Bouche : Comme prendre une gorgée d’eau de mer à marée basse, avec une pincée de cendre et une tonne d’épices. Bon, personne n’est weird à ce point-là, mais quand on parle d’un whisky… Finale : D’une belle longueur, marquée par la cendre et l’eau de mer.